Joyeuses fêtes – Les homards de Bretagne de Vincent Doucet

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déc 262015

Ses cinq bateaux avec un seul homme à bord s’aventurent de mars à décembre deux fois par semaine entre Cherbourg et Brest pour remonter à marée basse les casiers qu’ils ont déposés au fond de l’eau quelques jours auparavant. Du nord du Cotentin à la pointe de Bretagne en passant par la Manche, Vincent Doucet s’adonne à la petite pêche artisanale à l’ancienne pour ses homards qui doivent « avoir la carapace dure, être pleins et posséder des antennes impeccables ».

Les crustacés, qui pèsent entre 600 grammes et 1 kilo pièce, rejoignent ensuite Plérin, dans les Côtes-d’Armor, pour se dégourdir les pinces dans des viviers remplis d’eau de mer filtrée à 8-10 °C, température identique à celle de leur milieu naturel. Une séance de thalasso de soixante-douze heures avant de rallier leur destination finale : les plus grandes tables de l’Hexagone.

Les Viviers d’Arvor, 29, rue Hélène-Boucher, Plérin (Côtes-d’Armor).

02.96.73.96.81.

La Grande Maison - Robuchon © Julien Faure DRLa Grande Maison - Robuchon © Julien Faure DR
Joël Rebuchon, La Grande Maison, à Bordeaux. © Julien Faure DR

La recette de Joël Robuchon, chef de La Grande Maison, Bordeaux

Homard au sauternes

Pour 4 personnes

Au marché

2 homards de 800 grammes à 1 kilo pièce de Vincent Doucet, 2 grosses carottes, 1/2 concombre, 8 gros champignons, 80 cl de sauternes « de ma Fille » Bernard Magrez, 12 cl de jus d’orange, 150 g de beurre, 4 fines tranches de gingembre frais, 20 filaments de safran, 2 cuillères à soupe de persil plat haché, 1/2 citron, sel, poivre du moulin.

Au fourneau

Avec une petite cuillère à pomme parisienne de 5 millimètres de diamètre, préparer 80 miniboules de carotte, autant de concombre et de champignon. Arroser les champignons avec du jus de citron. Réserver. Tailler le gingembre en fine julienne. Réserver.

Passer les homards sous l’eau froide. Dans un autocuiseur, réunir les homards, le sauternes, le jus d’orange, le beurre, les miniboules de légumes, le gingembre et le safran. Disperser quatre pincées de sel et généreusement du poivre. Fermer la cocotte. Mettre sur feu vif. Compter trois minutes à partir de la mise sous pression. Laisser quatre minutes hors du feu avant d’ouvrir.

Sortir les homards. Les fendre en deux dans le sens de la longueur. Éliminer le boyau noir et la poche sableuse de la tête. Ramener à ébullition le jus de cuisson et le réduire d’un tiers. Rectifier l’assaisonnement.

Dressage

Sur une grande assiette chaude, disposer une queue de homard et harmonieusement 20 miniboules de chaque légume. Napper l’ensemble du jus de cuisson. Parsemer de persil.

Autour du Homard à La Grande Maison © Rodolphe ESCHER DRAutour du Homard à La Grande Maison © Rodolphe ESCHER DR
Autour du Homard à La Grande Maison © Rodolphe ESCHER DR

Les vins d’Estelle Touzet

Budget raisonnable : meursault Ballot Millot, 2013. « Un chardonnay sur un jeune millésime à la fois dense et généreux. »

Budget de fêtes : Château Rieussec 1990 ou 1997. « Un sauternes complexe et enivrant qui révèle des notes d’orange confite. »

Joyeuses fêtes : cinq choses à savoir avant d’acheter votre saumon fumé

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déc 252015

Moins cher que la truffe ou le caviar, le saumon fumé est l’un des mets favoris des Français pour les fêtes de fin d’année. Mais qui dit incontournable dit aussi multiplicité de choix, de prix, de qualité. Alors, comment s’y retrouver ? Plusieurs éléments sont à considérer avant de faire son choix.

  • L’origine et la texture :

Saumon sauvage ou saumon d’élevage ? Le premier évolue en liberté, sa chair sera plus dense, plus serrée, quand celle du second sera plus fondante. Là aussi, il existe une vraie différence entre les élevages bio et les élevages dits « traditionnels » au Danemark, qui se font de manière plus « intensive ». Cela explique la différence de qualité avec les saumons écossais et irlandais, qui seraient « supérieurs » à ceux des pays scandinaves, selon Georges Landriot, le chef cuisinier du traiteur-restaurant Autour du saumon dans le 15e arrondissement de Paris.

  • La couleur :

La couleur du saumon est révélatrice de la qualité de son environnement. Les sauvages ont la peau plus claire, car ils ont la possibilité de choisir leur alimentation. Attention donc aux rouges trop prononcés, évitez également les taches brunes sur les bords.

  • Le fumage :

Les bois de chêne et de hêtre sont les principales essences utilisées. Privilégiez des temps de fumage et de séchage plus longs, ainsi que la mention « fumé au bois de… » qui garantit que le saumon n’a pas été fumé par vaporisation liquide.

  • Le salage  :

Le salage doit être fait à la main, au « sel sec », au lieu des injections de saumure, qui peuvent provoquer des gonflements artificiels.

  • Le prix :

Fuyez les premiers prix, synonymes de mauvaise qualité. Les saumons sauvages sont d’ordinaire les plus chers. Viennent ensuite les saumons d’élevage bio, puis les saumons « classiques », nourris dans les pays scandinaves.

Consultez notre dossier : Le Journal de Noël

Joyeuses fêtes : que deviennent nos bonnes résolutions ?

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déc 242015

 

Adieu, la brioche qui déborde des hanches, les réveils difficiles et la nourriture trop grasse, trop sucrée ou trop salée. En 2016, les Français ont décidé de chausser leurs baskets, de se coucher plus tôt et de manger cinq fruits et légumes par jour. Vraies décisions ou paroles en l’air ? Réponse en 2017.

Selon une étude YouGov basée sur un échantillon de 1 012 personnes, 67 % des Français ont pris de bonnes résolutions pour cette nouvelle année. Parmi eux, ils ne seront que 10 % à tenter d’en appliquer plus de trois. Un tiers des interrogés déclare vouloir perdre du poids quand un quart espère retrouver la forme et dépenser moins d’argent. Seize pour cent essaieront d’arrêter de fumer et de voir plus souvent leur famille et leurs amis.

Grands perdants des résolutions, seuls 8 % des sondés indiquent envisager de changer de travail et de faire du bénévolat, et 5 % soutiendront une bonne cause. 2016 ne semble visiblement pas être placée sous le signe de la philanthropie.

5 % des Français pensent abandonner dès le premier jour

Vouloir changer ses mauvaises habitudes, c’est bien ; le faire, c’est mieux. Sur le panel de personnes interrogées, seulement 15 % affirment ne pas envisager d’abandonner leurs bonnes décisions. Si 39 % ne savent pas à quel moment le temps aura raison de leur bonne volonté, 5 % sont persuadés de céder dès le premier jour. Un constat mitigé.

Alors, bien que devenues un élément à part entière dans le folklore des fêtes de fin d’année, les bonnes résolutions sont un moyen de faire table rase des mauvaises habitudes accumulées. Pas de panique, le plus important n’est pas de toutes les tenir, mais, au moins, d’essayer. La version moderne de la célèbre phrase du baron Pierre de Coubertin : « L’important, c’est de participer ! »

Pierre Hermé, globe-croqueur de la pâtisserie

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déc 232015

Le 27 octobre dernier, il servait au dîner de gala de l’ouverture du Studio City, à Macao, sur un Yquem 2004 son dessert Infiniment citron – crème citron, sablé citron, chantilly citron, citron caviar, gelée citron – à 600 VIP , parmi lesquels figuraient Martin Scorsese, Robert De Niro, Leonardo DiCaprio ou Mariah Carey. La veille, il inaugurait sous les flashs son enseigne dans le complexe hôtelier de 2 000 chambres abritant un époustouflant casino. Le mercredi, il lançait via Skype le menu de son Café Dior à Séoul. Le jeudi, il rencontrait à Hongkong l’actrice Cherie Chung pour finaliser une création « sur mesure » qu’elle seule dégustera.

Le « Picasso of pastry »

Ainsi va la vie de Pierre Hermé. Un globe-croqueur de la pâtisserie qui émoustille les papilles des inconditionnels des douceurs aux quatre coins de la planète dans ses 48 boutiques, éparpillées de la France au Japon en passant par la Grande-Bretagne, la Russie, l’Azerbaïdjan, le Qatar, la Corée du Sud… Le must du « Picasso of pastry », comme l’a surnommé Vogue aux Etats-Unis : une pépite ronde légèrement bombée de 4,5 centimètres de diamètre et de 1,5 centimètre d’épaisseur à l’allure de petit hamburger répondant au doux nom de macaron. « Je suis amoureux de ces quelques grammes de bonheur avec leur cœur moelleux et onctueux et leur fine enveloppe légèrement croustillante », s’enthousiasme le maître, installé à son bureau de la rue Fortuny, dans le 17e arrondissement de Paris, en croquant un Mogador, mariage savoureux du fruit de la Passion et du chocolat au lait.

Direction le Japon en 1998

Le sucré ? Pierre Hermé est tombé dedans petit dès qu’il a poussé ses premiers cris, le 20 novembre 1961. Une enfance passée dans la boulangerie-pâtisserie de ses parents à Colmar – « Je suis issu de la quatrième génération » – , où il s’aventurait déjà en culottes courtes dans le laboratoire pour goûter aux croissants, paris-brest, marrons glacés… Une carrière débutée par le bas pour finir tout en haut. Une partition entamée en apprentissage en 1976 chez Gaston Lenôtre, à l’atelier-école de Plaisir, dans les Yvelines, en vivant « avec un camarade dans une chambre de bonne de 10 mètres carrés au 8e étage sans ascenseur, rue Saint-Félicien, dans le 16e arrondissement ». Un passage entre 1979 et 1981 en tant qu’adjoint au chef pâtissier au magasin Lenôtre avenue Victor-Hugo à Paris. Un service militaire en 1982 comme chef pâtissier du ministre de la Défense Charles Hernu. Une boucle bouclée entre 1986 et 1996 en taulier chez Fauchon, à former Christophe Michalak, Christophe Felder ou encore Arnaud Larher, puis entre 1996 et 1998 au poste de vice-président chargé de la création pour lancer Ladurée, sur les Champs-Elysées, en embauchant 150 personnes.

A l’aube de 2000, voici donc venu pour Pierre Hermé – qui s’associe avec le publiciste Charles Znaty – le temps de voler de ses propres spatules. Direction le Japon, en 1998, avec une boutique dans l’hôtel New Otani, à Tokyo. La première en France voit le jour en 2001, rue Bonaparte, à Paris, où la file d’attente dépasse souvent une bonne heure le samedi. La faute à d’envoûtantes pâtisseries aux intitulés poétiques : Cerise sur le gâteau, 2000 Feuilles, Extase, Mahogany, Vénus… L’incontournable ? L’Ispahan, une splendeur composée d’un biscuit macaron à la rose, d’une crème de pétales de rose, de framboises entières et de litchis frais. Aujourd’hui, le groupe Pierre Hermé emploie 600 salariés. Et l’homme-gâteau a encore de l’appétit.


© DR

Consultez notre dossier : Le Journal de Noël

Madame Claude ira-t-elle au paradis ?

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déc 212015

Madame Claude, ce nom restera à jamais associé aux grandes heures de la prostitution. Son réseau de « filles » fit trembler la République dans les années 1960 et 1970. Hommes politiques, artistes, industriels, grands noms et grandes fortunes, tous avaient recours à ses services… Mais la vieille dame très digne a emporté avec elle tous ses secrets. Elle s’est éteinte samedi à l’hôpital des sources sur les hauteurs de Nice.

Son nom est une marque que l’on citera encore dans trente ans. Elle l’a d’ailleurs déposé pour qu’on n’en abuse pas. Ce bar de Berlin qui convoque une multitude de fantasmes en faisant revivre une époque lointaine ne s’en est pas privé. Prononcer le nom de Madame Claude provoque un intérêt immédiat. « La vraie ? Vous la connaissez ? Elle existe ? » Non seulement elle existe, mais sa réputation n’est plus à faire, sa légende a échappé à sa propre personne.

Plus de vingt ans après la fin de ses déboires judiciaires, elle vivait recluse dans le Midi où elle touchait une modeste retraite et louait un petit appartement. Une vie pas tranquille, elle est trop lucide sur la condition humaine en général et la vieillesse en particulier, qui, comme chacun sait, est un naufrage. Citer le général de Gaulle n’est pas pour déplaire à celle qui lança dans les années soixante cette « coupable industrie ». C’est elle qui le dit.

Madame Claude a eu 92 ans le 6 juillet 2015. Très seule, isolée, elle n’entendait plus très bien lorsqu’on lui parlait au téléphone. Cet appareil avec lequel elle a passé les grandes années de son règne ne sonnait plus guère. « La solitude a toujours été une amie », confiait-elle lorsqu’on aborde le sujet. Quelques amis fidèles venaient la voir et l’appelaient le dimanche, le jour le plus triste de la semaine.

Madame Claude a retrouvé l’anonymat

Pour se retirer aussi loin de Paris avait-elle besoin qu’on l’oublie à ce point ? Souhaitait-elle tourner définitivement le dos à « Madame Machin » (elle se nomme ainsi), comme s’il s’agissait d’une autre ? Fernande Grudet, pour l’état civil, aspirait à l’anonymat. Elle avait choisi la douceur de la Riviera, pour le climat, mais aussi pour faire la paix avec sa fille. Malgré plusieurs tentatives, la réconciliation n’a pas eu lieu. Son anonymat a été troublé récemment par l’émission Un jour, un destin. Un portrait qu’elle a trouvé à charge, il faisait d’elle une manipulatrice. Qui a manipulé qui ? 

Cela l’a affectée pendant plusieurs semaines. L’équipe de Laurent Delahousse l’avait sollicitée, elle avait décliné l’invitation, ne se sentant pas la force physique de répondre aux questions, aux attaques. Elle n’a, finalement, exercé aucun droit de réponse, l’audience a été excellente. Madame Claude passionne toujours autant les Français. Tous les animateurs de télévision ont essayé de l’approcher pour l’avoir sur leur plateau, mais sa porte est définitivement close.

Madame Claude n’avait plus rien à vendre. Ses souvenirs, elle les a publiés dans la mesure de ce qui était publiable. Les autres, elle les garde pour elle. Tout a été dit sur les gros clients, le shah d’Iran, John Kennedy ou Giovanni Agnelli. Pour la France, elle est une tombe et ne parle pas, ou alors par des allusions et sans jamais citer de noms. Elle raconte : « Un jour, folle de rage après un rendez-vous manqué par l’une de mes filles, j’ai explosé le téléphone contre un mur. J’ai appelé le ministre des Postes avec l’autre combiné pour que l’on vienne le réparer. »

C’est toujours ainsi avec Claude, l’humour toujours, l’air de rien. Une autre fois dans la porte-tambour d’une célèbre brasserie de la rive gauche, elle croise un ancien ministre qui la reconnaît et la salue sans ambages : « Bonjour, Claude, comment allez-vous ? » Elle de répondre : « Très bien, X [elle l’appela par son prénom]. Mais nous ne sommes pas jeudi. » Tout était avoué, rien n’était révélé.

Ses filles sont aujourd’hui de vieilles dames de la bourgeoisie !

Certaines femmes se sont vantées d’avoir travaillé pour elle. L’épouse d’un ministre en exercice durant la cohabitation entre François Mitterrand et Édouard Balladur vint un jour à sa table dans un restaurant pour lui révéler son admiration. « Vous m’avez toujours fascinée. Dans mes rêves, lorsque j’étais plus jeune, j’étais l’une de vos filles. » Quelle spontanéité ! Heureusement qu’il n’y avait pas de téléphone portable en 1995.

En avoir été fait monter la cote de l’argus du désir…, les filles de Madame Claude sont aujourd’hui de vieilles dames de la bourgeoisie, insoupçonnées et insoupçonnables d’avoir dans leur jeunesse appartenu au célèbre réseau. Claude ne les a jamais forcées à travailler pour elle, elle leur rendait leur liberté dès qu’elles le souhaitaient. Certaines ont même été très bien mariées par la suite. Lorsqu’elle vivait encore à Paris après son séjour à Fleury-Mérogis, Claude revoyait quelques-unes de ses pensionnaires. Beaucoup menaient une vie rangée d’épouse de notaire. Certaines, mais celles-ci sont plus discrètes, ont réussi une carrière d’actrice ou de chanteuse. Leur ancienne patronne ne commente pas ce qui n’est plus d’actualité. Des noms circulent toujours dans les dîners. Il y a ceux qui sont sûrs de savoir, mais rien n’a été validé par personne.

Originaire d’Anjou, élevée par les visitandines, Claude a appris très jeune à se taire. Cette Parisienne d’adoption a gardé des attaches provinciales. Elle possédait une bergerie à Cajarc, achetée à un ancien ministre (décidément, elle en connaissait beaucoup) et située au milieu de nulle part. Elle sillonnait les routes du Lot avec sa petite Austin blanche, avait pour voisins Françoise Sagan et son frère Jacques, avec qui elle était très liée. L’écrivaine est l’une des rares à lui avoir tendu la main lorsqu’elle est tombée et à l’avoir défendue en public. Tous ceux qui avaient profité des services de « Madam » étaient alors aux abonnés absents. Elle s’est exilée à Los Angeles vers 1977, lorsque le fisc tout à coup s’est soucié d’elle, après l’avoir laissée en paix pendant des années.

Emprisonnée pour dettes fiscales

Lors de son retour en France au milieu des années 1980, la prescription n’ayant pas joué, elle fut arrêtée la veille d’une fête dans le Lot et fit un premier séjour en maison close… à la prison de Cahors. À sa sortie, elle reprit l’activité qu’elle savait le mieux faire. « Je n’ai exercé que quelques mois, à une très petite échelle, mais probablement mon passé et mon nom m’ont desservie. J’ai très vite été incarcérée. » Elle a sans doute été balancée par la concurrence. Après avoir été condamnée à trois ans de prison, dont six mois fermes, et à 1 million de francs d’amende, ses bijoux, dont les alliances de ses parents, ont été confisqués. Trois cent mille francs à l’époque seront donnés par TF1 et VSD en échange d’interviews. Elle a ensuite sorti un livre de souvenirs (1). Les droits d’auteurs ont été reversés au Trésor public pour payer l’amende.

La vie de Madame Claude a été maintes fois racontée. Le fantasme mêlant le sexe et l’argent la rend encore plus romanesque. Elle a fini par devenir une légende vivante. Cette vieille dame distinguée, cultivée, à la voix flûtée, ne correspond en rien à l’image que l’on peut se faire de quelqu’un qui a exercé cette profession interdite. De sa dureté de caractère on a parlé aussi. Françoise Fabian fut son interprète au cinéma (2). « Je l’ai rencontrée avant le tournage, car le premier scénario que l’on m’avait fait lire était plus proche de Marguerite Gautier que de cette entremetteuse moderne, se souvient la comédienne. Elle fut très aimable et semblait contente que je l’incarne. J’ai été frappée par sa vision cynique des rapports entre les hommes et les femmes. Pour elle, les hommes ne semblaient être que des portefeuilles. Je captais derrière ses propos des blessures secrètes. Je me suis beaucoup intéressée à sa psychologie. Un détail me revient : elle interdisait les dessous noirs chez les filles, elles ne devaient porter que du blanc. »

Dès qu’une affaire de proxénétisme est révélée par la presse, le nom de Madame Claude devient un terme générique pour désigner « les coupables industries » qui existent toujours. On ne sait plus qui se cache derrière ces réseaux. Madame Claude avait, elle, pignon et pognon sur rue. C’est ainsi que celle qui voulait rendre « le vice joli » est entrée dans l’histoire des menus plaisirs de la Ve République.

(1) Madam, par Claude Grudet chez Michel Lafon (1994)

(2) Madame Claude, de Just Jaeckin (1977)

Comment être Fabuleuse au foyer ?

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déc 202015

Si, comme beaucoup de mamans, vous avez été traumatisée par la plus que parfaite Bree Van de Kamp et sa maison témoin, rassurez-vous : la psychorigide reine du Tupperware, qui excelle aussi bien dans l’art d’éplucher les oignons que de contrôler ses émotions, est une espèce en voie de disparition.

Dans la réalité, la femme active, ambitieuse et diplômée éprouve par moments une certaine frustration à s’occuper de son foyer et de ses enfants, qu’elle chérit néanmoins. Et c’est précisément ce qu’a ressenti Hélène Bonhomme, la fabuleuse initiatrice de ce projet. Après une khâgne, des études de philo, plusieurs années d’enseignement et plusieurs autres passées dans une rédaction web, Hélène devient maman de deux petits monstres.

« Les femmes sont stigmatisées »

La transition de femme active accomplie à femme au foyer en devenir est rude. Comme beaucoup d’autres femmes, les aléas de la vie de maman l’ont fait douter et perdre confiance en elle. « Les femmes sont stigmatisées : la mère au foyer ne fout rien ; quant à la mère au boulot, elle ne voit pas assez ses enfants… La belle-mère va nous dire que les enfants sont mal élevés, le mari que, non, le petit n’a pas trop froid, les copines qu’on le couve trop. On reçoit toujours plus de critiques que de compliments », peut-on lire dans un des nombreux témoignages.

« Parce que la maternité a été pour moi un tsunami émotionnel et logistique, j’ai décidé de révéler la Fabuleuse en chaque maman, dans le but avoué de créer une communauté de Fabuleuses qui veulent aimer leur vie et changer le monde. » C’est ainsi qu’accompagnée de sa fabuleuse équipe elle prodigue conseils, témoignages et billets d’humeur pour le salut de millions de Fabuleuses enfouies. Le blog, qui avait à l’origine une vocation cathartique, trouve rapidement son public. « La Fabuleuse n’est pas une femme parfaite, mais elle sait rire de ses ratés ». Et pour celles qui ont encore du mal à prendre du recul, l’auteur décline ses enseignements en format de poche*, à glisser dans tous les sacs.

* « Il y a une fabuleuse dans chaque foyer, 50 pensées pour la révéler », aux éditions Première Partie, 20 euros.

Un nouveau venu dans l’hôtellerie de luxe

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déc 192015

Il y a quatre ans, Pierre Bastid devenait milliardaire en vendant, au groupe General Electric, la société de « convertisseurs électriques » qu’il avait reprise en 2004 à Alstom et développée à l’international. À 57 ans, l’ingénieur, passé par les plus grands groupes industriels français (Schneider, Valeo, Thomson), aurait pu prendre une préretraite dorée. Las. L’homme d’affaires a souhaité entamer une nouvelle vie en fondant un groupe d’hôtellerie. Il aurait investi plus de 190 millions d’euros dans cette nouvelle aventure.

Baptisé Evok, le groupe qu’il a créé et dont il a confié le pilotage à un professionnel de l’hôtellerie (Emmanuel Sauvage, ancien directeur du Burgundy à Paris) a racheté, fin 2014, le restaurant du Palais-Royal. L’établissement a rouvert ses portes en juin dernier après plusieurs mois de travaux, réalisés par le décorateur Christophe Tollemer (un chantier estimé à 2 millions d’euros). Ses cuisines ont été confiées au jeune chef Philip Chronopoulos, passé chez Alain Passard et Joël Robuchon.


L’hôtel Evok, proche de l’Opéra à Paris, doit ouvrir en juin prochain. Les travaux des chambres sont achevés. © Evok DR

En attendant l’ouverture de ses deux « palaces » parisiens dans lesquels Evok injecte une centaine de millions d’euros  – l’un dans le 16e, où Pierre Bastid a demandé à Philippe Starck de métamorphoser un ancien tri postal  (ouverture prévue en 2017) ; l’autre près de l’Opéra qui doit être inauguré en juin prochain -, ce nouveau venu dans le monde des « cinq étoiles » inaugure cet hiver trois chalets d’exception à Courchevel.

Cap sur les Alpes

Sous le modeste nom de « hameau de la volière », ces trois résidences, mises en location en partenariat avec la société Cimalpes, proposent à des vacanciers fortunés de vivre « comme à la maison ». Mais avec tous les services associés à l’hôtellerie de luxe. Chaque chalet, dimensionné pour accueillir entre une douzaine et une vingtaine de personnes, est en effet doté d’une imposante brigade de femmes de chambres, cuisiniers, chauffeurs et gouvernantes susceptibles de faire oublier aux clients les tracas de l’intendance. Un « confort » qui a un prix : entre 50 000 et 150 000 euros la semaine !


Chaque chalet dispose d’un cuisinier et de « personnels de maison ». © Evok DR

Cela fait plusieurs années que ce type d’hébergement fait florès à Courchevel. Dans cette station huppée des 3 Vallées, on ne compte plus les maisons rénovées, mises en location pour la saison entre 10 et 35 000 euros la nuit. Mais l’hiver 2015-2016 s’annonce un peu difficile sur ce créneau haut de gamme.

La clientèle russe s’est tarie avec la crise du rouble et les grandes fortunes brésiliennes se font plus rares depuis la dévaluation du real. Quant à la clientèle moyen-orientale : après les attentats de novembre, elle a choisi de se faire plus discrète. « Mais elle reste fidèle », assure Emmanuel Sauvage, qui se réjouit d’afficher complet jusqu’à la première semaine de janvier.

Une autre vision du luxe


Dans les sous-sols, un spa « cinq étoiles » est à disposition des clients après une journée de ski. © DR Evok

« La vision du luxe que nous souhaitons incarner, moins ostentatoire que les traditionnels cinq étoiles, avec une dimension humaine très poussée, souffre moins de la conjoncture que les traditionnels palaces », analyse-t-il. En développant des lieux à l’atmosphère « cool et détendue » et en défendant ainsi une hôtellerie haut de gamme très éloignée de tout « bling-bling », la société Evok espère conquérir une « clientèle en pleine mutation, plus jeune dans certains pays et (qui) recherche une expérience et un service hors pair », énonce Emmanuel Sauvage.

En attendant, le groupe qu’il dirige continue de se développer. Il lorgne déjà une troisième adresse en France et prospecte à Berlin, Londres et New York, où Pierre Bastid habite, pour de nouvelles implantations. Le groupe pourrait même ouvrir un resort sur une île. Une sorte de refuge pour permettre aux cadres stressés de déconnecter complètement. « Quoi de plus luxueux que d’être seul dans un hôtel Evok sur une île ? » glisse Emmanuel Sauvage.

Pour le « Financial Times », Hollande fait partie des personnalités les mieux habillées !

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déc 182015

Incroyable, mais vrai : François Hollande devance Justin Bieber, Colin Farell et le prince Harry au classement annuel des personnalités les mieux habillées de l’année 2015, établi par le Financial Times. Son tour de force ? Avoir imposé la cravate « de traviole » sur costume sur mesure, pour le salut de milliers de banquiers, avocats et autres travailleurs en cols blancs.

Un temps raillée, l’allure du président est aujourd’hui louée outre-Atlantique. En effet, le site « François ta Cravate », qui est l’observatoire officiel de la cravate du président, rapporte que sur 1 775 apparitions publiques, sa cravate a été portée 864 fois de travers. Les plus perspicaces auront d’ailleurs noté que l’indisciplinée cravate présidentielle pointe inlassablement à droite. Mais voilà, assumé avec panache, ce fléau de société qui touche des millions d’hommes a su séduire la redoutable plume du Financial Times : Joanne Ellison.

Mention spéciale au raccord cravate-costume

Crise grecque, attentats, COP21… Le président au centre de toutes les attentions a su affronter les caprices de l’actualité et de la météo avec élégance et sobriété. Visiblement sensible aux rappels chromatiques, la journaliste accorde une mention spéciale au raccord cravate-costume. Et, parce qu’il faut prendre acte de cette reconnaissance stylistique ultime, les spécialistes de la cravate nous expliquent que le président de la République fait partie des adeptes du nœud « Four in Hand ». Si ce nœud a le mérite d’être très petit et asymétrique, il tend à pencher d’un côté ou de l’autre du fait de cette asymétrie.

Aux côtés du président de la République française, l’actrice Sienna Miller, le réalisateur de Star Wars VII J. J. Abrams et le mannequin Lineisy Montero occupent le trio de tête. François Hollande se classe, lui, au 13e rang, devancé par sa compatriote Léa Seydoux qui truste la 7e place.

Subaru Levorg : saveur d’Orient

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déc 172015

VERDICT CHRONO

Subaru est une marque qui gagne à être connue. Grâce à leur moteur à plat et leur transmission intégrale, ses modèles ont un charme particulier et des qualités dynamiques au-dessus de la moyenne. Cette Levorg n’échappe pas à la règle : plaisante à conduire, confortable et pratique, elle se montre immédiatement attachante. Suffisamment pour passer sur une consommation légèrement supérieure à la moyenne, et une boîte CVT parfois légèrement dépassée en conduite sportive.

LE PROJET


SUBARU LEVORG © « Stefan Boman Stockholm SWEDEN » SUBARU

Si Subaru rencontre un large succès sur le marché japonais, et plus encore aux États-Unis (où le constructeur nippon vend plus que BMW), sa présence est plus limitée en Europe, et notamment en France du fait d’une fiscalité assise sur les émissions de CO2, peu favorable à ses modèles. Dans ce contexte, il s’agit pour Subaru de faire revenir dans son giron ceux de ses clients qui ont trouvé la 5e génération du break Legacy trop encombrante, et pourquoi pas, au passage, de séduire une partie de la clientèle des breaks « premium » allemands, comme le fait Volvo avec sa V60.


SUBARU LEVORG © « Stefan Boman Stockholm SWEDEN » SUBARU

Sur le marché français, où Subaru vend environ un millier de véhicules par an, l’objectif reste toutefois modeste puisqu’il consiste à écouler 200 à 250 Levorg en année pleine. Pour y parvenir, l’importateur propose comme pour le reste de sa gamme d’offrir à ses clients le malus dont sont affectés ses modèles, soit 2 200 euros pour la Levorg. Pour le client, la dépense est donc de 36 950 euros net pour la GT-S, seule finition commercialisée en France. Très riche, sa dotation de série comprend les optiques LED à commutation code-phare automatique, la sellerie cuir et les sièges sport (électrique et chauffant pour le conducteur), un système multimédia-navigation à écran tactile de 7 pouces et 4 ports USB, une caméra de recul, des alertes d’angles morts, etc. Au final, il n’y a qu’une seule option, la peinture métallisée… Les ambitions de Subaru en France pourraient toutefois bientôt être revues à la hausse avec l’arrivée de la version hybride rechargeable du crossover Impreza XV, attendue pour 2017.

LA TECHNIQUE


SUBARU LEVORG © SUBARU

La Levorg a été développée à partir de la plateforme de l’Impreza, et profite notamment de la structure avant renforcée de la STI. Elle revendique de ce fait une rigidité torsionnelle supérieure de 40 % à celle de la Legacy Break qu’elle remplace dans la gamme Subaru. Il est vrai que comparée à celle-ci, la Levorg est plus courte de 10 cm en empattement (2,65 m) comme en longueur hors tout (4,69 m). Initialement destinée au seul marché nippon, où elle est commercialisée depuis mai 2014, la Levorg n’a de ce fait été développée qu’avec des moteurs à essence.

Seul le nouveau 4 cylindres à plat 1.6 turbo à injection directe essence de 170 ch est importé en Europe, où il est exclusivement associé à une transmission à variation continue combinant convertisseur hydraulique et un couple de poulies de rayon variable reliées par une chaîne. Contrairement aux modèles Subaru dotés de boîtes manuelles, ceux recevant la transmission Lineartronic (CVT donc) ne disposent pas d’un différentiel central et se contentent d’un simple embrayage multidisque pour moduler la proportion de couple envoyé aux roues arrière. En temps normal (ligne droite sur revêtement adhérent), celle-ci ne dépasse pas 10 %.

LA VIE À BORD


SUBARU LEVORG © SUBARU

La qualité perçue a fait un petit bond en avant par rapport aux Subaru des générations précédentes : bien construite comme la régularité des ajustements permet aisément de le vérifier, cette Levorg apparaît même cossue avec son volant cuir à jante épaisse, ses plastiques moussés et son écran tactile de 7 pouces permettant de commander système de navigation et divertissement. La casquette centrale accueillant une partie de l’instrumentation apporte en outre une touche d’exotisme typiquement japonaise.

La position de conduite est très bonne, même si, selon les standards allemands, la colonne de direction apparaît encore implantée un peu bas. Cela dit les sièges en cuir garantissent un excellent maintien, tandis que, qualité rare de nos jours, le champ de vision périphérique n’est que légèrement obstrué par des montants de pare-brise d’une épaisseur raisonnable, au profit d’une plus grande sérénité de conduite en ville et sur parcours sinueux.


SUBARU LEVORG © stefan@bomanfoto.se +46706230132 SUBARU

L’habitabilité est plutôt généreuse pour la catégorie à l’arrière où les grands gabarits apprécieront l’impressionnante garde au toit. Et contrairement à nombre de ses rivales, la Levorg n’oublie pas qu’un break doit rester pratique. Ce qu’elle est avec son coffre de 522 litres facile à charger grâce à son seuil bas, et dont le volume se module en rabattant les sièges arrière d’une simple pichenette depuis l’arrière (on appelle cela le Quick release) pour atteindre 1 446 litres tout en ménageant un plancher parfaitement plat.

L’AVIS DU POINT AUTO


SUBARU LEVORG © SUBARU

Très bien amortie, dotée de commandes linéaires dans leur réponse qui permettent un dosage naturel de l’angle de braquage, de l’accélérateur ou du freinage, la Subaru Levorg met immédiatement à l’aise. Une vraie invitation à la balade que ce break nippon pratique sans effort apparent. D’ailleurs, son châssis se montre tellement efficace et rassurant qu’il incite bientôt le conducteur à augmenter le rythme. Dans ce contexte, c’est le groupe moto-propulseur, qui tire la langue le premier.


SUBARU LEVORG © SUBARU

En effet, si le petit 4 cylindres à plat turbo essence, discret et élastique, remplit parfaitement son office en conduite coulée, la combinaison de son couple somme toute modeste de 250 Nm et de la transmission à variation continue provoque en conduite sportive des montées en régime intempestives désagréables, que même le mode manuel de la transmission simulant 6 rapports fixes ne parvient pas à endiguer totalement.


SUBARU LEVORG © SUBARU

Il suffit de le savoir : si c’est pour attaquer façon spéciale de rallye, mieux vaut signer un bon de commande pour une Impreza STI. En revanche, pour une utilisation quotidienne, urbaine ou routière, et en particulier dans les régions où le revêtement est fréquemment glissant, cette Levorg fait mieux que se défendre avec un agrément de conduite et un rapport équipement-prix assez largement supérieur à celui de ses rivales, aussi « premium » soient-elles.


SUBARU LEVORG © « Stefan Boman Stockholm SWEDEN » SUBARU

LES PLUS

Excellent compromis confort/comportement

Break habitable et pratique

Commandes linéaires

LES MOINS

Consommation légèrement plus élevée que la moyenne

Moteur un peu juste pour la masse

Boîte CVT dépassée en conduite sportive


SUBARU LEVORG © SUBARU

Sous le capot de la Subaru Levorg

Moteur : 4 cyl. à plat injection directe essence turbo

Cylindrée : 1 600 cm3

Puissance : 170 ch de 4 800 à 5 600 tr/min

Couple : 250 Nm de 1 800 à 4 800 tr/min

Transmission : aux 4 roues

Boîte : à variation continue, 6 rapports
virtuels en mode manuel

Dimensions : 4 690 x 1 780 x 1 490 mm

Coffre : de 522 l

0 à 100 km/h : 9,0 s

Vitesse : 210 km/h

Consommation : 7,1 l

CO2 : 164 g/km (malus de 2 200 euros offert par Subaru)

Poids : 1531 kg (9,0 kg/ch)

Prix : à partir de 36 950 euros

Site internet : www.subaru.fr/

Spécial ski – Au top sur les pistes

Culture Commentaires fermés sur Spécial ski – Au top sur les pistes
déc 162015

Look sportif cher au ski alpin ou style rétro-urbain tendance caïd des neiges, couleurs flashy ou blocs monochromes, coupe cintrée ou baggy… L’hiver se conjuge au pluriel. À vos spatules !


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Rider. Desolation Hybride Jacket, couche intermédiaire compressible. The North Face. 200 €, www.thenorthface.fr

Caïd. Blouson bomber en Primaloft avec cartographie en chevrons du massif du Mont-Blanc. Black Crows, 230 €, www.black-crows.com

Chic. Veste Dona, alliance de la modernité, de l’élégance et de la technicité. Colmar, à partir de 579 €, www.colmar.it


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Tout-en-un. Zone One Sheep Suit, le sous-vêtement combinaison. Ice Breaker, 190 €, www.icebreaker.com

Protection. Casque Octo+, structuré en forme de pieuvre, modèle Jakk avec oreillette intégrée. Unvex, 199 €, www.uvex-sports.de/en

Sécurité. Sac à dos Ski Touring avec AirBag intégré. Millet, 699,90 €, www.millet.fr

Première. Chaussette de ski avec renfort gel antibobo. Makalu, 38,90 €, www.makalu-socks.com

Rétro. Veste de ski Serre Che, au look Perfecto, isolation Thermolite et coudes en cuir. Pour les bons skieurs. Fusalp, 790 €, www.fusalp.com

Douillet. Hoodoo II, bottes lacées en fausse fourrure avec semelle agrippante. Keen, 160 €


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Spatule. Mythic, un ski léger qui marie les mondes de l’alpinisme et du freeride. 1 358 €, Dynastar, www.dynastar.com

Textile. Nouvelle matière chez Gore-Tex : le C-Knit backer. Plus doux, plus respirant, plus léger. Eider Spencer, 500 €,

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Freeride. Pantalon M’s Reconnaissance pour le ski de randonnée. Patagonia, 280 €, www.patagonia.com

Doigté. Gants ou moufles Lithic, chauds, maniables et imperméables. Arc’teryx, à partir de 240 €, www.arcteryx.com