Moncler, mon truc en plumes

Culture Commentaires fermés sur Moncler, mon truc en plumes
jan 202017

L’aventure Moncler commence en 1952, à quelques encablures de Grenoble, chez un fabricant de tentes et de sacs de couchage. Juste avant d’aller s’attaquer à l’Himalaya, un skieur et alpiniste chevronné, ami des propriétaires, flashe sur les gilets matelassés remplis de plumes d’oie que portent les ouvriers dans leur usine. Les doudounes Moncler sont ainsi lancées à titre expérimental et participent à de nombreuses expéditions dans les années 50. En 1968, la marque habille l’équipe de France lors des JO d’hiver.


MONCLER DOUDOUNE

Dans les années 80, ces blousons, capitonnés en Nylon laqué aux couleurs flashy à vocation sportive, deviennent un phénomène de mode et un vêtement de ville. Jusqu’au Japon et en Italie, où les victimes de la mode se l’approprient et s’émerveillent de leurs si jolis bourrelets. En effet, dans une doudoune Moncler, on ne ressemble pas à un bonhomme Michelin, tant les coupes sont ajustées et flattent la silhouette.

Peut-être aussi parce que la griffe recrute ponctuellement des stylistes zélés. La première à jouer le jeu, c’est Chantal Thomass, qui remplace les fermetures à glissière par des boutons et ajoute des bords en fourrure ou du satin. La marque imagine ensuite des collections couture avec des pièces agrémentées de broderies du célèbre Lesage.


MONCLER DOUDOUNE

Dans les années 90, la marque subit des hauts et des bas. Après plusieurs rachats, elle est finalement acquise en 2003 par Remo Ruffini. L’ex-directeur artistique italien de la griffe décide de sérieusement la remplumer. Il sollicite la collaboration de créateurs renommés comme Nicolas Ghesquière (qui a notamment enchanté les collections de Balenciaga et de Louis Vuitton). Pour sa première boutique mondiale située hors des stations de ski, Ruffini a d’ailleurs investi le Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Plus chic, tu meurs !

Puis ce visionnaire a une idée de génie : créer la Gamme Rouge et la Gamme Bleue, des lignes de doudounes haute couture.

Il fait appel à des pointures de la mode comme Alessandra Facchinetti, passée par Valentino et Tod’s, en passant par Giambattista Valli ou Thom Browne, autre chouchou de la planète mode. Ainsi naissent des collections précieuses, plissées, ornées de tulle ou de plumes.

Sans oublier des bijoux techniques et chic. À l’instar de cette doudoune extralight qui ne pèse que 160 grammes et se range dans une micropochette. La marque française, devenue italienne, a su passer avec brio des pistes de ski à la rue du Faubourg-Saint-Honoré et à la très huppée Madison Avenue de New York, où elle a notamment des vaisseaux-amiraux.

L'œuf de Fabergé du prince Youssoupoff ressort de l'ombre

Culture Commentaires fermés sur L'œuf de Fabergé du prince Youssoupoff ressort de l'ombre
jan 192017


Un oeuf Fabergé restauré à Genèvepar lepointabonnes

Malgré son grand âge, l’œuf a toujours la cote. Restauré par les ateliers de Parmigiani Fleurier il y a maintenant dix ans, l’œuf de Fabergé du prince Youssoupoff attire les curieux sur le stand du plus italien des horlogers suisses. Avec son socle en onyx, ses rubis, ses diamants, son or, son argent doré émaillé de rose translucide sur un guillochage ondulant… Comment ne pas être impressionné ?

Une vie d’un faste inouï

Cette pièce d’orfèvrerie fut jadis offerte par le charismatique prince à son épouse, la princesse Irina de Russie – unique nièce de l’empereur Nicolas II – à l’occasion de leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, comme en témoigne le nombre XXV qui figure sur la base de l’horloge. Grands propriétaires terriens et industriels florissants, connaisseurs et collectionneurs d’art, les Youssoupoff, deuxième fortune de l’empire derrière les Romanov, menaient une vie d’un faste inouï. Mais, à l’aube de la révolution bolchevique, Felix Youssoupoff entra dans l’histoire. Il fut en effet impliqué dans la disparition de Raspoutine, dont l’influence néfaste précipita la chute de la Russie impériale.

Ayant fui la révolution d’Octobre, le couple princier, en partie spolié de ses biens, s’exila dans le Paris des années folles. En 1924, bien décidés à retrouver la fortune qui seyait à leur rang, ils fondèrent à Paris une maison de couture baptisée Irfé, qui contribua largement à la prédominance du « thème russe » dans la mode française de l’époque. Ainsi, en souvenir des épreuves qui marquèrent leur vingt-cinq ans de noces, le prince offrit à son épouse en 1939 un cadeau tout à fait symbolique. Un œuf précieux, issu de la manufacture d’un descendant de joaillier français exilé à la suite de la révocation de l’édit de Nantes, qui fit, grâce à son art, fortune au royaume des tsars. L’œuf, qui fait désormais partie de la collection Maurice-Yves Sandoz, fut déposé dans les ateliers de Parmigiani Fleurier pour restauration en 2007.

L’œuf ou le chat

Pour Michel Parmigiani, spécialiste de la restauration de pièces de haute horlogerie avant de fonder la manufacture qui porte son nom, le diagnostic est vite posé : « Pour riche et fragile qu’elle soit, la pièce est assez peu endommagée. Son mouvement mécanique de qualité a subi une usure naturelle. Néanmoins, le système d’arrêtage a fait l’objet d’une transformation malheureuse. » « Une fois réparée, l’indication horaire tournante de l’œuf Youssoupoff a fait son chemin au sein de la maison pour réapparaître sous les traits de l’horloge de table Le Chat et la Souris », explique Flavien Gigandet, porte-parole de la marque. Cette pièce animée présente un cercle latéral qui se déplace en douze heures, alors que la griffe fixe d’un chat sculpté dans un bloc d’obsidienne sert d’index horaire. « Grâce à cet objet exceptionnel dont il est librement inspiré, l’œuf Youssoupoff connaît une seconde vie. »

Sa Majesté des pantoufles

Culture Commentaires fermés sur Sa Majesté des pantoufles
jan 182017

Élisa Niedzielski Rochon est la jeune créatrice de 29 ans qui se cache derrière cette nouvelle griffe. Elle vous reçoit – en chaussons évidemment – dans son cocon cosy. Avec une maman qui travaillait dans la haute couture (Dior et Guy Laroche), Élisa Niedzielski Rochon a forcément grandi dans les ateliers et cultivé au fil des ans un amour de l’artisanat et des belles choses.


Processed with VSCO with 10 preset

Après des études à la Sorbonne et au King’s College de Londres où elle fait son mémoire sur la mode et le développement durable, Élisa entame une carrière dans la mode, mais côté ventes privées, où elle aiguise son expérience dans la vente.

L’année dernière, alors qu’elle vient d’emménager avec son mari dans leur nouvel appartement, elle cherche des pantoufles qui ne fassent pas trop « mémère ». « L’idée de Mila Jack est venue d’une envie très égoïste d’avoir des chaussons pour la maison, mais jolis. Sur le marché, j’ai vu qu’il y avait un manque », se souvient la créatrice.

Elle décide de remettre au goût du jour une paire de chaussons de gondoliers vénitiens, les fameux Furlane en velours, avec leur semelle taillée dans des pneus pour une adhérence optimale. Elle propose aussi un modèle de chaussure d’intérieur, façon mocassin à pompons, plus classique.

Élisa propose ainsi dans ses premières collections du veau velours violet, émeraude ou framboise écrasée, gansée de gros grain. Très à cheval sur la qualité des matières, elle taille aussi certains modèles dans du daim ou du poulain, en provenance d’Italie et d’Espagne. Certains modèles plus fantaisie arborent des motifs panthère ou des petits pois. Pour un confort optimal, chaque modèle est fourré et doté d’une semelle en cuir ultraplate. Elle décline même certains modèles frangés pour les bébés.

L’ADN de ses créations tient en peu de mots : chics, intemporels, personnalisables et fabriquées à la main dans les règles de l’art. Elle craque sur un atelier familial, situé au Portugal, qui partage ses valeurs et fait notamment travailler des femmes en difficulté sociale et en réinsertion. Elle commence timidement avec 400 paires pour voir. Le succès a été tel qu’elle a fini l’année avec une commande de 1 400 paires ! Dès la première saison, Le Bon Marché lui fait confiance. Les ateliers de personnalisation qu’elle a d’ailleurs animés dans le grand magasin avant Noël ont remporté un immense succès. Il faut dire qu’avec ses modèles raffinés et confortables, Mila Jack a su redonner ses lettres de noblesse à la pantoufle de Mamie. Elle sait aussi surfer sur la tendance « home cocooning » qui augmente aussi dès que les températures descendent.

Le principe est d’enfiler ses pantoufles douillettes et stylées en rentrant chez soi, mais de ne pas les enlever quand on reçoit, car, justement, toute la beauté du geste est qu’elles ne ressemblent pas à des chaussons.

Élisa Niedzielski Rochon fourmille de projets. Parmi lesquels, développer d’autres formes et matières. Et pourquoi pas des modèles en cachemire ou des chaussons-bijoux ?

Élisa propose aussi pour ses chaussons un service de personnalisation avec la pose d’initiales en lettres d’or ou d’argent. Elle offre également ses services à des hôtels dans des stations de ski huppées. Elle propose ainsi des paires de Mila Jack à glisser sous le lit de leurs plus fidèles clients, marquées à leurs initiales. Plus chic, tu meurs !

Plus belle voiture de l'année : à vous de choisir !

Culture Commentaires fermés sur Plus belle voiture de l'année : à vous de choisir !
jan 172017

Chaque année, le Festival international automobile se distingue des autres prix remis dans le monde de l’automobile. Et pour cause : son élection phare, celle de la plus belle voiture de l’année, est déterminée uniquement par le grand public. Ce sont les internautes, en effet, qui doivent se prononcer pour décerner ce titre, destiné à un modèle commercialisé pendant l’année écoulée dont le tarif est inférieur à 55 000 euros.

Deux modèles français en finale

En quelques clics, via un site dédié, il est donc possible de faire gratuitement son choix. Mais le temps presse puisque les votes s’achèveront dimanche prochain ! Chez les quatre finalistes, en course pour succéder à la Renault Talisman, les arguments ne manquent pas. Deux modèles français sont en lice : le Peugeot 3008 et le nouveau Renault Scenic.

Ces représentants tricolores auront fort à faire face à la raffinée et harmonieuse Alfa Romeo Giulia et au Mercedes GLC Coupé, subtile combinaison entre un SUV et les emblématiques coupés de la marque allemande. Les internautes qui participeront au vote intégreront automatiquement un tirage au sort permettant de remporter une voiture d’une valeur de 30 000 euros. La révélation de la plus belle voiture de l’année aura lieu au cours d’une soirée prestigieuse organisée le 31 janvier prochain aux Invalides.

Oslo : le diesel interdit après avoir été encouragé

Culture Commentaires fermés sur Oslo : le diesel interdit après avoir été encouragé
jan 162017

Il n’y a pas que les automobilistes français qui souffrent de la schizophrénie de leurs dirigeants. Ceux-là mêmes qui après avoir lourdement incité à l’achat de voitures diesel – par la fiscalité historiquement avantageuse dont bénéficie le gazole, à laquelle s’ajoute depuis 2008 par un système bonus-malus favorable à ce type de motorisation – les vouent aujourd’hui aux gémonies.

166 euros d’amende

Les Norvégiens se retrouvent aujourd’hui dans une situation approchante. Ceux parmi eux qui ont eu la mauvaise idée de suivre les recommandations de leur gouvernement en achetant une voiture diesel se verront demain interdit l’accès à la ville d’Oslo. L’interdiction, valable sur les routes municipales, mais pas sur les grands axes nationaux qui traversent la capitale norvégienne, devrait rester en vigueur jusqu’à jeudi quand une amélioration des conditions atmosphériques est attendue, a annoncé la municipalité d’Oslo dimanche soir. Les contrevenants seront passibles d’une amende de 1 500 couronnes (166 euros).

Majorité travailliste et écologiste

C’est la première fois qu’Oslo met en œuvre cette interdiction, dont le principe avait été arrêté en février 2016 par la majorité municipale qui regroupe travaillistes et écologistes. S’ils émettent moins de CO2, les moteurs diesel rejettent davantage de dioxyde d’azote (NO2). « À Oslo, on ne peut pas demander aux enfants, aux personnes âgées et à celles souffrant de problèmes respiratoires de rester cloîtrés à la maison parce que l’air est trop dangereux à respirer », a expliqué la conseillère municipale écologiste Lan Marie Nguyen Berg aux médias norvégiens.

Escroquerie

L’annonce a soulevé la colère de certains automobilistes, incités en 2006 par les autorités norvégiennes à opter pour des moteurs diesel, alors jugés plus respectueux de l’environnement que l’essence. « Décidez-vous. Il n’y a pas longtemps que le diesel était préconisé à la place de l’essence par Jens (Stoltenberg, l’ex-Premier ministre norvégien, aujourd’hui chef de l’Otan, NDLR). Pas sûre que vous sachiez vraiment ce qui est mieux », s’est irritée Irene Signora Maier Tziotas sur la page Facebook du journal Verdens Gang (VG). D’autres internautes usaient d’un langage plus coloré. Mazyar Keshvari, un député de la droite populiste (FrP) qui siège au gouvernement, a appelé les automobilistes à réclamer réparation. « La plus grande escroquerie aux dépens des automobilistes norvégiens est devenue réalité », a-t-il affirmé à la chaîne TV2. « Ça faisait partie de ces mesures climatiques géniales du gouvernement rouge-vert (la coalition menée par M. Stoltenberg, NDLR) », a-t-il ironisé. « Non seulement ils avaient recommandé aux gens d’acheter des voitures diesel, mais ils avaient aussi modifié la fiscalité pour les rendre moins chères. Cela a fait que beaucoup ont acheté une voiture diesel qu’ils ne peuvent pas utiliser aujourd’hui », a-t-il déploré.

D’autres Norvégiens se voulaient plus philosophes. « Très bonne mesure. On devrait mettre en place une interdiction permanente du diesel dans toutes les grandes villes. Les amendes devaient aussi être le double », a commenté Kenneth Tempel sur la page Facebook de VG. Selon l’Institut norvégien de santé publique, les particules en suspension provoquent la mort prématurée de 185 personnes chaque année à Oslo.

La vignette obligatoire à Paris, c'est maintenant

Culture Commentaires fermés sur La vignette obligatoire à Paris, c'est maintenant
jan 152017

Si votre voiture a moins de 20 ans mais que vous n’avez pas encore reçu votre vignette, pas de panique, les forces de l’ordre devraient se contenter de vous rappeler à l’ordre en cas de contrôle pendant quelques mois encore, une mansuétude qui devrait aussi être appliquée aux possesseurs de deux roues immatriculés après le 1er juillet 2000. En revanche, les conducteurs de véhicules plus anciens pourront dès aujourd’hui se voir sanctionnés d’une amende allant de 68 à 135 euros s’ils font l’objet d’un contrôle dans Paris.

Circulation différentiée

 POLLUTION DE L'AIR © DELPHINE GOLDSZTEJN DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN POLLUTION DE L'AIR © DELPHINE GOLDSZTEJN DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN
CIRCULATION ALTERNEE © DELPHINE GOLDSZTEJN DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN

Ces vignettes Crit’air vont permettre de remplacer la circulation alternée par une circulation différenciée, qui interdira seulement aux véhicules les plus polluants d’entrer dans la capitale en cas de pic de pollution. Tous les véhicules – motos, voitures ou utilitaires, qu’ils soient immatriculés en France ou à l’étranger – circulant dans Paris intramuros (donc hors périphérique et bois de Vincennes et de Boulogne) devront désormais en arborer pour que les forces de l’ordre puissent les identifier en fonction de leurs émissions polluantes (oxydes d’azote, particules).

Six couleurs


VIGNETTE CRIT AIR

Pour les voitures particulières, six macarons sont prévus : vert pour « zéro émission » (véhicules électriques ou à hydrogène), puis numérotés du « 1 » violet (normes Euro 5 et 6 essence) au « 5 » gris (Euro 2 diesel). Certaines catégories sont interdites depuis le 1er juillet 2016 : les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d’avant le 1er juin 2000. « Non classés », et donc sans vignettes, ils n’ont plus le droit de circuler que le week-end et en semaine de 20 heures à 8 heures.

200 villes européennes appliquent un système similaire

Paris suit l’exemple de quelque 200 villes européennes qui ont mis en place des zones à basse émission. Paris est une ZCR (Zone à circulation restreinte) depuis le 1er septembre 2015, date à laquelle l’interdiction ne concernait que les poids-lourds, bus et autocars d’avant le 1er octobre 2001. Depuis, des villes comme Grenoble ou Lyon ont adopté le dispositif, de façon plus modulée et une vingtaine d’autres sont candidates.

4,18 euros

Les vignettes Crit’Air ont été mises en place à la mi-2016 par le ministère de l’Environnement. D’un coût de 4,18 euros, le macaron peut être obtenu sur www.certificat-air.gouv.fr. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a affirmé dimanche, dans le Journal du dimanche, que 2,5 millions de vignettes Crit’Air avaient été demandées en France. Quelque 600 000 véhicules roulent chaque jour à Paris.

Automobilistes et motards en colère

Le nouveau dispositif a suscité la colère de quelques automobilistes. Dimanche, une centaine de détenteurs de voitures de plus de 20 ans se sont rassemblés avec leur véhicule à Paris, à l’appel de la Fédération française des automobilistes citoyens (FFAC), pour dire « Non à Crit’Air, non à Big Broth’Air », selon une banderole. La Fédération des motards en colère « contre les ZCR » devait pour sa part se rassembler ce lundi sur l’esplanade de Vincennes.

« Il est temps de ne plus avoir peur du silence »

Culture Commentaires fermés sur « Il est temps de ne plus avoir peur du silence »
jan 142017

Le Point : Le silence est la thémathique que l’Observatoire de Maison & Objet a choisi de mettre en avant cette année, silence que vous mettrez en scène dans votre « espace d’inspirations » de 200 mètres carrés au milieu de centaines de stands… bruyants. Comment ce silence s’est-il imposé à vous ?

Élizabeth Leriche : Depuis quelque temps les signaux se sont multipliés. Prenons l’exemple de la méditation et de l’ampleur de ce mouvement qui a commencé il y a plusieurs années, mais qui occupe désormais une place capitale dans nos modes de vie occidentaux. Plusieurs hôtels de luxe réservent une pièce dans laquelle le bruit est banni, pour favoriser le calme intérieur. Dans notre société saturée d’images et de connexions, ce besoin de pause est de plus en plus fort. La loi sur la déconnexion hors de son lieu de travail l’illustre parfaitement. J’ai commencé cette recherche par l’ouvrage d’Alain Corbin Histoire du silence dans lequel il écrit : « Le silence n’est pas seulement absence de bruit. Nous l’avons presque oublié. Les repères auditifs se sont dénaturés, affaiblis, désacralisés. La peur, voire l’effroi suscités par le silence se sont intensifiés. Dans le passé, les hommes d’Occident goûtaient la profondeur et les saveurs du silence… » Il est temps de ne plus avoir peur du silence. Dans le cosmos, il n’y a pas un bruit alors que contrairement à ce que l’on a coutume de croire, le monde de la mer est très bruyant, mais nos tympans ne sont pas aptes à capter tout ce qui s’y passe.

Comment traduisez-vous « matériellement » ce thème du silence ? La décoration, le design s’y prêtent-ils ?

Oui et non. Il s’agit d’atmosphères, d’états de quiétude, de calme, de profondeur, de plénitude, de vide… Nous avons recherché des artistes qui travaillent sur ces données. Certains avec humour comme Dominique Blais qui a créé des bouchons d’oreille en céramique et des enceintes en béton d’où aucun son ne sort. D’autres jouent sur l’illusion, comme Cécile Le Tallec qui a imaginé un piano sans touches mais les doigts du pianiste s’animent avec la couleur. D’autres encore explorent la notion d’isolement ou d’isolation. Plusieurs designers travaillent le feutre ou le liège, matières isolantes, ou continuent la piste des meubles qui isolent, les alcoves ou les cloches… J’ai demandé à un géoacousticien qui repertorie les lieux sans pollution sonore à travers le monde entier de nous en présenter trois : par exemple dans les grottes d’Hawaï, le seul son qu’on entende est le bruit du vent. D’après cet expert, il ne subsiste plus qu’une cinquantaine de lieux « silencieux » .

Vous avez cité le liège et le feutre comme matières du silence, qu’en est-il des couleurs ?

Je pourrais ajouter le marbre et la pierre car nous présentons aussi des petites sculptures à caresser, et n’oublions pas la céramique : la contemplation d’objets beaux, comme les céramiques silencieuses de Marc Uzan, contribue à trouver l’apaisement et parfois la voie du silence. Quant aux couleurs, ce sont plutôt des non-couleurs : le noir, le blanc et une grande déclinaison de gris. C’est-à-dire les tons qui traduisent et induisent le calme et permettent de le trouver par l’obscurité ou la douceur des teintes. Le blanc est plutôt synonyme de legéreté, de transparence, de quiétude.

Il était une fois la Rolex Daytona

Culture Commentaires fermés sur Il était une fois la Rolex Daytona
jan 132017

C’est une montre mythique, une légende horlogère à l’échelle de la planète. Au point qu’on l’appelle souvent par son surnom et qu’on l’associe aux (nombreux) héros qui l’ont portée, à commencer par Paul Newman et Jean-Paul Belmondo.

Daytona Beach, Floride

Avant de donner son nom à l’un des modèles les plus emblématiques de Rolex, la ville de Daytona Beach en Floride s’est forgé sa propre mythologie en devenant dès 1903 le haut lieu des records de vitesse sur sa célèbre plage rectiligne au sable dur comme du béton. De 1903 à 1935, 14 records du monde de vitesse sur terre y sont établis. La ville de Daytona Beach entre ainsi dans l’histoire en tant que « capitale mondiale de la vitesse ». En mars 1935, le pilote britannique Malcolm Campbell bat tous les records de vitesse sur la plage de Daytona avec sa fameuse Bluebird : il atteint alors la vitesse de 445 km/h. Durant cet exploit et depuis 1930, l’homme qui allait rester dans l’histoire sous le nom de « Roi de la vitesse » portait une Rolex Oyster.


cof

Le Daytona International Speedway

La tradition des courses automobiles sur la plage de Daytona s’est perpétuée avec l’inauguration en 1959 d’un circuit permanent en dur pour les courses de vitesse : le Daytona International Speedway. Chaque année, ce circuit géant de 4 kilomètres de long, avec des virages inclinés à 31 degrés permettant des accélérations à couper le souffle, accueille des courses automobiles prestigieuses, telles que la Daytona 500 et la Rolex 24 At Daytona. D’après les pilotes les plus expérimentés, cette dernière course d’endurance d’une durée de 24 heures, l’équivalent américain des 24 Heures du Mans, est l’une des plus difficiles du monde.

Le Cosmograph Daytona

Le Daytona International Speedway et son histoire exceptionnelle ont inspiré le chronographe Rolex créé en 1963, nommé Cosmograph Daytona en hommage au célèbre circuit. Ce chronographe du futur relève un des défis de l’époque, avec une lisibilité exceptionnelle de ses fonctions grâce aux compteurs très contrastés et à son échelle tachymétrique déportée du cadran sur la lunette. Avec son allure technique et sportive immédiatement identifiable, le Cosmograph Daytona est devenu la montre des pilotes, l’instrument idéal pour mesurer la durée et la vitesse d’une course.

Ce modèle a d’emblée gagné ses titres de noblesse sur les circuits automobiles du monde entier pour sa fiabilité et ses performances. Il a accédé au rang d’icône sous le nom de « Daytona », chronographe parmi les plus célèbres dans le monde. Bucherer et Rolex vous invitent à découvrir l’histoire de cette montre mythique, l’Oyster Perpetual Cosmograph Daytona, dans le cadre d’une exposition exclusive consacrée à ce chronographe de légende et à sa relation passionnée avec l’univers des sports automobiles et de vitesse.

En 1963, le chronographe de Rolex devient la récompense suprême couronnant les vainqueurs des 24 Heures de Daytona, une course inaugurée en 1962 et renommée Rolex 24 At Daytona en 1992. « La montre est la raison d’être de cette course », a déclaré Scott Pruett, quelques jours avant de remporter l’édition 2013 avec son équipe pour la cinquième fois. Aujourd’hui, la course la plus longue et la plus prestigieuse des États-Unis, qui marque l’ouverture de la saison automobile internationale, est connue de tous comme « The Rolex ». Le Cosmograph Daytona est également la Montre officielle des 24 Heures du Mans ainsi que le chronographe porté par le Témoignage Rolex Tom Kristensen, le seul pilote ayant remporté neuf fois la prestigieuse course française.

Plus de cinquante ans après sa création, le Cosmograph Daytona ne cesse d’être perfectionné. Rolex n’a jamais changé sa ligne de conduite qui consiste à concevoir et à fabriquer un chronographe répondant aux exigences les plus élevées de la marque en matière de sophistication. Le succès de certains objets mythiques dépasse parfois les espérances de leurs créateurs.

Exposition hommage

C’est en plein cœur du triangle d’or de la haute horlogerie, au 12, boulevard des Capucines – adresse mythique du patrimoine parisien –, que la Maison Bucherer présente cette exposition-événement du 4 au 31 janvier 2017. Grâce à une série de panneaux et à un contenu interactif, l’exposition retrace les origines et l’évolution du Cosmograph Daytona, une montre iconique nommée en hommage à la capitale de la vitesse en Floride, lieu privilégié des plus grands pilotes de course et passionnés de vitesse. Les visiteurs pourront également admirer le nouveau Cosmograph Daytona en acier 904L, équipé d’une lunette Cerachrom monobloc en céramique noire qui associe l’excellence technologique et la performance de Rolex avec des caractéristiques esthétiques dignes de l’héritage de ce modèle unique.


cof

Exposition Rolex Daytona

Du 4 au 31 janvier 2017

Découverte d’une montre née pour la course

Bucherer Paris – 12, boulevard des Capucines

Le SIHH s'ouvre aux amoureux de belles montres

Culture Commentaires fermés sur Le SIHH s'ouvre aux amoureux de belles montres
jan 102017

Si vous n’avez rien de prévu le 20 janvier prochain et que vous aimez la haute horlogerie, dépêchez-vous de réserver  : pour la première fois de son histoire, le SIHH, Salon international de la haute horlogerie, s’ouvrira au public, le temps d’une journée. La manifestation genevoise, réservée depuis sa création aux professionnels ( détaillants, fournisseurs et presse ), sera, enfin, ouverte à tous. Prix du sésame magique  : aux alentours de 80 euros. Le tarif peut sembler élevé pour des salons hexagonaux, mais reste dans la norme des grands rassemblements de la planète luxe helvétique. Baselworld, l’autre grand rendez-vous horloger mondial, s’affiche par exemple à 60 euros la journée.

Menu XXL

Bonne nouvelle pour les visiteurs non professionnels  : ce qui sera dévoilé au public sera rigoureusement identique au contenu des journées privées, durant lesquelles 15 000 professionnels se seront pressés. Les visiteurs pourront donc découvrir en avant-première la présentation de la quasi-totalité des collections de l’année pour toutes les marques du groupe Richemont, soit A. Lange & Söhne, Audemars Piguet, Baume & Mercier, Cartier, IWC, Jaeger-LeCoultre, Montblanc, Officine Panerai, Piaget, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels.

Ces marques historiques, fondatrices, sont depuis presque toujours complétées par d’autres maisons qui ont une proximité avec le groupe, voire des alliances stratégiques  : Audemars Piguet, Richard Mille, Parmigiani Fleurier, Greubel Forsey. Enfin, depuis l’année dernière, le SIHH s’est ouvert à des marques totalement externes, mais qui incarnent, selon le groupe Richemont, une philosophie horlogère proche de la sienne  : Christophe Claret, De Bethune, H. Moser & Cie., Hautlence, HYT, Kari Voutilainen, Laurent Ferrier, MB&F, Urwerk.

Et pour quelques mètres carrés de plus…

Cet univers de 24 marques représentait déjà un panel étendu de ce que l’art horloger compte de plus prestigieux. Pourtant, le SIHH a décidé d’aller encore plus loin. Avant-hier, la direction du salon a annoncé que ce dernier serait renforcé de la présence de sept autres marques  : Ulysse Nardin et Girard-Perregaux ( toutes deux propriétés de Kering ), mais également RJ-Romain Jerome, Grönefeld, MCT, Ressence et Speake-Marin. Au final, depuis deux ans, mais encore plus en 2017, les marques du groupe Richemont seront… les moins nombreuses. Et le salon atteindra 31 exposants.

Un record depuis sa création en 1991 sous l’impulsion d’Alain-Dominique Perrin, alors patron de Cartier, qui voulut se détacher de l’autre grand-messe horlogère, Baselworld. Celui-ci reste toutefois largement dominant sur le marché avec 1 500 exposants – on pourrait ainsi faire cinquante SIHH en un seul Baselworld  ! Ce n’est toutefois pas la quantité mais la qualité qui compte  : sur ce point, la ligne stratégique du SIHH n’a jamais changé, celle d’un salon à taille humaine où les affaires se font loin des foules, en des salons feutrés où l’on prend le temps.

Balades côté jardins

Culture Commentaires fermés sur Balades côté jardins
jan 092017

Riviera, pivoines et citrons

Pour mieux faire connaître son merveilleux patrimoine paysager, le département des Alpes-Maritimes inaugure en 2017 le 1er Festival des jardins de la Côte d’Azur. De Mandelieu-la-Napoule à Menton, 80 domaines publics ou privés se refont une beauté pour ouvrir leurs portes au public du 1er avril au 1er mai.

Aux côtés de la villa Kérylos, à Beaulieu-sur-Mer, de la villa Ephrussi de Rothschild, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, et de la villa Domergue, à Cannes, des jardins privés classés remarquables, comme le mas des Pivoines, à Grasse, ou La Citronneraie, à Menton, saisiront l’occasion de mieux se faire connaître.

Un jury présidé par l’architecte paysagiste Jean Mus, concepteur de 1 500 jardins méditerranéens dans le monde, récompensera l’un des dix jardins éphémères exceptionnellement plantés au coeur d’Antibes, de Cannes, Grasse, Menton et Nice.

Art et nature

Le Domaine du Muy, récemment acquis dans le Var par le galeriste Jean-Gabriel Mitterrand et son fils Edward, peut enfin étancher la soif d’espace de ces grands amateurs d’art contemporain. Située entre l’Esterel et le massif des Maures, cette propriété de 12 hectares offrira au printemps le visage d’une galerie en pleine nature. Signées Lalanne, Keith Haring ou encore Niki de Saint Phalle, 40 oeuvres monumentales se découvriront parmi les chênes-lièges. Visitable sur rendez-vous, le parcours s’inscrira dans la même démarche que la fondation du sculpteur Bernar Venet, sa voisine. Chargée de relooker la demeure, l’architecte d’intérieur India Mahdavi l’a couverte d’une étonnante peinture argentée. Pour mieux rappeler les reflets du lac situé en contrebas.

Une saison, quatre styles

De mars à juin, quatre collaborations signées de femmes designers vont se succéder chez Monoprix. Ainsi, en avril, Constance Guisset signera de petits meubles ronds et un service de table épuré sur le thème de l’aquarelle. Changement de style fin mai avec Nathalie Lété ; fidèle à son univers, la créatrice égaiera la maison de ses imprimés rétro et fleuris.


Papier peint « Flamboyant » signé Jean-Paul Gaultier pour Lelièvre. © Morgane Le Gall

Gaultier et ses fleurs

C’est à l’imaginaire foisonnant de Jean-Paul Gaultier que la maison de tissus Lelièvre a confié sa première collection de papiers peints. Un fouillis de fleurs, mais aussi des rayures iconiques, des tags et des motifs ethniques sont réunis dans une série sobrement intitulée « Les papiers ».

© 2017 Sexy Girl Suffusion theme by Sayontan Sinha