Halloween : votre maison est-elle hantée ?

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oct 312015

Imaginez un peu, vous venez d’engloutir plusieurs centaines de milliers d’euros dans la maison de vos rêves. Le nez encore dans vos cartons, un voisin plutôt sympathique, une tarte aux pommes dans les mains, vient toquer à votre porte et vous demande, le sourire aux lèvres : « Bienvenue ! Mais saviez-vous que cette maison a été le théâtre d’un quadruple meurtre ? » C’est pour éviter ce genre de mésaventure que Roy Condrey a créé le site Died in House (Mort dans la maison, en français). Contre 12 dollars (un peu moins de 11 euros), il permet de découvrir le potentiel passé criminel d’une maison.

L’idée de ce site a germé dans la tête de Roy Condrey à la suite d’une question posée par l’un de ses locataires. Ce dernier souhaitait savoir si la maison qu’il lui proposait était hantée. Quelques recherches plus tard, l’entrepreneur se rend compte que plusieurs milliers de personnes s’en inquiètent sur divers forums. « Je pensais que cela faisait partie des données divulguées [par l’agent immobilier], mais malheureusement, j’ai découvert que non », explique Roy Condrey dans un e-mail aux journalistes de Mashable. « J’ai aussi découvert que rien n’existait pour obtenir de réponse et que c’était une recherche qui prenait énormément de temps », poursuit-il. Comprenant qu’il y avait là un sacré filon, Roy Condrey a mis au point un algorithme qui permet de compiler certificats de décès, articles de presse et rapports de police.

Un meutre fait baisser la valeur de 25%

Aux États-Unis, rien n’oblige en effet les agents immobiliers à révéler ce genre de drames à leurs clients. Mais comme le rappelle Roy Condrey, un meurtre dans une maison peut faire baisser sa valeur d’environ 25 %… Si tant est qu’elle se vende. Selon une étude menée en 2012 par le Huffington Post, 45 % des sondés affirment croire à l’existence des fantômes… De l’autre côté de l’Atlantique, en France, les agents immobiliers sont censés informer leurs clients le plus précisément possible. Mais rien ne les oblige, au sens juridique du terme, à tout dévoiler. Alors, méfiez-vous du fantôme qui se cache peut-être sous votre escalier…

« Shining », « American Psycho »…, 8 hôtels où frissonner pour Halloween

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oct 302015

Shining, American Psycho, Dracula… Cette année, pour Halloween, ou n’importe quand d’ailleurs, partez sur les traces des lieux mythiques du cinéma d’horreur, tournés dans le cadre cossu, et parfois anxiogène, de vieilles demeures chargées d’histoire. Le comparateur d’hôtel en ligne Trivago a eu l’idée de proposer un éventail de destinations à même de faire frissonner les voyageurs en quête de sensations. Suivez le guide…


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American Psycho : le King Edward, Toronto, Canada

Le film : American Psycho, réalisé par Mary Harron en 2000Le scénario : plus vieux palace de Toronto, le King Edward est aussi célèbre pour les hôtes de renom qu’il a accueillis (Hemingway, Elvis Presley, Louis Armstrong, John Lennon, Margaret Thatcher…) que pour les scènes du thriller psychologique de Brett Easton Ellis qui y ont été tournées. La fameuse scène de la carte de visite où Patrick Bateman et ses collègues savourent un « drink » dans un bar de gentlemen fut tournée dans le Consort Bar. Établi au cœur du quartier financier et à quelques minutes à pieds du vieux Toronto, l’hôtel séduira les voyageurs en quête de luxe, sensibles au raffinement des détails.Le prix du frisson : chambre double à partir de 180 euros. (Voir ici)


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La Maison du diable : Ettington Park, Stratford-Upon-Avon, Angleterre

Le film : La Maison du diable, tourné par le réalisateur Robert Wise en 1963.Le scénario : le vieux manoir de style néogothique à la réputation d’être « l’hôtel le plus hanté d’Angleterre ». De nombreux hôtes affirment y avoir vu le fantôme de Marie, une ancienne servante de la maison ayant accidentellement chuté dans l’escalier du hall d’entrée. Bougies volantes, bruits étranges et sensation d’être observé dans les chambres une fois la nuit tombée… les occasions de se faire peur ne manquent pas dans cet hôtel 4 étoiles qui conjugue confort, tradition et épouvante, au beau milieu du verdoyant Warwickshire.Le prix du frisson : chambre double à partir de 225 euros.


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The ShiningTimberline Lodge, Oregon, États-Unis

Le film : The Shining, réalisé par Stanley Kubrick en 1980 (d’après le best-seller de Stephen King).Le scénario : isolé à 1 830 mètres d’altitude au milieu des montagnes de l’Oregon, le Timberline Lodge a offert le décor idéal pour donner vie aux pulsions assassines et délires psychopathes de Jack Torrance alias Jack Nicholson dans The Shining. Malgré ce passif cinématographique, l’hôtel attire de nombreux visiteurs séduits par l’architecture en bois et pierres naturelles, emblématique des années 1940 ainsi que par le vaste domaine skiable qui l’entoure.Le prix du frisson : chambre double à partir de 130 euros. (voir ici)


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Chambre 1 408 : Roosevelt Hotel, New York, États-Unis

Le film : Chambre 1 408, réalisé par Mikael Hafstrom en 2007 (d’après la nouvelle de Stephen King).Le scénario : Mike Enslin, auteur en mal d’inspiration, s’aventure à passer la nuit dans la chambre 1 408 du maléfique « Dolphin Hotel » qui fut le théâtre de morts violentes. Pour matérialiser l’horreur psychologique, l’équipe pose ses caméras dans les couloirs feutrés et les suites luxueuses du Roosevelt Hotel. Idéalement situé au cœur de Manhattan, à quelques blocs des théâtres de Broadway, l’hôtel offre également un accès aisé aux boutiques. De quoi se remettre des sueurs froides…Le prix du frisson : chambre double à partir de 169 euros. (voir ici)


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Ne vous retournez pas : hôtel Gabrielli Sandwirth, Venise, Italie

Le film : Ne vous retournez pas, réalisé par Nicolas Roeg en 1973.Le scénario : si Venise demeure la destination privilégiée des amoureux, elle peut également devenir le théâtre d’apparitions inquiétantes. Après la mort accidentelle de leur fille, un couple séjourne à Venise tandis qu’une série d’apparitions mystiques ravive chez eux ce douloureux souvenir. Si Ne vous retournez pas provoque quelques palpitations, l’établissement est un véritable havre de paix avec en prime, une vue imprenable sur la lagune.Le prix du frisson : chambre double à partir de 215 euros. (voir ici)


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Hannibal : Inn on Biltmore, Asheville, États-Unis

Le film : Hannibal, réalisé par Ridley Scott en 2001.Le scénario : l’ancienne maison de villégiature des Vanderbilt, reconvertie en hôtel grand luxe a prêté sa célèbre façade néoclassique – inspirée de la renaissance française – aux terrifiantes aventures culinaires du psychiatre cannibale. Au programme, balades dans le parc, spa et gastronomie de haut vol dans le cadre convivial d’une demeure classée monument historique.Le prix du frisson : chambre double à partir de 726 €. (voir ici)


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New Terminal Hotel : le George Washington, Washington, États-Unis

Le film : New Terminal Hotel, réalisé par BC Furtney en 2010.Le scénario : si vous avez vu la traque vengeresse de Don Malek dans New Terminal Hotel, vous reconnaîtrez l’univers confiné de la chambre d’hôtel qui sert de décor à ses sanglantes séances d’anatomie. Le directeur de l’établissement qui avait conservé quelque temps les décors du film (bâches maculées de sang recouvrant les murs de la salle de bain) a dû finalement les retirer à la suite d’une confusion des forces de l’ordre, qui pensaient avoir affaire à une vraie scène de crime. Depuis cette étonnante anecdote, le calme est à nouveau de rigueur dans l’hôtel réputé pour être l’un des plus luxueux de la ville.Le prix du frisson : prix sur demande. (voir ici)


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Les Maîtresses de Dracula : l’Oakley Court, Windsor, Angleterre

Le film : Les Maîtresses de Dracula, réalisé par Terrence Fisher en 1960.Le scénario : une atmosphère hors du temps, un manoir isolé, une architecture néogothique intimidante et des forêts à perte de vue… Voilà de quoi séduire les réalisateurs de films d’épouvante. Dans un tout autre registre, les clients pourront profiter sans crainte des nombreuses activités que propose l’hôtel : golf, bateau, piscine, promenades… Le tout dans le cadre verdoyant de la campagne anglaise.  Le prix du frisson : chambre double à partir de 240 €. (voir ici)

Ducasse, Savoy, Lignac, Michalak… Les nouvelles pâtisseries 3 étoiles

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oct 292015
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Oui, les hommes ont bel et bien peur des femmes intelligentes

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oct 282015

Contrairement à George Clooney qui aime dire qu’il n’est que « l’homme trophée » de sa cérébrale épouse (l’avocate Amal Alamuddin), les hommes seraient rebutés par les capacités intellectuelles des femmes dans le processus de séduction. C’est une toute nouvelle étude à paraître dans le Personality and Social Psychology Bulletin du mois de novembre 2015 qui l’affirme. Son but : quantifier l’impact des facultés intellectuelles sur le choix de la partenaire. Résultat : les hommes, bien qu’initialement attirés par des femmes plus brillantes, optent finalement pour des alter ego à l’activité cérébrale moins éclatante. Par peur, consciente ou non, que leur compagne ne leur fasse de l’ombre ? C’est bien possible…

Cupidons virtuels

Pour aboutir à cette conclusion, les chercheurs de l’université américaine ont d’abord joué les cupidons entre 105 célibataires et des conquêtes imaginaires. Plus précisément, ils ont élaboré plusieurs scénarios selon lesquels une femme avait obtenu des résultats plus ou moins bons à différents examens. Les hommes devaient alors hiérarchiser ces femmes selon leur degré d’attractivité. À l’issue de cette première phase d’expérimentation, le résultat était sans appel : sur le papier, les garçons valorisent les neurones.

Dans un second temps, les participants ont été soumis à un test de QI. Une fois les résultats obtenus, ils étaient invités à rencontrer plusieurs femmes ayant passé le même examen. Les chercheurs ont alors constaté, à leur grande surprise, que les hommes se montraient alors moins attirés et significativement plus distants envers les femmes qui ont obtenu de meilleurs résultats qu’eux.

Virilité en danger ?

Finalement, selon les chercheurs, la peur du rejet, couplée à la remise en cause de la virilité que procurerait le contact d’une femme plus intelligente, expliquerait ce bien étrange écart entre théorie et pratique. Les chercheurs précisent toutefois que d’autres études doivent maintenant être menées pour corroborer cette discrimination intellectuelle. En attendant, l’adage « sois belle et tais-toi » semble être encore la meilleure arme de séduction, quitte à le modifier en un « sois intelligente, mais ne le montre pas trop ». Vous avez dit sexiste ?

Mike Horn : « L’aventure est la richesse des pauvres »

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oct 272015

Toute sa vie, il a voulu aller vers l’inconnu. Il a descendu l’Amazone, suivi la ligne de l’équateur sur 40 000 kilomètres, bouclé le tour du pôle Nord, durant la longue nuit polaire. Ses connaissances sur la nature, sa splendeur et ses dangers, ses combines de terrain représentent son plus précieux trésor. Il aurait dû mourir dix fois, mais il est toujours là. De passage à Paris, pour la sortie de son livre Vouloir toucher les étoiles (XO), Mike Horn, ce conquérant de l’impossible, âgé de 49 ans, nous parle de ses dernières aventures en Himalaya, de son épouse récemment emportée par la maladie et de son appétit de vivre tous les jours au maximum.

Quelle forme d’aventure êtes-vous allé chercher en Himalaya ?

Mike Horn : Le défi consistait à gravir quatre sommets de 8 000 mètres à la suite, sans oxygène, sans porteurs, sans cordes fixes. Dans le groupe, j’étais le novice. Autrefois, j’avais bien escaladé la cordillère des Andes culminant à 6 000 mètres, mais je ne savais pas si j’allais tenir le coup plus haut. Je pensais compter sur les autres, mais le guide suisse Jean Troillet m’a laissé me débrouiller tout seul. Je ne vous dis pas combien j’ai galéré dans le couloir des Japonais. Traditionnellement, je suis un voyageur au long cours. J’accomplis des traversées en bateau, à ski ou en kayak. Mais à aucun moment, je n’ai eu à affronter la raréfaction de l’oxygène. C’est très déstabilisant. La pente est de plus en plus raide, plus technique, puis tout se ralentit, et cela devient presque plus intéressant que d’avancer vite. C’est une bataille sans fin contre l’épuisement. Il faut tout donner dans un temps bref, mais l’émerveillement est puissant, l’état de grâce incroyable. On m’a dit de ne pas m’éterniser au sommet. Mais une fois là-haut, je n’arrivais pas à bouger, malgré toute la volonté du monde. Tu vois ta vie passer seconde après seconde. Ton esprit se balade au-dessus des nuages, et tu te dis : je peux mourir, ce n’est pas grave. Mais, heureusement, l’esprit de survie est tapi quelque part en moi. Une petite voix très lointaine m’a dit : Fous le camp ! »

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En redescendant, qu’est-ce qui vous prend de donner votre piolet, assurance-vie de tout grimpeur, à un alpiniste en difficulté ?

C’est la nuit, il a fait une chute spectaculaire. Sous le choc, il a perdu son sac, ses gants, son matériel. Il hurle comme un cochon en train de se faire égorger. Je le rassure, mais il vire dingue, marmonne que son piolet a disparu et que je ne peux le laisser comme ça. Je n’ai pas la force de le traîner, nous sommes à la limite de la zone de la mort. Mais, en même temps, je ne peux pas l’abandonner. J’hésite, et lui cède mon piolet, en espérant le récupérer plus bas, mais le gars, une fois arrivé au camp III, refuse de me le rendre. Cloîtré dans sa tente, il est hystérique. Je me dis que je ne vais pas empoigner un gars que je viens de sauver.

Pourtant, vos compagnons d’expédition vous font comprendre que vous n’avez pas le choix.

Effectivement, on me fait comprendre que j’ai déconné, et que, même si je dois me battre, il faut que je récupère mon piolet. Ce que je fais, finalement, sans hésiter, pour sauver ma peau. Je comprends que la montagne au-delà de 7 000 mètres n’est pas une place pour aider l’autre. La peur de mourir fait que l’homme devient fou, et cela peut devenir dangereux. Cela dit, la montagne, c’est aussi du partage. Si j’avais été dans la même situation, j’aurais aimé que l’on vienne me secourir. C’est vrai que j’ai été choqué par le comportement de cet alpiniste. Plus tard, pourtant, au K2, quand j’apprends que trois jeunes Iraniens sont en perdition au sommet du Broad Peak, je suis incapable de repartir sans avoir tenté quelque chose, même si cela doit compromettre notre expédition. Au téléphone, le père d’un survivant me suppliait de les secourir. Au bout d’un moment, j’ai réalisé qu’il me donnait de fausses informations sur leur localisation. Ce père de famille était prêt à dire que la Terre est plate pour que les recherches se poursuivent. Je savais que c’était trop tard, mais par respect pour sa douleur, j’ai accepté de continuer, en vain. Ce père avait besoin que l’on tente l’impossible pour accepter le pire.

Qu’est ce que vous avez appris en Himalaya ?

J’ai appris la patience, à accepter l’échec, à nouer des contacts au cours de l’effort. Quand on est au bout du rouleau et que l’on voit son copain s’épuiser à faire la trace, on ne peut qu’apprécier son effort, et cela m’incite à faire la même chose. La montagne est un sport d’équipe.

© DR

Votre épouse était la fée de vos aventures, comment vivez-vous son absence ?

C’était une femme faite pour moi. Je suis un homme d’action et elle m’a donné la liberté de faire tout ce que j’ai accompli. On m’a souvent demandé comme je pouvais risquer ma vie alors que les miens m’attendaient, si j’étais inconscient ou terriblement égoïste. Mais qui dit que je ne donne rien en échange à ma famille. Mon épouse a géré l’organisation de mes expéditions, car elle voulait que je rentre à la maison. Une chose est claire : je rentre par amour. Ce sentiment m’accompagne à chaque exploration. Dans les moments critiques, perdu à des milliers de kilomètres, la force du lien se révèle. Cathy avait préparé son départ, en partageant le travail avec nos deux filles. Quand elle est décédée, c’était presque facile. Annika et Jessica ont pris le relais auprès de moi. Puis, tous les trois, nous sommes partis au K2. Nous avons traversé en voiture la Russie, le Tadjikistan, l’Afghanistan et le Pakistan. On leur a transmis cette certitude que la vie vaut d’être vécue et explorée, parce qu’on ignore quand tout finira. Les années passent, je deviens plus sage, mais je n’ai rien perdu de mon enthousiasme. J’ai besoin de cet élan pour avancer, de réaffirmer que je suis vivant. Plus on avance dans l’âge, moins on aspire au mouvement. Je ne veux pas mourir à petit feu.

© Dmitry Sharomov DR

Les scientifiques ont découvert de l’eau sur Mars. Seriez-vous tenté d’en faire le théâtre de nouvelles aventures ?

C’est un voyage attirant. L’environnement est semblable au pôle Nord, où j’ai passé deux ans en solitaire. Mais c’est un projet d’au moins seize ans. Il faut déjà quatre ans pour aller sur Mars. Et je serai trop vieux. L’homme a détruit la Terre. Pourquoi aller sur Mars, y mettre nos empreintes, alors qu’il y a encore tant de choses à découvrir et à protéger sur notre planète. Je rêve de travailler avec les requins, de traverser le désert de Namibie et Okavongo. L’année prochaine, je pars pour un tour du monde par les deux pôles. En mourant, les artistes lèguent leurs œuvres, l’architecte ses monuments. J’aime penser que je laisserai l’envie de vivre libre. Toute ma vie, j’ai cherché à aller au-delà du mur, pour m’enrichir de l’intérieur. Et cette démarche, tout le monde peut l’adopter à son échelle. La vraie valeur dans la vie est en nous, et la Bourse peut s’écrouler, cela ne changera rien. Les riches peuvent se payer de beaux exploits. Ils achètent le frisson, car leur vie est fade. Et c’est en cela, à mon sens, que je considère l’aventure comme la richesse des pauvres.

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Paris : un hôtel-roue novateur bientôt installé sur la Seine ?

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oct 242015

Un hôtel sur la Seine ? Un projet incroyable, mais qui pourrait bien voir le jour. Comme le révèle Le Journal du dimanche, l’agence d’architecture SCAU basée dans la capitale a en effet imaginé un concept novateur d’hôtel en forme de grande roue, animée par le courant du fleuve. Les architectes expliquent à l’hebdomadaire que ce Wheel Hotel, « tout en bois, destiné à s’installer de manière éphémère sur les quais, en face de monuments exceptionnels », « s’inscrit dans le mouvement » de revalorisation du fleuve parisien, alors que la maire socialiste de ParisAnne Hidalgo vient d’annoncer qu’elle allait rendre piétonne une partie de la voie Georges-Pompidou à l’été 2016.

Le concept, « inédit dans le monde », selon les architectes, proposera donc aux Français et aux touristes une expérience peu banale, où la vue de la chambre d’hôtel ne cesse de changer. En effet, leur structure, qui pourrait faire penser à la grande roue panoramique de la Concorde, offre à la place des capsules habituelles 19 chambres d’hôtel. La roue tournant grâce au courant du fleuve, « la vue évolue sans cesse », expliquent les architectes Maxime Barbier, Luc Delamain et Guillaume Baraïbar, cités par le JDD. « On est tantôt au ras de l’eau, tantôt au-dessus des toitures des immeubles des alentours », promettent les concepteurs.

« Autonome en énergie »

Les capsules, censées être parfaitement insonorisées « pour être parfaitement déconnectées du milieu urbain », comprennent une chambre à coucher, une douche, un lavabo et des toilettes. Les concepteurs ont imaginé des capsules « vertes », l’eau de chaque chambre étant rationnée. Ils assurent par ailleurs que cet hôtel très particulier est « autonome en énergie », le courant du fleuve alimentant notamment les batteries.

Le Wheel Hotel présente toutefois quelques petits inconvénients. Par définition, il tourne, et donc, les clients devront parfois attendre pour pouvoir se rendre dans leur chambre, ou en sortir. Selon le JDD, il faudra compter entre 300 et 400 euros pour une chambre dans cet établissement, qui tourne à raison d’un tour toutes les trente minutes.

Les architectes imaginent une installation temporaire, qui ne dépasserait donc pas les six mois, comme l’oblige la loi française sur les bâtiments provisoires. Mais pour son installation, il faut maintenant convaincre aussi bien la Mairie de Paris que les Voies navigables et les Architectes des bâtiments de France.

La saga du vernis Rouge Noir de Chanel

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oct 232015

Reprendre les rênes d’une maison après la disparition de son fondateur est une lourde tâche. Voire un casse-tête pour de nombreux créateurs. Depuis 1982, Lagerfeld a pourtant relevé ce défi avec Chanel. Il a su réinventer la grammaire de la marque et l’inscrire avec brio dans la contemporanéité. Dans le même temps, il lui a offert une renommée peut-être encore plus éclatante qu’en 1965, année de la disparition de Gabrielle « Coco » Chanel.

Maître incontesté de la couture autant que du marketing, l’inoxydable Lagerfeld n’est jamais à court d’imagination pour satisfaire l’insatiable boulimie du monde du luxe. Haute couture, prêt-à-porter, maroquinerie, bijoux, souliers, maquillage…, il décline presque à l’infini le « double C », sésame du succès. Jamais avare d’un clin d’œil aux codes stylistiques de la fondatrice de la maison, il rend cet hiver hommage au grenat, sombre et envoûtant, qui colore depuis vingt ans les ongles des élégantes.

Quatre tubes par minute

Pour marquer ce jubilé, la maison de la rue Cambon décline la teinte « ni classique, ni gothique, ni rock, ni chic, ou tout à la fois » en ombres à paupières, vernis, rouge à lèvres et autres nécessaires de beauté, le temps d’une collection éphémère. Lorsqu’en en 1995 le studio de maquillage lance la laque n° 18 à la profondeur vibrante initialement baptisée  Vamp , il n’imagine pas changer la face du monde de la beauté et vendre plus de quatre tubes par minute, faisant de cette nuance audacieuse le manifeste « beauté » du mouvement punk qui s’épanouit au milieu des années 90.

Si le succès du vernis culte est aujourd’hui indéniable, sa destinée n’est pourtant pas assurée lors de son lancement. La couleur ovni, bien qu’audacieuse, est jugée sombre et marque une nette rupture avec l’offre relativement banale de roses poudrés et rouges vifs que proposent les grandes marques de cosmétiques. L’idée de renouveler la palette chromatique surgit à la lecture d’un entretien que Mademoiselle Chanel avait accordé à l’édition américaine de Vogue en 1926.

Grenat mystique

Elle s’y exprime sur l’usage de la couleur et indique qu' »à côté du noir et du blanc vient le rouge, la teinte grenat, comme l’intérieur d’une cerise noire ». Très marquée par cette couleur qui ornait son uniforme de jeune fille à l’orphelinat de l’abbaye cistercienne d’Aubazine où elle fût placée, elle va parer la doublure intérieure de ses sacs matelassés de ce grenat mystique en cuir. Sensible au coup de génie du studio Chanel, le photographe Peter Lindbergh immortalise l’escadron des « top models » des 90’s lors d’une célèbre série de mode parue dans le Vogue Italie en janvier 1998. Naomi Campbell, Karen Elson, Shalom Harlow et Kirsten Owen arborent un visage pale et une moue boudeuse aux lèvres audacieusement aubergine qui inspire la mise en beauté de la femme Chanel pour la collection automne-hiver 2015.

Ni rouge ni noir, cet entrelacs de couleurs brouille les codes. Il incarne le paradoxe et fédère les styles. Il cristallise le point d’équilibre entre la femme Chanel vieillissante et la nouvelle cliente qui répond à l’appel de nouveaux codes esthétiques. À l’aube du nouveau millénaire, le rouge noir s’exhibe sur les mains des femmes de caractère : appliqué sur les ongles de Madonna dans son clip Take a Bow, puis d’Uma Thurman alias Mia dans Pulp Fiction, l’alchimie prend. Et, bientôt, des millions de femmes en quête d’une sophistication plus moderne l’adoptent. La légende du « rouge noir » est lancée !

Les skippeurs vendent leurs voiles pour la bonne cause

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oct 222015

Envie de vous offrir une voile de skippeur, et de la porter sur l’épaule à longueur de journée ? À l’occasion du Salon nautique de Paris, qui se tiendra du 5 au 13 décembre 2015, une vente aux enchères exceptionnelle dispersera au profit de l’association Les Toiles enchantées une sélection de sacs nautiques, confectionnés à partir de voiles des plus grands navigateurs. Samantha Davies, Loïck Peyron, François Gabart ou encore Franck Cammas ont confié à 727sailbags le soin de recycler les voiles de leurs navires pour leur offrir une nouvelle vie dans la peau d’un élégant sac de voyage.

« Tout se transforme »

Pour lutter contre l’enfouissement ou l’incinération des voiles souvent non biodégradables, les jeunes créateurs bretons de 727sailbags ont eu l’idée de mettre à profit les propriétés physiques de ces toiles pour créer des sacs de voyage uniques. Sous le marteau de maître Vincent Sarrou, encouragé par les célèbres marins, les voiles réincarnées en sacs « onshore » vogueront vers de nouveaux horizons. Le produit de la vente permettra aux enfants hospitalisés de visionner les films à l’affiche sur grand écran, comme au cinéma.

Infos pratiques

La vente aux enchères aura lieu le 5 décembre à 14 heures, au Salon nautique-Porte de Versailles.

http://www.salonnautiqueparis.com

Tendance : les 7 parfums de l’automne

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oct 212015

Véritable invitation au voyage, les effluves de la saison s’offrent un flirt de l’autre côté de la Méditerranée. Ambre, oud, jasmin, vanille et autres épices tout droit venues d’Orient se mêlent harmonieusement aux accords les plus traditionnels de la parfumerie française. La preuve par sept !

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Oud Palao de Diptyque

Le pitch : Christianne Gautrot, cofondatrice de Diptyque et architecte de formation, a étudié l’artisanat des zelliges marocains. Séduit par son approche novatrice du patrimoine marocain, le roi du Maroc lui commande quantité de ces mosaïques de faïence pour orner la mosquée Hassan II à Casablanca. Pour honorer cet heureux métissage culturel, l’emblématique maison du boulevard Saint-Germain explore la richesse du patrimoine olfactif oriental.

Le nez : l’arabesque olfactive assume son pedigree. L’oud développe d’intenses effluves boisés, rehaussés par une touche subtile de vanille malgache tandis que les notes sensuelles de la rose bulgare emportent presque dans un jardin anglais.

Pour qui : une bohème raffinée de la rive gauche

Oud Palao Eau de parfum, Diptyque, 75 ml, 105 €.

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L’eau de parfum de Miu Miu

Le pitch : le premier opus olfactif de la maison italienne a de fortes de chances d’être le best-seller de la saison. Lancement en grande pompe durant la semaine de la haute couture, campagne incarnée par l’actrice franco-britannique Stacy Martin sous l’objectif de Steven Meisel… c’est un sans-faute.

Le nez : contenant et contenu évoquent les sixties. Muguet, rose, jasmin, le tout réchauffé par quelques gouttes de patchouli, la fragrance assume sa féminité colorée et juvénile.

Pour qui : une jeune fille en fleur !

Miu Miu, Eau de parfum, 50 ml, 80 €.

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Jasmin angélique d’Atelier Cologne

Le pitch : Atelier Cologne revendique une approche monomaniaque du parfum. Inspiré du charme intemporel de l’eau qui fit la renommée de la ville qui la vit naître, la maison en décline une version inédite, la « Cologne Absolue ». L’idée ? Exalter les traditionnelles notes hespéridées en les associant aux matières premières les plus nobles.

Le nez : fleuri et fruité, le nectar entremêle jasmin d’Égypte, citron de Sicile, ambre vanille et patchouli. De quoi ensoleiller les tristes journées à venir…

Pour qui : une nostalgique de l’été indien.

Jasmin angélique, Cologne Absolue, Atelier Cologne, 100 ml, 115 €.

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Décadence de Marc Jacobs

Le pitch : autre candidat à la consécration commerciale, le nouvel opus du créateur américain marque une nette rupture avec l’univers frais et innocent de ses précédentes créations. La jeune fille devenue femme explore un nouveau territoire olfactif à la sensualité piquante. Virtuose de la communication, Marc Jacobs imagine un flacon minaudière avec pompon, étui lézard et chaînette dorée qui devrait déchaîner les foules.

Le nez : envoûtante et sulfureuse à l’image de son égérie (ndrl. Adriana Lima), elle se compose d’un entrelacs de prunes, roses, vétiver et d’ambre.

Pour qui : une it-girl

Décadence, Eau de parfum, Marc Jacobs, 50 ml, 85 €.

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Sedbury de Parfums de Marly

Le pitch : la parfumerie doit beaucoup à Louis XIV. Particulièrement sensible aux pouvoirs émotionnels, sensoriels, thérapeutiques et culturels du parfum, il fait de Grasse l’épicentre mondial de cet art. Pour raviver le faste de « la cour parfumée », Julien Sprecher, créateur de Parfums de Marly, dévoile un jus précieux, hommage aux deux passions du « bien-aimé » : les pur-sang et le parfum.

Le nez : comme son nom le suggère, la palette olfactive fait la part belle aux essences équestres et champêtres. En pratique, la tubéreuse envoûtante s’infuse dans un zeste de jasmin, d’iris et de bergamote.

Pour qui : une coquette cavalière 

Sedbury, Eau de parfum, Parfums de Marly, 75 ml, 183 €.

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Crinoline, de & Other Stories

Le pitch : pour l’automne, & Other Stories propose une nouvelle façon de se parfumer. Pensée comme un parfum de soin, la brume séduit pour son odeur autant que pour ses propriétés hydratantes. Baptisé en hommage aux jupons de crin utilisés par les femmes au XIXe siècle qui donnait de l’ampleur à leur silhouette, le jus joue la carte de la délicatesse de la matière.

Le nez : les notes poudrées de la fleur de coton distillent une douceur rafraîchissante.

Pour qui : la working-girl pressée qui souhaite se parfumer sans embaumer tout l’open space.

Crinoline, brume corporelle, & Other Stories, 30 €.

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Vanille Charnelle d’Annick Goutal

Le pitch : les lignes de « haute parfumerie » font florès. Pour ne pas faire exception à la règle, Annick Goutal dévoile une collection « Absolus » destinée aux amateurs de parfums rares, sensibles au raffinement de tous les détails. À l’image de la haute couture, les essences absolues sont à l’écoute de la matière. Égérie de cet élixir olfactif confidentiel : la vanille est travaillée en « bain lacté aphrodisiaque et réconfortant ».

Le nez : une invitation au voyage qui pousse les décibels olfactifs : un lait d’amande infusé de gousses de vanille qui laisse une empreinte voluptueusement sucrée.

Pour qui : une gourmande

Vanille Charnelle, Eau de parfum, 75 ml, 195 €.

Les plus beaux bijoux de la Fashion Week

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oct 202015

 

À en croire les couturiers parisiens, l’été prochain « le sac sera mini et le bijou sera maxi ». Le bijou se libère de la bienséance bourgeoise à laquelle il était cantonné.

Les colliers chez Dior et Margiela se portent souples comme des rubans délicatement noués autour du cou. Plus rigides et audacieux, ils s’offrent un flirt majestueux du côté de l’Afrique chez Chanel qui détourne le collier Massai en le parant de mille perles scintillantes. Plus ludique, la femme Valentino offre à son port altier un tour de coup rigide agrémenté d’une étonnante tête de rhinocéros en bois précieux.

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Sur le même principe, une touche de minéralité en plus, la femme Hermès apporte une dose bienvenue de fantaisie à son vestiaire un brin rigoureux. Toujours d’humeur voyageuse, la fille Kenzo ose le « collier Totem » pour assagir un décolleté vertigineux. Palme d’or de la création la plus étonnante, un drôle de collier poisson reflète la personnalité joueuse de Jonathan Anderson chez Loewe.

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Avant-garde et déstructurées

Centre de toutes les attentions, les boucles d’oreilles jouent la carte de l’avant-garde et de la déstructuration. Les créoles se remplissent pour devenir géométriques chez Mugler et Isabelle Marant. Pour le défilé Sacaï, la créatrice de bijoux Sophie Bille Brahe imagine un pendant façon piercing rehaussé de classiques perles fines, à porter en solitaire. Les perles font également florès chez Balenciaga, qui déploie de jolies boucles assorties à ses déshabillés ivoire.

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Chez Vionnet, les vestes se font discrètes pour mettre en valeur des broches gribouillis au format XXL. Plus baroque, la broche « luciole » imaginée par Dries Van Notten se porte en Lavallière. Des tiares de guerrières futuristes chez Louis Vuitton, des diadèmes de princesses grunge chez Saint Laurent, ou des peignes et barrettes de jolies jeunes filles s’épanouissent sur les chevelures au détriment des bagues et des bracelets boudés par les créateurs pour l’été prochain.

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