François Magne, la grande mesure du golf

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juin 302016

D’aucuns le qualifieraient de sorcier ou de magicien. Lui se considère simplement comme un technicien. Un très bon, puisque les plus grands joueurs lui font confiance pour construire leurs clubs de golf. Dans son carnet d’adresses, des noms aussi prestigieux que Tiger Woods, Rory McIlroy, et bien d’autres. Depuis quatorze ans, ce passionné de golf à l’index négatif arpente les grandes compétitions pour conseiller les joueurs sur le choix de l’élément essentiel d’un club, le shaft. François Magne est un fitter, terme anglais qui désigne la personne à même de construire les clubs les mieux adaptés à un joueur. Il travaille avec les plus grandes marques, Aldila et maintenant Fujikura, et certains joueurs ne laissent personne d’autre toucher à leurs clubs.

Faisons une analogie avec la mode : le prêt-à-porter, ce sont les clubs disponibles en magasin, et le sur-mesure, les services d’analyses rapides permettant de choisir un shaft et une tête de club. François Magne évolue encore un cran au-dessus, l’équivalent de la grande mesure pour les costumes, un savoir-faire unique qu’il met à la disposition des particuliers.

Étonnamment, son travail ne commence pas club en main, mais assis autour d’une table. « Un rapide questionnaire me permet déjà de savoir à quoi m’attendre », explique-t-il avant de passer à l’analyse du sac. « La première chose que je regarde, c’est la fréquence de chaque shaft qui doit être régulière, du sandwedge au driver. » Et autant dire que ce n’est jamais le cas ! Après analyse, François propose l’ensemble le plus cohérent, tête de club, shaft, grip, et chaque club est ensuite assemblé à la main avec la plus grande minutie, tous ses éléments ayant été pesés au gramme près. La perfection est à ce prix.

i-Fit by François Magne – PIGC, 18 route du Golf, Baillet-en-France.

Renseignements : info@igc-eu.com, tél. : 02 31 89 03 75.

Ron Dorff, l’épure suédoise, le chic français

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juin 282016

Le Point.fr : Qui est vraiment Ron Dorff ?

Claus Lindorff : Personne ! C’est simplement la contraction du nom des deux fondateurs, Jérôme Touron, mon associé, et moi-même.

Comment décrire votre concept ?

Quand la fonctionnalité suédoise rencontre le style à la française.

Les valeurs de la marque ?

Style et fonctionnalité des vêtements ; qualité et intelligence des tissus.

Que trouve-t-on sur vos étagères ?

De « l’Urban Sportswear », c’est-à-dire tout ce qu’il faut pour accompagner l’homme avant, pendant et après l’effort. Sportswear, swimwear, underwear, loungewear, body care, ainsi que des accessoires.

D’où vient votre inspiration ?

Des grands classiques du sportswear des années 70 et 80. Le short de tennis de Bjön Borg, les maillots de bain de l’équipe australienne de water-polo du début des années 80, les slips Y-front de l’armée suédoise, ou l’iconique jogging Champion du début des années 70.


Kerry Degman pose pour la campagne automne-hiver 2016 de Ron Dorff. © DR

Quid de la fabrication ?

100 % made in Europe : Portugal, France et Suède. Et 100 % durable !

Votre best-seller ?

Le sweat shirt en coton gris mélangé

Votre matière fétiche ?

Le coton avec 3 % d’élasthane afin de garder la coupe séance après séance.

La marque de fabrique ?

Discrète : deux petits œillets métalliques laqués noir qui font écho au double  « O » de Ron Dorff.

Ron Dorff, Kerry Degman. © DRRon Dorff, Kerry Degman. © DR
Ron Dorff hiver 2016. © DR

Le premier client ?

Alexander Skärsgaard  star et beau gosse suédois de la série True Blood, NDLR) avec le Sweatshirt « DISCIPLINE IS NOT A DIRTY WORD »

Votre tout dernier client ?

David Beckham, avec le pull en laine mérinos « DAD ».

Le client récurrent type ?

Il a 30-35 ans, est entrepreneur, vit à Paris mais voyage beaucoup. Il fait du sport, aime bien la mode, sans être une fashion victim.

Et les femmes dans tout ça ?

Elles sont de plus en plus là ! Parce qu’elles puisaient dans les stocks de leurs frères, pères, copains, maris, nous avons lancé la collection « His for Her » il y a deux ans. Face à son succès, on étoffe, tout en veillant à garder l’esprit « boyfriend » des coupes.

Ron Dorff © DRRon Dorff © DR
Swim short (110 €) – Swim trunk (75 €) – Beach Towel (75€) – Summer Sweatshirt Marathon Man (125€) – Summer Jogging Short (105€).  © DR

Parlez-moi de votre égérie ?

Pas facile de trouver l’homme idéal ! Celui qui plaît aux femmes, au hommes, aux homos et aux hétéros… L’homme de la situation, c’est finalement Kerry Degman. C’est un ancien mannequin (découvert par le photographe légendaire Bruce Weber) reconverti en papa poule et chanteur de country à Nashville. Shootée par Luc Braquet, la campagne n’est pas désagréable à regarder !

Votre actualité pour les six prochains mois ?

Le lancement du sac de sport « Tri-Porter bag » en collaboration avec Florian Denicourt, le lancement de notre première collection cachemire et la préparation de l’ouverture, mi-2017, de notre troisième boutique à Berlin.

Le mot de la fin ?

« Discipline is not a dirty word » ! C’est ma règle de vie, la devise de la maison, et désormais le print iconique de la marque.

Comment la ville de Gap joue les filles de l’air

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juin 262016

Comment transformer un handicap en atout ? Comment faire d’un territoire enclavé un bassin d’emplois tourné vers l’avenir et accroché à une filière prospère et en plein développement ? Les Hautes-Alpes, département le plus haut de France, comptent quatre aérodromes dont l’utilité fut souvent mise en cause. Trois d’entre eux sont gérés par la collectivité locale. Celui de Tallard, ville située à une dizaine de kilomètres de la préfecture Gap, s’affirme aujourd’hui comme une plateforme économique de première importance.

« Nous jouissons de conditions météorologiques et aérologiques extraordinaires qui autorisent 330 jours de vol par an, explique Jean-Michel Arnaud maire de la ville et longtemps vice-président du conseil départemental à l’origine de ce projet. Il fallait valoriser cette grâce de la nature. » De réputation mondiale dans le domaine de l’aviation de loisir, l’aérodrome de Gap-Tallard est devenu à l’orée des années 2000 le premier centre européen de l’activité aérienne de loisir avec notamment près de 100 000 sauts annuels en parachute. En plus de l’aéroclub local ouvert en 1930 et qui compte une petite centaine de membres et 4 appareils, s’est greffée une vaste gamme de clubs ou d’écoles pour apprendre et pratiquer toutes les activités terre-air. « On totalise 70 000 mouvements annuels d’avion », se réjouit le maire de la ville. Ulm, hélicos de toutes tailles, avions de la patrouille Red Bull, prototypes, appareils de tourisme, parachutistes, adeptes de chute libre, planeurs, en moins d’une heure, on est étourdi par ce qui vient du ciel ou veut y monter. « Cela fait 3 ans que je suis là, témoigne Corinne cadre chez Icarius, un spécialiste de la maintenance, et je ne m’en lasse pas. Le plus spectaculaire reste l’atterrissage ou le décollage des Transals de l’armée de l’air ! »

Une pépinière de PME

Pour pérenniser cette plateforme aéroportuaire, il fallait attirer des entreprises à la fois crédibles, innovantes et créatrices d’emplois. En 1993, Mike, un Anglais passionné d’aviation, découvre les Hautes-Alpes, tombe amoureux des lieux et décide d’y installer un petit atelier de réparations d’avions. En 2015, Icarius, sa société, a réalisé 5,9 millions de chiffre d’affaires et emploie désormais 30 personnes. L’entreprise détient le marché de maintien en condition opérationnelle des Pliatus de l’armée de terre ainsi que d’une trentaine d’autres modèles civils du constructeur et de 11 Cesna Caravan.

À quelques mètres de là, la société familiale Beringer conçoit des trains d’atterrissage, des systèmes de freinage et des roues de haute technologie. Elle a déposé une vingtaine de brevets à travers le monde, ouvert il y a deux ans une filiale aux États-Unis qui représente un tiers de son chiffre d’affaires et équipe notamment l’avion solaire Solar Impulse qui réalise actuellement son tour du monde. Un peu plus loin encore, c’est Hélicoptères de France, une société qui loue, affrète, entretient des machines pour des clients aussi divers que des Samu régionaux, ou la société organisatrice du Tour de France à qui elle fournit 9 appareils. HdF détient également des hélicoptères bombardiers d’eau, de transport de matériel et de personnes. La société espère également décrocher dans les jours à venir le marché des « grandes visites » des appareils Fennec de l’armée. Un contrat qui pourrait conduire à 20 embauches !

Au total, une douzaine d’entreprises représentant 250 emplois directs, et autant d’indirects se sont déjà installées. Une prolifération qui n’est pas terminée puisqu’il reste 5 parcelles de terrain disponibles qui toutes offrent un accès direct aux trois pistes (deux bitumées et une en herbe) et au taxiway de cet aéroport pas comme les autres.

Un pôle de formation unique en France

La dernière pierre – provisoire – à cet édifice est l’agrandissement de Polyaéro, un centre de formation aéronautique ouvert depuis plus de 15 ans aux diplômés comme aux non-bacheliers, ainsi qu’à des formations en alternance. Un nouveau bâtiment ultra-moderne ouvrira à l’automne et accueillera 150 jeunes. Il comptera 4 salles de cours, un amphithéâtre, un hangar aéronautique de 700 mètres carrés, et son taxiway ainsi que plusieurs laboratoires dont un de réalité virtuelle. « À terme, nous pourrons former 400 élèves chaque année du CAP au Master et même dispenser des cours d’e-learning », se réjouit Xavier Bonnardel, chef de projet Polyaéro à l’université Aix-Marseille, responsable des enseignements. Maintenance, pilotage, ingénierie, conception… Polyaéro forme à tous les métiers de l’aviation en collaboration avec des géants du secteur (Airbus et Safran), les autorités aéronautiques civiles et militaires et mêmes des pays étrangers. « Depuis notre implantation, il y a 15 ans, nous avons formé 1 600 personnes. 100 % ont trouvé un emploi dans la filière aéronautique et 85 % y sont encore aujourd’hui », s’enorgueillit Françoise Bonnardel, directrice des études.

Au total, le pôle aéronautique de Gap-Tallard représente un investissement annuel de 200 000 à 300 000 euros pour les Hautes-Alpes. Il a fallu constituer une réserve foncière, racheter des bâtiments notamment ceux de l’Alat (l’aviation de l’armée de terre) en 2009, en construire d’autres, créer des infrastructures, aider les entreprises à s’implanter. La facture du seul projet Polyaéro se monte à 5,5 millions, payés à parts presque égales par la région Paca, le département et l’État. Mais ses retombées locales sont immenses. Il faut héberger les étudiants et parfois leur famille, ainsi que les 75 professeurs qui interviennent toute l’année. Et bien entendu ,la présence d’une main-d’œuvre qualifiée est une bénédiction pour les entreprises déjà installées autour de l’aéroport et un aimant pour celles qui cherchent un environnement vivifiant et favorable. Une sorte de cercle vertueux…

La tarte choco-framboise d’Alain Ducasse

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juin 252016

Ingrédients pour 6 personnes

  • Pâte sablée

300 g de farine

75 g de poudre d’amande

100 g de crème fraîche

100 g de beurre

75 g de rapadura

1 œuf entier

1 jaune d’œuf

  • Ganache choco-framboise

135 g de chocolat à 70 % de cacao

3 barquettes de framboises

30 g de beurre

10 cl de crème liquide

5 cl d’eau

  • Dressage

1 poignée d’amandes effilées


Préparation

  • Pâte sablée (la veille, de préférence)

Sortir la crème fraîche du réfrigérateur à l’avance pour qu’elle ramollisse. Couper le beurre en petits morceaux et le laisser à température ambiante. Une fois ramolli, l’écraser à l’aide d’une fourchette jusqu’à ce qu’il soit pommade. Réserver. Dans un saladier, verser la poudre d’amande et la rapadura puis ajouter la crème fraîche. Mélanger à l’aide d’un fouet. Incorporer le beurre, les œufs et mélanger entre chaque ajout. Ajouter la farine progressivement et pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Former une boule et la réserver 2 à 3 heures au réfrigérateur.

Le jour même : Préchauffer le four à 170 °C (thermostat 6). Abaisser la pâte pour avoir environ 3 mm d’épaisseur et la déposer dans un cercle à tarte ou dans un moule recouvert de papier sulfurisé. Tapisser le fond de tarte de papier sulfurisé et y disposer des billes de cuisson (ou des haricots secs). Enfourner pendant 25 minutes. Une fois le fond de tarte cuit, ôter le papier et les billes puis laisser refroidir. Démouler délicatement.

  • Ganache choco-framboise

Mixer la moitié des framboises et réserver l’autre partie pour le dressage. Concasser le chocolat puis couper le beurre en petits morceaux. Chauffer la crème liquide dans une casserole, sur feu doux. Une fois chaude, ajouter le chocolat et remuer à l’aide d’une spatule. Verser l’eau puis mélanger. Hors du feu, incorporer le beurre et remuer jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser les framboises mixées et mélanger.

  • Finitions et dressage

Torréfier les amandes effilées pendant 10 minutes dans un four chaud. Réserver. Verser la ganache choco-framboise sur le fond de tarte et bien la lisser à l’aide d’une spatule. Parsemer harmonieusement le reste de framboises en les enfonçant légèrement. Décorer avec les amandes puis entreposer la tarte au réfrigérateur 2 à 3 heures avant de servir.

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Pascal de Izaguirre (TUI France) : « Aller là où les vacanciers veulent aller »

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juin 242016

Pascal de Izaguirre sait toujours où il doit atterrir. Passé par différentes fonctions opérationnelles et stratégiques au sein des compagnies aériennes Air France-KLM puis Corsair, il pilote depuis 2012 le groupe TUI France (Marmara, Nouvelles Frontières) avec un plan d’atterrissage bien précis : renforcer la présence du groupe TUI, leader mondial du voyage sur le marché du tourisme en France.

Depuis son arrivée à la tête de la filiale française, Pascal de Izaguirre a restructuré et recentré les différentes marques qui la constituaient afin de mener un seul et même projet ambitieux. Une réorganisation qui a vu la fusion de Nouvelles Frontières, Marmara, Aventuria et Passion des îles pour créer le groupe TUI France en 2012. Le dernier challenge en date de Pascal de Izaguirre : le lancement officiel de la TUI comme marque unique sur le marché français en septembre 2016, tout en conservant les clubs Marmara et les circuits Nouvelles Frontières comme lignes de produits.

À l’heure où certains groupes internationaux se séparent de leurs activités de tourisme en France, ou encore s’orientent vers le très haut de gamme, TUI France se réorganise donc pour proposer une offre complète couvrant toutes les attentes des voyageurs : du club Marmara à l’ambiance conviviale et francophone aux hôtels et clubs TUI, avec des offres internationales premium à prix attractifs orientées bien-être, couples ou encore sportifs. Sans oublier les circuits Nouvelles Frontières, présents dans plus de 90 pays, ainsi qu’un grand nombre de voyages sur mesure. Une stratégie qui s’avère d’ores et déjà payante et qui ne manque pas d’ambition : en 2015-2016, les hôtels et clubs TUI déjà programmés par la filiale française ont déjà attiré plus 50 000 clients, avec un objectif de 70 000 en 2016-2017.

Le Point.fr : Vous envisagez une forte croissance sur l’offre hôtels et clubs TUI. Où allez-vous trouver ces voyageurs ?

Pascal de Izaguirre : Ces voyageurs, nous les avons bien identifiés. Jusqu’à présent, nous n’avions pas d’offres pour répondre à leurs demandes. Mais aujourd’hui TUI France a élargi son offre avec les hôtels et clubs TUI. Nous proposons dès cet été 84 hôtels et clubs TUI. Une offre vraiment différenciante, avec par exemple les Sensatori, des hôtels haut de gamme sur le thème de l’éveil des sens et du bien-être. Ainsi que les Sensimar, des hôtels premium réservés aux couples, les Magic Life, des clubs pour des séjours sportifs et détox… La demande est partout sur les autres marchés du groupe concernant ce type de séjours premium. Alors pourquoi la France ne serait-elle pas concernée ? En identifiant de manière précise les attentes des voyageurs, nous sommes en mesure de leur proposer une offre qui leur ressemble. Nous allons investir le segment des séjours premium pour y devenir le leader incontesté.

Vous avez parlé de la création de complexes 100 % francophones hôtels et clubs TUI. Où ce projet en est-il ?

D’ici à 2017, nous comptons avoir quatre complexes 100 % francophones hôtels et clubs TUI. Ce chiffre augmentera chaque année et pourrait se déployer sur différents concepts, aussi bien nos clubs que nos hôtels. Personnellement, je crois beaucoup en nos clubs Robinson, spécialisés dans le sport et le bien-être. Avec leurs tarifs attractifs et leurs portefeuilles larges d’activités, ils répondent à une vraie demande sur le marché. On ne va pas choisir les localisations de ces complexes 100 % francophones en fonction des destinations mais plutôt en fonction des infrastructures. Le vacancier français, on le connaît. On lui vend plusieurs centaines de milliers de voyages chaque année et nous avons déjà de nombreux fidèles. Dans nos hôtels et clubs TUI 100 % francophones, on leur proposera un environnement sur mesure qui, par rapport à un concept international, se distinguera par un personnel francophone, car la langue est importante pour se sentir à l’aise, mais aussi par des activités qui correspondront à leur profil, par exemple des excursions originales et exclusives pour découvrir la culture locale.

Comptez-vous encore élargir vos offres thématiques ?

Nous allons prendre notre temps. Nous proposons déjà l’offre la plus large du marché. Pour commencer, nous sommes en train d’identifier des offres thématiques tendance recherchées par nos clients : grand chef, golf, plongée, circuit oenologique… Les désirs des vacanciers sont infinis et nous sommes là pour leur offrir la possibilité de les réaliser. Nous comptons aussi beaucoup sur nos conseillers voyages, nos experts en agences qui connaissent parfaitement les destinations et sont au fait des dernières nouveautés susceptibles d’intéresser nos clients.

Comment convaincre les voyageurs de partir avec TUI ?

Tout d’abord, nous lancerons dès septembre 2016 notre site unique TUI.fr, qui regroupera toutes nos offres. Ce site web sera évolutif. Mais attention, ce ne sera pas notre seule plateforme pour séduire les vacanciers. Ensuite, nos TUI Stores sont plus que de simples agences, c’est un nouveau concept de boutiques voyages digitalisés. Au premier étage de certains de nos TUI Stores, nous avons créé des espaces voyages sur mesure « inspirationnels ». Ce sont de véritables lieux de vie culturels, avec un programme d’expositions et de dédicaces d’auteurs de livres autour du voyage. Pas de ces agences austères, mais des endroits vivants, avec une âme ! Ces TUI Stores font découvrir des destinations et sont un moyen d’être au plus près des voyageurs. En septembre 2016, il y en aura 26 dans toute la France, et 52 en 2017.

Quelle est votre stratégie sur le digital ?

Nous voulons faire un grand pas en avant. Le digital est inévitable. Il représente 43 % du chiffre d’affaires pour le groupe TUI. Mais, en France, sa part n’est que de 26 %. Pour cela, nous travaillons sur le contenu de notre site et sur le mobile, car aujourd’hui le nombre de requêtes sur Google via les smartphones dépasse largement les recherches sur les ordinateurs. D’ailleurs, notre grand projet pour les mois à venir est le développement d’une application TUI Digital App. Celle-ci aura pour but de répondre rapidement et dans les meilleures conditions aux recherches des vacanciers sur mobile.

Entre acquisitions et cessions, TUI a récemment connu de nombreux changements. Où le groupe va-t-il ?

La stratégie du groupe TUI est claire : il se recentre sur ses activités principales et vend tout ce qui n’est pas en cohérence avec son business model. Récemment, le groupe a annoncé la cession de Hotelbeds pour 1,2 milliard d’euros. Le groupe TUI va aussi se renforcer et augmenter son offre de croisières – avec 13 navires d’ici à 2019 – et son nombre d’hôtels – plus de 60 d’ici à 2019 -, optimiser les périodes de fréquentation avec une clientèle multinationale. Déterminer, écouter, répondre aux envies des vacanciers… C’est là que nous allons, là où ils veulent aller.

Par ailleurs, en mai dernier, le groupe TUI a indiqué sa volonté d’investir sur le marché français en formulant une offre ferme pour le rachat de Transat (filiale française du groupe canadien éponyme). Si cette opération se réalisait, les répercussions seraient énormes. Ce serait le premier mouvement notable de consolidation sur le marché français depuis très longtemps, et TUI s’installerait comme le leader incontesté avec 21 % de part de marché.

Avez-vous peur d’Airbnb ?

Non, tout d’abord parce que ce n’est pas notre profil de clientèle. Airbnb concerne massivement la clientèle intéressée par des séjours en ville. Chez TUI, nous sommes majoritairement positionnés sur le balnéaire ainsi que sur les circuits itinérants et le sur-mesure. Alors, certes, vous pouvez me dire « sur Airbnb, je peux louer une belle maison sur la plage ». Ce à quoi je vous répondrai que nous vendons des séjours à des gens qui ne veulent pas passer leurs vacances seuls, qui ont besoin de services, d’animations, de personnels qui s’occupent de leurs enfants, etc.

Je n’ai pas peur de Booking non plus : on ne vend pas un hôtel. On vend une expérience différente. Par exemple, les concepts Sensimar et Sensatori n’existent que chez nous. Vous ne pouvez pas acheter ces expériences ailleurs. Nous sommes également exclusifs dans le sens où vous ne pouvez acheter nos produits que chez nous, sur nos sites, dans nos agences… C’est la force de notre business model : maîtriser la qualité du produit tout au long de la chaîne de valeur.

Mode, beauté, accessoires… Figures de style

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juin 232016

La bonne cause : exotique

Christian Louboutin a imaginé le sac Africaba en collaboration avec l’association La Maison rose fondée par Valérie Schlumberger, qui vient en aide aux femmes et aux enfants sénégalais défavorisés. Le modèle est réalisé à la main dans l’atelier de l’association au Sénégal. Ses poignées sont rehaussées de perles traditionnelles multicolores. L’emblématique blason de Christian Louboutin est ici brodé avec des fils électriques recyclés, et, le panneau portant le logo maison, brodé par les femmes de La Maison rose.

990 €. 10 % des bénéfices seront reversés à l’association.


© DR

Le lieu : Tui Store

Vitrines numériques, écrans muraux, tables tactiles… Le groupe Tui (Nouvelles Frontières, Marmara…) révolutionne l’agence de voyages. Interactifs et design, ses nouveaux points de vente ont été conçus comme de véritables lieux de vie alliant conseils et programmation culturelle (expos, rencontres…). À découvrir dès à présent à Colmar, Levallois, Rouen et Strasbourg, www.tui.fr.


© DR

L’objet : Nécessaire de voyage

La très exclusive maison de parfums Byredo, fondée par Ben Gorham, se lance dans la maroquinerie. Une collection aux lignes mixtes, composée de sacs et pochettes disponibles en plusieurs tailles. Portefeuilles, sacs à dos revisités, porte-monnaie sont déclinés en cuir souple naturel dans des couleurs (noir, beige, marron et camel) qui cultivent les codes du luxe nomade.

La silhouette : Signée Paule Ka

À l’occasion de l’arrivée de sa nouvelle directrice artistique, Alithia Spuri-Zampetti, la griffe française met en vente, dès à présent et en exclusivité, la première collection imaginée par la styliste dans ses 61 boutiques et « shop-in-shops » dans le monde.

Le créateur : Thierry Lasry

Le truculent créateur de lunettes va ouvrir sa première boutique parisienne. Aménagé par le décorateur Vincent Darré, cet espace sera l’occasion de plonger dans l’univers du designer et de découvrir ses étonnants modèles que les stars comme Madonna, Rihanna, Jennifer Lawrence, Anne Hathaway, Kate Moss, Reese Witherspoon ou Lady Gaga s’arrachent.

40, rue du Four, Paris 6e.


© DR

La tendance : Les gars de la marine

Rayures, marinières, combinaison des couleurs bleu, rouge, blanc et jaune, motifs sirène et ancre de marine… l’esprit  nautique prend la vague, comme au Bon Marché Rive gauche, qui lance « Silence les mouettes », un exercice proposé aux designers sur la thématique marine.

Tee-shirt en coton rayé (90 €), pantalon en coton (230 €), ceinture en cuir (95 €) et baskets en cuir grainé (310 €), Ami. – Sac Mousse en canvas, 165 €, Rue de Verneuil. – Bracelet Ancre en Nylon, 70 €, Miansai au Bon Marché Rive gauche. – Blouson en popeline de coton imprimé, 995 €, Alexander McQueen. Chaussures de bateau Boat Loafer, de 135 à 145 €, Swims sur www.menlook.com.

Oliver Spencer, le chic british

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juin 222016

Le Point.fr : Qui êtes-vous ?

Oliver Spencer : Oliver Spencer, quarante et quelques années ! Je suis designer le jour et père la nuit. Tout cela fait de moi un homme heureux, qui a la chance de vivre de sa créativité.

Parlez-moi de votre marque ?

J’ai créé ma marque en 2002 avec pour ambition de promouvoir un art de vivre fait de mode, de musique et d’art. Je m’adresse aux dandys, sensibles aux belles matières et aux marques discrètes de raffinement.

Pourquoi êtes-vous célèbre ?

Mes défilés performances ! J’aime capturer l’éclectisme du monde qui nous entoure. Deux fois par an, pendant la fashion week londonienne, j’imagine de véritables shows. Le batteur John Bradbury des Specials a rythmé une partie du dernier défilé en live, avant que Idris Elba (célèbre DJ) ne prenne la relève, dans un tout autre registre musical. L’année dernière, les Mighty Turbans qui ont déchaîné la foule.

Quels sont les mots qui caractérisent le mieux votre univers ?

Le modernisme est ma période de prédilection. Les textures, les couleurs et l’architecture de ce courant me fascinent.


Oliver Spencer SS17 © DR

Que trouve-t-on sur le moodboard de votre dernière collection ?

Pour le printemps-été 2017, je me suis inspiré de la CasaMalaparte à Capri qui a été merveilleusement immortalisée par Jean-Luc Godard dans Le Mépris en 1963. J’ai voulu une collection facile et confortable qui mêle les couleurs de la Méditerranée à l’esprit rétro des années 50. L’ocre si particulier de la villa s’épanouit sur le patchwork des shorts et des bombers, tandis qu’une palette de couleurs très fifties, allant du beige au citron en passant par le crème, joue les contrastes.

La patte Oliver Spencer, c’est quoi ?

Sur les blazers, vous trouverez une petite boucle de couleur et des boutonnières gansées de rouge, assorties aux boutons. Tous nos vêtements ont une étiquette dont les inscriptions mènent à notre studio de design sur Lambs Conduit Street à Londres.

Quelle place occupe le business dans votre quotidien ?

Concilier business et créativité, c’est tout un art. Pour s’épanouir, l’idéalisme du créatif doit se confronter au pragmatisme de contingeances économiques. J’ai bien conscience que le sang doit couler dans les veines de la créativité pour que l’entreprise soit viable à long terme.

Qui étaient vos premiers clients ?

Mes amis.

Avez-vous eu des commandes hors du commun ?

Oui ! James Bond et Daniel Craig sont de grands fans de nos vestes en suede.

Oliver Spencer © DROliver Spencer © DR
Le défilé Olover Spencer SS17 à Londres. © DR

Votre best-seller ?

La veste artiste Indigo de la collection printemps-été 2016. Je mise beaucoup sur le costume de plage pour l’été prochain !

De quoi êtes-vous fier ?

D’avoir bâti une marque. Je n’avais pas idée de l’envergure du projet en me lançant. Créer sa marque, c’est une bonne dose de passion et une quantité infinie de travail.

Projets à venir ?

Ouvrir de nouvelles boutiques. À Paris, of course !

Oliver Spencer, Le Bon Marché, 24 rue de Sèvres, 75007 Paris.

Kia Niro : pédale douce

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juin 212016

VERDICT CHRONO

Pas si simple, lorsqu’on est coréen, de se distinguer de la masse. Au début, ce fut des prix en dessous des valeurs du marché afin de commencer à exister. Ensuite, le premier cap franchi, cela a été une garantie fleuve de sept ans. Une générosité calculée puisqu’il s’agit de sortir du lot, de se distinguer avec un véritable avantage concurrentiel que les autres n’ont pas. Et aujourd’hui, c’est toujours le cas. Mais Kia a acquis au fil du temps une forme de respectabilité (merci le football) qui lui permet d’avoir enfin une identité. Le Kia Niro est un peu l’aboutissement logique avec une première : un hybride sur un SUV compact.

CE QUI CHANGE


Kia Niro © KIA

Abordant le segment très fréquenté du SUV, Kia, dont le Sportage est déjà universellement reconnu, a décidé de décliner une version à la fois plus courte et moins chère. Et il y a ajouté une forme relativement sommaire d’hybridation, celle-là même qui a fait le succès de la Toyota Prius. C’est ainsi qu’est né le Kia Niro et que celui-ci peut envisager désormais de faire cavalier seul, car, dans l’univers du SUV compact à prix attractif, il n’a pas de réels concurrents. Sans doute, le prochain Toyota C-HR et le futur 3008, pourront-ils apporter une réplique, mais ils ne sont pas encore sur le marché. Donc, le Niro est incomparable ou doit se mesurer à des véhicules soit plus puissants et chers que lui ou plus grands.

L’idée de lancer un SUV hybride à 27 000 euros est en effet très bien vue dans la mesure où il est le seul à se situer à ce gabarit de 4,36 m de long et avec un niveau de puissance combinée très raisonnable de 141 chevaux. C’est, en quelque sorte, le portrait robot d’une voiture française. Sous le capot, on trouve un moteur essence de 1,6 l qui développe 105 chevaux soit une puissance un peu maigrelette pour obtenir des accélérations et des reprises convenables. Pour faire l’appoint, Kia a ajouté un petit moteur électrique synchrone à aimant permanent de 32 kW soit 43,5 chevaux supplémentaires et une batterie litium-ion-polymère d’une capacité de 1,56 kWh et d’un poids de 33 kilos. Nécessaire pour espérer donner la dynamique attendue à ce véhicule.

Mais il ne faudra pas en espérer beaucoup plus que cela, car avec 1 500 kilos sur la balance, le Niro n’est pas spécialement un poids plume. Pourtant, le capot moteur et le hayon sont en aluminium et le groupe Kia-Hyundai produisant son propre acier a permis d’employer les dernières générations à haute limite élastique.

LA VIE À BORD


La patte allemande du design transparait dans l’habitacle du Kia Niro © KIA

Le Niro recèle un habitacle aménagé dans le plus pur style allemand, net, bien organisé avec le système de batterie placé sous la banquette arrière ce qui permet de conserver un très bel espace habitable et un volume de coffre de 427 dm³ convenable. On pourra déplorer un seuil de chargement plutôt élevé mais l’ambiance à bord distille une très bonne première impression.

Si le noir a la part belle, les ajustages de mobilier sont de bonne qualité même si des matériaux durs dans les parties basses ne lui permettent pas de rallier le standing supérieur. L’équipement n’est pourtant pas a minima puisque dès la version d’entrée on dispose d’une climatisation automatique bi-zone, d’un écran tactile cinq pouces avec radio CD MP3, du régulateur et limiteur de vitesse, des jantes aluminium 16 pouces et bien sûr des branchements de prise auxiliaire et USB pour ne pas rouler idiot. Cependant l’aménagement reste flatteur est la position de conduite surélevée plutôt agréable.

LA TECHNIQUE

Sur le plan technique,  le châssis a été soigné. Les suspensions sont indépendantes, Mc Pherson à l’avant et à quatre bras tirés à l’arrière. C’est du sérieux et cela se traduit aussi dans ses prestations à bord qui, sous des lignes sobres et musclées, évoquent Audi. Kia a fait le choix plutôt haut de gamme d’une boîte robotisée à double embrayage et 6 rapports.


Kia Niro © KIA

C’est ce qui fait la grande différence de conduite avec une Prius, car la progression de la voiture est ici plus conforme aux sensations éprouvées avec les voitures thermiques. Toutefois, si on joue le jeu de la très basse consommation, comme sur la Toyota, il faut composer avec un pied de velours sur l’accélérateur pour n’utiliser que la traction électrique. Le plus gros inconvénient en fait réside dans les évolutions nerveuses des autres usagers qui suivent en voiture traditionnelle. De ce fait, la différence de rythme ne permet pas de réaliser une progression douce dans le flux plutôt sporadique de la circulation actuelle.

L’AVIS DU POINT AUTO

Comme il est assez rare de rouler seul en ville, ce sera perçu assez vite comme un inconvénient, car la pression alentour augmente celle appliquée sur la pédale d’accélérateur, jusqu’à déclencher le moteur thermique. Celui-ci est discret dans tous les sens du terme, mais la combinaison avec l’électrique se montre harmonieuse et d’une grande progressivité. Le Niro déleste la conduite de toute agressivité et l’on se sent assez rapidement dans une sorte de cocon protecteur et zen. Si cela peut parfaitement convenir à une conduite urbaine, sur la route le Kia pêche par un manque évident de vivacité avec une montée en vitesse linéaire. La boîte de vitesses est d’une douceur et d’une progressivité exemplaires, au point qu’une grosse accélération conduit à appeler manuellement le rapport inférieur, l’automatisme se montrant plus paresseux dans ses réactions.

Kia Niro © KIAKia Niro © KIA
Kia Niro © KIA

La direction n’est pas une grande communicante, d’autant plus que le châssis se montre, dans ses réactions, assez lymphatique. Cela contraste avec les roues de 18 pouces qu’il faut sans doute éviter, car, si elles sont bonnes pour le look, elles le sont moins pour le confort à basse vitesse. Ensuite, cela s’arrange avec une forte propension sur le route à devenir quelque peu pataude dans les entrées de courbes.

Le freinage permet de récupérer de l’énergie que l’on dépensera au démarrage suivant. Mais on ne la dilapidera pas, car Kia avance une consommation moyenne de 3,8 l avec les roues les plus petites, une valeur que nous n’avons pas atteint, notre allure standard et les roues de 18 pouces exigeant 2 litres de plus. Cela demeure raisonnable, mais nécessite tout de même une prise de conscience verte pour domestiquer en permanence son style de conduite. Bien lancée sur autoroute, la Kia peut même se passer parfois du moteur thermique et entretenir l’allure acquise avec la seule énergie électrique, mais pas question pour autant de dépasser beaucoup 120 ou 130 km/h sur une voiture annoncée à 162 km/h en pointe.


Kia Niro © KIA

Cela peut paraître dérisoire mais, au fond, qui roule encore à grande vitesse sur autoroute ? En attendant une version hybride rechargeable plus tard, qui sera sans aucun doute plus performante, l’actuel Niro joue les trouble-fêtes mais rate la prime de 750 euros  allouée aux véhicules hybrides émettant moins de 111 g de CO2. C’est le cas du Niro (de 88 à 101 g/km selon configuration) mais il y a une autre condition qui a échappé au service d’homologation coréen, le moteur électrique doit fournir 10 kW durant 30 minutes. Or, celui du Niro se cantonne à 8 kW. La solution serait de le renforcer, ce qui ne semble pas prévu. L’acheteur potentiel du Niro pourra se consoler en sachant qu’il a, dans le segment, un véhicule unique, garanti 7 ans, parfaitement admis en centre-ville, se jouant des restrictions qui pointent, bénéficiant de la carte grise gratuite ou à moitié prix selon les préfectures, de primes d’assurance préférentielles et, pour les sociétés, de la dispense de TVS durant deux ans. C’est, à coup sûr, une autre façon de voir l’automobile, moins émotionnelle et beaucoup plus rationnelle.

LES PLUS :

– douceur de conduite ;

– style sobre et élégant ;

– hybridation légère et accessible ;

– garantie 7 ans.

LES MOINS :

– nervosité médiocre ;

– poids conséquent ;

– comportement pataud ;

– pas de bonus hybride.

Sous le capot des Kia Niro :

Moteur : 4 cyl. essence et électrique à aimant permanent

Cylindrée : 1 580 cm3

Puissance : 105 ch à 5 700 tr/min et 43,5 ch (32 kW) / Combinée : 141 ch

Couple : 147 Nm à 4 000 tr/min à 4 000 tr/min. (265 Nm avec électrique)

Transmission : aux roues avant

Boîte : double embrayage 6 rapports

Dimensions L x l x h : 4 355 x 1 805 x 1 485 mm

Coffre : 427 – 1 525 l

0 à 100 km/h : 11,5 s

Vitesse : 162 km/h

Consommation : 3,8 à 4,4 l selon version

CO2 : 88 à 101 g/km selon version (pas de malus)

Poids : 1 500 kg ( 10,6 kg/ch)

Prix : 26 990 à 32 990 euros

La grande bidouille des meilleures ventes de disques

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juin 202016

Comment un artiste peut-il vendre assez de disques la semaine de la sortie de son nouvel album pour entrer dans le Top 10… et se retrouver à la 113e place du classement ? Il n’y a pas qu’en radio que les études d’audience ont du plomb dans l’aile : pour les albums aussi. Pourtant, chaque semaine, le Snep (Syndicat national des éditeurs phonographiques) publie l’indicateur des ventes de CD en France (l’ex-Top 50). Des résultats disséqués tant par la profession que par les médias. Et pourtant, ils sont faux. La raison : tous les points de vente de disques ne sont pas pris en compte. Gênant quand il s’agit de publier des chiffres de référence…

Ventes déclarées contre ventes fermes

Paradoxalement, c’est un disque produit par Universal qui vient de soulever le lièvre : le nouvel album de Grégory Turpin, sorti chez Credo, le label de musique chrétienne de la major (lire son interview ici). En première semaine, les ventes sont bonnes, très bonnes même, au point qu’elles devaient permettre à Changer de vie d’intégrer directement le Top 10 des ventes. Un bel exploit, sauf qu’au lieu d’entrer en 8e position du classement, Grégory Turpin n’apparaît qu’en… 113e position des meilleures ventes. La raison : les ventes prises en compte. En effet, l’institut GFK ne collecte les données qu’auprès des sociétés de distribution appartenant au panel agréé par le Snep. Contrairement à ce que pensait Universal, ce ne sont donc pas les ventes fermes réalisées par la maison de disque qui comptent, mais les seules ventes auprès des clients finaux déclarées par les distributeurs. Et toute la différence réside dans ce « déclarées » : ainsi, sur 5 624 albums Changer de vie vendus en première semaine d’après les chiffres envoyés par Universal, seuls 344 sont comptabilisés dans le Top édité par le Snep. Comment expliquer un écart aussi énorme ? Par les canaux de vente principaux de l’album : non pas Amazon ou la Fnac, mais des circuits de distribution indépendants (les librairies La Procure, AVM Diffusion, Bayard Presse…). La même question pourrait se poser pour nombre d’artistes dont les disques sont vendus sur des circuits alternatifs ou au sortir des concerts.

En attendant, le succès de l’album de Grégory Turpin aura déjà amené l’industrie musicale à revoir ses méthodes de comptabilisation des ventes. Reste maintenant aux réseaux « alternatifs » à être prêts à faire certifier leurs ventes chaque semaine. Une bonne nouvelle, en tout cas, pour d’autres groupes ou artistes qui pourraient demain voir leur disque apparaître dans le Top 10 des ventes d’albums, et y gagner ainsi en visibilité auprès du grand public.

24 Heures du Mans : Toyota et Porsche, stupeur et tremblements

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juin 182016

Au Mans, la belle mécanique s’est tout à coup arrêtée net, dans la stupeur générale, à quelques secondes de l’arrivée. La Toyota n° 6 filait vers la victoire, mais elle a stoppé sans explication, avant d’entamer son dernier tour. Même les fans ne savaient s’il fallait se réjouir, applaudir, pleurer ou partir. Sur la ligne de départ, il flotte une atmosphère pesante. Dans le garage de la firme nippone, c’est la consternation. « On ne pouvait pas imaginer un scénario aussi cauchemardesque. Perdre comme ça, c’est insupportable », susurre Hugues de Chenac, soutien opérationnel du Toyota Gazoo Racing. À quelques mètres de là, c’est l’euphorie chez Porsche. Neel Jani franchit la ligne le premier. Romain Dumas et Marc Lieb tombent dans les bras l’un de l’autre et s’écroulent par terre. L’ambiance est surréaliste. « J’ai forcément une pensée pour Toyota. Mais gagner, c’est mémorable », explique le Français Romain Dumas.

Toyota, cruelle désillusion

Pour la 19e fois, la marque japonaise échoue à remporter les 24 Heures du Mans. Pourtant, jamais pendant le tour de l’horloge les Toyota n’ont été inquiétées. Mieux, pendant toute la nuit, les deux prototypes menaient la course et se sont battues à armes égales avec la Porsche n° 2. Il a donc fallu attendre le dernier tour pour constater le premier problème technique d’une Toyota. Le scénario a basculé alors qu’il ne restait que 13 kilomètres à parcourir. « Ce matin, nous avions nos deux voitures, nous avions encore un joker », confie Hugues de Chenac. Las, la Toyota n° 6 se fait distancer avant le cruel sort de la Toyota n° 5. Un seul équipage monte donc sur le podium, celui constitué par Sarrazin-Kobayashi-Conway. Mais la fête n’y est pas pour l’écurie, qui venait de dominer la course comme jamais.

We must not forget the team effort that is involved with racing at #LeMans24. @FIAWEC#Toyota#TS050pic.twitter.com/BO3U79Owbo

— TOYOTA WEC Team (@Toyota_Hybrid) 19 juin 2016

Porsche, la victoire inattendue

« Ça fait malheureusement partie des faits de course, même si ce que nous avons vécu est extraordinaire », dit Romain Dumas en souriant. Le Français s’impose pour la deuxième fois au Mans, la première avec Porsche. Avec Lieb et Jani, la Porsche n° 2 caracole en tête du Championnat du monde. Mieux, Porsche conserve sa couronne, un an après avoir signé un doublé sur le circuit sarthois. « Ça faisait trente ans que le poleman ne s’était pas imposé à Mans. Et nous l’avons fait », s’extasie l’Héraultais.

Ce retournement de situation ne fera pas oublier les déboires de l’autre équipage Porsche (la n° 1). À 23 h 30, Hartley est obligé de rentrer au stand à cause d’un problème de surchauffe du moteur. Le prototype restera dans les stands pendant 1 h 22, enlevant toute chance de s’imposer. Finalement, le trio Webber-Hartley-Bernhard finit à la 13e place.

Audi, c’est grave, docteur (Ullrich) ?

La victoire à Spa en mai dernier – premier succès d’Audi depuis un an – laissait présager une belle prestation au Mans pour la marque allemande. Las, l’écurie a été rattrapée par de multiples problèmes techniques : changement de turbo (à 16 h 20), arrêt en plein milieu de la piste (2 h 51) pour la R18 n° 7 (Fässler-Lotterer-Tréluyer) alors que les freins ont dû être changés sur l’Audi n° 8 (23 h 20, Duval-Jarvis-di Grassi). Mais l’incroyable retournement de situation a permis à Audi de hisser la n° 8 sur le podium, malgré douze tours de retard sur la Porsche victorieuse ! La seconde Audi, la n° 7, termine quatrième à 17 tours ! Un affront pour le docteur Ullrich, le patron de l’écurie qui avait souhaité une nouvelle R18 après la défaite de l’an dernier face aux Porsche. Pour la première fois, les prototypes d’Ingolstadt ont été équipés de batterie lithium-ion et ont abandonné l’antique volant à inertie. Il ne restait plus qu’à assurer en termes de fiabilité, et c’est complètement raté, quel que soit le dévouement.

VIDEO: Race recap Hours 13-16 #WEC#LeMans24#LeagueofPerformancehttps://t.co/p7UkmaUjOL

— Audi Sport (@audisport) 19 juin 2016

Frédéric Sausset (aussi) a marqué l’histoire

Il s’est imposé dans le cercle très fermé des pilotes ayant terminé les 24 Heures du Mans. Frédéric Sausset a réussi son tour d’horloge et son pari sur la vie en devenant le premier pilote quadri-amputé à participer à la plus grande course d’endurance au monde. Le pilote a assuré ses cinq relais, dont le dernier tour, et la Morgan SRT spécialement adaptée a tenu bon, malgré un problème d’embrayage qui a immobilisé la voiture au stand pendant une heure. Au volant, Frédéric Sausset s’est éclaté : « Les autres pilotes m’ont presque tous fait coucou ! » Avec ses coéquipiers Christophe Tinseau et Jean-Bernard Bouvet, il termine 40e sur 60 et a eu le droit de monter sur le podium pour marquer son exploit. Chapeau, l’artiste !

Back from track. Relais sans faute dont un 4’02 » cool. @flemans2016@Onroak@24heuresdumanspic.twitter.com/RXSOvBKQiM

— Fred SAUSSET (SRT41) (@flemans2016) 19 juin 2016

Les autres vainqueurs : Alpine et Ford à la fête !

Sur les 60 engagés, seulement 11 bolides ne sont pas parvenus à rallier l’arrivée. Une façon de garantir le spectacle pendant 24 heures à tous les étages. En LMP2, l’Alpine n° 36 (Menezes-Lapierre-Richelmi) s’impose, de quoi rappeler la victoire en 1978 du duo Jaussaud-Pironi. En GTE-Pro, la victoire revient à la Ford n° 68 (Hand-Bourdais-Muller). Un succès historique, après les quatre succès consécutifs acquis entre 1966 et 1969 avec la mythique GT40. Pour sa 11e participation aux 24 Heures, Sébastien Bourdais s’impose pour la première fois. Ford avait anticipé cette victoire sur les réseaux sociaux en l’imaginant… en Lego. Regardez la vidéo :

Brick-by-brick. Ford GT’s historic 1966 victory recreated by the @LEGO_Group#FordLeMans#LEGOspeedchampionshttps://t.co/6wIZGQ0zcf

— Ford in Europe (@FordEu) 16 juin 2016

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