Un bouddhiste en Ecosse

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avr 302015

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Un séminaire m’a récemment permis de découvrir l’Ecosse. N’ayant jamais visité le pays du golf et du whisky, j’ai profité de ce que j’étais sur place pour rester un peu plus longtemps et visiter les lieux. L’Ecosse est un pays superbe, encore plus fabuleux que les photos ne le suggèrent : un pays rude et mystérieux, doté d’une atmosphère unique. Lors de ce séjour prolongé, j’ai cependant découvert à Holy Isle (au large de la côte occidentale de l’Écosse, près de l’île d’Arran) un lieu que je ne m’attendais pas, mais alors pas du tout, à trouver : un centre bouddhiste ! Et vous savez quoi ? Après une légère hésitation, j’ai finalement intégré le centre pour une (brève mais fascinante) retraite hors du monde. Si vous visitez un jour l’Ecosse, je vous recommande chaudement cette expérience vraiment singulière. « Gardez-vous de tuer. Respectez les biens d’autrui et gardez-vous de voler ; dites la vérité et ne mentez pas ; gardez-vous des beuveries. » Telles sont quelques-unes des règles qui régissent le centre de Holy Isle pour la paix et la santé dans le monde. Holy Isle bénéficie depuis fort longtemps du statut de site sacré, avec sa source aux propriétés curatives et la présence d’un monastère du XIIIe siècle sur ses terres. Le centre lui-même est un modeste sanctuaire environnemental et spirituel fondé par Lama Yéshé Losal. Les visiteurs sont libres de passer leurs journées comme bon leur semble même si la plupart des cours proposés suivent un programme précis. Vous pouvez ainsi vous initier au yoga, à la méditation, à la cuisine végétarienne, au bouddhisme et à d’autres cours conçus pour vous connecter à votre moi spirituel. Les repas sont servis à heures fixes et le site peut accueillir plus de 60 personnes. Depuis le début, le projet de Holy Isle est tributaire de volontaires œuvrant tant pour la plantation des arbres, la construction de murs en pierres sèches ou les travaux d’aménagement que pour le jardinage, la préparation des cours et la gestion du centre lui-même. La participation des hôtes est hautement appréciée, mais sans aucune pression. Si vous passez un jour là-bas, je vous recommande d’explorer les environs: les plantes et les fleurs sauvages rares poussent grâce au climat du Gulf Stream, tandis que des poneys sauvages Eriskay et des troupeaux de chèvres et de moutons paissent aux alentours. Les eaux côtières protégées de l’île sont quant à elles spectaculaires, car elles attirent plusieurs espèces de phoques, de dauphins et même… le requin-pèlerin. Décidément, Holy Isle porte bien son nom ! Ce séminaire prolongé en Ecosse a été au final une véritable bouffée d’air frais, tant physique que spirituelle. Et c’est avec un zen à toute épreuve que j’ai retrouvé mon bureau. Je vous laisse lien vers l’organisateur de notre séminaire en Ecosse, parce qu’ils sont supers.

L’Ukraine devient-elle totalitaire ?

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avr 302015

La Russie a accusé vendredi Kiev d’avoir recours à des méthodes «totalitaires» en adoptant des lois mémorielles pour «désoviétiser» l’Ukraine, au profit d’une idéologie nationaliste qui, selon elle, va pousser le pays «dans l’abîme». Les députés ukrainiens ont voté jeudi plusieurs lois mettant sur le même plan les régimes soviétique et nazi et interdisant toute négation publique de leur caractère «criminel» ainsi que la production et l’utilisation publique de leurs symboles. Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi vendredi soir dans un communiqué : «Kiev utilise des méthodes véritablement totalitaires, qui portent atteinte à la liberté de pensée, d’opinion ou de conscience». «En mettant au même niveau les agresseurs fascistes et les soldats ayant combattu le fascisme (…), les autorités ukrainiennes (…) tentent d’effacer de la mémoire collective des millions d’Ukrainiens», poursuit le communiqué. Moscou estime que Kiev viole même ses obligations internationales en «glorifiant» les combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) controversée, qui se voient accorder le statut de «combattants pour l’indépendance de l’Ukraine». L’UPA, qui avait affronté l’Armée rouge, mais aussi collaboré avec les nazis avant de les combattre, est honnie dans l’Est prorusse ainsi qu’en Russie. Aux termes des lois votées jeudi en Ukraine, les monuments à la gloire des responsables soviétiques doivent être démontés, de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme. En cas de violation de cette loi, qui doit encore être promulguée par le président Petro Porochenko, les organisations ou partis concernés seront interdits, ce qui remet en cause l’existence du Parti communiste ukrainien. Les personnes reconnues coupables de production ou diffusion de symboles soviétiques et nazi, en particulier de l’exécution publique de l’hymne soviétique, risqueront jusqu’à dix ans de prison, selon la nouvelle loi. Beaucoup ont salué en Ukraine le vote des députés, estimant que des lois mémorielles sur les symboles soviétiques auraient dû être adoptées juste après l’indépendance de l’Ukraine de l’URSS en 1991, à l’instar des pays Baltes – d’autres anciennes républiques soviétiques – et de la Pologne, ex-membre du bloc socialiste où des lois similaires existent aussi. Bien que des monuments soviétiques aient été déboulonnés au moment de la chute du régime soviétique en 1991, comme celui dédié au fondateur de la Tchéka (ancêtre du KGB) Felix Dzerjinski, qui trônait face au siège de l’actuel FSB Place de la Loubianka à Moscou, la Russie n’a pas adopté de lois équivalentes sur l’héritage soviétique. Le président Vladimir Poutine, lui-même ancien officier du KGB, a même réintroduit après son arrivée au pouvoir en 2000 l’ancien hymne soviétique – désormais interdit par l’Ukraine – avec des paroles adaptées.

L’Iran est toujours l’un des berceaux de la drogue

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avr 302015

Près de 500 tonnes de drogues ont été saisies sur un an en Iran, l’une des principales voies d’acheminement de l’opium ou de l’héroïne depuis l’Afghanistan, a annoncé samedi le chef de la police antidrogue. La quantité des saisies est en baisse par rapport à l’année précédente, où quelque 575 tonnes de drogues avaient été découvertes dans le pays. Entre mars 2014 et mars 2015, «nous avons découvert plus de 490 tonnes de drogues, dont 390 d’opium, 70 de haschich, 10 d’héroïne, 8 de morphine et 15 tonnes d’autres produits», a affirmé le général Ali Moayedi, cité par les médias locaux lors d’une conférence de presse. La police antidrogue, qui a effectué 1800 opérations à travers le pays, «s’est concentrée cette année sur les réseaux internationaux et les bandes», a-t-il déclaré selon l’agence officielle Irna. Il a notamment annoncé le récent démantèlement d’un groupe de trafiquants de cocaïne baptisé «Ghool Bache» (enfant géant, en persan), dont le chef a une vingtaine d’années. Lors de ces opérations, 93 trafiquants de drogues et 10 policiers ont été tués, a-t-il ajouté. Le général Moayedi a ajouté que 250 laboratoires clandestins avaient été découverts et détruits dans le pays, dont 200 à Téhéran et dans ses environs. L’Iran est l’une des principales voies d’acheminement vers le Moyen-Orient et l’Europe de l’opium ou de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, premier producteur mondial de drogue, qui entre directement par la frontière irano-afghane ou via le Pakistan. Les forces de l’ordre iraniennes ont perdu près de 4000 hommes dans la lutte antidrogue depuis 1979, selon les chiffres officiels. Pour tenter de limiter le trafic, les autorités ont progressivement érigé depuis 20 ans un «mur» sur une large part des 1800 kilomètres des frontières orientales du pays, pour un coût estimé à 700 millions de dollars. L’Iran en est aussi une victime directe, avec 1,3 million de drogués sur une population de plus de 75 millions, selon les estimations du gouvernement. Alors que l’ONU rend régulièrement hommage à la lutte antidrogue de l’Iran, Téhéran dénonce le manque d’aide internationale dans ce domaine et accuse régulièrement les services de renseignement israéliens d’encourager le passage de la drogue en Iran pour déstabiliser le pays. De leur côté, les États-Unis accusent certaines unités des Gardiens de la révolution, la garde prétorienne du régime, d’être impliquées dans le trafic.

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