La compagnie du Ponant embarque chez Artémis

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juil 312015

Artémis (propriétaire du Point) est en négociations exclusives avec la société Bridgepoint pour racheter le bijou de la navigation maritime, Ponant. Seul croisiériste de luxe naviguant sous pavillon français et leader mondial des expéditions polaires 5 étoiles, Ponant possède une flotte sophistiquée composée du voilier Le Ponant, célèbre trois-mâts de 88 mètres, et de quatre yachts de croisière dernière génération (Le Boreal, l’Austral, le Lyrial, et le Soleal), comprenant chacun entre 32 et 132 cabines et suites.

Ces bateaux de petites capacités proposent des itinéraires uniques, des escales inaccessibles aux grands navires, assurent un confort inégalé et contribuent à imposer sur les mers un art de vivre à la française. Cette nouvelle forme de croisière a attiré une clientèle plus jeune et plus exigeante. Le marché est en croissance constante, notamment auprès de la nouvelle classe aisée des pays asiatiques. Au point d’être devenu une niche enviée par les grands acteurs du voyage confrontés à un ralentissement du tourisme de masse.

Cette acquisition du croisiériste de luxe permettrait à Artémis de renforcer son portefeuille d’investissement dans le secteur du luxe. Artémis contrôle notamment le groupe Kering (anciennement PPR), la maison de vente aux enchères Christie’s et les vignobles de Château-Grillet et de Château Latour. La holding présidée par François Pinault prend pied dans une activité porteuse d’avenir où les occasions de croissance sont rares et les marques leaders très prisées. Beaucoup de groupes de luxe et de tourisme avaient des vues sur la compagnie du Ponant, dont l’image d’excellence et le savoir-faire sont désormais établis dans le monde entier. Cette acquisition permet également de préserver à l’entreprise sa spécificité française. Pour François Pinault, cette incursion dans le monde très fermé des armateurs est également l’occasion de planter plus profondément ses racines bretonnes dans la légende des marins et des corsaires qui ont cartographié le globe.

Créée en 1988 par Jean-Emmanuel Sauvée et une dizaine d’officiers de la Marine marchande, basée à Marseille, la compagnie du Ponant s’inscrit dans la grande tradition française de la navigation maritime en proposant à ses clients des itinéraires exceptionnels à travers le monde et des prestations de haute qualité. Leader mondial des expéditions polaires, Ponant aura transporté en 2015 près de 30 000 passagers et devrait réaliser un chiffre d’affaires de plus de 140 millions d’euros, en forte progression. Le montant de l’acquisition n’est pas rendu public, mais les rumeurs font état d’un prix proche de 400 millions d’euros.

Le« club privé » de la mode Saint Laurent

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juil 282015

Depuis l’arrivée en 2012 d’Hedi Slimane chez Yves Saint Laurent, rebaptisée Saint Laurent par le directeur artistique, la griffe a toujours poursuivi une activité privée de « couture », c’est-à-dire la réalisation de robes uniques pour des clientes ou plutôt des « amies » privilégiées, stars ou non. Mais la maison ne l’avait jusque-là pas officialisée. D’ailleurs, les vêtements eux-mêmes n’étaient pas griffés. C’est désormais chose faite avec la réouverture des deux ateliers couture (l’Atelier Flou pour les robes et l’Atelier tailleur pour le tailoring) fermés en 2002 après les adieux de M. Saint Laurent à la mode, lovés au cœur de l’hôtel Sénecterre, 24, rue de l’Université à Paris, ils ont été totalement rénovés.

Cette nouvelle étape dans l’histoire de la marque est la pierre angulaire du projet de réforme lancé par Hedi Slimane lors de son entrée au sein de la marque : retrouver l’équilibre entre l’esprit « couture » de la maison et la mode contemporaine rajeunie des collections de prêt-à-porter. « Cette démarche est considérée encore plus exclusive qu’un défilé de haute couture », souligne-t-on chez Saint Laurent.

Désormais, chaque vêtement de couture pour femme comme pour homme sera donc griffé d’une étiquette en soie ivoire marquée du nom Yves Saint Laurent, numéroté et consigné dans un livre baptisé « Monogramme ». Et pour lancer cette nouveauté, le directeur artistique a imaginé – et photographié – une campagne de publicité spécifique aux images ultra sophistiquées, en noir et blanc, mettant en scène des modèles dans les locaux du somptueux hôtel particulier de la rue de l’Université.

Chine : la (curieuse) vogue du « face-kini »

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juil 272015

Couvrez ce teint que je ne saurais voir… En Chine, plus que jamais, la mode estivale 2015 est à l’intégrale antisoleil et le face-kini, cagoule qui empêche de bronzer, gagne du terrain sur les plages. Pour les Chinoises en vacances, la pâleur de peau est synonyme de raffinement, tandis que le hâle et la peau cuivrée sont l’apanage des travailleurs agricoles. D’où le succès du face-kini, accessoire souvent assorti d’une combinaison intégrale portée près du corps, pour se baigner sans brunir mais aussi pour se prémunir des piqûres de méduse.

Sur les plages bondées de Qingdao, ancienne colonie allemande et station balnéaire très touristique de la côte orientale de la Chine, les baigneuses masquées ne surprennent plus, même si les face-kinis adoptent des teintes de plus en plus fluo. Souvent d’un âge respectable et ne sachant pas nager, elles rentrent dans l’eau en portant leur bouée, ou restent agrippées aux lignes de flottaison. De loin, on peut avoir l’impression d’une brochette de super-héros émergeant des profondeurs marines… Désormais, les combinaisons couvrantes et les face-kinis, en coton fin ou en acrylique, se déclinent dans toute une gamme de couleurs, s’inspirant même des masques bariolés traditionnels de l’opéra de Pékin.

Un berceau de luxe pour Bouddha

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juil 262015

Bouddha ne fut ni tout-puissant ni prophète, et il est aujourd’hui célébré comme un Dieu. Le village de Lumbini, son antique berceau, au pied de l’Himalaya, ne fait pas exception, Bouddhaland de pagodes, de dragons, de moulins à prières, de drapeaux, de stupas dorés… Mince, le message était-il si difficile à comprendre ?, doit-il se dire.

L’immense parc de Lumbini

Depuis qu’il a conquis l’Occident, le discours du Bienheureux a été commenté, enrichi et adapté. Il a donné naissance à trois courants principaux – le Theravada, le Mahayana et le Vajrayana, regroupant dix-huit écoles, aux pratiques diverses et variées. Et s’exprime aussi dans de nouveaux cultes. On sait peu de choses sur sa vie, mais les recherches se poursuivent. En 2014, des archéologues ont mis au jour les vestiges d’une structure en bois inconnue jusque-là. Ces fouilles ont eu un tel impact que l’on s’est empressé de remettre en cause la datation désormais admise de la vie de Bouddha. Pourtant, rien n’atteste avec certitude que ce lieu ait bien été celui de la naissance du sage Sakya, à une époque où ni le Népal ni l’Inde n’existaient en tant qu’État-nation.

 

Dans l’immense parc de Lumbini, les monastères flamboyants et les monuments éminents, qui reprennent l’architecture de l’État qui les a financés, contrastent avec les villages désolés alentour. La plaine du Teraï est pourtant riche. Grenier à blé du Népal, elle représente 75 % des revenus du pays, 87 % des ressources forestières et 70 % des droits de douanes. Mais ses habitants, populations composites parmi les plus pauvres du pays et plombées par le centralisme de Katmandou, n’en voient pas beaucoup la couleur. Le cœur économique du pays est le théâtre d’une rivalité entre les défenseurs d’une identité de plaine (madesh) et les partisans d’une identité des collines (pahadi), les premiers accusant les seconds, ayant récemment migré, de monopoliser les ressources politiques et économiques et réclament un État « madesh ». Climat qui pèse négativement sur les affaires. Les plus démunis sont devenus serfs endettés sur leur terres, et beaucoup se sont résolus à vendre leurs enfants, comme esclaves domestiques.

 

Un village sacré écologique

C’est sur cette toile de fond que l’architecte sud-coréen Kwaak Young Hoon propose de créer un village sacré écologique en forme de lotus géant, innervé par huit chemins bouddhiques, que l’on verra de l’espace, avec des écoles, des hôtels, des musées, des fleurs et des arbres. Chaque feuille symbolisera une ville du monde. « Et si New York est choisie, il faudra que ça ressemble aux États-Unis », ironise le responsable d’une agence touristique. « C’est un projet qui va trop loin, au regard de l’état du pays, reconnaît à son tour Christian Manhart, directeur de l’Unesco. Mais on ne peut pas empêcher les constructions en dehors du périmètre du label Unesco, limité au jardin sacré. On ne peut faire que de la pression morale. » En septembre 2014, le Nepal Tourism Board, organisme népalais chargé de la promotion touristique, présentait, dans un hôtel huppé de Katmandou, un projet grandiose, avec hôtels, casinos et attractions, mais sans aucune concertation avec le département d’archéologie. On leur a expliqué que ce n’est pas ce genre de tourisme qui protégera la spiritualité de lieux », poursuit Christian Manhart.

 

Le lieu de naissance du Bouddha Gautama

Le site de pèlerinage de Lumbini est une vieille histoire. En 1896, des archéologues, suivant les indications des pèlerins chinois, mettent à jour des vestiges, près du village népalais de Rummindei. Oublié et recouvert par une jungle insalubre infestée par la malaria, pendant des siècles, le site est identifié comme le lieu de naissance du Bouddha Gautama grâce à un pilier de pierre datant du troisième siècle avant J.-C. La divinité du temple contigu est présentée comme étant la mère du Bouddha, la reine Maya-Devi, dont la tradition dit qu’elle est morte sept jours après la naissance du Bienheureux. Il faut cependant attendre les années 1960 pour que des fouilles plus poussées commencent réellement, facilitées après l’inscription du site à l’Unesco. Ces fouilles mettront au jour plusieurs niveaux d’occupation, depuis l’âge de fer jusqu’au XIVe siècle. Parmi les plus anciens éléments, datés d’avant le règne du roi Asoka, une pierre placée au coeur du temple de Maya-Devi indique « le lieu exact de la naissance du Bouddha ».

 

Le bouddhisme s’est éteint dans la région

Afin de protéger le jardin sacré, menacé par les intempéries, l’ONU charge dans les années 1970 l’architecte japonais Kenzo Tange d’élaborer un « master plan » couvrant plus ou moins 7 kilomètres carrés. Mais le site fera débat. « Kenzo Tange a souhaité promouvoir l’image d’un bouddhisme unifié, comme ensemble de valeurs qu’on partage et pas comme un système de croyances », explique Élise Sintes, doctorante qui prépare une thèse sur Lumbini. « Il a fallu resacraliser les lieux. Pour pénétrer dans le jardin sacré, il faut désormais se déchausser. On a mis des drapeaux un peu partout. » Par ailleurs, c’est un site qui échappe aux populations locales. Le lieu abrite une déesse villageoise, Ruman dei, que les populations vénèrent depuis des siècles. Les sacrifices d’animaux – aujourd’hui remplacés par de la poudre de vermillon – ont perduré jusqu’en 1950. Les habitants des villages alentour sont à majorité hindoue (67 %) et musulmane (37 %). On ne compte que 1 % de bouddhistes. Le bouddhisme s’est éteint dans la région entre le VIIe et le XIIe siècle. Pour les musulmans, Lumbini n’a pas de signification religieuse. L’adoration par les hindous d’un bas-relief représentant Maya Devi n’est plus pratiquée. « La sculpture a été transformée en objet d’art et a perdu ses pouvoirs », précise Élise Sintes.

 

Une manne financière

Lorsque le sceau du patrimoine mondial est délivré en 1997, les élites népalaises y voient avant tout une manne financière, ainsi qu’un moyen de construire une fierté nationale. Pour marquer son ancrage dans l’histoire du bouddhisme, la ville la plus proche, Bhairahawa, est rebaptisée Siddhartha Municipality. Lumbini Zone devient l’une des quatorze zones administratives du pays. Mais le projet de développement s’enlise, freiné par l’instabilité politique, la corruption. En 2011, une mystérieuse ONG chinoise, basée à Hong Kong, Asia Pacific Exchange and Cooperation Foundation (APECF), propose aux Népalais d’investir 3 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros) – soit pratiquement l’équivalent des recettes publiques du pays perçues en 2010 – pour faire de Lumbini un site de pèlerinage de masse, avec un aéroport international, une université, des hôtels de luxe, des centres commerciaux et culturels, des temples. Son vice-président au Népal n’est autre que l’ex-chef de l’insurrection maoïste, Pushpa Kamal Dahal, alias « Prachanda », lequel, après l’accord de paix de 2006, a été Premier ministre entre 2008 et 2009. Également dans le comité directeur de l’APECF : le fils du dernier roi Gyanendra, Paras Bir Bikram Shah Dev, réputé pour ses frasques avec les stupéfiants.

 

Redonner confiance aux touristes

Le dirigeant de l’APECF, Xiao Wunan, est un homme habile, actif dans les réseaux bouddhistes d’Asie du Sud-Est. En 2006, il a initié le World Buddhism Forum, club d’influence qui regroupe diverses associations bouddhistes de la même région, ainsi que des hommes d’affaires, proche du pouvoir. Il prétend bénéficier de soutiens dans l’appareil du Parti communiste chinois, et s’est fait prendre en photo avec le dalaï-lama. « Les Chinois sont pragmatiques, ils savent que le dalaï-lama est une personnalité importante, explique Thierry Dodin, tibétologue. Le fait de s’afficher avec lui est un moyen de montrer à ceux dont il veut faire honneur qu’il le connait, qu’il a des relations haut placés. C’est comme cela qu’il a embobiné Prashanda, mais il n’a pas misé sur le bon cheval. Les maoïstes on perdu leur influence au Népal. » Les bouddhistes sont montés au créneau pour faire stopper le projet. « On ne pouvait pas laisser Prashanda toucher à Lumbini, explique Raju Sakya, activiste et homme d’affaires. En février, l’APECF a été blacklistée pour manque de transparence. Ni Prachanda, ni aucune autre personnalité autorisée ne donneront d’information sur l’origine des fonds, pas plus que sur les détails des aménagements. Interrogé sur le projet de l’architecte sud-coréen, Kwaak Young Hoon, désormais seul en lice, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Aviation civile Kripasur Sherpa – premier sherpa nommé à ce poste, en mai –, estime « qu’il ne s’agit pas d’un projet trop ambitieux », mais ne s’emballe pas. Rien n’est décidé. C’est en discussion. Il y a des choses plus importantes à faire en ce moment », a-t-il répondu. Redonner confiance aux touristes après un séisme en est une. « Kwaak veut prouver que les Coréens font mieux que les Japonais, renchérit Raju Sakya, mais il a copié Kenzo Tange. Le gouvernement népalais devrait se tourner vers des architectes européens. Les Allemands ont fait un travail remarquable à Bhaktapur. Les Français ont l’expérience des sites en Afrique, et les Italiens ont fait des merveilles à Rome. »

 

800 000 visiteurs par an

Lumbini draine 800 000 visiteurs par an, essentiellement du Sud asiatique, avec en tête le Sri Lanka (32 %), la Thaïlande (17 %), la Corée du Sud (9 %), le Japon (9 %), la Birmanie (9 %) et Taiwan (4 %). Mais si les touristes affluent, les retombées économiques sont faibles, montre Gyan P. Nyaupane, géographe à l’Université d’Arizona. Seul une poignée de locaux sont employés comme conducteurs de rickshaw, dans les magasins de souvenirs, comme guides ou comme ouvriers non qualifiés dans les hôtels et les restaurants. Pendant la construction des monastères, des routes et des canaux, les autorités ont recruté de la main-d’œuvre locale. Mais dans l’ensemble, ce sont des emplois temporaires, en complément d’activités agricoles. La plupart des touristes se rendent sur le site, depuis l’Inde, pour la journée, et ne dépensent presque rien. Certains pays ont leurs propres monastères, qui fournissent des hébergements bon marché et de la nourriture pour les pèlerins en échange de donations. « Pour attirer des touristes, il faut déjà bien les orienter à l’intérieur du parc, afin qu’ils suivent le cheminement, et les inciter à découvrir les autres sites, explique Sonam Sherpa, PDG de l’agence Thamserku. Le gouvernement doit, par ailleurs, recruter des jeunes érudits pour former les guides locaux à l’histoire du bouddhisme, et ne plus autoriser les touristes à prendre pension dans les monastères, sauf pour les vrais pèlerins. » Dans cette région sans grands reliefs, faire concurrence à l’Himalaya n’est pas une mince affaire.

 

La Chine poursuit ses ambitions

La Chine, consciente de l’impact de Bouddha comme instrument de soft power, poursuit ses ambitions en organisant des expositions itinérantes des reliques de l’Éveillé et en construisant des routes et voies de chemin de fer en Asie du Sud, pour acheminer touristes et marchandises. L’Inde, qui abrite trois des quatre lieux saints liés au Bouddha – Bodh-Gayâ (l’éveil), Sârnâth (la première prédication) et Kusinagara (la « disparition définitive » ou pari-nirvâna) –, a soutenu un projet d’un milliard de dollars avec l’aide de 18 États dont la Chine, l’Australie, le Japon, Singapour, pour la réouverture de l’Université bouddhiste de Nalanda. En 2012, le pays a accueilli la première réunion de l’International Buddhist Confederation (IBC), carrefour fédérant les différentes écoles, créée par un groupe de bouddhistes indiens himalayens, de culture tibétaine, qui étudient dans les monastères recréés en exil. Entre les deux, le Népal s’efforce de protéger ce qu’il considère comme son joyau, quitte à instituer une nouvelle vérité sur les origines, afin de tenir l’Inde à l’écart. L’anthropologue Gisèle Krauskopff (1) évoque le cas de deux intellectuels qui ont proclamé Bouddha ancêtre des Tharu, populations indigènes du Téraï. « Il s’agit d’affirmer l’appartenance des Tharu au sol népalais en effaçant toute trace de l’extériorité véhiculée par le mythe rajput », afin d’offrir aux individus « un passage vers un ordre nouveau », anti-brahmanique. Le 3 août 2014, lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi, les autorités népalaises l’ont dissuadé de visiter Lumbini, prétextant des violences dans le Teraï.

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