My Secret NY – Au coin du feu : trois cheminées pour vous réchauffer

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jan 312016


Photo à gauche: Fawkner; en haut à droite: The Marlton hôtel; en bas à droite: Art Bar. © Anne Caillet My Secret NY

New York en hiver. Les longues journées de blizzard, le givre sur les carreaux des fenêtres, les monticules de neige sur les trottoirs. Après la tempête de ce week-end, on s’est mis en quête du cocon hivernal où trouver refuge lors de la prochaine alerte grand froid sur la côte Est. Résultat : on vous propose trois cheminées à côté desquelles se lover dans un fauteuil et passer en mode hibernation. La tempête peut bien mugir dehors, vous êtes à l’abri au coin du feu et au rythme des flammes.

Le plus cosy : The Marlton Hôtel

5 W 8th street, Greenwich Village

Prenez vos quartiers d’hiver dans les salons du Marlton Hôtel. Des fauteuils et des sièges disparates, une petite bibliothèque, un grand tapis persan et une furieuse envie de paresser. C’est le repère de beaucoup de lecteurs solitaires. Prenez un livre de Milan Kundera, commandez un verre de vin, une planche de charcuterie et relaxez-vous.

Le plus secret : Art Bar

52 8th avenue, West Village

Ne vous formalisez pas en entrant : un bar peut en cacher un autre. Peu de personnes connaissent (vraiment) cette adresse. Il faut traverser un premier bar, beaucoup moins glamour, avant de découvrir au fond de la salle un couloir dérobé qui mène à un second espace bien plus intimiste. Ambiance tamisée et feu qui crépite dans la cheminée.

Le plus hipster : Fawkner

191 Smith street, Brooklyn

Ça a le charme d’un club privé anglais, mais l’ambiance hipster d’un bar à Williamsburg. Cet hybride vient d’ouvrir à Cobble Hill il y a quelques mois. Quand le froid se fera trop mordant, venez vous pelotonner dans les canapés Chesterfield devant la cheminée et commandez un grog.

Plus d’adresses sur le site de My Secret NY.

EXCLUSIF. Michelin : Alain Ducasse, 3 étoiles au Plaza Athénée

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jan 302016

Il avait beau clamer à la sortie du Michelin 2015 à qui voulait l’entendre qu’il était « très content » des 2 étoiles récoltées pour son concept de « naturalité » lancé en septembre 2014 au Plaza Athénée à Paris, on sentait qu’en coulisses Alain Ducasse enrageait. Mais l’accession au Graal n’était donc qu’une question de temps… Le Point.fr est en mesure d’affirmer que le chef à la constellation d’étoiles sur la planète sera couronné lundi 1er février de 3 macarons à la table gastronomique du palace de l’avenue Montaigne dans le 8e arrondissement de la capitale.

L’édition 2016 du Guide rouge sacre ainsi le mariage – ou plutôt le ménage – à trois entre les poissons, les céréales et les légumes engagé par le maestro des fourneaux il y a dix-sept mois. Un triptyque détonnant convolant en – justes – noces dans une salle Régence totalement redessinée par Patrick Jouin et Sanjit Manku. Le fidèle duo d’architectes-designers avait imaginé pour la réouverture du prestigieux hôtel un décor marin et végétal baigné par d’impressionnants lustres ruisselant de cristal avec leurs scintillants reflets arc-en-ciel.

« Naturalité »

Pour écrire cette nouvelle histoire de la « naturalité », Alain Ducasse avait confié le piano du Plaza Athénée à Romain Meder, 37 ans, qui a fréquenté le prestigieux palace de l’avenue Montaigne en tant que chef de La Cour-Jardin de 2006 à 2009, avant d’aller rouler dans la foulée son tablier pour AD au Spoon des îles à l’île Maurice puis au musée des Arts islamiques de Doha.

Ses plats signatures ? Lentilles vertes du Puy et caviar, délicate gelée parfumée ; quinoa cultivé en Anjou, champignons et prunelles, truffe noire ; légumes des jardins du château de Versailles, betterave et amarante ; saint-jacques de Chausey, chou-fleur en fine croûte, truffe noire ; rouget de l’île d’Yeu en écailles, jus civet lié au foie, tian ; riz noir cuit en « chamba », ragoût de coquillages, feuilles d’huîtres, piment d’Espelette ; citron niçois, algues kombu à l’estragon ; poire rôtie, amandes, marrons et liqueur de myrte corses.

Alain Ducasse a réinventé son répertoire pour sortir quelque chose d’inédit de ses casseroles au Plaza Athénée. C’était sa promesse. Il l’a dépassée… Au point d’atterrir la tête dans les 3 étoiles pour ce Michelin 2016.

Le premier Lego handicapé arrive au rayon des jouets

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jan 292016

Lego veut coller à la diversité humaine. Le fabricant danois a présenté cette semaine à la foire du jouet de Nuremberg un nouveau personnage : un jeune handicapé en fauteuil roulant, accompagné de son chien guide. Selon Le Guardian, l’apparition de cette figurine n’est pas un hasard : c’est la réponse à une récente polémique selon laquelle les personnes présentant des handicaps étaient absentes de la gamme de figurines. Le mouvement #ToylikeMe avait ainsi lancé une pétition sur Internet, réunissant à ce jour plus de 20 000 personnes, qui affirmait que des centaines de milliers d’enfants malades ne se reconnaissaient pas dans les jouets.

Le dernier-né de chez Lego sera vendu dans une boîte restituant une scène de vie dans un parc. À ses côtés, les enfants trouveront donc un vendeur de hot-dogs, des enfants sur un manège, une mère préparant le pique-nique ou encore un homme passant la tondeuse.


© Capture d’écran promobricks.de

Fin octobre 2015, une polémique avait déjà éclaté quant l’artiste dissident chinois Ai Weiwei avait fait savoir que Lego refusait de l’approvisionner en briques. Les briques ne peuvent être utilisées « pour des oeuvres politiques », avait affirmé l’entreprise. En 2014, l’artiste avait en effet empilé les unes sur les autres des briques Lego de manière à créer des portraits de dissidents politiques du monde entier.

Du grand art signé Valentino

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jan 282016

Les défilés de haute couture se sont clôturés par celui de Valentino. La maison a offert à ses invités une véritable leçon d’histoire de l’art lors de son défilé. Le duo créatif de la griffe, Maria Grazia Chiuri & Pierpaolo Piccioli, a rendu hommage à Mariano Fortuny y Madrazo, artiste, couturier et créateur de textile d’origine espagnole, qui fit sa fortune à Venise. Et notamment la robe Delphos, qui tire son nom de l’Aurige de Delphes.

À noter, la robe « Chrysalide » plissée à traîne en pétales de mousseline noire, velours et cuir qui a nécessité 2 200 heures de réalisation ! Les deux designers ont puisé des influences antiques, travaillant même directement avec les archives des tissus Fortuny. Signés Alessandro Gaggio et Harumi Klossowska de Rola – la fille du peintre Balthus –, les bijoux du défilé ont fait sensation. Des parures dorées à l’or fin, aux inspirations antiques, entre harnais, bracelets, bijoux de tête serpent façon Eden.

Un détail à retenir ? Pour « retrouver le contact avec la terre, qui est la forme la plus authentique et personnelle d’équilibre intérieur », selon Maria Grazia Chiuriet & Pierpaolo Piccioli, les mannequins ont défilé pieds nus, joliment agrémentés de bijoux au style antique.

 

L’ultra-luxe signé Giorgio Armani

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jan 272016

Le printemps sera définitivement violet chez Armani Privé. Les pantalons sont légers et évasés, les vestes sont en voile et les robes brodées créent un joli mélange de mauve, argenté et même noir. Évanescentes et aériennes, les silhouettes imaginées par Giorgio Armani ont plongé les invités dans une torpeur couleur lilas. Des robes du soir en crinoline aux blousons teddy molletonés en passant par les pantalons Palazzo en gazar de soie, le vestiaire mêle pureté féminine fantasmée et attitude décontractée, le tout parsemé de cristaux Swarovski et autres incrustations précieuses, avec un sens du détail propre au doyen de la mode italienne. Romantique, élégant et so chic !

 

Mode, beauté, accessoires… Le quoi de neuf de la semaine

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jan 262016

Le lieu : le cristal en majesté (ci-dessus)

Baccarat ouvre une nouvelle boutique rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. C’est le duo d’architectes Gilles & Boissier qui a imaginé et créé le décor : inspiration hôtel particulier à la française avec moulures. Le sol en damier noir et blanc et les mélanges d’Inox, laiton patiné, marbre, bois précieux, cuir et velours mettent en avant la beauté du cristal (79, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e).


© DR

L’objet : Sandro loves Superga

De la rencontre entre la griffe française et un des géants italiens de la basket stylée est née une collection exclusive de sneakers. L’iconique modèle 2750 a été revisité. La paire masculine est déclinée en toile de coton blanc, marine ou denim, parée d’une coque en plastique. Pour la femme, le modèle est développé en toile de coton blanc, écru et marine, associé à des semelles bleues, rouges ou bordeaux. 85 €, disponible mi-mars.


© DR

La collaboration : la beauté décalée

De la mode au design, en passant par la musique, Kitsuné, la plus éclectique des griffes parisiennes, signe sa première ligne de maquillage pour Shu Uemura. Elle comprend une huile démaquillante, des fards, une trousse pour pinceaux, des faux cils et des eye-liners métallisés. Le tout dans des emballages au design pop et chic.


© DR

Le look : signé Ralph Lauren

Pour sa nouvelle ligne Icône, le créateur américain condense les pièces les plus emblématiques qui firent – et font toujours – son succès : blazer, veste d’équitation, pull en cachemire torsadé, chemise blanche, smoking et accessoires raffinés comme les sacs, souliers et montres.

La tendance : rock never dies

L’allure du rocker ne cesse d’inspirer les créateurs. Veste en laine et velours, 425 €, et gants en cuir clouté, 135 €, The Kooples. Chapeau en feutre noir, modèle Parole, 139 €, Stetson. Chevalière Blood Diamonds en or rose et diamants noirs (prix sur demande), Stone Paris. Boots en cuir, 995 €, Saint Laurent par Hedi Slimane.

À droite, bombardier en laine et shearling (prix sur demande), pantalon en velours (650 €), derbys mi-hauts en cuir (550 €) et cabas en cuir façon poulain imprimé (prix sur demande), Burberry Prorsum.


© DR

Les créatrices : souriez, vous êtes badgés

Marie Macon et Anne-Laure Lesquoy, un duo de créatrices de bijoux brodés, nous emmènent cette saison en Inde. « Comme toujours, nous nous sommes intéressées au quotidien, que nous aimons sublimer. Nous avons loué une maison à Pondichéry et sommes allées au marché, au temple. Nous avons dessiné des fleurs pour mettre dans les cheveux, des fruits pour faire des offrandes, des fanfares d’animaux… », explique Marie Macon. De ce périple sont ressorties des créations fidèles aux valeurs de la marque : chiquissimes et pleines d’humour et de poésie. On adore l’écusson XXL qui figure les Beatles en goguette, sur un éléphant fardé (www.maconetlesquoy.com).


© DR

Le parfum : Eau de cèdre de Giorgio Armani

L’histoire. Le couturier transalpin étoffe sa ligne Eaux pour hommes avec une nouvelle création olfactive : l’Eau de cèdre. Comme les précédents parfums, ce quatrième opus se veut l’incarnation d’une veste griffée Giorgio Armani. Cette fois-ci, la jaquette en velours.

La fragrance. La fusion de la bergamote italienne et de l’essence de citron se pare d’un accord frais de feuille de violette. Puis le cumin chaleureux et la sauge croquante s’allient aux tons brillants de Cardamom Pure Jungle Essence. Enfin, l’essence de cèdre est révélée par l’extrait de thé noir et la note de daim.

Le flacon. Comme pour toutes les Eaux de cette collection, la forme de la bouteille est inspirée par la coupe parfaitement ajustée d’une veste d’homme. Sous le bouchon en Bakélite noire, le verre épais est bordé de métal nervuré.

92,16 € les 100 ml.


© DR

Lexus LC500 : fantasme de designer

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jan 252016

Rarement une voiture de production aura autant ressemblé à un « concept-car ». La somme de travail fournie par les ingénieurs pour industrialiser les fantasmes des designers Lexus atteint ici un niveau admirable, notamment dans la forme des passages de roue épousant au plus près les immenses jantes forgées de 21 pouces. On en viendrait presque à douter de la capacité de la suspension à proposer un débattement suffisant pour absorber les inégalités d’une « vraie » route.


LEXUS LC500 © LEXUS

Boîte 10 rapports

Et pourtant la LC500 roule. Et elle promet de le faire plutôt bien au regard de sa fiche technique. Sous une carrosserie sculpturale aux proportions particulièrement avantageuses (Lxlxh : 4,76 x 1,92 x 1,34 m) ce coupé 2+2 cache en effet une nouvelle plateforme qui servira de base aux futurs modèles Lexus. Sous le capot interminable, positionné bien bas et le plus reculé possible pour réduire la hauteur du centre de gravité et l’inertie polaire du LC, c’est le le V8 de la RC-F qui marque le tempo. Soit un bloc atmosphérique de 5 litres qui développe la bagatelle de 473 ch et 527 Nm. Transmise aux seules roues arrière par l’intermédiaire d’une inédite boîte automatique 10 rapports, cette imposante cavalerie permettrait à la LC 500 de passer de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes.


LEXUS LC500 © LEXUS

Expérience musicale d’exception

Tendu d’une sellerie combinant cuir et Alcantara, l’intérieur promet comme de coutume chez Lexus de proposer ce qu’il y a de mieux en termes d’expérience musicale avec au choix des systèmes audio fourni par Mark Levinson ou Pioneer Prestige. Seule déception à ce stade, la LC500 qui fera sa première apparition publique européenne au salon de Genève en mars prochain ne devrait pas être commercialisée sur le vieux continent avant 2017…


LEXUS LC500 © LEXUS

Ferrari California T Handling Speciale : plus musicale

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jan 242016

Il ne faudrait pas croire que les propriétaires de California se contentent de « cruiser » paresseusement le long des golfes clairs. Certains n’hésitent pas à exploiter les 560 chevaux de son V8 3,9 l biturbo lorsque l’occasion se présente. C’est en pensant à eux que Ferrari a remis la California T sur le métier pour en dériver cette version « Handling Speciale ».

Plus efficace

Comme son nom l’indique, cette option garantit un comportement plus efficace grâce à des réglages de suspension spécifiques : les ressorts sont 16 % plus raides à l’avant, 19 % à l’arrière, tandis que les logiciels pilotant les amortisseurs magnéto-rhéologiques et l’antipatinage ont pu être revus en conséquence. Résultat : Ferrari annonce notamment une capacité d’accélération nettement améliorée en sortie de virage serré, en particulier sur revêtement dégradé.


FERRARI CALIFORNIA T HANDLING SPECIALE © FERRARI

Sensations

Plus rapide, la California T Handling Speciale devrait aussi procurer des sensations plus intenses, grâce à une nouvelle ligne d’échappement dont le niveau sonore augmenterait plus nettement que celui de la version normale avec le régime moteur, se rapprochant ainsi de la musicalité caractéristique d’une mécanique atmosphérique. Discrète, la version Handling Speciale ne se distingue d’une California T normale que par la couleur noire mate de sa calandre, de son diffuseur arrière et de ses sorties d’échappement. Frimeurs, passez votre chemin…

Birmanie, le temps suspendu

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jan 232016

C’est une autre Birmanie. À mille lieues de l’afflux touristique vers Mandalay, Bagan et l’effervescente Rangoon. Une Birmanie longtemps coupée du monde. Situés entre la frontière thaïlandaise et la mer d’Andaman, dans le sud-est du pays, les pays Môn et Karen se dévoilent depuis peu au voyageur. Et pour cause, ces deux minorités ethniques, malgré la signature de cessez-le feu, subissent toujours les exactions du régime birman et continuent de réclamer leur indépendance depuis 1948. Rebelles, les paysages le sont aussi. Rizières, forêts de tecks et plantations d’arachides ne s’interrompent que pour laisser entrevoir un mont karstique, le majestueux fleuve Salouen ou les innombrables stupas dorés. Car c’est bien Bouddha qui rythme ici le temps et les saisons. Familles, amis ne manquent jamais une occasion de se retrouver à la pagode pour refaire le monde. Parfois même, on pique-nique à même le sol ou on révise ses leçons dans la fraîcheur du temple. Et on prie, bien sûr, dans des lieux de culte isolés, où croyances et légendes détrônent peu à peu la réalité.


Au pied du mont Zwegabin, le jardin de Lumbini, planté de 1 100 bouddhas alignés. © DR

Moulmein, l’indolente

L’écrivain britannique Rudyard Kipling y aurait été ébloui par la beauté d’une jeune Birmane et lui dédia son poème « Mandalay ». George Orwell, qui y fut officier dans la police impériale en 1926, en garda un souvenir ému. Difficile en effet de résister au charme décati de ce qui fut la capitale de la Birmanie britannique de 1827 à 1852. Comme si le temps s’était arrêté, la frénésie de la grande époque de l’exportation du teck a laissé place à une langueur assumée. Même le fleuve Salouen – loué quant à lui par Somerset Maugham –, qui prend sa source sur le plateau tibétain, ne semble pas pressé de rejoindre la mer d’Andaman. Derrière les étals du marché, les hommes mâchent le bétel en attendant l’heure de la procession sur la colline des Pagodes. Autour d’eux, les anciennes demeures coloniales aux couleurs défraîchies se laissent peu à peu envahir par une étonnante végétation. On ne s’étonnera pas que la ville abrite aussi le plus grand bouddha couché du monde. Win Sein Tawya, allongé de tout son long sur son flanc droit, mesure près de 180 mètres…


Win Sein Tawya, le plus grand bouddha couché du monde (180 mètres de long), situé à Moulmein. © DR

Ascension mystique

L’aventure commence dans les camions-bus, au pied du mont Paung Laung. Serrés contre de jeunes pèlerins amateurs de selfies, les moines prient pour qu’il ne pleuve pas en route. À chaque virage, sur le chemin escarpé et pentu qui mène au sommet, on s’attend à le voir sortir de la brume. Mais le Rocher d’or se mérite : une fois arrivé là-haut, il faudra encore une bonne heure de marche pour atteindre le sanctuaire recouvert de feuilles d’or, comme posé au bord du précipice dans un halo vaporeux. Avec la pagode Shwedagon, à Rangoon, et le mont Popa, près de Bagan, le Rocher d’or, situé dans l’État Môn, à 170 kilomètres à l’est de la capitale, est l’un des sites les plus sacrés du bouddhisme birman. Selon la légende, le rocher-stupa aurait été installé là par deux nats (esprits) il y a deux mille cinq cents ans, et doit son équilibre précaire au positionnement d’un cheveu du Bouddha dans le pagodon qui le chapeaute. À la nuit tombée, alors que les pèlerins disposent les offrandes et les encens sur les autels sacrés, la flamme vacillante des cierges révèle toute la spiritualité du lieu. Dans la lumière pourpre, les pèlerins psalmodient et méditent jusqu’au petit matin.


Le fleuve Salouen, « fleuve nu », qui inspira Somerset Maugham, prend sa source sur le plateau tibétain. © DR

Vue sur le Zwegabin

Au Hpa-An Lodge, toutes les terrasses sont orientées vers le mont Zwegabin, qui s’élève au-dessus des rizières. Les sportifs n’hésiteront pas à grimper jusqu’au sommet (723 mètres), qui abrite un petit monastère et offre une vue panoramique sur la vallée du fleuve Salouen. Les autres se contenteront de l’admirer d’en bas, où veillent 1 100 bouddhas, parfaitement alignés dans une nature luxuriante. Ouvert il y a tout juste un an, le lodge a été imaginé par l’architecte français François Jacquey, en pyinkado – un bois extrêmement solide, proche du teck –, dans le plus pur respect du style karen et avec le concours de la population locale. Les 18 cottages et la piscine d’eau salée en pierre de lave se fondent parfaitement dans la jungle environnante. Le matin, on enfourche un vélo pour rejoindre le marché de Hpa-An, où fourmillent musulmans indiens, Karens et Birmans. Et, au crépuscule, on se laisse envoûter par la magie des chants bouddhistes de la pagode Kyauk Ka-Lat, construite sur un piton rocheux dans un décor à couper le souffle.


Le Rocher d’or de Kyaiktiyo, situé dans le Mon, est l’un des hauts lieux de pèlerinage bouddhistes. Selon la légende, ce rocher aurait été placé à cet endroit par deux esprits il y a 2 500 ans. © DR

À partir de 193 € la nuit dans un cottage (2 ou 3 pers.), www.hpa-an-lodge.com

Y aller

Marco Vasco. Présent dans plus de 50 destinations en Asie, en Afrique, en Océanie, dans les Amériques et les îles de l’océan Indien, le spécialiste du voyage sur mesure sur Internet propose un circuit « Découvertes en pays Môn et Karen » de 7 jours/6 nuits, à partir de 1 995 €/ pers., vols, transferts, nuits en hébergements de charme avec petit déjeuner, visites, chauffeur et guide privatif francophone inclus, www.marcovasco.fr

Paris-Rangoon. Avec Vietnam -Airlines, 4 vols par jour via le Vietnam, à partir de 749 € l’A/R, www.vietnamairlines.fr

Dormir

Governor’s Residence. Dans les années 20, le gouverneur britannique, qui habitait cette superbe bâtisse en teck entourée d’un étang, y recevait le gotha de l’ethnie Kayah. Aujourd’hui, on apprécie le charme et la quiétude des jardins et le luxe colonial de ses 48 chambres. À partir de 276 € la nuit, www.governorsresidence.com

Kandawgyi Palace Hotel. Situé sur le lac Kandawgyi, offrant une vue imprenable sur la pagode Shwedagon, il reste l’un des établissements les plus huppés de Rangoon. Très belles chambres et jolie terrasse au bord de l’eau. À partir de 230 € la nuit, www.kandawgyipalace-hotel.com



Les 18 cottages du Hpa-An Lodge, au style karen, bénéficient tous d’une vue sur le mont Zwegabin. © DR

L’art du voyage selon Louis Vuitton

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jan 212016

« Volez, voguez, voyagez. » Cet ancien slogan publicitaire de Louis Vuitton, qui est également le nom de l’exposition consacrée actuellement au malletier au Grand Palais, semble être le leitmotiv de Kim Jones, le directeur artistique de l’homme LV. Chaque saison est un carnet de route autour du globe, une excursion vers une destination précise, avec des emprunts vestimentaires à des modes et traditions textiles de diverses cultures, qui donnent de la nervosité, de la couleur et du style à un dressing sportswear très jeune d’esprit. Qu’a-t-il imaginé pour l’hiver prochain ? Réponse en vidéo et en direct dans quelques instants.