Évasion : une pointe d’exotisme

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fév 292016

Dites « paradis » et l’on vous répondra à l’unisson Polynésie, Seychelles, Maldives ou Caraïbes. Il est pourtant d’autres édens qui s’égrènent le long des côtes sud-américaines, notamment dans l’ouest du Mexique, sur la péninsule de Baja (Baja California), coincée entre l’océan Pacifique et le golfe de Californie. C’est ici, sur une plage de sable fin et à fleur de rocher, que se dresse l’hôtel One&Only Palmilla, véritable institution locale dont la renommée dépasse les frontières du pays. Chefs d’État, familles royales, stars hollywoodiennes… De Scarlett Johansson à Tom Cruise en passant par Oprah Winfrey, Barbra Streisand, Meg Ryan, Sean Penn ou encore Eva Longoria, tous y ont séjourné à l’occasion d’une fête, d’un mariage ou d’une escapade secrète. Et tous ont participé à son rayonnement, amorcé il y a plus d’un demi-siècle. Le Palmilla recèle en effet sa petite histoire. Beaucoup moins banale qu’elle n’y paraît.


Rudoyé par un ouragan, l’hôtel a été rénové. Ici, une chambre avec terrasse et vue sur la baie de San José. © Nickolas Sargent DR

John Wayne, Bing Crosby et Dwight Eisenhower

Tout commence au milieu des années 50. La péninsule de Baja est alors un territoire inexploré, uniquement accessible par la mer et par les airs. C’est justement à bord de son avion qu’Abelardo R. Rodríguez – pionnier et, au passage, fils du président mexicain Abelardo L. Rodríguez – découvre le site de Punta Palmilla. Il décide d’y construire une entité de 15 chambres, ouvrant ainsi la voie au tourisme et aux célébrités telles que John Wayne, Bing Crosby et Dwight Eisenhower… De cette glorieuse époque l’établissement, passé depuis dans l’escarcelle du groupe One&Only, a conservé une architecture coloniale espagnole, des fontaines et, sur les hauteurs de la propriété, une ravissante chapelle d’un blanc immaculé. Vestiges d’autant plus précieux qu’ils ont bien failli disparaître avec l’ouragan Odile, à l’automne 2014. « Regardez les palmiers : couchés sur le sol. Là, les baies vitrées : pulvérisées. Et cette boue qui s’immisce partout », commente, photos à l’appui, le directeur, Sébastien Arnaud. L’hôtel aurait pu tout bonnement baisser le rideau. Au contraire, il saisit cette opportunité pour s’offrir un lifting complet et rouvrir ses portes sept mois seulement après les événements.


Deux piscines à débordement agrémentent les lieux, l’une familiale, l’autre réservée aux adultes.  © DR

Casitas et jardins luxuriants

Nichées dans des casitas, au cœur de jardins luxuriants, les 173 chambres affichent désormais un style mexicain réinventé, à travers meubles, couleurs, tissus, portes cloutées, céramiques et œuvres d’art. Coup de frais également pour le restaurant Agua, conçu entre terre et mer, où le chef Larbi Dahrouch concocte tacos, ceviches et guacamoles à se damner. Autre nouveauté : l’arrivée du célèbre chef Jean-Georges Vongerichten, invité à parfaire l’offre gastronomique. Avec, d’une part, le Seared, un steak house de haute volée (viandes et poissons) mis en scène dans un mélange de marbre, d’ambre et de motifs aztèques. Et, de l’autre, le Suviche qui, en plus de son bar en albâtre rétroéclairé, propose sushis et mets japonais des plus raffinés.


L’une des suites junior, dotées d’un patio. La décoration affiche un style mexicain réinventé. © Nickolas Sargent DR

Sur sa lancée, l’hôtel a étoffé son spa avec un salon de coiffure OBO (illustre enseigne de Beverly Hills), un espace Barber & Blade pour les hommes et un institut Pedi-Mani-Cure géré par le maître du genre, Bastien Gonzalez. Il a aussi redessiné sa plage, réaménagé la terrasse près de la piscine et créé de nombreux espaces où prendre l’apéritif face au coucher de soleil ou près d’un grand brasero. Autant de changements qui n’ont en rien altéré son authenticité et la qualité de son service. Là réside toute l’essence du Palmilla : une équipe, pour la majorité mexicaine, dévouée à ses hôtes – neuf cents employés, soit trois personnes pour un client ! – et un sens pointu de la mise en scène. À commencer par les chambres, où, le soir venu, les attentions se suivent et ne se ressemblent pas : parfum d’ambiance distillé selon vos goûts, bougies dans la salle de bains, « plateau tequila » avec sel, amandes et citron vert, exemple d’art floral – une tradition régionale – composé sur le lit, notices (et leurs représentations en plâtre peint) sur les plantes endémiques. Et, comble du détail, un kit couture déposé dans le dressing et contenant les couleurs principales de votre garde-robe… So chic !

One&Only Palmilla, Los Cabos. À partir de 525 euros la nuit,www.oneandonlyresorts.com


Sur les hauteurs du domaine, une magnifique chapelle, très prisée pour les mariages.  © DR

TROIS AUTRES RAISONS D’ALLER AU MEXIQUE

Mexico, côté face

Bien sûr, il y a le cœur historique, immortalisé dans Spectre, le dernier James Bond. Mais il y a aussi le Mexico des architectes et de l’art contemporain, de Luis Barragán (prix Pritzker) à Fernando Romero, à qui l’on doit le nouveau musée Soumaya (photo).

Mexico design : 7 jours, à partir de 1 940 euros par personne, vols, transferts, nuits en hôtel 5 étoiles (normes locales), petits déjeuners et visites avec guide francophone inclus. 01 53 63 13 40, www.maisondesameriqueslatines.com


© javier Hinojosa DR

Le Yucatan en mode spirituel. Rencontre avec un chaman, bain dans un cénote (gouffre ou puits sacré), cérémonie nocturne dans la jungle… Neuf jours pour tout comprendre de la cosmogonie maya et explorer les plus belles pyramides (photo, Chichén Itzá).

Mythes et légendes mayas : 9 jours, à partir de 2 699 euros par personne, vols, transferts, nuits en hôtel de charme, petits déjeuners

et activités inclus. 0 805 160 195, www.aventuria.com

Chichen Itza monument in summer, Mexico © DRChichen Itza monument in summer, Mexico © DR
Chichen Itza durant l’été © DR

Sur la route. Idéal pour une première découverte du pays, cet autotour vous conduira de la capitale à Punta de Mita côté Pacifique avec, entre les deux, une escale dans les villes coloniales de Guadalajara, Lagos de Moreno et San Miguel de Allende.

Au cœur du Mexique : 13 jours, à partir de 4 700 euros par personne, vols, transferts, nuits en hôtels d’exception, petits déjeuners, location de voiture et parcours sur GPS inclus. 01 42 86 16 00, www.voyageursdumonde.fr


© DR

My Secret NY : le maître du sushi

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fév 272016


Le sushi bar Kura est niché à côté de Tompkins Square Park dans East Village. © Anne Caillet My Secret NY

Ne cherchez plus. On a procédé méthodiquement et après avoir listé toutes les cantines nippones de Manhattan et testé une bonne partie d’entre elles, on a (enfin !) trouvé le meilleur bar à sushi de NY. Il s’appelle Kura et est niché à côté de Tompkins Square Park dans East Village.

Au Japon, quand on dit « Omakase » (お任せ) au chef, cela signifie « je m’en remets à vous ». Il a alors carte blanche pour préparer le menu de son choix et surprendre ses hôtes. Alors si vous vous sentez d’humeur aventureuse, précipitez-vous dans ce petit restaurant caché derrière des pans de tissus japonais sur St Marks Place. Il y règne beaucoup de sérénité : décor épuré et minimaliste avec seulement 12 places au bar et une table unique qui peut accueillir 4 personnes.

Précision chirurgicale

Avec le chef Ishizuka, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est entre de bonnes mains. À 70 ans, Norihiro Ishizuka vous accueille avec bonhomie en habit traditionnel. Il vous invite d’un large sourire à prendre place devant lui. Tous les soirs, au comptoir de ce bar à sushi intimiste, il anime le spectacle. Sous votre regard médusé, il émince avec une précision chirurgicale un filet de turbo mariné, caresse de son couteau-rasoir la chair nacrée d’un bar de ligne, découpe avec finesse une anguille de mer, tranche une noix de Saint-Jacques caramélisée. Norihiro Ishizuka est un artiste et ses sushis des pièces d’orfèvrerie. Les puristes vont se régaler.

Vous avez le choix entre trois formules Omakase : 12, 15 ou 18 pièces. Sushi au sévereau, un duo de nigiri à la sériole et au flet… Dîner chez Kura, c’est aussi plonger dans l’encyclopédie de la faune marine. Chaque bouchée préparée par les soins du chef est une ode au raffinement et à la gastronomie japonaise. Et quand on sort de chez Kura, on se dit qu’avant, on ne savait pas ce que c’était, les sushis.

KuraMenu Omakase 12 pièces à 85 dollars130 St. Mark’s Place, East Village+1-212-228-1010Plus d’adresses sur le site de My Secret NY.

Escapade : La Rosière, 100 % locale

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fév 262016

Une fixation mal réglée impose un arrêt à une remontée mécanique. Peine perdue, la fixation est cassée. « Ce n’est pas grave, dit le perchiste, je vous prête mes skis. Je ferme à 16 h 30, revenez à ce moment-là. » Je suis sidéré… et enchanté. Il ne me connaît pas et me fait confiance. C’était il y a 20 ans, à La Rosière.

Aujourd’hui, cet état d’esprit persiste. Une convivialité qui s’explique en grande partie par l’origine de la station. Exclus dans les années 60 du plan neige de l’État, les habitants de Montvalezan décident de créer leur propre domaine skiable et listent leurs atouts. La route du col du Petit-Saint-Bernard est fermée l’hiver, elle permet d’atteindre 1 850 mètres et sur les terrains communaux poussent des roseaux (à l’origine du nom La Rosière). Donc pas d’expropriation de terres agricoles. La neige y est abondante grâce à un effet climatique particulier, le soleil brille généreusement sur ce versant sud et le panorama est magnifique.


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Montagnards et bâtisseurs

Reste à construire les hébergements. À cette altitude, chaque famille possède un chalet d’alpage. Nombre de ces montagnards sont bâtisseurs, car le site est réputé pour ses pierres et ses lauzes. « Un chalet pour soi, un autre pour la location, et La Rosière est née, explique Gisèle Gaide, guide du patrimoine. Nous avons construit le premier téléski nous-mêmes, porté à dos d’hommes. » Les gens du coin sont les metteurs en scène de leur station, et ça change tout.

Désormais, le domaine s’étend jusqu’en Italie : La Rosière est reliée à La Thuile, dans le Val d’Aoste. À vous la « dolce vita » et ses spécialités culinaires ! La bonne ambiance de La Rosière a peut-être aussi à voir avec l’art de vivre transfrontalier et l’habitude d’accueillir les voyageurs. Les moniteurs de l’École de ski français ont d’ailleurs élu comme directeur un Anglais ! C’est dire si vous êtes les bienvenus.

Y aller

Par la route Depuis Paris, 670  km ; Genève, 136  km.

Par avion Aéroport de Chambéry à 2 heures, Genève à 2 h 30.

Par le train Gare SNCF de Bourg-Saint-Maurice. Correspondance en bus et taxi. www.voyage-sncf.com

Office de tourisme de La Rosière. 04 79 06 80 51, www.larosiere.net


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Dormir

Le Miravidi. Résidence avec de grands appartements. À partir de 1 300 euros la semaine, www.miravidi.eu

Le Panoramic et Le Tyrol. Résidences avec piscines. À partir de 390 euros la semaine en studio 4 personnes au Panoramic. 04 79 06 80 55, www.tyrol-panoramic.com

Chalet Matsuzaka. 10 chambres d’inspiration japonaise ou montagnarde. À partir de 195 euros la nuit (base 3 nuits). 04 79 07 53 13, www.chaletmatsuzaka.com


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Se restaurer

L’Estam. Cuisine traditionnelle soignée (goûter le farcement, 22  euros). Menu à 32 euros. 04 79 06 13 65.

Le plan du repos. Chalet d’altitude, parfait pour une fondue. 20 à 25 euros environ le repas. 04 79 06 87 92.

Aux 3 ours. Salon de thé. Tester le brunch du trappeur (17  euros). 06 10 15 64 13.

La montagne des saveurs. Traiteur. Sélection de salaisons du mont Charvin. 04 79 06 80 28.

Aux délices fermiers. Fromages de chèvre de Sainte-Agathe. 04 79 08 32 71.


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Découvrir

Promenade avec des chiens saint-bernard. Uniquement pendant les vacances scolaires. 3 euros la sortie. 04 79 06 80 51, www.larosiere.net

Visite du garage des dameuses. Tous les lundis. Gratuit. 04 79 06 80 51.

Concert. La voix des alpages (avec diaporama), www.lavoixdesalpages.com

Sortie en raquettes. Marche d’approche (comptez 1 h 30), repas dans l’igloo (fondue savoyarde et charcuterie maison) et retour en raquettes nocturne. 54 euros par personne. 06 62 19 19 76, www.bureau-montagne-haute-tarentaise.fr

Ski de randonnée. Avec découverte des us et coutumes, www.evolution2larosiere.com

Ski alpin. Visite du domaine, chaque dimanche après-midi, en compagnie d’un moniteur de l’ESF. Idéal pour les vacanciers qui séjournent pour la première fois dans la station. 20 euros par personne. 04 79 06 81 26.

Pourquoi Patek Philippe rend-elle fous les collectionneurs ?

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fév 252016

Les collectionneurs de Patek Philippe ne sont pas des collectionneurs comme les autres. Capables de dépenser des centaines de milliers d’euros, voire des millions, pour une pièce rare, ils livrent des batailles acharnées, parfois sur plusieurs années, pour acquérir les raretés de la manufacture suisse. Un Graal qui confère un respect unique dans le sérail horloger. Pas besoin d’acheter un modèle tape-à-l’oeil ou plusieurs garde-temps, la discrète élégance des montres Patek Philippe témoigne du trésor que le collectionneur porte au poignet. Quiconque en possède une a conscience d’être habillé de ce qui se fait probablement de mieux en matière de travail manufacturé, héritage historique et design.

Voici quatre raisons pour lesquelles les collectionneurs de Patek Philippe apprécient tant leurs montres, au point de parfois perdre la raison.

  • La rareté

On raconte que moins d’un million de Patek Philippe ont été fabriquées depuis 1839, date de création de la maison. C’est moins que ce que peuvent produire en une année certaines des plus prestigieuses manufactures suisses aujourd’hui. La production des montres Patek Philippe est si méticuleuse et si contrôlée que les modèles les plus basiques nécessitent près de neuf mois de réalisation. Une attente aussi excitante qu’insoutenable pour l’acheteur, qui patiente parfois deux ans avant de voir sortir des ateliers certaines montres à complications. D’ailleurs, la demande, grandissante, de garde-temps Patek Philippe est tellement plus importante que le nombre de pièces produites par la manufacture que la marque a mis en place un système de liste d’attente et de candidature pour déterminer et prouver que l’acheteur est suffisamment connaisseur d’horlogerie pour « mériter » d’acquérir l’une de ses montres.


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Le caractère exclusif de Patek Philippe réside également dans l’adage « l’exception qui confirme la règle ». Ses pièces étant déjà rares en raison de leur production, imaginez lorsqu’une « exception » vient se glisser dans la chaîne…, comme lorsqu’on découvre que la marque a fabriqué une poignée de modèles en acier dans une référence connue pour n’exister qu’en or. Un phénomène qui fait grimper de manière exponentielle la cote d’une montre.

  • Le design

Souvent associé aux termes « classique » et « raffiné », Patek Philippe sait pourtant jongler entre détails et designs inattendus pour surprendre et créer la passion des collectionneurs. Parmi les modèles notables qui sont ainsi sortis des sentiers battus, on peut relever la très asymétrique référence 3422 conçue dans les années 60 par Gilbert Albert ; la cultissime Nautilus dans les années 70 ; l’Aquanaut dans les années 90 ou encore la Calatrava Pilot Travel Time inspirée des montres d’aviateur du début du XXe siècle. En matière de pièces plus traditionnelles, la manufacture tire son épingle du jeu dans le soin qu’elle apporte aux finitions. En écho aux cadrans habillés d’index bâton facettés, aiguilles polies et autres subtils détails qui révèlent qu’une Patek Philippe est bien une Patek Philippe, chacun des composants du mouvement est fini et décoré à la main avec une obsession déconcertante. Le plus souvent, on ne se rend pas compte visuellement de ces petits éléments, mais, associés ensemble, ils confèrent à la montre ce petit quelque chose qui fait que son allure est harmonieuse et juste au poignet.


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  • Un investissement sûr

C’est un fait (presque) incontestable. La revente d’une Patek Philippe rapporte de l’argent. Aucune autre marque – si ce n’est Rolex dans certains cas – ne peut se vanter de voir la cote de ses garde-temps grimper de manière significative année après année, sur le marché aussi bien du vintage que du neuf. Sauf rares exceptions, dès l’instant où une montre sort du magasin, elle perd d’office 20 % de sa valeur en raison de la TVA, avant de perdre encore près de 30 % correspondant à la marge du revendeur. Ce produit de spéculation ou de capitalisation que l’on cache soigneusement au coffre aura donc perdu près de la moitié de sa valeur au cours de son trajet entre la boutique et votre domicile… Patek Philippe incarne parfaitement ces rares exceptions à la règle. Ainsi, pour célébrer son 175e anniversaire, la manufacture a lancé une collection spéciale dont les pièces se sont retrouvées sur le second marché à des prix extraordinaires, seulement quelques mois après leur mise en vente. Ultra-limités, prestigieux, techniques, ces garde-temps étaient prisés par de nombreux collectionneurs qui n’ont pas hésité à les racheter à des prix nettement supérieurs aux sommes déboursées par les premiers acheteurs. C’est le cas de la référence 5131 Émail cloisonné, à peine sortie de boutique et qui a immédiatement vu sa valeur doubler aux enchères.


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Dans une perspective plus historique, d’une certaine manière, on pouvait acquérir une Calatrava pour l’équivalent, en euros constants, de 300 euros dans les années 50, alors qu’aujourd’hui il faut compter environ 20 000 euros pour en acquérir une. De même que les quantièmes perpétuels chronographes – telles les séries 2499/100 – valaient près de 20 000 euros dans les années 80 et s’arrachent aujourd’hui aux alentours de 400 000 euros. Sans oublier bien évidemment les modèles originaux de la Nautilus, qui se vendaient 3 000 euros dans les années 70 et qui désormais s’échangent pour 50 000 euros.


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  • Un patrimoine inestimable

Pour n’importe quel collectionneur ou acheteur, la traçabilité d’un objet est primordiale. Malheureusement, dans le milieu de l’horlogerie, les archives sont des assurances précieuses qui se trouvent très difficilement. Entre les différentes crises, fermetures, rachats, guerres et autres mouvements, de nombreuses manufactures ont perdu une grande partie de leur patrimoine historique et plus particulièrement leurs archives. Chez Patek Philippe, chaque montre, sans aucune exception, possède un extrait attestant sa fabrication. De 1839 à nos jours, la manufacture genevoise est en mesure de retracer la production, la vente et la « véracité » de toutes les pièces qu’elle a fabriquées. Un extrait des archives est à la fois un morceau d’histoire et de confiance. En effet, en plus de conférer un caractère historique et spécial à la montre, il rassure l’acheteur et augmente parfois de son tiers la valeur d’une pièce.


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Acheter une Patek Philippe, c’est également transmettre l’héritage d’une vie. Si la marque joue énormément sur le côté transmission familiale dans ses publicités, la plupart de ses collectionneurs ont en effet vécu d’importants événements avec l’une de ses montres au poignet. On ne compte plus les membres de famille royale, les politiciens, les acteurs, les hommes d’affaires, les soldats, ayant célébré la fin d’une guerre, un mariage, une naissance, ou révolutionné un domaine, avec comme seul point commun la marque de leur montre. Il suffit d’assister à n’importe quelle vente aux enchères pour constater la passion des collectionneurs devant une Patek Philippe au destin lié à l’histoire exceptionnelle d’une personne. Présenté lors de la vente Sotheby’s du 14 juin 2012 à New York, un garde-temps Patek Philippe était venu mitrailler les prévisions des experts. Le choix du verbe n’est pas anodin ! Cette montre possédait un boîtier dans un platine très lourd qui servait dans la fabrication des munitions durant la Seconde Guerre mondiale. Ce métal considéré comme stratégique était devenu si rare qu’il fut interdit pour la production de bijoux et de montres. Estimée dans une fourchette entre 25 000 euros et 40 000 euros, elle a finalement trouvé un acquéreur pour la somme de 286 950 euros.


© DR

Le patron de Ferrari F1 prend la tête de Lamborghini

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fév 242016

Au mercato des transferts en Formule 1, ce sont plutôt les pilotes qui font l’actualité. Pourtant, le passage d’un ingénieur à une marque adverse est vécu comme une trahison, plus rarement celui d’un dirigeant d’écurie. C’est pourtant ce qui vient de se produire avec Stefano Domenicali, qui était patron de l’écurie Ferrari en F1 jusqu’au printemps 2014. Il a été nommé PDG de l’autre constructeur de bolides italien, Lamborghini, qui n’est autre que l’émanation la plus sportive d’Audi, lui-même membre de la famille Volkswagen.

M. Domenicali prendra ses fonctions à partir du 15 mars, précise Lamborghini. « J’accepte avec enthousiasme cet important héritage et je m’engage à oeuvrer en faveur de la continuité du succès obtenu par Lamborghini sous la direction de mon prédécesseur, Stephan Winkelmann », a déclaré M. Domenicali.

Lamborghini photo at LamboCARS.com © LamborghiniLamborghini photo at LamboCARS.com © Lamborghini
Le flamboyant Stephan Wnkelmann a dirigé avec talent l’essor de Lamborghini tout en utilisant les ressources immenses offertes par Audi © Lamborghini

Avec ses voitures ultra-sportives qui coûtent plusieurs centaines de milliers d’euros et dépassent les 600 chevaux, Lamborghini a battu en 2015 son record de ventes : 3 245 voitures écoulées, dépassant pour la première fois la barre des 3 000 unités. Ces ventes ont progressé de 28 % par rapport à l’année précédente et sont 2,5 fois plus importantes que celles de 2010, avait précisé la société en janvier en présentant ses résultats annuels.

Pour sa part, Stephan Winkelmann, 51 ans, après 11 ans de bons et loyaux servies à la tête de Lamborghini, rejoint Quattro GMBH avec le titre de président et sera chargé désormais des destinées des modèles R et RS d’Audi, soit les versions les plus sportives. Avec le coupé R8, il ne sera pas dépaysé puisqu’il partage bon nombre d’éléments communs avec la Lamborghini.

Bee-Bee XS : l’autre Méhari électrique

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fév 232016

Petite bouille sympathique, carrosserie en plastique découvrable, propulsion électrique, cela vous dit quelque chose ? La Citroën e-Méhari, bien sûr. Eh bien, non. Il s’agit de la Bee-Bee XS, conçue par un bureau d’études basé au Mans et bientôt industrialisée dans l’est de la France.

660 kilos

L’expérience passée de l’équipe de concepteurs de la Bee-Bee XS dans la course automobile transparaît à la lecture de la fiche technique. Posé sur de rigoureuses suspensions à triangles superposés, le châssis en aluminium habillé de plastique injecté (ABS) permet à la Bee-Bee XS de ne peser que 660 kilos, dont 100 kilos de batterie lithium-ion placée sous les sièges avant. De quoi stocker jusqu’à 9,6 kWh d’énergie et permettre à la Bee-Bee de revendiquer une autonomie de plus de 100 km, moyennant 4 heures de charge sur une prise 16 ampères.


© BEE-BEE

Style rétro

Les concepteurs de la Bee-Bee annoncent des accélérations dignes d’une voiture de sport grâce au moteur électrique asynchrone de 41 ch (en crête, 27 ch en continu) entraînant les roues arrière de la XS. Deux rapports de pont sont proposés au choix, un long pour faire de la route jusqu’à 90 km/h, un court permettant de franchir des côtes pouvant aller jusqu’à 33 % d’inclinaison, mais limitant la vitesse à 50 km/h. Pratique avec son habitacle pourvu de nombreux rangements, mais néanmoins lavable au jet d’eau, la Bee-Bee joue la carte du style rétro jusque dans les charnières apparentes de ses portières. Nettement plus compacte que la e-Méhari, la Bee-Bee (L x l x h : 3,4 x 1,6 x 1,6 m) devrait être très facile à garer.


© BEE-BEE

Tarif batterie incluse

Éligible au bonus de 6 300 euros réservé aux voitures électriques, la Bee-Bee n’en devient pas bon marché pour autant avec un tarif prévisionnel de 21 180 euros bonus déduit, a priori nettement plus élevé que celui de la Citroën. Mais, pour ce prix-là, l’acheteur de la Bee-Bee est propriétaire de sa batterie, alors qu’il doit louer 79 euros par mois celle de la e-Méhari. La Bee-Bee fera sa première apparition publique lors du prochain Salon de Genève.


© BEE-BEE

La montre à quartz la plus chère du monde ? Celle de Steve Jobs !

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fév 222016

Qui était vraiment Steve Jobs ? Les biopics qui lui sont consacrés au cinéma dévoilent peu à peu les facettes, bonnes ou mauvaises, d’un génie. Aurait-il aimé ce qu’est devenu Apple sous l’égide de Tim Cook ? Aurait-il aimé l’Apple Watch ? Pas évident, car le mythique fondateur d’Apple, s’il était un fan de design, et de design épuré, n’était en revanche pas un grand amateur de montres. Sur les plus vieilles photos de lui, on le voit arborer une simple montre noire. Et hormis celle-ci, on ne lui connaît qu’une seule autre passion horlogère : la première montre en titane, bracelet compris, sortie dans les années 80 : un chronographe Porsche Design. Jay Elliot, ancien vice-président d’Apple, l’évoque dans son livre de souvenirs : « Aux premiers temps d’Apple, Steve portait une montre Porsche au bracelet en titane. Si vous admiriez sa montre, il l’ôtait de son poignet et vous la donnait. En fait, il en avait une boîte entière dans son bureau, bien qu’elles vaillent alors 1 200 dollars pièce. »

Lire note article Steve Jobs, l’homme qui aimait les Porsche

Retour vers le passé

Et voilà qu’au détour d’une vente en ligne de souvenirs de stars du rock et de la pop, entre des guitares et des dédicaces des Beatles et des disques d’Elvis, quelques lots font resurgir un pan de l’histoire de l’informatique. Non, il ne s’agissait pas du jean Levi’s 501 de Jobs, de son col roulé et de sa paire de New Balance 991. Avant de définir ce qui deviendrait son look de référence, Steve Jobs, du temps de NeXT, portait… des vêtements, comme tout le monde. Ce sont ces quasi-reliques du gourou du high-tech qu’un certain Mark Sheff, à qui Jobs loua un logement dans les années 80, a décidé de vendre aux enchères : un sweat frappé du logo NeXT, une carte de visite NeXT au nom de Steven P. Jobs, un stylo Apple, une paire de sandales Birkenstock, et surtout une montre Seiko. Alors que les sandales se sont vendues 2 500 euros, le sweat 6 800 euros, la montre à quartz de Steve Jobs, accompagnée d’un certificat d’authenticité, s’est en revanche envolée à 38 000 euros (42 500 dollars). Pourquoi ? Parce qu’elle figure sur quelques clichés mythiques du génie d’Apple.


La montre à quartz la plus chère du monde ? Sans doute celle portée par Steve Jobs dans les années 80… © DR

Cliché mythique

En 1984, une photo mythique symbolise l’aventure d’Apple, une photo saisie par le célèbre photographe Norman Seeff, chez Steve Jobs, à Woodside : on y voit le co-créateur du géant de Cupertino, le premier ordinateur Apple posé sur les genoux, avec au poignet une montre noire dont on ne savait jusque-là pas grand-chose, en fait. On sait maintenant qu’il s’agissait d’une simple montre à quartz Seiko noire des années 80, référence 6431-6030. Vu l’état de son bracelet, il est clair que Steve Jobs l’a très souvent portée, dans bien des moments-clés des premières années de la saga Apple. Norman Seeff avait raconté dans les colonnes de Time Magazine comment Steve Jobs, avec qui il discutait, était allé chercher l’ordinateur et s’était assis ainsi. La photo était là, et il l’a capturée dès le premier déclenchement. « Il n’y avait aucune conceptualisation, il y avait une telle spontanéité là-dedans que nous n’aurions jamais pensé que cela deviendrait une image de magazine. » Alors, cette simple Seiko est-elle une relique de la religion Apple ? Quand même pas, mais c’est au moins un petit morceau de l’histoire du high-tech sous forme d’une simple montre à quartz. Qui, au passage, est sans doute devenue la montre à quartz la plus chère du monde  !

Aston Martin, montre Omega… James Bond bat des records aux enchères

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fév 212016

« À quoi sert-elle ? » « À donner l’heure. Il paraît que vous avez un petit problème de ponctualité », répond Q à Bond dans Spectre, au moment de lui donner sa nouvelle montre… La magie James Bond a encore frappé lors de la vente consacrée aux objets de Spectre, chez Christie’s, à Londres. Les fans du plus célèbre espion qui soit pouvaient aussi bien s’offrir les boutons de manchettes ou le noeud papillon de 007 que l’ordinateur portable de Q, ou le nécessaire à Martini utilisé par Daniel Craig et Lea Seydoux… Autant de souvenirs de tournage de luxe, que le fait d’avoir servi dans Spectre transforme en collector. D’autant plus que les lots ont été offerts par Daniel Craig, Sam Mendes, Michael G. Wilson, Barbara Broccoli, Jesper Christensen, ainsi que Sam Smith, interprète de la bande originale du film (lire notre article ici).


Tout ce que Ja mes Bond touche dans un film se transforme en collector.

120 000 euros pour l’Omega de 007

Le petit plus de cette vente organisée moitié à Londres moitié en ligne par la maison Christie’s, à l’occasion de la sortie de Spectre en DVD et Blu-ray ? Les bénéfices en étaient reversés à la célèbre ONG Médecins sans Frontières. De tous ces lots proposés aux enchères, deux devaient nécessairement se faire remarquer. D’abord la montre de 007, car la particularité des montres utilisées par 007 est de sortir des ateliers de Q, et de se transformer en armes entre ses mains. Depuis deux décennies, c’est une Omega que James Bond porte au poignet, l’horloger suisse étant partenaire des aventures de l’espion depuis maintenant 20 ans. Et cette fois, l’Omega Seamaster 300 à l’élégant bracelet Nato qu’il porte ne se contente en fait pas de donner l’heure : elle lui sauvera la vie en se transformant en bombe à retardement lancée par Lea Seydoux aux pieds du méchant. Le « prototype one » de cette montre , portée par Daniel Craig dans Spectre, gravée et offerte par l’acteur Jesper Christensen, s’est littéralement envolée à 92 500 Livres sterling, soit 120 000 euros ! Elégante avec son boitier en acier et son cadran noi, sa lunette bidirectionnelle noire en céramique polie et son bracelet NATO, aux cinq rayures grises et noires, elle embarque un calibre OMEGA Master Co-Axial 8400.


Le prototype de l’Omega Seamaster 300 de James Bond a décollé à 120 000 euros. © DR

3,1 millions d’euros pour la seule DB10

Mais c’est bien sur  l’Aston Martin DB10 conduite par Daniel Craig, alias 007, sur les quais de Rome qui était le clou de cette vente. Un modèle d’autant plus rare que dix exemplaires avaient été produits par la marque, et que seuls deux bolides ont survécu au tournage et à la mythique course-poursuite dans les rues de Rome. L’un sera conservé par la production, l’autre, vendu aux enchères et dont la plaque a été signée par Daniel Craig, est donc la seule en circulation. Au terme d’une enchère de légende, elle a finalement été adjugée à 2,434 millions de livres, soir 3,1 millions d’euros. De quoi faire le bonheur de Médecins sans frontières ! « La DB10 est l’une des voitures les plus rares jamais créées. Seulement dix exemplaires ont été conçus et c’est l’unique modèle disponible à la vente. C’est bien de voir la DB10 lever des fonds pour Médecins Sans Frontières, c’est une association fantastique que nous sommes heureux de soutenir. », a d’ailleurs déclaré Andy Palmer, CEO d’Aston Martin.

Si vous n’êtiez de toutes façons pas assez riche pour vous offrir cette Omega Seamaster 300 ou l’Aston Martin DB 10, Christie’s propose également en ligne d’autres objets issus du films,  tels le smartphone Sony de Moneypenny, un chronographe automatique Rado D-Star porté dans le film (2 500 euros) ou la Longines Conquest Heritage en or rose 18 carats portée par Ralph Fiennes, alias M (estimé à 9 000 euros).

Sur le toit du Léman

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fév 202016

Rougemont, un secret bien gardé

Lorsque les gros flocons tombent sur Rougemont, seul le bruit des pas crissant sur la neige se fait entendre. Niché dans la vallée du Pays-d’Enhaut, à mi-chemin entre Château-d’Oex (prononcez Château « d’Ai ») et Gstaad, ce petit village de 900 âmes regorge de chalets plus atypiques les uns que les autres. Date de construction, nom du propriétaire et parfois quelques textes bibliques sont gravés dans le bois de ces habitations pour certaines tricentenaires. Comme celui des Foisses, bâti en 1705 et surmonté de deux énormes corbeaux de bois. Des oiseaux de mauvais augure ? Pas vraiment. Depuis plus d’un siècle, ils n’attendent que leur propriétaire, disparu lors du naufrage du Titanic. Rougemont n’en reste pas moins un domaine skiable. Quelques minutes en télécabine suffisent pour rejoindre la station de La Videmanette : 50 kilomètres de pistes, dont une descente de 10 kilomètres sur 1 200 mètres de dénivelé.


Le prieuré du XIe siècle en hiver, à Rougemont. © DR

Sur les rails

Pour parcourir les 1 000 mètres qui séparent Montreux du Pays-d’Enhaut, il faut, croyez-le ou non, prendre le train. Moquette d’époque, sièges de velours piqué de broderies, vieilles portes en bois verni et numéros de place inscrits en or… Bienvenue au XIXe siècle, à bord du Golden Pass Classic ! Le visage collé à la vitre, face aux flancs des montagnes, on croisera quelques chalets ici et là d’où s’échappe la fumée d’une cheminée. Peut-être quelques chamois, si on est chanceux. Le train continuera son périple jusqu’à Rougemont comme s’il glissait sur un épais manteau blanc.

Golden Pass Classic, 2 liaisons quotidiennes entre Montreux et Rougemont. À partir de 20 euros l’aller, www.goldenpass.ch


Ambiance rétro à bord du Golden Pass Classic. © DR

Ballet d’Enhaut

Le décollage est imminent. Il est 8 heures ce matin d’hiver et un soleil orange se lève derrière les sommets. Assourdi par le vacarme des flammes gonflant les toiles, on zigzague entre les dizaines de nacelles posées sur le sol. Avant de s’élever dans le ciel jusqu’à toucher du bout des doigts les pics des montagnes. Chaque année, en janvier, plus de 70 montgolfières venues du monde entier et pilotées par les meilleurs aérostiers s’élancent de Château-d’Oex, lors du Festival international de ballons. Une aventure de haut vol, là où Bertrand Piccard s’envola en 1999 avec Brian Jones à bord du Breitling Orbiter III pour le premier tour du monde en montgolfière sans escale.

Festival international de ballons, Château-d’Oex. À partir de 4,50 euros l’entrée et 355 euros le vol, www.festivaldeballons.ch/fr. Espace ballon, musée des connaissances liées aux ballons à air chaud. Parmi les curiosités : la capsule du premier essai de tour du monde de Bertrand Piccard. 7 euros l’entrée, www.chateau-doex.ch

Balloons International Festival, Chateau d'Oex, Switzerland © Photo12 DRBalloons International Festival, Chateau d'Oex, Switzerland © Photo12 DR
Le Festival International de ballons, un rendez-vous annuel, en janvier à Château-d’Oex. © Photo12 DR

Escale cocon

Au coeur de Rougemont se dresse le nouvel hôtel du même nom. Christine et Alexander Perper ont réussi à transformer ce chalet traditionnel en un établissement chic et convivial. Dans chaque chambre, de larges baies vitrées s’ouvrent sur le spectacle des sapins et des grandes étendues enneigées. Dans la piscine de mosaïques bleu nuit, le sauna, le spa ou même l’une des trois salles de massage, le repos après une journée de ski n’en sera que meilleur. Le lounge, où trône une immense cheminée, sera un lieu idéal pour se ressourcer ou partager un verre. Du côté de la gastronomie, la table du Roc, animée par le chef Jean-Luc Daniel, fleure bon les saveurs de l’enfance entre blanquette de veau et frites maison. Un Belge ne pouvant trahir ses origines…

Hôtel de Rougemont, à partir de 450 euros la nuit, avec petit déjeuner (très) gourmand. (41) 26 921 01 01, www.hotelderougemont.com/fr.


Des chambres au luxe discret et un lounge chaleureux. © DR

Un chef un produit : le boeuf de Kobe, ce « succulent bonbon »

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fév 192016

« Sa chair dévoile une sublime couleur rosée avec un gras finement persillé, parfois brillant. Avant d’arriver dans votre assiette, le boeuf de Kobe au Japon aura passé trente-deux mois – loin de toute pollution urbaine – à être nourri de paille séchée, d’ensilage de maïs, de soja, de blé et d’eau pour atteindre 450 kilos.

Ma partie préférée ? Le faux-filet, que je grille façon teppanyaki durant six minutes sur une plaque chauffante afin d’éliminer le surplus de graisse et d’extraire au maximum le parfum savoureux de la viande. La cuisson de ces 100 grammes de bonheur oscille alors entre saignant et à point, le boeuf étant fondant à l’intérieur et croustillant à l’extérieur. Au palais, les saveurs sont à la fois douces et puissantes. On dirait un succulent bonbon en bouche ! »

Où le trouver ?

Yannick Alléno, Carré des Champs-Élysées, 1, avenue Dutuit, Paris 8e. 01 53 05 10 00.

Le V à l’hôtel Four Seasons George-V, 31, avenue George-V, Paris 8e . 01 49 52 70 00.

Le White, Courchevel 1850, Jardin alpin, Courchevel (Savoie). 04 79 00 50 50.

Boucherie Metzger, 104, rue du Point-du-Jour, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). 01 46 08 04 86.

Teppanyaki Ginza Onodera, 6, rue des Ciseaux, Paris 6e. 01 42 02 98 18.

Boeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reservedBoeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reserved
Boeuf de Kobe (Japon) cputeaux japonais Miyabi by Zwilling © Jean-Daniel Sudres / Voyage-gour © Jean Daniel Sudres ,all rights reserved

La recette : bœuf de Kobe (4 personnes)

Le marché : 4 morceaux de 150 g de bœuf de Kobe

Au fourneau : Sortir du réfrigérateur les quatre morceaux de bœuf de Kobe. Les laisser reposer sur une assiette une heure à température ambiante en les retournant une fois. Les saler avec un sel de l’Himalaya. Faire chauffer une poêle à sec sans matière grasse. Saisir les morceaux de bœuf de Kobe deux minutes de chaque côté sans excès en veillant à ce qu’aucune croûte ne se forme et que la cuisson soit saignante. Les retirer de la poêle. Les mettre dans un plat pour les enfourner 15 minutes à 60 degrés afin de laisser la viande reposer et que les sucs aient le temps de se répartir dans toutes les parties. Trancher chaque morceau de bœuf de Kobe en petits cubes. Assaisonner de fleur de sel. Dresser dans une assiette. Accompagner de légumes de saison. Déguster.

L’avis du Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste

Le bœuf de Kobe est particulièrement bien soigné et « chouchouté », il est massé à la bière, il écoute de la musique… Cette relation privilégiée entre l’homme et l’animal est tout à fait positive et à encourager. Autrefois, l’éleveur connaissait le nom de chaque bête de son cheptel et les apostrophait. Aujourd’hui, le rapport à l’animal a complètement changé. À l’ère de l’élevage industriel, l’animal n’a presque plus de contact avec l’homme, il est face à des machines. Résultat, l’animal est stressé, et un animal stressé a moins de glycogène dans ses muscles. Cette forme de stockage des sucres dans les muscles permet la maturation lactique qui attendrit la viande avant sa consommation. Or l’animal stressé consomme ses réserves de sucres, la viande ne peut être que plus ferme. La nourriture industrielle des animaux ajoute encore à la médiocre qualité de la viande et à sa pauvreté gustative, ce qui n’est pas le cas lorsque l’animal est bien traité et bien nourri.

Du point de vue nutritionnel. Les médecins nutritionnistes ne sont pas très favorables à la consommation en excès de bœuf de Kobe, car c’est une viande extrêmement grasse : elle contient près de 30 % de matière grasse. Elle est trop riche, notamment en acides gras saturés, qui ne sont pas bons pour les artères. On préfère conseiller de la viande de bœuf maigre, comme la tende-de-tranche, le rumsteck ou des steaks hachés bio préparés devant vous par le boucher. La viande grasse contient aussi plus de polluants lipophiles, comme la dioxine, les PCB, les polybromés qui se fixent dans le gras. Mais, heureusement, le prix de la viande de bœuf de Kobe limite sa consommation.

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