LG libère (enfin) la smartwatch du smartphone

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sept 302015

 

 

 

La smartwatch finirait-elle par prendre son indépendance, par rompre le cordon ombilical qui la relie encore au smartphone ? Bientôt, peut-être… C’est aux États-Unis, sans doute le meilleur marché qui soit pour les montres connectées, que LG a choisi de dévoiler cette semaine non seulement son nouveau smartphone haut de gamme doté de deux écrans, le V10, mais aussi la nouvelle version de sa smartwatch, l’Urbane 2.

© DR

Une carte Sim intégrée

Principal atout de l’engin, au-delà d’un look de plus en plus horloger et de moins en moins geek : capable de se connecter en 3G, Wifi ou Bluetooth, elle embarque sa propre carte Sim pour pouvoir recevoir et émettre des appels. Plus besoin d’avoir son smartphone sur soi pour rester connecté ou pour recevoir ses notifications ou se repérer en pleine ville. Fonctionnant sous l’OS Android Wear, et donc compatible Android et iOS, cette Urbane est dotée d’un cadran en acier inoxydable, d’un écran P-Oled de 1,38 pouce de diagonale en résolution 480 x 480 pixels, d’un processeur Snapdragon 400 et de 4 Go de mémoire interne. Selon LG, sa batterie de 570 mAh permet d’obtenir une journée d’autonomie : devoir recharger sa montre tous les jours demeure sans doute l’un des principaux freins à l’achat d’une smartwatch, en comparaison avec une montre connectée à quartz, telle la Swatch Smart Zero One, ou tout simplement avec une montre mécanique de qualité…

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Un smartphone V10 à double écran

Du côté de l’ergonomie, trois boutons sur le côté droit de l’Urbane deuxième génération permettront un accès rapide aux  contacts, à LG Health et à la liste des applications. Le mode Ambient peut être activé ou désactivé par une simple pression sur la couronne. En plus des 16 fonds d’écran inclus, cette montre connectée intégrera des fonctions liées à la santé, telles que la mesure du rythme cardiaque, des conseils d’exercice physique et la surveillance du niveau de stress. Pour cette nouvelle Urbane, résistante à la poussière et à l’eau (norme IP67) et  disponible en noir, bleu, blanc et marron, LG n’a pour l’instant donné ni prix ni date de sortie.

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Dans le même temps, LG présentait son smartphone V10 à  New York. Détail amusant : sa particularité est d’embarquer deux écrans, le petit écran secondaire fonctionnant de manière indépendante, même quand l’écran principal est éteint. Cette simili-barre d’outils permet d’afficher des notifications, une barre de raccourcis, le calendrier, la playlist en cours… un peu comme sur un écran de smartwatch !

Peugeot 308 GTI 270 : digne héritière

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sept 292015

VERDICT CHRONO

Sous une apparence discrète, la 308 GTI 270 cache un tempérament de vraie sportive. Ses qualités dynamiques lui permettent notamment d’établir une nouvelle référence dans le domaine du plaisir de conduite sur un segment pourtant très disputé.

LE PROJET

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Il s’agit pour Peugeot de renouer avec les berlines compactes authentiquement sportives qui ont fait sa réputation dans les années 80 et 90 comme les 309 GTI (16) ou 306 S16 très appréciées des connaisseurs pour leur comportement hyper agile. Absent de ce segment depuis 2001 – il y a bien eu une première 308 GTI de 200 ch en 2010, mais son caractère était plus celui d’une grande routière que d’une sportive –, le constructeur au lion y revient aujourd’hui avec une 308 GTI deuxième du nom pleinement légitime.

LA TECHNIQUE

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

La 308 GTI pourrait être présentée comme une expérimentation de greffes multiples dont le coupé RCZ R serait le principal donneur d’organe. Développée par Peugeot Sport, la 308 GTI hérite en effet du moteur 4 cylindres 1.6 turbo essence de 270 ch du RCZ R. Un bloc éprouvé qui profite de cette transplantation pour se mettre au goût du jour (norme Euro6) en augmentant sa pression maximale d’injection de 120 à 200 bars et en adoptant un système stop&start comme sur la récente 208 GTI by Peugeot Sport.

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

La boîte manuelle 6 rapports du RCZ R fait aussi partie de la greffe avec son très efficace différentiel Torsen à glissement limité. Le rapport de pont a juste été légèrement augmenté pour compenser une circonférence de pneumatiques légèrement réduite (235/35 R19 contre 235/40 R19). C’est d’ailleurs principalement à ses spectaculaires jantes Speedline « Reverse » de 19 pouces (un concept de fabrication innovant leur permettant d’être de 2 kg plus légères que des 18 pouces classiques) qu’on identifie la 308 GTI 270. Cette dimension a permis de loger les immenses freins à disque de 380 mm de diamètre du RCZ R qui constituent ce qui se fait de plus gros aujourd’hui dans la catégorie. Ils sont montés sur des bols en aluminium et pincés par des étriers 4 pistons Alcon afin de participer à l’effort d’allègement général.

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Résultat : 1 205 kg sur la balance, soit un vrai poids plume comparé à ses rivales directes Golf GTI Performance 230 ch (1 403 kg) ou Leon Cupra 290 (1 375 kg) qui permet à la 308 GTI de revendiquer le meilleur rapport poids puissance du segment à 4,46 kg/ch. Cette légèreté permet à la 308 GTI de se contenter de 6 l/100 km sur le cycle d’homologation officiel – soit une émission de CO2 de seulement 139 g/km correspondant à un malus de seulement 250 € -, mais aussi de briller à l’accélération avec un temps de 6 secondes tout rond pour passer de 0 à 100 km/h.

LA VIE À BORD

PEUGEOT 308 GTI © PEUGEOT

La sobriété du style reste de mise à l’intérieur où quelques surpiqûres rouges courant sur la planche de bord, les contre-portes et les sièges suffisent à affirmer la vocation sportive de cette version GTI. L’ergonomie spécifique de la 308 est reconduite, centrée sur un petit volant 3 branches ovale surmonté d’un bloc d’instruments surélevé. L’idée consiste, autant que possible, à lire les informations nécessaires à la conduite au-dessus de la jante du volant.

La 308 GTI a aussi droit à des sièges spécifiques siglés Peugeot Sport tendus de tissu, d’alcantara et de cuir qui garantissent un excellent maintien latéral. Le petit bouton Sport situé à la base du levier de vitesse se contente ici de rendre le moteur plus sonore – en lui ajoutant une couche de son synthétique – et sa réponse à l’accélérateur plus directe. La couleur des compteurs vire aussi du blanc au rouge, mais l’assistance de direction ne change pas, les metteurs au point de Peugeot Sport s’y étant opposés : lorsqu’un réglage satisfaisant a été trouvé, il n’est pas question de le dégrader pour une obscure raison de marketing…

L’AVIS DU POINT AUTO

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Ce soin apporté à la mise au point de la 308 GTI est évident dès les premiers kilomètres parcourus. La direction consistante et linéaire dans sa réponse, l’amortissement bien calibré mettent le conducteur immédiatement à l’aise. Le niveau de confort reste d’ailleurs remarquable pour un modèle revendiquant un tel niveau de performances. À tel point que l’on pourrait s’inquiéter de son véritable potentiel en conduite sportive. Rassurez-vous, loin de se désunir, la 308 GTI révèle sa vraie nature lorsque le rythme augmente.

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Moins joueuse que ses aînées qui se déhanchaient plus nettement lors d’une inscription en virage sur les freins, cette GTI nouvelle manière privilégie l’efficacité en soignant le potentiel de son essieu avant. Un domaine dans lequel l’augmentation du carrossage négatif (il passe de – 0,6 à – 1,67 ° par rapport à une 308 cœur de gamme) et le grip des Michelin Pilot Super Sport font des miracles : cette discrète 308 GTI ne se contente pas d’être incisive lors de l’inscription en virage, grâce à l’appoint de son différentiel Torsen, elle peut même resserrer la trajectoire à la réaccélération. Un régal sur parcours sinueux.

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Au final, si la 308 GTI peut certes apparaître onéreuse à 37 200 euros, il faut tenir compte de son malus réduit à 250 euros, contre 2 200 pour ses concurrentes de performances approchantes comme les Seat Leon Cupra 290 (33 275) Honda Civic Type R (35 000).

 

LES PLUS

Comportement efficace et plaisant

Freinage puissant et endurant

Moteur brillant et sobre

 

LES MOINS

Équilibre moins joueur que celui de ces ancêtres

Sonorité moteur artificielle en mode sport

Style très (trop) discret pour certain(e)s

 

PEUGEOT 308 GTI © Tibo PEUGEOT

Sous le capot de la 308 GTI 270 :

Moteur : 4 cylindres injection directe turbo essence

Cylindrée : 1 598 cm3

Puissance : 270 ch à 6 000 tr/min

Couple : 330 Nm à 1 900 tr/min

Transmission : aux roues avant

Boîte : manuelle 6 rapports avec différentiel Torsen

Dimensions : 4 253 x 1 804 x 1 446 mm

Coffre : 420 l

Poids : 1 205 kg (4,5 kg/ch)

0 à 100 km/h : 6,0 s

Vitesse : 250 km/h limitée électroniquement

Consommation : 6,0 l

CO2 : 139 g/km soit 250 euros de malus

Prix : 37 200 euros

Site internet : http://www.peugeot.fr/

Un balcon sur le Luberon

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sept 282015

Il est deux moments qu’on n’oublie pas à La Bastide de Gordes : l’arrivée au village, quand au premier virage l’hôtel se dévoile à flanc de rocher, imposant et majestueux, et le départ, lorsque la simple perspective de quitter les lieux donne un sacré coup de blues.

Avec la collection Lov Hotel (Les Airelles à Courchevel, le Pan Deï Palais à Saint-Tropez…), c’est toujours la même histoire. Passé le seuil de la porte, on tombe sous le charme. Du personnel, dévoué, attentif et chaleureux. De la décoration, extrêmement raffinée et toujours à contre-courant. Et enfin de la « maison », à taille humaine, conçue dans les moindres détails.

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Une atmosphère XVIIIe

En reprenant cette célèbre adresse du Luberon, ancienne demeure seigneuriale bâtie sur les remparts de Gordes, Lov relève un nouveau défi : celui d’y insuffler une atmosphère XVIIIe tout en apportant le confort le plus moderne, mais aussi le plus discret. Pour ce faire, l’architecte Christophe Tollemer s’est engagé dans une rénovation complète et jusqu’au-boutiste, ajustant les espaces ; (re)créant cloîtres, plafonds voûtés et escalier tournant ; optimisant la circulation entre les différents bâtiments ; transformant l’ancien parking en un vaste jardin planté d’oliviers et de cyprès, et au centre duquel trône désormais un superbe bassin de nage. Un chantier titanesque réalisé en un temps record (neuf mois !), grâce au savoir-faire de plus de 150 compagnons (peintres, tunneliers, ébénistes, maçons, plâtriers, mosaïstes, menuisiers…). Et avec la coquette addition de 25 millions d’euros. « Notre ambition est de donner l’impression que rien n’a changé depuis trois siècles », explique le directeur, Jean-Pierre Lerallu. En témoignent poutres, cheminées, tommettes, parquet en noyer, carreaux de Marseille, boiseries patinées, soubassements en chêne, meubles chinés et tableaux anciens (2 000 pièces !) distillés au fil des 40 chambres et des parties communes.

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Les plaisirs du palais

Comme chaque fois chez Lov, les plaisirs du palais ne sont pas en reste. À La Citadelle ou sous la tonnelle de L’Orangerie, Olivier Bouzon fait la part belle aux produits locaux. Tandis qu’au Pèir, Pierre Gagnaire (déjà aux commandes des Airelles, 2 étoiles Michelin) offre une relecture audacieuse de la cuisine provençale. Car ici, et personne ne s’en cache, on affectionne particulièrement les macarons. Tout comme on lorgne le label Palace (seize lauréats seulement en France). Deux distinctions qui ne devraient pas tarder à embellir l’enseigne de l’hôtel.

 

La Bastide de Gordes, Gordes (Vaucluse), membre de Leading Hotels of the World.

À partir de 195 euros la nuit. 04.90.72.12.12, www.bastide-de-gordes.com

Golf – Chantaco : un parcours de légende

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sept 272015

Bienvenue au Pays basque, terre fière et à la personnalité bien trempée. Cette région, dont la langue est la plus ancienne d’Europe, possède aussi l’un des golfs les plus prestigieux du Vieux Continent. Le parcours de Chantaco, situé à Saint-Jean-de-Luz, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, est non seulement un site golfique réputé, mais aussi un lieu chargé d’histoire.

L’épopée commence en 1926 sur l’initiative de René Thion de La Chaume, un aristocrate et haut fonctionnaire d’État. Ancien sportif (il a participé aux épreuves d’escrime lors des Jeux olympiques de 1900), il décide d’acheter plus de 130 hectares de terrain où plusieurs fermes – Etcheverria, Urchabaleta, Kantia, Mochobaita, Coyoénia et Chantacoénia – étaient installées. Il se lance dans un vaste projet qui combine programme immobilier et construction d’un parcours de golf à 18 trous. La ferme de Chantacoénia, terme qui fait référence à Saint-Jacques-de-Compostelle, servira de nom définitif.

Le golf de Chantaco, dont le parcours a été dessiné par l’architecte-paysagiste Harry Colt, est inauguré le 1er novembre 1928 à l’occasion d’une partie à laquelle participait le natif de Biarritz Arnaud Massy, le meilleur golfeur français toutes époques confondues, qui avait été blessé lors de la bataille de Verdun en 1916. Le style des bâtiments est typique du Pays basque, entouré d’arches qui donnent l’impression que l’on va entrer dans une hacienda.

Rapidement, la fille de René Thion de La Chaume, Simone, prit le contrôle de Chantaco. Elle succède à son père dès 1930 après avoir été la première étrangère à remporter le Girls British Amateur Golf Championship en 1924 et, en 1927, la première à gagner le British Ladies Amateur Golf Championship. Elle épouse René Lacoste au début des années 30, et Chantaco devient alors un lieu où se croisent des célébrités : le prince de Galles, Charlie Chaplin, le prince de Bourbon, le violoniste Jacques Thibaud, etc. Portraits de ceux qui ont marqué ce parcours mythique.

Jean Larretche, la mémoire

Il est le doyen. Né en 1923 dans l’une des fermes luziennes rachetées par René Thion de La Chaume, Jean Larretche est plus âgé que le parcours de Chantaco lui-même. « Je me souviens que l’épouse d’Arnaud Massy partait en carrosse faire des courses en ville. » Béret noir vissé en permanence sur la tête, il se revendique basque, mais reconnaît aussi le rôle des Anglais, venus en masse jouer au golf dans la première moitié du XXe siècle, et qui ont participé au développement économique de la région. « Les Anglais venaient pour la météo clémente. Du coup, le golf a donné du travail à beaucoup de natifs qui ont gagné leur vie comme cadet dans une région assez pauvre à l’époque. M. Thion de La Chaume insistait pour que les cadets [ceux qui transportent l’équipement du joueur tout au long de parcours, NDLR] sachent jouer au golf pour que, eux aussi, soient attachés à Chantaco et prennent soin du parcours. »

Après la Seconde Guerre mondiale, il s’occupe de Catherine Lacoste – « lorsqu’elle était enfant, nous partions jouer le dimanche matin dès 8 heures, avant la messe » – et devient, quelques années plus tard, son cadet. Leur association connaît un succès en 1964 lorsqu’ils remportent le Championnat du monde amateur. Le niveau des cadets de Chantaco est d’ailleurs sa plus grande fierté. « Pas un seul site en France n’a révélé autant de cadets qui sont passés pros », comme Jean Garaialde, meilleur golfeur français pendant plus de 20 ans. Et, pourtant, Jean Larretche, lui, était encore plus performant au rugby et a joué comme talonneur au Saint-Jean-de-Luz olympique.

Catherine Lacoste, la référence

CATHERINE LACOSTE. (crédit : Scott Halleran/Getty Images/AFP) © SCOTT HALLERAN

La fille de René Lacoste et Simone Thion de La Chaume a été présidente de Chantaco durant près de 40 ans. Mais Catherine Lacoste est également la seule joueuse amateur et la première étrangère à avoir gagné l’US Open (en 1967). « J’étais déjà venue en 1965 et j’avais beaucoup appris. Les Américaines étaient plus agressives. Dès le coup de départ, elles voulaient atteindre le trou, elles jouaient avec la confiance. »

Mais, en 1967, elle était seule. Pas de cadet personnel, pas de staff, elle devient une vraie joueuse amateur entourée de pros. « Et quinze jours avant, un amateur, qui avait bien commencé, s’était écroulé au dernier jour à l’US Open masculin. On n’a pas manqué de me le rappeler lorsque j’ai commencé à faire la course en tête. » Elle n’a jamais voulu jouer pro, car il aurait fallu qu’elle parte aux États-Unis. « Cela me plaisait de jouer pour l’équipe de France amateur, et je ne voulais pas enchaîner les voyages. » Mais de l’autre côté de l’Atlantique, elle demeure aujourd’hui une référence. Après sa victoire, les journaux américains l’avaient affublée du sobriquet de « Crocodile Kid » en référence à son patronyme.

Véronique Smondack, la relève

(crédit photo : Éric Baledent/MaxPPP] © ERIC BALEDENT

Présidente de Chantaco depuis le 1er avril 2013, Véronique Smondack, 35 ans, est la fille de Catherine Lacoste. « Chantaco est un lieu chargé d’histoire. Ma principale tâche est de faire perpétuer ses valeurs et sa réputation. Le fait d’avoir bien connu mes grands-parents m’a aidée à prendre conscience de ce que représentait ce site. » Ses aïeux sont sa fierté. « Durant la Seconde Guerre mondiale, mon grand-père René Lacoste a permis à certains ouvriers du golf de leur éviter de partir en camp de travail en lançant un vaste de programme de plantation de 40 000 arbres sur le parcours. »

Face à l’évolution du golf, elle reconnaît que Chantaco est devenu au fil du temps un parcours plutôt de golf féminin que de golf masculin. « Nous n’avons pas la possibilité de reculer à l’infini les départs. Chantaco fait travailler la technique, la notion de jeu prend le dessus sur tout ici. « Exemple, nous avons déplacé un bunker au trou 15, un par 5, de sorte qu’il soit presque inévitable de tomber dedans. Cela faisait des années que ce bunker était décoratif. » Mais l’architecte doit respecter le design d’origine d’Harry Colt. « Chaque grand dessinateur de parcours – Trent Jones, Harry Colt – a une patte. Un golfeur chevronné peut très bien deviner s’il s’agit d’un parcours dessiné par tel ou tel architecte. À Chantaco, la dimension historique est essentielle et beaucoup de nos jardiniers sont ici depuis plus 30 ans. Ils connaissent ce parcours sur le bout des doigts. »

Loewe : un it-bag nommé Puzzle

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sept 262015

La température frôle les 40 °C à Getafe, une ville industrielle située au sud de Madrid. C’est ici que se trouve l’usine ultramoderne où travaillent 150 artisans, cintrés dans leur blouse Loewe (prononcez loué-vé). Toute la maroquinerie de la griffe de luxe est en effet réalisée en Espagne, à l’exception des modèles taillés dans des peaux exotiques, qui sont façonnés en Italie. C’est notamment à Getafe qu’on fabrique le fameux sac Puzzle, imaginé par J. W.Anderson, le nouveau directeur artistique de la maison.

Depuis l’arrivée de ce jeune créateur irlandais surdoué qui gère aussi sa propre marque, la griffe connaît un renouveau fulgurant. À peine nommé, ce prodige de 31 ans au mental d’acier (son père est un entraîneur de rugby réputé intraitable…) s’est plongé dans les archives de la griffe qui occupent toute une aile de l’usine de Getafe. Cette caverne d’Ali Baba riche de 5 000 pièces a de quoi faire rêver n’importe quel fan de maroquinerie. Surtout quand c’est Flor en personne, la « Señora Wikipedia maison », qui veille sur les archives de la griffe depuis quarante ans et connaît l’histoire de Loewe mieux que quiconque, qui vous offre une visite commentée haute en couleur. La bouillonnante mémoire vivante de la maison, qui chine sans cesse de nouvelles pépites sur eBay et écume les salles des ventes, papillonne entre les anciennes publicités des années 30, les boîtes à cigarettes vintage, les sacs de voyage ou de golf, sans oublier les photos de toutes les reines d’Espagne, immortalisées tout à tour dans les boutiques Loewe.

Diablement esthétique

Flor raconte l’aventure de la griffe qui commence en 1846, lorsque Heinrich Loewe, un artisan allemand émigré en Espagne, établit son atelier d’articles en cuir sur la calle de los Lobos, en plein coeur de Madrid. Ce pionnier de la maroquinerie va vite se faire connaître et essaimer hors des frontières espagnoles. Ses créations épurées, taillées dans les plus belles peaux, sont convoitées par les élégantes. En 1905, Loewe devient fournisseur officiel de la cour. Dans les années 70, la griffe se toque du Nappa, un cuir ultradoux, autrefois utilisé pour les doublures.

Dans la foulée, elle lance sa ligne de prêt-à-porter et son fameux monogramme, qui sera remis au goût du jour par J. W. Anderson. C’est d’ailleurs après avoir exploré les richissimes recoins de Getafe que Jonathan William Anderson a créé le sac Puzzle, qui va immédiatement devenir un it-bag. « En nous penchant sur les archives, nous avons remarqué un sac vintage… Ce sac présentait d’étranges lignes de cassure à certains endroits. J’ai beaucoup observé ces accidents de construction et cela m’a donné l’idée des grandes lignes pour ce modèle. Tout à coup, l’idée a pris forme, évidente… c’était notre sac ! » livre le jeune directeur artistique. En plus d’être diablement esthétique, ce sac sans symétrie déploie des trésors d’inventivité. Sa réalisation exige l’assemblage de 44 pièces de cuir, d’une dizaine de morceaux de tissu et de presque autant de pièces métalliques et zips. Sa fabrication nécessite près de neuf heures de travail et 524 étapes ! Elle est si technique que l’usine de Getafe ne peut produire que 30 unités par jour.

Sur les établis des artisans se côtoient des outils très anciens mais aussi des ordinateurs qui pilotent techniques en 3D et découpes au laser. Pourtant, la main de l’homme intervient à chaque étape. Forte du constat que recruter une main-d’oeuvre jeune et motivée était de plus en plus difficile, la griffe de luxe espagnole a créé il y a deux ans sa propre école de maroquinerie au sein de l’usine. Les meilleures recrues sont sûres de trouver un poste chez Loewe à la sortie.

Chaque pièce est religieusement découpée, assemblée, cousue. Grâce à un habile tour de main, maîtrisé par une poignée de couturières expertes, le sac est ensuite retourné. Puis le logo est embossé à chaud sur le cuir, grâce à une presse hydraulique vintage. Après un redoutable contrôle de qualité, le sac Puzzle est enfin terminé. On ressort forcément sonné de l’usine Loewe !

Loewe © DRLoewe © DRLe sac Puzzle, de Loewe. © DR

Ford GT : à toute allure dans les rues de Paris

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sept 222015

Ce n’est pas une blague, on peut traverser Paris à tombeau ouvert sans froisser la susceptibilité de Mme le maire, Anne Hidalgo. Il est vrai que c’est sur la Toile et en réalité virtuelle, ce qui expose moins à la vindicte de la maréchaussée et aux radars. Tant mieux, car le scenario ébouriffant retenu par Ford est une sorte de rendez-vous avec le circuit manceau donné à la GT de course dont ce sera, l’an prochain, le retour dans la Sarthe, 50 ans exactement après son triplé historique.

La toute nouvelle Ford GT de course, révélée au Mans en juin dernier, ne s’appelle plus GT40, même si elle évoque de loin la glorieuse ancêtre. Elle s’en éloigne par une étude aérodynamique où la fonction a clairement créé la forme. Elle fera ses débuts européens en compétition sur le circuit de Silverstone en avril prochain.

Ford GT Le Mans © Ford

Deux voitures seront, en effet, alignées sur la grille pour la manche d’ouverture du Championnat du monde d’endurance FIA 2016, dans laquelle la Ford GT entrera en lice dans la catégorie pro-GT Endurance. Ce grand rendez-vous britannique est la première des neuf manches du championnat 2016 annoncées par la FIA. Peu après Silverstone, Ford fera son retour historique au circuit du Mans où, en 1966, il a glané le premier de ses quatre titres consécutifs aux 24 Heures du Mans.

Exploser les radars

« Nous croyons que les progrès de la Ford GT en termes d’aérodynamisme, d’allégement des masses et de puissance moteur feront d’elle une des voitures de course les plus compétitives de la scène mondiale », explique Raj Nair, vice-président de Ford, responsable du développement produit.

Ford GT Le Mans © Ford

Il n’a pas tort, car cette voiture extrêmement basse et pourvue de canaux aérodynamiques internes qui enserrent le cockpit au plus près est très impressionnante. Mû par le moteur 3,5 litres EcoBoost de la Ford GT « de série », le modèle de course intègre des matériaux composites et des éléments en fibre de carbone qui lui confèrent un châssis exceptionnellement rigide et léger.

De là à rejoindre, comme dans la vidéo, le circuit des 24 Heures à pareille allure, il y aurait de quoi faire exploser tous les radars qui pullulent sur le parcours. Et même si tout cela est virtuel, cela reste cependant bien réjouissant à regarder.

 

Portugal : l’appel du Douro

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sept 212015

D’abord, il y a les paysages. À couper le souffle. Ici, le Douro s’étirant en fond de vallée. Là, des coteaux de schiste escarpés et ondoyants. Et partout, des terrasses plantées de vignes, sculptant les pentes des collines d’une succession de lignes parallèles façonnées par l’homme depuis près de deux mille ans. Enfin, tel un étendard au sommet des crêtes dorées, se dresse la Quinta Vale de Abraão, superbe demeure XIXe dont les fondations séculaires (un document atteste son existence dès 1464) témoignent de l’histoire de cette vallée, plus vieille région viticole au monde, inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco.

Son premier hôtel en Europe

C’est ici, au cœur de ces murs ocre, où se succédèrent curiosités (comme le premier groupe électrogène du pays, aujourd’hui exposé au musée de l’Électricité à Lisbonne) et styles architecturaux, que Six Senses vient d’établir son premier hôtel en Europe. Un choix des plus audacieux pour ce groupe discret (huit établissements seulement dans le monde) mais visionnaire (avec une philosophie alliant luxe, bien-être et tradition), jusqu’ici cantonné à l’Asie, l’océan Indien et le Moyen-Orient.

Côté table, la carte réinvente les spécialités -culinaires locales, comme les sardines en escabèche. © SONNET Sylvain / Hemis.fr DR

Une décoration foisonnante

« Tout s’est enchaîné début 2013 avec l’arrivée de Neil Jacobs, notre numéro deux, dans la région, se souvient Nick Yarnell, le directeur de l’hôtel. Il a été immédiatement séduit par la quinta et la vallée, qui, à ses yeux, réunissaient toutes les valeurs de notre marque : celles de la nature – le rapport à la terre y est très fort –, de l’authenticité, de la durabilité et du ressourcement. » Car Six Senses a beau culminer dans les hautes sphères du luxe et du service, l’enseigne tend à s’inscrire au maximum dans le terroir et l’identité régionale. À commencer par la décoration foisonnant de détails et de références locales : faïences, livres anciens, portes cloutées, tables d’atelier chinées, plafonds voûtés, liège sur les sols, objets usuels traditionnels, azulejos XVIIIe rapportés de Lisbonne, murs habillés de palettes en bois recyclées ou de façades de caisses à vin…

Autre possibilité, grignoter une planche de charcuterie ou de fromage avec un verre de vin savamment sélectionné à la Wine Library. © SONNET Sylvain / Hemis.fr DR

Tout cela savamment distillé dans un environnement contemporain, naturel, élégant, très épuré dans les chambres, plus design dans le lobby ou la Wine Library, et sans cesse tourné vers le fleuve et sa vallée grâce aux innombrables terrasses et baies vitrées. « Toute l’architecture d’intérieur a été revue et corrigée en fonction des principes du feng shui. Seuls la structure originelle de la bâtisse et les espaces de l’établissement précédent [l’hôtel Aquapura, NDLR] ont été conservés », ajoute Nick.

Chevreau et gaspacho

L’immersion se poursuit dans les cuisines du restaurant. En terrasse près de la fontaine, à la table du chef ou sur les banquettes en cuir, la carte fleure bon les produits et les spécialités du nord du Portugal : salade et herbes du jardin, gaspacho de pêches, truite marinée, escabèche de sardines, chevreau rôti au feu de bois, burger de bœuf Arouquesa… Tous réinventés. Même état d’esprit à la Wine Library, où la sélection des vins (750 références, dont 90 % issues de la vallée) le dispute aux planches de fromage et de charcuterie régionaux. Chaque soir, sous la houlette de Francisca et Sandra, deux jeunes œnologues passionnantes et passionnées, on y découvre les différents vins du vignoble. En tête desquelles le fameux porto.

Survol en hélicoptère

Ici, le personnel vient, le plus souvent, des villages voisins. Les principales indications (orientation, étages…) sont écrites en portugais et les activités proposées entièrement centrées sur la région. Du pique-nique surprise à la balade sur les crêtes des collines ; du cours de yoga en pleine nature à l’observation des oiseaux ; du foulage du raisin lors des vendanges à la visite des caves du vignoble ; de l’inéluctable croisière au survol en hélicoptère… Car c’est en prenant de la hauteur qu’on mesure vraiment la typicité et la splendeur de ce terroir. Et si l’aéronef ne va pas forcément avec l’esprit écorespectueux de la quinta, on pourra toujours s’en tenir au promontoire du lobby, point culminant de l’établissement. C’est d’ailleurs à cet endroit précis que chaque client est délicatement conduit à son arrivée, un verre de vin blanc à l’appui. De quoi s’imprégner aussitôt de la vallée tout en mettant ses sens en éveil. Ce n’est pas pour rien que l’hôtel est un Six Senses.

 

La décoration des 57 chambres se veut moderne et épurée, donnant la part belle aux tons naturels. © SONNET Sylvain / Hemis.fr DR

 

Y aller

Six Senses Douro Valley. Situé à 143 kilomètres (env. 1 h 15) de l’aéroport de Porto. 57 chambres dont 9 suites et 7 villas, la plupart avec vue sur le fleuve. 1 restaurant divisé en 3 espaces, 1 espace dégustation (vin et tapas), 1 bar lounge, 1 piscine extérieure ouverte sur les vignes, 1 jardin botanique, 1 magnifique parc ponctué d’étangs et d’arbres exotiques.

À ne pas manquer : le spa de 2 200 mètres carrés avec cabines de soin, piscine intérieure baignée de lumière, espace aqualudique (laconium, bain de vapeur, douche tropicale…), tous encadrés par une armada de thérapeuthes ultrapointus. À partir de 240 € la nuit en quinta supérieure. (351) 254.660.600, www.sixsenses.com

Kuoni Emotions. 4 jours/3 nuits au Six Senses Douro Valley, à partir de 1 208 €/pers. (base 2), vols, transferts privés et petits-déjeuners inclus. 01.55.87.85.65, www.kuoni.fr

Office du tourisme du Portugal. www.visitportugal.com

Guimaraes, ville classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO. © DR

Guimarães

Ville natale du premier roi du Portugal, Afonso Henriques (XIIe siècle),

inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001, la cité médiévale, parfaitement conservée, se parcourt

à pied entre tours, arcs, cloîtres et ruelles pavées.

© DR

Viana do Castelo

Située à l’embouchure du fleuve Lima, au nord de Porto, Viana abrite encore les vestiges de l’effervescence commerciale et portuaire qui l’anima dès l’époque des grandes découvertes, jusqu’au XIXe siècle et l’avènement de la pêche à la morue.

Amarante, bourgade pittoresque en bordure du Tamega, l’église du monastère Sao Gonçalo du XVIe siècle et le Pont Sao Gonçalo, du XVIIIe siècle. © DR

Amarante

Ici, la star est sans conteste le Tâmega, plus grand affluent du Douro. Véritable épine dorsale de la ville, le fleuve dévoile de part et d’autre le pont São Gonçalo et de belles maisons pittoresques. Tout cela au pied de la montagne de Marão.

Lionel Osmin, le mousquetaire du négoce

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sept 202015

Nom et prénom : Osmin Lionel. Profession : ambassadeur du Sud-Ouest. Originaire de Gascogne, ce jeune homme a créé en 2010 Lionel Osmin-Cie, une activité de négoce consacrée aux vins de sa région : « Je n’ai pas choisi la facilité, le Sud-Ouest est très vaste, avec des profils de vins très différents, sourit-il, mais j’ai toujours pensé qu’avec la gamme de cépages originaux qu’on trouve chez nous et la diversité de nos appellations, ça valait la peine de tenter quelque chose. » Le but : dépoussiérer l’image caricaturale des vins du Sud-Ouest et proposer, avec une approche contemporaine, d’authentiques vins de terroir. Pièce maîtresse du projet, Damiens Sartori, l’un des associés et oenologue de talent. C’est lui qui imagine et élabore les cuvées. D’abord la gamme Villas, des vins « initiatiques » mettant en valeur les cépages ; puis les vins d’appellation, à boire dans les trois à cinq ans, « l’empreinte des cépages, plus le terroir » ; enfin les grandes cuvées, élaborées sur les appellations les plus porteuses. « On a démarré à partir de rien, on est allés voir les vignerons qu’on connaissait et ils nous ont dit : on n’a pas de vin à vendre, mais on veut faire partie de l’aventure, alors… on vous en vend un peu. Le négoce de qualité tire les appellations vers le haut. Les bons vignerons l’ont compris. »

Armagnac, le supplément d’âme

Lionel Osmin-Cie produit l’équivalent de 120 hectares de vignes, en partenariat avec de nombreux domaines. Sélection de parcelles, suivi du travail à la vigne, vinification et élevage chez le producteur, « on achète également un peu de vin, de petits volumes très sélectionnés, ensuite on le rapatrie en vrac dans nos chais et, là, on entre dans la phase des assemblages et de la création. On veut de la qualité, quitte à être un peu plus chers ! » Avec 1 million de bouteilles exportées à hauteur de 60 % et une demande croissante sur le marché français, le pari est en voie d’être gagné. « À terme, on veut proposer au moins toutes les appellations emblématiques du Sud-Ouest », poursuit Damiens Sartori, en ouvrant un armagnac de 1973 : « On ne pouvait pas s’en passer… L’armagnac, c’est le supplément d’âme. »

Lionel Osmin-Cie, Morlaas (Pyrénées-Atlantiques). Tél. 05 59 05 14 66, www.osmin.fr.

Ford Focus RS : pour le plaisir

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sept 182015

Il va y avoir du sport sur le segment des compactes en ce début d’année 2016. Alors qu’Audi, Mercedes et VW se battent pour le titre du modèle le plus puissant – avec respectivement 367 ch pour la RS3, 381 pour l’A45AMG, et hypothétiquement plus de 400 pour une future Golf R –, que Honda, Seat et Renault s’affrontent devant le chronomètre sur la boucle nord du Nürburgring, Ford semble vouloir se concentrer sur le rapport plaisir de conduite/prix.

4,7 secondes de 0 à 100 km/h

FORD FOCUS RS © FORD

Que les amateurs d’accélération se rassurent, l’aspect performances n’est pas délaissé pour autant, puisque le constructeur a annoncé à l’occasion du Salon de Francfort que la Focus RS peut passer de 0 à 100 km/h en seulement 4,7 secondes. Un chrono digne d’une authentique voiture de sport que la RS doit aux 350 ch de son 4 cylindres 2,3 Ecoboost turbo à injection directe (déjà vu sous le capot de la récente Mustang) et à sa transmission intégrale. Mais plutôt que de se contenter d’optimiser la motricité, celle-ci a été conçue par Ford avec le concours du spécialiste anglais du secteur GKN pour sublimer le comportement de cette RS, jusqu’à en faire une « drifteuse » potentielle. Le Drift est une discipline de sport mécanique consistant à parcourir le plus vite et le plus esthétiquement possible un tracé sinueux négocié en attitude de survirage continu.

Contre braquage

FORD FOCUS RS © FORD

Pour parvenir à ce résultat, la transmission de la RS intègre le système Twinster de GKN, qui remplace le classique différentiel de l’essieu arrière par un arbre rigide et deux embrayages permettant de moduler le couple distribué à chaque roue postérieure. Décrit comme cela, le système semble être le même que celui utilisé par certaines versions du Land Rover Evoque. À ceci près que sur la Focus, le pont arrière présente une démultiplication plus longue d’environ 3 % que l’avant, ce qui signifie que si les embrayages arrière étaient complètement fermés, les roues postérieures tourneraient plus vite que les antérieures. Un subterfuge qui permet à tout moment à cette transmission d’envoyer plus de couple à l’arrière qu’à l’avant, mais surtout créer un couple de lacet favorable à l’agilité du comportement en n’embrayant que la roue arrière extérieure au virage, jusqu’à la faire patiner dans une belle attitude de survirage le cas échéant. Il y a du contre-braquage et de la fumée de gomme dans l’air ! Au point que les manufacturiers de pneumatiques devraient sans doute songer à subventionner l’achat de cette turbulente RS…

38 600 euros

FORD FOCUS RS © FORD

L’autre bonne surprise que réservait Ford à ses clients réside dans le tarif somme toute très raisonnable auquel cette Focus RS sera commercialisée : 38 600 euros, contre 43 120 à la VW Golf R de 300 chevaux, 55 150 à la Mercedes A45 AMG ou 56 900 à l’Audi RS3… Vous avez dit affaire ? Rendez-vous dans quelques semaines pour un premier essai.

FORD FOCUS RS © FORD

La maison du futur imaginée par 15 designers

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sept 162015

En septembre, Paris vit toujours au rythme de la décoration et du design, entre le salon Maison & Objets, la Paris Design Week et l’exposition AD intérieurs. C’est justement à l’initiative du magazine AD – qui fête ses quinze ans cette année – que quinze décorateurs de renom sont invités à penser les intérieurs de demain, de la cuisine au salon, via la chambre et le bureau.

Mixant les temporalités, les matières, les technologies, toutes ces propositions, qui furent réalisées avec le concours des meilleurs artisans, sont à découvrir dans le décor spectaculaire du Conseil économique, social et environnemental, vaisseau tout béton signé Auguste Perret posé à la lisière du Trocadéro. Signée Adrien Gardère, la scénographie de cet événement est une invitation à plonger dans autant de bulles où l’excellence du luxe fusionne avec les exigences d’une vie quotidienne en changement permanent. Ou comment découvrir ce que le design et la décoration ont, et auront, de meilleur à offrir.

 

AD Intérieurs 2015 : à l’avant-garde du style

Jusqu’au 20 septembre 2015 au Palais d’Iéna, 9 Place d’Iéna, 75016 Paris.

Alexandre de Betak :  le salon de joie

Le designer et scénographe a imaginé « le salon de joie », un espace rétro-futuriste articulé autour d’un immense lit de repos. Le matelas capitonné, les coussins, tout comme le tissu tapissant les murs sont imprimés d’un sol lunaire et d’un ciel étoilé.

© DR

Photo : Bureau Betak

 

Bismut & Bismut : le salon d’étude

Les deux frères architectes Daniel et Michel ont pensé à un « salon d’étude » comme « une pièce où se reposer, lire, travailler, mais recevoir ses amis également ; un espace multifonctions car les intérieurs étant de plus en plus restreints, leurs fonctionnalités ont tendance à se superposer ».

© DR

Photo : Bruno Klein

 

Dimore Studio : la salle à manger miroir du temps

Le duo Britt Moran et Emiliano Salci ont planché sur « la salle à manger miroir du temps ». Sous un très spectaculaire lustre de Venini, qui illustre l’élégance des années 1950, les décorateurs positionnent une table aux lignes déstructurées, confrontant ainsi passé et futur.

© DR

Photo : Stefano Galuzzi

 

Damien Langlois-Meurinne : le dressing-boudoir

« Le dressing-boudoir » du designer-architecte d’intérieur est abrité par des murs courbes avec une coupole au plafond et une fenêtre voilée par un moucharabieh, définissant ainsi une ambiance cocoon, mise en lumière par des portes en bois gravé.

© DR

Photo : TRIPOD AGENCY, Stephan Julliard

 

Luis Laplace : le salon de lecture

L’imaginaire de l’architecte argentin a donné naissance au « salon de lecture », un lieu qui accueille, outre la bibliothèque, des sculptures contemporaines et des natures mortes hollandaises, du mobilier italien et des meubles sur mesure.

© DR

Photo : Laplace & Co.

 

Thierry Lemaire : le cabinet d’esthète

De sa formation d’architecte, ce décorateur a développé un goût pour les espaces et le mobilier rigoureusement dessinés. Il développe des intérieurs épurés, mais non moins contrastés comme ce « cabinet d’esthète ».

© DR

Photo : Xavier Béjot

 

Gwenael Nicolas : le salon Métamorphose

Celui qui a imaginé les boutiques Moynat et Berluti à Paris met en scène un « salon Métamorphose ». Par la magie de la domotique, un sofa, une table et une console se dressent pour devenir des monolithes sculpturaux.

© DR

 

Patrick Norguet : la fusion cuisine-bibliothèque

Le designer industriel fusionne la cuisine et la bibliothèque dans un espace mixte. « J’ai eu envie de repenser cet espace comme un vrai lieu de vie, pas exclusivement dédié à la cuisine et aux repas, mais où il fasse bon traîner, lire, passer du temps avec des amis… » explique Patrick Norguet.

© DR

Photo : Studio van Assendelft

 

Oitoemponto : le bureau connecté

Avec leur « bureau connecté », les esthètes Artur Miranda et Jacques Bec dévoilent leur vision de l’espace de travail à domicile pensé pour un financier dandy les yeux rivés sur les cours de la Bourse mais accoudé à un bureau rétro-futuriste en bois précieux.

© DR

Photo : Olivier Amsellem

 

Isabelle Stanislas : la salle à manger-salon

« La salle à manger-salon » de cette architecte parisienne est un cocon articulé en deux zones distinctes. D’un côté, une table au plateau en ardoise posée devant une banquette accolée aux murs. De l’autre, un coin salon avec deux canapés encadrant un ensemble de tables basses  modulable.

© DR

Photo : Anne de Vandiere pour Le domaine des étangs

 

Daniel Suduca et Thierry Mérillou :  une cellule monastic-chic

Une « cellule monastic-chic » ? Bien sûr. Il suffit de demander à Daniel Suduca et Thierry Mérillou, fondateurs de la galerie Saint-Jacques à Toulouse, au sein de laquelle ils font partager leur goût pour les pièces signées André Arbus, Jansen ou André Sornay.

© DR

Photo : Pologarat