Escapade printanière à Malaga

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mai 232016

Bouillon de culture. Avec pas moins d’une trentaine de musées dans le centre historique, Malaga est sans conteste une ville d’art. Mais elle est surtout le berceau de Pablo Picasso, dont on découvre la maison natale, aujourd’hui transformée en musée. En marge des peintures, dessins, céramiques, gravures et autres livres illustrés issus des collections privées de Christine Ruiz-Picasso, belle-fille de l’artiste, on peut y admirer les œuvres de Miro, Bacon, Ernst, Tapies ou encore Chillida. Autre spot à ne pas manquer : le Centre Pompidou, annexe du musée parisien, ouvert l’année dernière et situé dans le Cubo, le port de plaisance de la ville.


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L’eau à la bouche. Adeptes de tapas et de friture de poisson : direction les fameuses bodegas. C’est ici qu’on y dégustera une cuisine authentique. Qui plus est le fameux vin de Malaga, un vin doux particulièrement savoureux lorsqu’il est accompagné d’un dessert ou d’une pâtisserie.

Le sirop de la rue. Voilà une visite qui devrait réjouir petits et grands. Malaga abrite en effet le musée de l’Automobile. Soit l’une des collections de voitures anciennes les plus importantes d’Europe. Avec, clou de la visite, une sélection de robes vintage dessinées par la crème des couturiers français.


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Le plein de nature. Inutile d’aller bien loin pour trouver le grand air. À Malaga, le port et les plages sont à portée de bras. Idéal pour une balade en bateau ou en voilier. D’autant que la ville jouit d’un climat très doux (22 °C en moyenne toute l’année).

Party Time. Parmi les grands rendez-vous qui rythment l’année malaguène : la Semaine sainte, fin mars, et la très populaire Feria, en août, commémorant la reconquête de la ville par les rois catholiques en août 1487.

Málaga. Alcazaba - Patio de los Naranjos © Agustín Martínez Instituto de Turismo de España (Turespaña)Málaga. Alcazaba - Patio de los Naranjos © Agustín Martínez Instituto de Turismo de España (Turespaña)
Málaga. Alcazaba – Patio de los Naranjos © Agustín Martínez Instituto de Turismo de España (Turespaña)

Y aller : vols directs au départ de Bordeaux, Marseille, Nantes, Lyon et Paris.

Bon plan : Malaga Card incluant l’entrée aux principaux musées et monuments ainsi que des promotions dans les boutiques partenaires. 35 €.

Renseignements et informations : www.spain.info/fr

Sous les marbres du palazzo Ralph Lauren

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mai 222016

C’est un bâtiment massif, au faux air de forteresse, aux portes aussi hautes qu’imposantes, à la cour cernée de barreaux séparant les rares privilégiés autorisés à le côtoyer du commun des mortels. Car pour y entrer, via San Barnaba, à Milan, il faut être autorisé à en franchir le seuil, club privé oblige. Depuis septembre 2015, seuls y sont accueillis les fidèles clients de Ralph Lauren lors de leur passage à Milan, et les amis qu’ils recommandent.

Editions limitées

Premier club privé de la marque de luxe à travers le monde, ce palazzo des année 40 bâti par la famille Campanini, , au sobre style dit rationaliste, a été racheté en 1989.  Ses 12000 mètres carrés ont été entièrement restaurés, les murs recouverts de marbres, la cour couverte, les salons décorés dans un pur style Ralph Lauren, jusqu’aux terrasses donnant vue sur les toits de Milan… « Ceux qui y viennent ont la chance de voir les collections en avant première », nous explique notre guide du jour. On peut aussi proposer du sur mesure et des éditions limitées réservées uniquement au palazzo. il devrait aussi y avoir des collections en édition limitée pour la haute joaillerie et l’horlogerie. Nous avons des clients du monde entier qui s’arrêtent ici quand ils passent par Milan. ils passent une journée au palazzo. Y sont également présentées les collections homme durant la milan fashion week. » C’est aussi là que Ralph Lauren a fait le choix désormais de présenter ses nouveautés horlogères, loin des allées du SIHH, à Genève. Une façon élégante d’insister sur le mariage entre mode et horlogerie que veut mettre en avant la griffe.

Escapade printanière à Valence

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mai 212016

Pépites urbaines. S’il est une ville qui allie avec brio bâtiments traditionnels et architecture contemporaine, c’est bien Valence. En témoignent, d’une part, les rues pavées et les bâtisses médiévales du centre historique et, d’autre part, la très futuriste Cité des arts et des sciences ou encore l’Oceonogràfic. Entre les deux, on découvrira la Bourse de la soie et le Tribunal des eaux, classés à l’Unesco. Mais aussi la gare et les marchés couverts, chefs-d’œuvre de l’art nouveau.


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L’eau à la bouche. C’est à Valence que la paëlla dévoile sa véritable nature. Ici, ni moules, ni calamars, ni langoustines… On la déguste avec du poulet ou du lapin, de bons légumes du potager et du riz cultivé dans la région. Parmi les autres spécialités : l’horchata, une boisson préparée avec de l’orgeat et que l’on aura tout le loisir de découvrir dans les 8 000 bars, cafés et restaurants de la ville.

Le plein de nature. Rien que dans la ville, les amateurs de calme et de verdure auront l’embarras du choix. Avec, en tête des réjouissances, le jardin du Turia, conçu dans l’ancien lit du fleuve, où se côtoient fontaines, terrasses, terrains de sports, zones de jeux pour les enfants et parc zoologique. Sans oublier, à quelques minutes du centre-ville, les plages de La Malvarrosa et Las Arenas, ultra-prisées pour le beach-volley, le catamaran et la planche à voile. Pour une escapade extra-muros, on pourra aussi rejoindre le parc naturel de l’Albufera, particulièrement apprécié pour son lac, ses promenades en bateau et ses maisons typiques, les barracas.


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Party Time. Outre la fameuse semaine sainte, Valence est également réputée pour ses Fallas, qui voient défiler, chaque année en mars, au rythme de la musique et des pétards, de gigantesques personnages en papier mâché dévorés par les flammes.


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Y aller : vols directs au départ de Marseille, Nantes et Paris.

Bon plan : Valencia Tourist Card incluant le transfert depuis l’aéroport, les transports publics, l’entrée dans les musées municipaux ainsi que de nombreuses réductions dans les loisirs et les services touristiques. 15 euros pour 1 journée, 18 euros pour 2 jours ou 22,50 euros pour 3 jours.

Escapade printanière à Barcelone

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mai 202016

Pépites urbaines. Qui dit Barcelone dit forcément Gaudi… Impossible donc de passer à côté de La Sagrada Familia, la Casa Mila et le parc Güell. Impossible également de ne pas « explorer » le Modernisme ou l’Art nouveau barcelonais à travers les bâtisses de Domenech i Muntaner ou Puig i Cadafalch. Mais la ville recèle encore bien d’autres trésors, comme son quartier gothique ponctué d’églises, de places et de bâtiments construits entre le XIIIe et le XVe siècles, ou encore son ancien quartier de pêcheurs, la Barceloneta.

Bouillon de culture. La ville abrite de nombreux musées. Ici, le Musée Picasso présentant pour l’essentiel les œuvres de sa jeunesse. Là, la Fondation Joan Miró réunissant plus de 14 000 créations de l’artiste parmi lesquelles peintures, sculptures et dessins. Plus loin, le musée national d’Art de Catalogne, renommé pour sa collection d’art roman… Ne reste plus qu’à choisir.

L’eau à la bouche. Outre les nombreux restaurants, les comptoirs du marché de la Boqueria sont sans conteste l’un des meilleurs moyens de découvrir la cuisine populaire catalane. Avec en tête des plats les plus réputés : le Pa amb tomaquet (tranche de pain frottée d’ail et de tomates), le Suquet de peix (bouillabaisse locale) et la Calçotada (oignons cuits à la braise et servis avec une sauce romesco).

Le sirop de la rue. Aucune chance de se tromper en ciblant les terrasses de Gracia, branchées et décontractées à la fois. Quant à la vie noctambule, c’est bien simple, à Barcelone, la fête est partout et tout le temps !

Le plein de nature. Plus qu’un sport, le football est ici une religion. On commencera donc par une visite du stade Camp Nou. Avant de filer crapahuter, à quelques kilomètres de là, sur les flancs de la cordillère littorale. À moins de rejoindre les plages situées à moins d’une heure de route de la ville.

Y aller : vols directs au départ de Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille, Nantes, Nice, Paris, Rennes et Toulouse.

Bon plan : BNC Card incluant l’entrée dans les musées, les transports publics ainsi que de nombreuses réductions dans différents espaces culturels et touristiques. 20 euros pour 2 jours ou 45 euros pour 3 jours.

Le « château Dior » retrouve sa magie

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mai 192016

Les cigales chantaient déjà il y a soixante ans. C’est peut-être leur mélopée et la lumière si particulière de la région qui ont ensorcelé Christian Dior la première fois qu’il a visité le château de La Colle noire. Égaré dans le pays de Fayence, ce Normand d’origine va tomber sous le charme de cette grande bâtisse provençale, bordée de cyprès et de cerisiers.

Recréer le jardin perdu

Mais ce sont surtout les roses, ces fleurs si chères au couturier parisien – qui en glissa dans la composition de ses fragrances emblématiques – qui vont le marquer à jamais. C’est d’ailleurs dans cette demeure d’une vingtaine de pièces, près de Grasse, capitale du parfum, que Christian Dior imagine le mythique Miss Dior. Ou encore Diorissime, en 1955, un soliflore autour du muguet de Cabris, situé non loin. En 1951, le couturier est au sommet de sa gloire. Il achète cette bâtisse pour fuir le stress parisien après le tumulte des collections. Celui qui a déjà vécu dans la région pendant la Seconde Guerre mondiale la fait restaurer pendant deux ans par un maître de l’architecture néoprovençale. Ce projet lui tient à coeur et compense la vente de la maison de son enfance normande, de laquelle il garde d’ardents souvenirs. « Granville, c’est le jardin de l’enfance, des origines. Avec une passion pour le jardinage qui remonte à la roseraie de sa mère. La Colle noire, c’est le dernier chapitre de son existence. On est face à un monsieur riche et célèbre qui veut recréer son jardin perdu », analyse Frédéric Bourdelier, expert en patrimoine et encyclopédie vivante de Dior Parfums.


C’est au Domaine de Manon, lui aussi situé dans la région de Grasse, que sera cultivé le jasmin d’exception et exclusif que Dior Parfums va utiliser dans ses prochaines fragrances. © DR

Les spécialistes du personnage s’accordent sur le fait que le couturier a vraiment été heureux à La Colle noire, où il a d’ailleurs terminé son autobiographie. Mais Christian Dior s’éteindra en 1957, sans avoir pu profiter longtemps de son jardin d’Eden. Il est enterré non loin, à Callian. Depuis, les gens du pays ont entretenu vivante l’image du couturier. On y célèbre encore, tous les 24 août, la fête de la Saint-Barthélemy, que le couturier sponsorisait généreusement.

François Demachy, parfumeur créateur pour la maison depuis dix ans et originaire de la région, en sait quelque chose… « Je connaissais La Colle noire, car, enfant, je passais devant lorsqu’on allait se baigner dans le lac de Saint-Cassien. Pour nous, c’était le « château Dior ». Ses collines et sa vallée regorgeaient de petits villages charmants. On y faisait la fête l’été, dans la pure tradition provençale », se souvient-il.

Élève à Grasse, François Demachy a toujours été très sensible aux effluves locaux. « Depuis tout petit, j’ai été confronté à des odeurs qui ont stimulé mes sens. Je me souviens notamment de celles qui émanaient des camions-citernes de mousse ou de lavande qui descendaient de la montagne », explique le parfumeur, à qui on doit récemment Poison Girl et Sauvage.

Il y a quelques années, la maison Dior rachète la demeure, puis se met à chiner le mobilier d’origine et la restaure patiemment. « J’aimerais recomposer le parc comme Christian Dior l’aurait voulu, presque sauvage et avec beaucoup de fleurs, parfois désuètes comme des lys. J’ai replanté des amandiers, car monsieur Dior les aimait beaucoup, dit François Demachy. C’est surtout un lieu chargé d’émotion avec un parc paisible et ce grand bassin, très inspirant. Il y a aussi cette promenade au sommet de La Colle, très agréable en été, car on est sous les bois. Nous sommes aussi à 20 kilomètres des Fontaines parfumées », nous livre le parfumeur qui s’apprête à rejoindre ce deuxième laboratoire, implanté sur un site datant de 1740. Il s’agit d’un véritable retour aux sources, car La Colle noire a surtout pour vocation d’être un lieu de vie et de création pour les parfums de la maison. « La parfumerie doit beaucoup à la ville pour son développement et sa renommée internationale. Sans oublier un savoir-faire qu’on ne trouve nulle part ailleurs. J’attends avec impatience d’y retourner. C’est aussi un endroit où on se sent bien, car l’hygrométrie y est idéale. On peut travailler les parfums presque à la source, à partir de matières premières, et aller modifier dans les usines de transformation voisines. Tout est déjà sur place. »

Roses et muguet


François Demachy, parfumeur créateur pour Dior, au Clos de Callian, un champ de roses aux environs de la Colle noire, où est produite une variété exclusive pour Christian Dior Parfums. © DR

Parmi ses autres projets, il y a aussi le fait de replanter dans la région de Grasse au Clos de Callian et au Domaine de Manon des champs respectivement de roses et de jasmin, pour pérenniser les cultures de la parfumerie traditionnelle et être au plus près de la matière. « Nous nous concentrons sur des matières comme la rose et le jasmin de Grasse. Le temps agricole est différent du temps industriel et commercial. On a replanté mille plants de rose de Grasse et du muguet, la fleur fétiche de monsieur Dior. Il faut attendre quelques années pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. L’usine pour les transformer est à deux kilomètres à vol d’oiseau. C’est idéal, car les fleurs n’ont pas le temps de chauffer ni de s’abîmer. » Outre un potager aromatique, une centaine d’oliviers et des vignes ont été plantés. De quoi produire de l’huile d’olive et du vin griffés Dior, les plus chics de la planète !

Dans ce jardin sublimé qui met à l’honneur les fleurs à parfum du terroir grassois, six décennies après la disparition de Christian Dior, sa maison réalise le rêve de son fondateur. Celui d’une demeure entourée de fleurs.

Eden


Christian Dior © DR

Christian Dior (ici vers 1956) venait se ressourcer à la Colle noire. Il aimait se promener dans son parc et flâner près du grand bassin qu’il avait dessiné au début des années 50.

Culte


© DR

La Colle noire est une fragrance imaginée en l’honneur du château si cher au fondateur de la maison. Outre la rose, elle fait la part belle au patrimoine olfactif grassois.

Quatre turbos pour la BMW 750d

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mai 182016

Vous reprendrez bien un turbo ? BMW, qui était déjà le spécialiste incontesté de la mise en étage de ce type de suralimentation avec le bloc triturbo de 381 chevaux animant les M550d et X5 M50d, n’avait visiblement pas dit son dernier mot sur le sujet.

Course à l’armement


BMW 750d © BMW

Il s’agit avant tout pour BMW de ne pas se faire distancer dans l’impitoyable course à l’armement que se livrent les constructeurs premium allemands. Compétition dans laquelle Audi s’est récemment illustré en annonçant un V8 4.0 litres TDI qui, grâce à la combinaison de deux turbocompresseurs et d’un compresseur électrique, développe 900 Nm et 435 chevaux sous le capot du prochain SQ7… Certes, les chiffres annoncés par BMW pour son nouveau 6 cylindres quadriturbo peuvent paraître un peu courts en comparaison avec un couple qui ne progresse que de 20 Nm par rapport au précédent bloc triturbo, passant de 740 à 760 Nm de 2000 à 3000 tr/min. Il est toutefois important de prendre en considération la valeur spécifique de couple de 253 Nm/l développée par le 6 cylindres 3 litres BMW, nettement supérieure à celle du V8 Audi (225 Nm/l) qui établit un nouveau record en la matière.

La boîte est la limite


BMW 750d © BMW

La puissance de ce nouveau 6 cylindres quadri turbo en aluminium s’établit à 400 chevaux développés à 4400 tr/min. Là encore, il s’agit d’un record pour un moteur turbo diesel lorsque l’on ramène ce chiffre à la cylindrée, avec 133 chevaux par litre, contre 109 chevaux au nouveau bloc Audi. BMW prend en outre bien soin de préciser que ces chiffres sont aujourd’hui limités par la capacité mécanique maximale de la boîte automatique ZF 8 rapports utilisée sur la Série 7. Manière de laisser entendre qu’il suffirait d’une évolution de cette transmission pour que ce nouveau bloc gavé par deux turbos haute pression et deux turbos basse pression donne sa pleine mesure, en couple, et donc en puissance.

5 % de consommation en moins

BMW M760Li xDrive © www.daniel-kraus.com BMWBMW M760Li xDrive © www.daniel-kraus.com BMW
BMW 750d © www.daniel-kraus.com BMW

En attendant d’en connaître le plein potentiel, la première implantation de cette nouvelle mécanique est annoncée sous le capot de la nouvelle Série, baptisée 750d et uniquement proposée en transmission intégrale xDrive pour l’occasion, ce qui n’a rien d’illogique étant donné l’avalanche de couple disponible. BMW annonce une baisse de consommation de 5 % par rapport au moteur précédent, soit 5,9 litres aux 100 km pour une émission de CO2 de 149 g/km, un exploit pour une berline de cette taille et de ce niveau de performances, qui n’aura du coup que 900 euros de malus à acquitter sur le marché français.

Des naufragés plus forts que toutes les émissions de survie

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mai 172016

Plus impressionnante que n’importe quel épisode de Koh-Lanta, The Island ou encore Man vs Wild, l’histoire des naufragés en mer de Malaisie n’a rien à envier aux émissions de survie à la télévision. Un Hongkongais, sa stagiaire malaisienne et deux touristes espagnols ont dérivé en mer pendant 10 jours sans ressources, mais ont réussi à surmonter l’épreuve.

Partis pour une excursion vers les îles et les récifs coralliens au large de Bornéo, leurs bateaux ont été renversés par des vagues puissantes. Leur balade en mer s’est muée tout à coup en lutte pour la vie. Les naufragés ont réussi à redresser leur embarcation, mais ils avaient perdu leur réserve d’eau potable et leur nourriture. Si le corps humain peut tenir plusieurs jours sans manger, il n’en va pas de même pour les besoins en eau.

Dans leur malheur, les quatre individus ont été chanceux. Ils ont pu se nourrir de poissons volants des tropiques qui sautaient hors de l’eau et atterrissaient d’eux-mêmes dans le bateau. Et pour compléter ce menu sushi tenant de la pêche miraculeuse, ils ont réussi à ne pas mourir de soif grâce à une technique ingénieuse qu’ils auraient apprise dans un film. Les naufragés ont ainsi léché des gouttes d’eau obtenues par condensation sur un sac empli d’eau de mer exposé au soleil.

Ils ont finalement été secourus par un chalutier vietnamien, et remis aux autorités locales. Un dénouement heureux pour un scénario très hollywoodien.

Spiritourisme : un printemps tout en douceur !

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mai 162016

45 000, il s’agit du nombre de visiteurs qui font halte chaque année au Cassissium, espace muséographique, salle de dégustation, boutique, le tout adossé à la liquoristerie Vedrenne, à Nuits-Saint-Georges, au cœur de la Bourgogne. Ce lieu, consacré à l’épopée du cassis, fait partie des étapes incontournables de la route des liqueurs de France, mise en valeur une fois l’an dans le cadre du Printemps des liqueurs. « Le spiritourisme est devenu une réalité, comme l’on parle d’œnotourisme », se réjouit le très affable Jean-Pierre Cointreau, porte-parole de la Fédération française des spiritueux et président du groupe Renaud-Cointreau.

Jean Pierre Cointreau, cognac Frapin à Segonzac. © bertrand DesprezJean Pierre Cointreau, cognac Frapin à Segonzac. © bertrand Desprez
Jean Pierre Cointreau, cognac Frapin à Segonzac. © bertrand Desprez


Il possède en plus des champagnes Gosset et du cognac Frapin, des marques aux noms un peu surannés comme Noyau de Poissy ou Verveine du Velay. « Ces liqueurs anciennes font un retour en force – assure-t-il –, d’une part grâce aux cocktails qui sont très à la mode, d’autre part grâce à un engouement extraordinaire pour les produits à forte identité, avec en plus un côté artisanal. » La gentiane de Salers, liqueur à la saveur amère inspirée d’un ancien breuvage auvergnat, « le quinquina du pauvre », connaît un succès aux États-Unis et en Australie auprès des barmen. « Ces produits nationaux très traditionnels sont en train de devenir des ambassadeurs extraordinaires à l’export, ajoute Vincent Martin – le directeur de la fédération –, mais, pour bien exporter, il faut être prophète en son pays, c’est la vitrine, nous développons donc le tourisme du savoir-faire. »

Agenda printemps-été :

Le 8 juin

Fête des cerises

À Westhoffen (Alsace)

Le 3 juillet

Fête des cerises

À Fougerolles (Franche-Comté)

16 et 17 juillet

Fête de la gentiane

Riom-ès-Montagnes (Auvergne)

Du 18 au 19 juillet

Fête de l’absinthe

À Pontarlier (Franche-Comté)

Du 28 au 30 juillet

Fête du Cognac

À Cognac (Poitou-Charentes)

Du 23 au 30 août

Fête de la mirabelle

À Metz (Lorraine)

Plus d’infos : www.spiritourisme.com

Consultez notre dossier : Les dossiers vins

OK pour Okko !

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mai 152016


A la fois salon, bar, table d’hôtes, snacking et espace de travail, le Club s’impose comme un véritable lieu de vie, déco et cosy. Clou du séjour, à Cannes : une terrasse ouverte sur les toits et le Suquet. © Jérôme Galland

Un vent de liberté soufflerait-il (enfin) sur l’hôtellerie ? À voir le dernier établissement Okko inauguré en mars à Cannes, la réponse est sans équivoque. Lancée en 2014 par Olivier Devys, un ancien du groupe Accor à l’origine des Suitehotel, la marque intègre les nouveaux codes du voyage et dynamite les standards du genre. Résultat : un concept urbain, design (la déco est signée David Norguet), convivial et ultra-flexible. Oubliés l’interminable check-out et autres suppléments imprévus. Ici, on réserve, on paie et on oublie le reste. Et pour cause, tout est inclus dans le prix : hébergement, petit-déjeuner, apéritif dînatoire, Wifi, VOD, snacking et boissons en libre accès. Le tout à partir de 90 euros la nuit…


La chambre Okko optimise l’espace. Lit, dressing, bureau, banquette… Tout y est. Avec en prime la touche design de Patrick Norguet, telles ces lames de bois blanc laqué scénographiant la salle de bains. © Jérôme Galland

Chez Okko, la chambre se fait compacte – 18 mètres carrés – et fonctionnelle. En bref, elle n’est plus l’épicentre du séjour, mais davantage un point d’ancrage ou un lieu de passage. Tout s’articule désormais au sein du Club, sorte de lounge revisité où on peut manger, boire un verre, lire le journal, consulter ses mails ou imprimer sa carte d’embarquement. « Nous ne sommes pas dans un hôtel universel, donc pas du tout adapté aux familles ou aux groupes, explique Olivier Devys. On a privilégié une clientèle individuelle en week-end ou en voyage d’affaires. » Déjà présent à Nantes, Grenoble, Lyon, Rueil-Malmaison et bientôt Bayonne, Okko ne cache pas ses ambitions. D’ici à 2019, l’enseigne investira les villes de Strasbourg, Toulon et Paris, avec pas moins de trois établissements dans la capitale. À suivre…


Du petit-déjeuner à l’« aperitivo », chaque hôtel privilégie les bons produits de sa région. À Cannes, on dégustera socca, tapenade, antipasti, nectar de pêche, confiture abricot-calisson et bière du Luberon. © Jérôme Galland

Okko Hotels Cannes Centre (Alpes-Maritimes). De 90 à 160 euros la nuit. 04.92.98.30.30, www.okkohotels.com.

Les 3 bougies de « Vanity Fair », le e-commerce de Condé Nast et le mystère « Wired »

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mai 142016

Lancé en France en juin 2013, Vanity Fair fête ses trois ans avec une bonne nouvelle : le magazine mensuel vient d’atteindre l’équilibre financier. Son actionnaire américain Condé Nast se laisse encore cinq ans pour récupérer son investissement. Environ 15 millions d’euros avaient été déboursés pour son lancement en grande pompe. « Vanity Fair s’est imposé dans le paysage médiatique français comme le magazine du glamour et de l’investigation approfondie », se félicite Michel Denisot, le directeur de la rédaction qui entend « rempiler pour une quatrième année ». « Nous avons été les pionniers des papiers longs », renchérit Xavier Romatet, patron de Condé Nast France (environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires), qui édite la revue. La diffusion de Vanity Fair a chuté de 7 % en 2015, à 94 000 exemplaires, après avoir atteint le seuil des 100 000 en 2014. Xavier Romatet ne se bute pas sur ce seuil, car la publicité représente 70 % des revenus du titre, notamment un fort dynamisme sur le numérique, grâce aux annonceurs mode et beauté. Le patron se félicite plutôt d’un objectif de 30 000 abonnés d’ici la fin de l’année (contre 26 000 aujourd’hui).  « Après 3 ans, la marque Vanity Fair est bien installée. Nous la déclinons aujourd’hui avec un hors série Vanity Fair Classics, une newsletter culturelle en juin et un événement à la fin de l’année », annonce-t-il.

Le mystère Wired bientôt dévoilé

Condé Nast est l’un des rares groupes de presse a avoir lancé autant de titres ces dernières années : AD en 2000 (déco, archi et design), Glamour en 2004 (féminin), GQ en 2008 (masculin) et Vanity Fair en 2013. Aujourd’hui, les observateurs l’attendent sur la déclinaison française du magazine américain Wired. Déjà présent au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, ce titre pour les technophiles met en scène la manière dont la tech change nos vies. Il n’existe pas vraiment d’équivalent papier en France, sauf sur le Web peut-être le Journal du Net (groupe Le Figaro). « Nous avons lancé une réflexion en janvier et nous déciderons cet été 2016. Si Condé Nast lance Wired en France, ce sera en 2017. Mais il faut d’abord être sûr de pouvoir rentabiliser cette très belle marque, notamment autour du digital et de l’événementiel », explique Xavier Romatet.

Style.com, un site de commerce électronique

Cette année, le projet phare de Condé Nast est le lancement d’un site de commerce électronique autour des magazines du groupe. « Nous lançons en septembre la plateforme Style.com avec le Royaume-Uni en marché test et uniquement connectée sur deux nos marques GQ et Vogue. » Concrètement, un lecteur qui lit un de ces deux magazines en format numérique et voit un produit qui l’intéresse, un sac par exemple, pourra cliquer dessus. Il se verra proposer de l’acheter. Style va commencer avec 300 marques partenaires. «Pour Condé Nast, c’est une nouvelle activité. C’est nous qui vendons. Nous avons une équipe de 150 personnes à Londres qui travaillent dessus », précise Xavier Romatet. En fonction des résultats, l’objectif est de faire de Style une plateforme mondiale.

Le groupe américain est déjà habitué à s’investir dans des business périphériques à la presse. Condé Nast compte ainsi une quinzaine de restaurants dont un GQ Bar à Moscou et Istanbul et est présent dans la formation avec le Condé Nast College de mode et design à Londres. Le succès passe par là, estime Xavier Romatet, qui prédit : « Les groupes de presse qui s’en sortiront sont ceux capables de créer un éco-système complet autour d’une marque attractive de référence qui combine le print pour l’influence, le digital pour la puissance et l’événementiel pour la présence ». À bon entendeur !