DS se met en 4 et signe la Crossback

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août 312015

Si la DS3 a été immédiatement comprise comme une petite urbaine chic et la DS5 comme une routière design de standing, la DS4 a été prise en sandwich entre ces deux fortes individualités et a peiné à exister. Pourtant, des trois, c’était la plus rassembleuse avec sa carrosserie compacte et son style de faux crossover. Mais en hésitant à prendre position entre une vie civile et un costume plus baroudeur, la DS4, en dépit de ses qualités, a peiné à s’imposer. Pour Francfort et une sérieuse opération de restylage, DS a décidé de clarifier les choses et de proposer non pas une, mais deux DS4 afin de combler deux styles de clientèles différents.

Sous un même modèle, on trouvera désormais deux silhouettes distinctes et une nouvelle face avant avec, d’un côté, une version routière, et de l’autre la nouvelle Crossback qui entend surfer sur la vague des crossovers. Elle ne dispose pourtant pas de transmission intégrale, mais son grimage façon baroudeuse, sa garde au sol relevée de 30 mm, ses roues noires, ses barres de toit et son système d’antipatinage des roues avant sous faible adhérence devraient, selon DS, faire l’affaire. Stratégique alors que les crossovers représentent déjà 30 % des ventes des compactes premium. De quoi, peut-être, améliorer le score de la DS4 qui plafonne à 115 000 exemplaires seulement depuis son lancement.

Question d’assiette

Dans le même temps, la version route a vu son assiette abaissée et, comme la Crossback, adopte la nouvelle identité de marque avec une nouvelle face avant reprenant la calandre DS Wings issue directement du concept car Numéro 9, et les nouveaux projecteurs DS LED VISION.

Pour la partie cosmétique, on retiendra une nouvelle offre biton carrosserie-pavillon et un intérieur raffiné comprenant en haut de gamme un garnissage de la planche de bord et des panneaux de portes en cuir nappa, et la confection des sièges au dessin « bracelet de montre » en cuir semi-aniline. Pas de changement pour les moteurs allant jusqu’à 210 ch. et émettant entre 97 g/km et 138 g/km de CO2. Présentés en première mondiale au Salon de Francfort 2015, ces modèles seront commercialisés à partir de novembre 2015 en Europe.

Souvenir de vacances en Ecosse

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août 282015

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La demeure du Chaos

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août 282015

La semaine dernière, à l’occasion d’un passage dans le Rhône, j’en ai profité pour visiter la banlieue ouest de Lyon, où se trouve Saint-Romain-au-Mont-d’Or. J’avais une raison de m’y rendre, puisque c’est là que se trouve une demeure extraordinaire et insolite : la Demeure du Chaos. Pour vous donner une idée de ce qu’on y trouve, selon le New York Times, cette propriété est « une des aventures artistiques les plus fortes du XXIe siècle ». Pour les paisibles habitants de Saint-Romain, il s’agit plus simplement d’une agression visuelle intolérable. Il faut dire que la Demeure du Chaos ne peut laisser personne indifférent. On crie au génie, ou au fou, mais dans tous les cas, on crie toujours. « Une œuvre d’art qui ne dérange pas n’en est pas une », assure d’ailleurs son créateur, le richissime Thierry Ehrmann, et si la qualité de l’œuvre se mesure au nombre de plaintes et de procès intentés, celle-ci est sans conteste un véritable chef-d’œuvre ! Imaginez. À peine la grille franchie, le visiteur sombre dans une atmosphère lugubre « insufflée par l’esprit de la salamandre », emblème entouré de coulées de lave qui lui rappelle qu‘il entre dans une zone incontrôlable, une zone de « tous les possibles ». Par la fantaisie de son propriétaire, la maison bourgeoise du XVIIe siècle offre désormais un spectacle d’apocalypse : on n’y trouve plus que murs éventrés, carcasses de voitures calcinées, engins gigantesques exhibant sans pudeur leurs charpentes métalliques aux regards angoissés. Des squelettes d’acier s’élèvent vers le ciel, rejoints dans cette conquête spatiale par d’improbables tuyaux géants. C’est la guerre, une « sorte de no man’s land militaire » qui a été imaginé avec ses blockhaus tagués, ses tanks rouillés, une épave d’avion et des éclaboussures de peinture rouge sur des murs noircis. « Œuvre de déconstruction », « demeure philosophale », « trou noir »… autant d’appellations que le surprenant Thierry Erhmann applique à cet étrange univers. Tragique miroir de notre époque, le chaos du milliardaire « le plus allumé de France » évoque à la fois les attentats du 11 septembre et les guerres du Proche-Orient, pour procéder « à un effacement complet de la présence bourgeoise ». La salamandre s’affiche sur tous les supports. Elle incarne le symbole de la résurrection et de l’éternité, seul message d’espoir dans ce monde mortifère, œuvre géante et collective, atelier unique rassemblant plus de trois mille créations rappelant la Factory, ouverte à New York par Andy Warhol. Alchimiste des temps modernes, l’artiste plasticien, passionné d’ésotérisme, a créé le Chaos, premier élément du Grand Œuvre pour transformer en chantier permanent sa grande bâtisse et peut-être se transformer lui-même. Homme d’affaires redoutable à la tête d’une multinationale, artiste visionnaire, Thierry Ehrmann a su faire de sa demeure un hallucinant musée où convergent, chaque année, cent vingt mille visiteurs. « Mais jusqu’où va-t-il aller ? » s’inquiètent ses voisins. Lui nous promet l’apothéose… La prochaine fois que vous passerez par Lyon, ne manquez pas de découvrir ce lieu improbable et qui ne laisse jamais indifférent ! J’en avais entendu parler sur un site proposant des voyages insolites, et je dois dire qu’avec cette Demeure du Chaos, j’ai été servi, niveau insolite ! je vous laisse le lien vers le site de voyage insolite.

Mercedes Classe S Cabriolet : retour d’une star

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août 272015

Il faut bien occuper le terrain. Mercedes, qui dispose, comme AudiBMW et Volkswagen, de son propre hall au Salon de Francfort, en profitera pour y présenter des nouveautés en rafale. Outre la Classe C Coupé et la Classe A remodelée, le constructeur de Stuttgart y dévoilera la Classe S Cabriolet, soit déjà la 4e déclinaison de son vaisseau amiral, après les versions Maybach (ultra-luxe), Pullman (allongée) et Coupé. Logiquement, c’est sur la base du Classe S Coupé que ce nouveau cabriolet 4 places a été développé. Un retour aux sources pour Mercedes, qui avait délaissé ce segment depuis la 280 SE de 1971. Comme cette illustre devancière, le nouveau venu utilise une capote souple afin de préserver la pureté de sa ligne et une habitabilité raisonnable aux places arrière. De quoi autoriser une véritable vocation familiale à ce très luxueux cabriolet de plus de 5 mètres qui vient donc se positionner au-dessus de la SL biplace dans la gamme des découvrables Mercedes. Les caractéristiques techniques du modèle ne sont pas encore annoncées, mais il serait logique que ce cabriolet accède aux mécaniques du reste de la gamme Classe S du V8 5,5 litres biturbo développant de 455 à 585 ch selon les versions au V12 biturbo allant jusqu’à 630 ch. Même les amateurs des performances les plus débridées devraient y trouver leur compte. Le tarif et la date de commercialisation de la Classe S Cabriolet n’ont pas encore été annoncés à ce stade.

Scandinavie : au bout du monde avec Frederik Paulsen

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août 232015

Très grand, mince, l’homme aime planter son drapeau partout sur le globe. Frederik Paulsen a fait des pôles son jardin, s’y posant en huit points mythiques. « Un jour, j’ai lu un article sur les voyages au pôle Nord. Et là, je suis tombé dans un trou, dit-il dans un français au léger accent germanique. Une fois au pôle Nord, il était évident qu’il fallait aller au pôle Sud. Au pôle Sud, on s’est demandé s’il n’y avait pas d’autres pôles. » Le grand chelem des huit pôles est né. Chaque hémisphère en compte quatre.

Pas facile de se représenter ces bouts du monde. Quand on se trouve au pôle Nord, on n’est au sud de nulle part, et, le pôle Sud n’est au nord de rien d’autre. Le pôle d’inaccessibilité, quant à lui, est le point océan le plus éloigné de toute terre. Les pôles magnétiques sont un lieu de mirage où les boussoles s’affolent, les pôles géomagnétiques le reflet d’un monde parfait, inventé pour corriger l’imprécision des autres. Chercher ces pôles, c’est toucher un vide où chacun peut tout aussi bien disparaître ou rencontrer ses rêves.

« Quand Mir 2 s’est posé au fond de l’océan glacial Arctique, on a perdu le contact radio avec le bateau. On a raconté quelques blagues et j’ai dormi une demi-heure, je crois. » Étrange calme dans ce moment de haute tension, comme à bord de cet Antonov 3, que le pilote n’avait jamais manoeuvré. « Il y a eu un black-out électrique, on était dans le brouillard, de la glace se formait sur les ailes, on commençait à descendre. Je me suis plongé dans The Economist. Qu’est-ce que je pouvais faire ? » L’avion réussit à se poser, mais ne pourra plus redécoller. « Vous voyez le tableau, j’étais planté au pôle Sud en conversation avec mon banquier à Genève, à qui je donnais des instructions pour faire un transfert de 175 000 dollars sur le compte d’une compagnie nord-américaine pour qu’on puisse rentrer », raconte-t-il d’un air détaché.

Audace et amitiés

L’univers tentaculaire de ce milliardaire original est impressionnant. Un activisme qui cache un besoin de reconnaissance et d’influence sur le cours du monde. « J’ai grandi dans la confession protestante. Mon père a été formé par la culture prussienne, dont on n’a gardé que l’image militariste, explique-t-il. On oublie que c’était une terre de tolérance, d’entraide, d’invention. J’ai des devoirs, aider les autres en fait partie. » Cet amour pour la connaissance universelle, il le doit aussi à son père. « À table, nous parlions des Hittites, de l’étymologie des mots, de la science. Ce qui comptait, c’étaient les livres qu’on lisait, les connaissances acquises. » Le laboratoire pharmaceutique Ferring, créé par son père en 1950, vaut à son fils de peser plusieurs milliards de dollars.

Ses expéditions sont un mélange d’audaces logistiques, d’amitiés, de soutien à la recherche et à la science. « Quand je trouve quelqu’un de sympathique, je l’invite. Il y a ceux qui répondent oui tout de suite et ceux qui disent il faut que je demande à ma femme, s’amuse l’homme d’affaires, épaté par les contacts insolites qu’il noue. Un jour, en Antarctique, un scientifique soviétique racontait qu’il avait été engagé par le pape pour démontrer l’existence de Dieu. »

Le petit drapeau russe en titane planté au fond de l’océan Arctique en 2007 reste un symbole des appétits russes sur les gisements d’hydrocarbures. Financier de l’expédition, Paulsen coupe court aux critiques : « Les Américains ont planté leur drapeau sur la Lune, je ne crois pas qu’ils en revendiquent la propriété. » En explorant les régions polaires, il s’est pris d’affection pour les polarnik russes – les explorateurs polaires – et s’est investi dans le pays. « J’ai fourni trois cliniques de fertilité. Quand Poutine m’a décoré, j’ai promis 1 million de bébés russes. On en a fait 3 000… » À l’avenir, l’homme s’est fixé d’autres défis : trouver un dirigeable pour traverser la Sibérie et l’Alaska avec atterrissage au pôle Nord, et un bateau pour faire le tour du Groenland et de l’Antarctique…

Voyages au bout du froid, les 8 pôles de Frederik Paulsen, de Charlie Buffet et Thierry Meyer (éditions Paulsen, 320 p., 29 euros).

Corsica Classic, croisière stylée en Corse

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août 212015

Chaque année, l’île de beauté accueille l’une des régates les plus prisées des amateurs de yachting de tradition. Cette course côtière en sept régates autour de la Corse est ouverte à tous les yachts de tradition. Elle partira cette année d’Ajaccio le dimanche 23 août pour se terminer à Bonifacio le dimanche suivant. Entre-temps, les voiliers passeront notamment par les mythiques Sanguinaires, Cala d’Orzo, Porto Pollo, Bonifacio, les îles Lavezzi, Porto-Vecchio ou encore Santa Giulia.

 © Patrick Swirc © Patrick Swirc

Au casting cette année, près de quarante voiliers venus de France, de Monaco, d’Italie, d’Angleterre, d’Argentine ou des États-Unis (parmi lesquels Barunita, un voilier créé pour Walt Disney en 1957). Un millésime 2015 placé sous le signe de l’épicurisme et d’un art de vivre singulier. Car cette course fait aussi la part belle à l’élégance. Les équipages sont habillés par Lacoste et chaussés par Sebago. L’inventeur de la Dockside, chouchoute des marins et star des pontons, étrennera notamment son modèle en néoprène.

La gastronomie sera aussi mise à l’honneur. Chaque étape sera ponctuée de dégustations de spécialités locales : des gourmandises glacées du célèbre Pierre Geronimi aux recettes de Fabio Bragagnolo, le chef doublement étoilé de l’hôtel Casadelmar. La solidarité sera aussi au départ puisque la Corsica Classic accueillera pour la première fois l’association SOS Cancer du sein et ses régates Rose. Des femmes atteintes de’un cancer du sein ou en rémission pourront ainsi participer à la course et vivre un moment d’exception lors d’une étape à Ajaccio. Pour la seconde année, la goélette associative Patriarc’h, qui initie à la voile des enfants en réinsertion sociale, rejoindra la régate.

Apple cherche un centre d’essais privé pour sa voiture autonome

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août 182015

Voilà qui devrait détromper ceux qui doutaient encore du sérieux des intentions d’Apple dans le développement de sa propre voiture autonome. Selon des informations révélées par The Guardian, le géant informatique américain est déjà en recherche active d’un centre d’essais. C’est dans ce cadre qu’Apple a pris contact avec GoMentum Station, une organisation qui exploite une ancienne base militaire désaffectée depuis 2007 à Concord en Californie, petite ville située à un peu plus de 40 kilomètres au nord-est de San Francisco.

L’obsession du secret

Cette base qui ressemble aujourd’hui à une ville fantôme parcourue de dizaines de kilomètres de routes désertes, parsemées de carrefours, de tunnels ou de passages à niveau, est en effet un terrain de jeu idéal pour tester une voiture autonome dans toutes les situations les plus complexes. Cerise sur le gâteau pour Apple et son obsession du secret : son accès est encore aujourd’hui surveillé 24 heures sur 24 par des militaires très peu conciliants. En effet, contrairement à ses concurrents dans la course à la voiture autonome, Apple n’envisage pas à ce stade, discrétion oblige, de profiter des autorisations offertes par certains États pour faire lancer sa voiture autonome sur route ouverte, c’est-à-dire sous les yeux du public et des médias.

Cela dit, Apple n’est pas le seul sur les rangs pour utiliser la base de Concord. Honda et Mercedes y ont déjà testé leurs prototypes, tandis que Google et d’autres auraient aussi déjà contacté GoMentum. La course vers la voiture autonome a bel et bien commencé.

Golf: Jordan Spieth, le nouveau « boss »

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août 162015

A 22 ans, et dès sa troisième saison sur le circuit, Jordan Spieth est le nouveau patron du golf mondial après son incroyable année 2015 où il a remporté deux tournois du Grand Chelem et flirté avec la victoire dans les deux autres.

Sur le parcours de Whistling Straits dimanche, Spieth est passé à côté de l’histoire.

Il aurait pu devenir le troisième joueur seulement à remporter trois titres majeurs durant la même année, après Ben Hogan et Tiger Woods, mais il a dû laisser la victoire dans le Championnat PGA à l’Australien Jason Day.

Il en faudrait plus pour contrarier le Texan, beau joueur dans la défaite.

« Je ne pouvais pas mieux jouer. C’était le jour de Jason (Day), il a mérité cette victoire », a insisté le phénomène américain.

Du Spieth tout craché! Il a certes décroché un beau lot de consolation avec l’assurance de déloger lundi le Nord-Irlandais Rory McIlroy de la première place au classement mondial, mais il ne force pas sa nature.

Beau gosse, phénomène de sa discipline, humble et travailleur acharné, il a tout pour plaire et le golf reste pour lui un jeu.

– Pour Ellie –

« C’était amusant dimanche matin au réveil de savoir que je pouvais me battre pour la victoire finale: j’adore les frissons que cela procure et sentir le soutien du public derrière moi », a-t-il expliqué, tout sourire après sa 2e place à trois coups de Day.

Si, par malheur, il devait prendre la grosse tête et perdre sa joie de jouer, sa famille se chargerait aussitôt de le ramener sur terre.

Sa soeur cadette Ellie, en particulier, a une influence déterminante: atteinte d’une forme d’autisme, elle est, selon les propres mots de son frère, « la meilleure chose qui soit arrivée à notre famille ».

« Elle me permet de mettre les choses en perspective et de me rendre compte que j’ai de la chance d’être sur le circuit » a-t-il confié récemment à un magazine américain.

Les annonceurs, séduits par ce gendre idéal et par son incroyable potentiel sportif, se l’arrachent.

L’équipementier américain Under Armour, qui tente de se faire une place entre les géants Nike et Adidas, lui a fait signer en janvier un contrat de dix ans.

Ses partenariats ne lui rapportent « que » cinq à six millions de dollars — à ajouter aux 10 millions en gains sur le circuit en 2015–, loin encore de ce que touche Tiger Woods, qui reste le golfeur le plus célèbre et riche de la planète.

– « Une très, très bonne année » –

Jordan Spieth regarde un de ses drive au 5e jour du British Open à St Andrews en Ecosse, le 20 juilet 2015 © BEN STANSALL AFPJordan Spieth regarde un de ses drive au 5e jour du British Open à St Andrews en Ecosse, le 20 juilet 2015 © BEN STANSALL AFP

Les comparaisons entre les deux phénomènes sont inévitables, mais tournent petit à petit en faveur du cadet.

Affable avec les journalistes et les spectateurs quand Woods limite ses contacts avec le public au strict minimum, fiancé à Annie Verret, son amour de lycée quand « le Tigre » a défrayé la chronique avec ses liaisons extra-conjugales et son acrimonieux et très public divorce, Spieth grappille aussi du terrain sur les greens de golf.

Il est certes encore loin des 14 titres majeurs, 79 succès sur le circuit PGA ou 683 semaines passées à la première place mondiale de son illustre aîné, mais Spieth commence à l’éclipser.

Avec ses victoires au Masters et à l’US Open, sa 4e place au British Open en juillet et sa 2e place dimanche, il a réussi le meilleur score cumulé en Grand Chelem (-54) sur une année de l’histoire, soit un coup de mieux que Woods en 2000.

C’est l’un des records dont il a dépossédé cette année l’ancien roi du golf, égaré désormais à la 278e place du classement mondial.

« 2015 a été un très très bonne année, car j’ai atteint l’un de mes objectifs que personne ne pourra m’enlever: j’ai été N.1 mondial », a résumé la nouvelle cocheluche du sport américain.

17/08/2015 11:35:00 – Los Angeles (AFP) – Par Jérôme RASETTI – © 2015 AFP

Noirmoutier – Alexandre Couillon, le chef de La Marine

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août 152015

La traversée en voiture fleure la belle aventure ! S’engouffrer depuis le continent à Beauvoir-sur-Mer dans le passage du Gois est toujours aussi magique. Deux fois par jour, une langue de bitume de 4,125 km se déroule en plein milieu de l’Atlantique à marée basse pour rallier l’île de Noirmoutier. Il n’y a plus qu’à dépasser Barbâtre, La Guérinière, L’Épine, pour rejoindre enfin la terre promise. Vous voilà arrivé à la pointe de l’océan au port de l’Herbaudière, où flotte un sentiment de bout du monde. Entre les boutiques de souvenirs, les bars et les brasseries se cache une adresse intime : La Marine.

Le lieu, qui s’appelait à l’époque Le Café du port, fut acquis en 1982 par Gilbert et Andrée Couillon. Expatrié à Dakar, au Sénégal, le couple en fit pendant dix ans un restaurant saisonnier ouvert en juillet-août. Andrée, couturière, se mit aux fourneaux tandis que Gilbert, pêcheur de crevettes au large des côtes africaines, assura le service. Au programme, du frais, du simple et du savoureux : moules marinières, plateaux de fruits de mer, tarte aux pommes… Les Couillon rentrèrent définitivement en France en 1992 et laissèrent leur établissement en gérance. L’endroit changea radicalement de cap avec une cuisine d’assemblage réchauffée au micro-ondes à l’allure d’attrape-touristes.

Galère

Quand le fils des Couillon, Alexandre, simplement aidé d’un commis au piano, reprit La Marine en février 1999 avec son épouse Céline en salle, les débuts furent une véritable galère. « On a souffert de la réputation de nos prédécesseurs. Parfois, alors que le port était noir de monde, on faisait zéro couvert », raconte, encore meurtri, le cuisinier, qui soufflera ses 40 bougies le 9 décembre prochain. Pourtant le menu à 78 francs embaumait la bonne affaire avec ses plats à la carte entièrement faits maison : soupe de poissons ; terrine de campagne ; lieu jaune, pommes de terre Bonnotte ; cuisse de volaille rôtie, purée ; nougat glacé.

Le garçon, qui avait notamment aiguisé ses couteaux chez Georges Paineau au Bretagne, à Questembert, et chez Michel Guérard aux Prés d’Eugénie, à Eugénie-les-Bains, ne se découragea pas et ouvrit onze mois sur douze. « On se demandait à chaque fois si on passerait l’hiver. Il a fallu de l’inconscience pour que l’on se lance dans une telle aventure. Si c’était à refaire, on ne le referait pas », avoue-t-il en cueillant des fleurs de courgette dans le potager de 1 800 mètres carrés qu’il a fait sortir de terre début 2015 sur les hauts de Noirmoutier.

 © Khanh Renaud/Square pour "Le Point" © Khanh Renaud/Square pour « Le Point »

Bistrot et navire amiral

Après huit années « épuisantes », Alexandre et Céline étaient sur le point d’abandonner le navire de La Marine lorsqu’ils pêchèrent à leur « grande surprise », en février 2007, leur première étoile avec « des nappes écossaises, des surnappes roses, des couverts de self et des verres de grande surface ». Dans la foulée, le duo devint propriétaire de la maison, qu’il partagea en deux : une première partie baignant dans son jus dédiée à un bistrot de 80 places baptisé La Table d’Élise – le prénom de la grand-mère de Céline – et un second espace au décor contemporain réservé au vaisseau amiral gastronomique de 25 places de La Marine. Sur sa lancée, Alexandre affina sa signature, épura son style et célébra encore davantage les poissons de la criée de l’Herbaudière. Une mise en avant des abysses récompensée en 2013 d’une deuxième étoile.

« La mer coule dans mes veines », glisse poétiquement celui qui est né à Dakar, au bord du lac Rose. Dans ses assiettes au design marin, l’iode déferle entre les herbes, les plantes et les légumes, au gré « des recettes du temps qu’il fait ». Car c’est ça, La Marine, un livre dont on ne connaît jamais l’histoire à l’avance puisque les pages s’écrivent au fil des jours. Des tableaux éphémères s’évaporant aussi vite qu’ils sont apparus. Au dîner du 9 juillet, le menu unique affichait : coquillages et crustacés, bord de mer ; l’huître noire, lard et encornet ; poulpe à la flamme, citron et eucalyptus ; merlan de ligne, courgette et melon, lait de chèvre ; turbot, haricot vert et cerise, amande ; homard « orange » ; pigeonneau de Mesquer fumé aux algues confites ; crème glacée foin à la cheminée ; fraise et rose, concombre. Vivement que les huit chambres d’hôtes voient le jour à côté du restaurant ! Ce sera pour l’automne 2016. C’est déjà demain.

Alexandre Couillon présente ses producteurs

Raymond Kadem, à Noirmoutier-en-l’Ile : « Il fait partie de la deuxième génération à faire des huîtres. J’adore ses no 2, qui ne sont ni trop grosses ni trop grasses. Toujours fermes et croquantes, elles sont extrêmement salines et ultra-iodées. » Route de l’Épine. 02.51.35.94.12. Sylvain et Benjamin Gallais, à Noirmoutier-en-l’Ile « Ces deux frères, l’un pêcheur et l’autre poissonnier, m’apportent leurs trésors de l’Atlantique. Merlans, bars, cabillauds, turbots, soles, langoustes, rougets, poulpes, maquereaux, chinchards, mulets, etc., leurs poissons ne touchent jamais la glace. Un bonheur ! » Aux délices de l’océan, 32, Grande Rue. 02.51.54.07.20. Richard Billet, à Sallertaine « Dans son moulin de Rairé, il produit depuis 1997 des farines biologiques. Sa farine de blé traditionnelle et sa farine de sarrasin me servent à faire mon pain traditionnel et mon pain aux algues. » 02.51.35.51.82. Pascal Beillevaire, à Machecoul « Il me fait un beurre de baratte en motte de 3 kg, un beurre à la fleur de sel de Noirmoutier et un beurre aux algues. Il me fournit également des fromages affinés par ses soins, du lait et de la crème. Tout est exceptionnel chez lui ! » La Seiglerie. 02.40.02.33.98. Frédéric et Laëtitia Grondin, à Bois-de-Cené « Les volailles de ce couple ont une chair à se damner : leurs pintades fermières, élevées dix-huit semaines en plein air, sont nourries aux graines, et leurs poulets à la mue, élevés quinze semaines en plein air, sont terminés avec du pain trempé dans du lait. » Ferme de la Couartière. 02.51.39.30.48. Michel et Bénédicte Bachès, à Eus « Citron caviar, citrus sudachi, mandarine mikan, bergamote, kumquat, limequat, etc., ils font pousser plus d’une centaine de variétés d’agrumes. Lorsqu’ils m’ont envoyé mon premier colis de 5 kg, je suis tombé à la renverse ! » Traverse de Los Masos, 04.68.96.42.91.

Turbot, fenouil, cerise, amande (4 personnes)s)

Au marché 4 filets de turbot de 90 g, 2 bulbes de gros fenouil, 2 oignons, 3 gousses d’ail, huile d’olive, vinaigre de Banyuls, 20 amandes fraîches, 20 cl de fumet de poisson, 15 cl de crème liquide, 12 cerises, sel, poivre Au fourneau Emincer le fenouil et les oignons, les faire revenir dans une sauteuse à l’huile d’olive. Saler et poivrer. Cuire à couvert 20 minutes. Mixer le tout afin d’obtenir une pulpe onctueuse. Blanchir les gousses d’ail plusieurs fois à l’eau bouillante et finir leur cuisson dans la crème liquide. Cuire 10 minutes. Mixer hors du feu avec le fumet de poisson chaud et 12 amandes fraîches. Saler et poivrer. Filtrer le tout. Déposer les filets de turbot sur une plaque huilée, les assaisonner et les mettre dans un four à 150 degrés, mais éteint, pendant 12 minutes. Dénoyauter les cerises. Ajouter l’huile d’olive et le vinaigre de Banyuls. Saler et poivrer. Dressage Au centre d’une assiette, répartir la pulpe de fenouil. Déposer pardessus les filets de turbot. Disséminer les cerises et 8 amandes fraîches. Napper l’ensemble avec la sauce mixée.

Russie : un cauchemar pour les constructeurs, sauf pour Porsche

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août 112015

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les concessionnaires ont écoulé le mois dernier 131 087 véhicules légers et utilitaires neufs, soit 27,5 % de moins qu’un an plus tôt, a précisé l’Association of European Businesses (AEB) dans un communiqué. Certes, la baisse était de 29,7 % en juin et de 36 % sur l’ensemble du premier semestre. Mais alors que le ralentissement de la chute du marché « ressemble presque à une bonne nouvelle », a concédé le président du comité automobile de l’AEB, Joerg Schreiber, cité dans le communiqué, « en réalité, ce que nous voyons relève surtout de l’effet de base : le marché était faible à la même période l’an dernier », ce qui relativise la comparaison, a-t-il ajouté.

2e marché européen en 2012, 5e en 2014

Dans les faits « l’évolution du marché automobile continue de décevoir, dans un contexte d’économie en difficulté et de baisse du pouvoir d’achat », a-t-il expliqué, ajoutant que les mesures prises par le gouvernement pour soutenir le marché (primes à la casse, subventions des crédits) devraient être « renforcées de manière significative » pour permettre un vrai redressement. Le marché automobile russe était devenu en 2012 le deuxième en Europe après l’Allemagne et les constructeurs multinationaux, qui y ont investi des sommes considérables, estiment qu’il devrait prendre la première place à long terme. Mais les ventes de voitures ont été particulièrement frappées par la crise économique actuelle, qui se traduit par une flambée des prix et une baisse du pouvoir d’achat des ménages. Selon des chiffres compilés récemment par le journal Vedomosti, la Russie est ainsi passée au premier semestre à la cinquième place européenne, derrière le Royaume-Uni, la France et l’Italie.

Tout le monde souffre, sauf Porsche

L’AEB prévoit une chute du marché de 36 % sur l’année, à 1,55 million d’unités. Le numéro un local, Lada, marque contrôlée par le groupe Renault-Nissan, a subi en juillet une chute de 25 % de ses ventes sur un an. Renault (- 35 %) et Nissan (- 43 %) ont été plus affectés. Parmi les autres marques en tête du marché, Kia a vu ses ventes baisser de 13 %, Hyundai de 15 %, Toyota de 28 %, Chevrolet de 26 % et Volkswagen de 34 %. Plus bas dans le classement, les marques françaises Peugeot (- 60 %) et Citroën (- 68 %) sont fortement touchées par la crise actuelle. Comme de nombreux constructeurs, les marques du groupe PSA ont appliqué des périodes de chômage technique pour adapter leur production locale à la situation du marché. Le groupe américain General Motors a décidé de son côté de fermer son usine de Saint-Pétersbourg, limitant sa présence sur le marché russe à quelques modèles. Dans le segment haut de gamme, les ventes de Mercedes-Benz ont reculé de 33 %, celles d’Audi de 23 %, mais celles de BMW sont restées stables et celles de Porsche ont augmenté de 19 %.

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