Hommage au F-16

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jan 302015

Le F- 16 Fighting Falcon est l’avion de combat à réaction d’après 1945 le plus largement utilisé dans le monde occidental. C’est également l’un des plus connus du grand public, puisqu’il fut pendant des années la monture des fameux « Thunderbirds », la patrouille acrobatique de l’US Air Force. Et cette semaine, j’ai eu l’occasion d’en voir un en action, lors d’un meeting aérien extraordinaire. La tête encore pleine d’images, j’ai eu envie de vous présenter ce Light Weight Fighter (LWF chasseur léger) présent dans le monde entier, et qui est devenu pour tous l’image même de l’avion de chasse. Conçu à l’origine pour les pays alliés des États-Unis, l’avion fut sélectionné plus tard par l’US Air Force en complément du McDonnell Douglas F-15 Eagle. Le prototype General Dynamics YF-16A fit son premier vol le 20 janvier 1974 et battit son concurrent, le Northrop YF-17A, dans une évaluation comparée ultérieure des LWF.
Avec une spectaculaire agilité (due en partie à ses commandes électriques et à son mini-manche latéral au lieu du classique manche à balai central), le F-16 fut choisi à l’été 1975 pour rééquiper les forces aériennes belges, danoises, hollandaises et norvégiennes, la production étant organisée en Europe et la plupart des avions étant modernisés par la suite. D’autres F-16A et des biplaces F-16B furent achetés par l’Egypte, la Jordanie, le Pakistan, le Portugal, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Venezuela. Bien que conçu en tant que chasseur, la majorité des F-16A/B sont utilisés comme chasseurs-bombardiers et certains avions ont été convertis en intercepteurs purs pour les unités de la Garde Nationale américaine. Le F-16C ultérieur qui reçut une avionique perfectionnée dont un radar plus puissant fit son premier vol en juin 1984.
Israël engagea en premier le F-16 au combat lorsque des F- 16A récemment livrés attaquèrent avec succès les installations nucléaires de l’Irak en juin 1981. Les F-16 pakistanais revendiquèrent quelques victoires lors de l’intervention soviétique en Afghanistan. Si des centaines de F-16 furent déployés lors de la guerre du Golfe de 1991, la première victoire aérienne ne fut enregistrée qu’en décembre 1992 quand un F-16 de l’US Air Force abattit un MiG-25 irakien. D’autres victoires furent obtenues en Yougoslavie.
Si ce meeting aérien a été un bon moment, il a cependant eu un effet pervers : il a relancé mon envie d’effectuer un vol en avion de chasse. L’activité n’est pas donnée (presque 2000 euros), mais je ne peux m’empêcher de relire régulièrement le descriptif de la prestation. Cèderai-je ou non à la tentation ? Réponse sous peu. En attendant, pour en savoir plus, allez sur ce site spécialisé d’avion de chasse.

On discrimine toujours

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jan 302015

Le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens. Avant de commenter, je me dois de m’interroger : Est-ce qu’il y a seulement un contexte où de tels propos seraient légitimes ? J’ai beau me poser la question, je n’en trouve pas. Après avoir mis le pays en quasi-guerre civile au nom de l’égalité brandie comme seule incantation pour justifier l’injustifiable loi Taubira, nous découvrons que, pour le premier ministre, des personnes de confession juive seraient plus utiles à la France (je suppose qu’il s’agit de la nation, sinon il n’aurait pas hésité à parler de la république) que la même quantité de chrétiens. C’est le « All animals are equals but some are more equals than others » qui conclut « Animal farm » de George Orwell. Je ne suis pas à même de qualifier juridiquement ces propos. Sont-ils constitutifs d’un franchissement de la ligne blanche continue par le chef du gouvernement qui discriminerait de facto une catégorie de personnes sur la base de leur appartenance religieuse ? Est-ce un manquement à l’obligation de neutralité de l’état, tant vantée par ceux qui n’ont que la sacro-sainte laïcité à la bouche ? Je le pense, mais de plus compétents que moi pourront mieux répondre sur le terrain purement juridique. Des juifs ont été victimes des récents actes terroristes qui ont endeuillé la nation, et ce en tant que juifs. C’est bien évidement odieux. Je n’ai pas à juger des éventuels désirs d’émigration vers Israël de juifs français, ni de leurs motivations, qu’elles soient ou non liées à ces attentats. Mais ni ce drame ni rien d’autre ne saurait faire de 100 000 juifs des personnes plus utiles (ni moins utiles d’ailleurs) que 100 000 chrétiens. Sans souhaiter jeter de napalm sur le feu, je souhaite mettre en évidence que ce pouvoir immoral et dévoyé vient de rajouter une indignité de plus à longue liste de celles qu’il a déjà commises. Les chrétiens en sont les victimes. Je n’en suis pas étonné.

Hypocrisie de Valls en Chine

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jan 302015

Donc Valls est en Chine, ce pays pas du tout Charlie, et plutôt réfractaire aux droits de l’homme, sans doute pour se donner une stature de premier de la classe pour la prochaine élection présidentielle. C’est quand même dingue que ces mecs ne pensent qu’à leur pouvoir, sans même se soucier du chômage qui grimpe. Donc Valls est en Chine. Le Premier ministre, parti de France mercredi, est arrivé jeudi matin à Tianjin, métropole très dynamique à l’est de Pékin, à bord de l’A330 du président François Hollande. Manuel Valls, accompagné notamment du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, s’est immédiatement rendu à l’usine d’Airbus ouverte il y a dix ans dans cette ville portuaire située à une centaine de kilomètres de la capitale. Cette usine d’assemblage d’A320 « illustre parfaitement le dynamisme de notre relation », a lancé Manuel Valls : un quart en effet des avions vendus par Airbus vont en effet vers le marché chinois. La France, qui « accueille tous les investisseurs, Chinois en tête », est « déterminée à renforcer ce partenariat de long terme », a-t-il ajouté, apparaissant fatigué par son voyage. Le Premier ministre, après la visite du site au côté du PDG d’Airbus Fabrice Brégier, s’est dit « sûr » que l’avionneur européen concrétiserait son projet de « centre de finition » de l’A330, spécialement adapté au marché chinois, « sous réserve qu’il reçoive un nombre suffisant de commandes » de la part de compagnies chinoises. Manuel Valls a appelé à « remédier au déséquilibre » des échanges commerciaux France-Chine : les exportations de la Chine vers la France sont ainsi 2,5 fois plus élevées que celles de la France vers la Chine. Et les investissements chinois en France sont eux aussi bien inférieurs. Pour réduire l’écart, le Premier ministre a fait valoir « les réformes ambitieuses » et les « orientations très claires » prises par son gouvernement pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises. Mais la question du rééquilibrage des échanges – il faut également le dire – dépendra d’une plus grande réciprocité dans nos échanges commerciaux », a toutefois souligné Manuel Valls. Cette réciprocité devra reposer « sur la confiance et la connaissance mutuelle de nos atouts ». Cette allusion à la réciprocité peut s’entendre comme une référence aux obstacles jugés encore trop nombreux aux exportations françaises et européennes vers la Chine. Après avoir été reçu par le maire de Tianjin, Manuel Valls devait reprendre l’avion vers Pékin, où il rencontrera dans l’après-midi, au Palais du Peuple, son homologue chinois Li Keqiang, entre deux séminaires consacrés au business franco-chinois. Une délégation d’hommes d’affaires particulièrement garnie accompagne le Premier ministre français: les nouveaux patrons d’EDF, Thales, Areva, et les dirigeants de la SNCF, GDF Suez, Schneider… Interviewé par des médias chinois, Manuel Valls a fait passer le message suivant : « La France est plus que jamais ouverte à la Chine, à ses investisseurs, à ses étudiants et à ses touristes. » Il a salué les récentes prises de participations chinoises dans l’aéroport de Toulouse et dans la société d’activités touristiques Club Med, qui avaient fait grincer quelques dents en France. Même dans un secteur sensible comme les télécommunications, le Premier ministre se dit « très favorable » à accueillir un centre de recherche en France du géant chinois Huawei. A Pékin, Manuel Valls passera à une exposition de photos consacrée au changement climatique. Sa visite en Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, vise aussi en effet à rapprocher Pékin de la signature d’un accord mondial sur le climat à Paris en fin d’année. Avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, Manuel Valls tiendra une conférence de presse commune, un exercice qui reste exceptionnel pour le pouvoir chinois. A cette occasion, une quinzaine d’accords divers doivent être signés, mais Matignon n’a pas laissé entendre qu’il y aurait un contrat commercial majeur. Si certains « blocages » persistants quant aux restrictions d’importations de produits français et européens en Chine (agroalimentaire notamment) devraient être évoqués par Manuel Valls avec les hauts responsables chinois, son entourage s’est fait discret sur ses intentions concernant le chapitre sur les droits de l’Homme ou le cas du dissident emprisonné, le prix Nobel de la Paix Liu Xiaobo. Manuel Valls, lorsqu’il était député-maire d’Evry, en région parisienne, avait accueilli le Dalaï lama dans sa ville lors d’une visite en France du chef spirituel tibétain en exil en 2008. Vendredi, après un passage obligé à la Cité interdite de Pékin, Manuel Valls rencontrera le numéro 1 chinois, le président Xi Jinping, de même que le numéro 3, le président de l’Assemblée nationale populaire Zhang Dejiang, avant de se rendre à Shanghai samedi. La visite du Premier ministre clôt une série de cérémonies et d’évènements marquant le 50e anniversaire de l’établissement, en 1964, des relations diplomatiques entre la France et la Chine.

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