En groupe aux US

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mar 142016

Ce billet ne sera pas long, car c’est bientôt l’heure de L’inspecteur Derrick, que je compte bien regarder confortablement installé sous mon plaid en essayant de ne pas trop penser à mon arthrite. Je n’ai pas encore d’arthrite ni de plaid, et je me force à regarder L’inspecteur Derrick sans y prendre aucun plaisir. Mais j’y suis bien obligé, car je me suis récemment rendu compte que j’étais vieux. En effet, j’ai fait un voyage de groupe avec mon mec à NY. Ce qui peut paraître a priori anodin est en fait une vraie révolution, en ce qui me concerne. Parce que jusque là, nous n’avions encore jamais fait de voyage de groupe. C’était pour nous une activité réservée aux possesseurs de déambulateurs, de bas de contention et de couches ! Toute notre vie, nous sommes partis de notre côté, créant nous-mêmes nos itinéraires, parfois pendant des mois. Nous réservions nos véhicules, planifions nos hébergements, etc. Nous avons bien sûr eu notre lot de surprises, de temps à autre (il faudra un jour que je vous raconte comment nous nous sommes retrouvés en rade dans le désert). Mais même ainsi, même après nos pires galères, nous n’avons jamais envisagé de voyager autrement. Jusqu’à récemment. La faute à la vieillesse. Pour une fois, j’ai eu envie que quelqu’un s’occupe de tout à notre place. Et vous savez quoi ? Le pire, c’est que j’ai adoré ! J’ai adoré laisser le guide se charger de l’organisation et des horaires. Le bémol du voyage de groupe, c’est qu’on est évidemment un peu moins libre. Mais pas tant que ça, en fait. Les agences semblent avoir compris que ce n’est pas parce qu’on voyage en groupe qu’on veut tout le temps être collé au groupe. Nous avons donc eu droit à des plages de temps libre où ma femme et moi sommes partis en goguette de notre côté. Du coup, grâce à ces bouffées d’air frais, nous n’avons pas été gêné par la promiscuité avec le reste du groupe. Qui, du reste, ne comprenait aucun possesseur de déambulateur ou de bas de contention (pour les couches-culotte, je ne suis pas allé vérifier). Bref, vous l’aurez compris : ce voyage de groupe à NY a été au final une excellente surprise. A tel point que nous envisageons de recommencer ! D’ailleurs, je vous mets le lien vers leur site, pour ceux qui, comme nous, hésitent à se lancer dans une telle aventure. C’est en fait loin d’être réservé aux grabataires, contrairement à ce que je m’étais imaginé. Allez sur le site qui vous offre ce voyage groupe aux USA. Suivez le lien.

voyage groupe USA

Pour ses 40 ans, Raymond Weil s’offre les Beatles

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mar 142016

Et vous, quelle est votre chanson préférée des Beatles ? Yesterday ? Help ? Let it be ? Taxman ? Il y en a tellement que choisir est impossible. Les Fab Four sont et resteront le groupe le plus mythique de l’histoire de la musique, passé des sages chansons pour danser des sixties à l’expérimentation des seventies.

Habitué des montres dédiées aux artistes, telle celle édité en hommage à Frank Sinatra, ou celles remises chaque année aux vainqueurs des Brit Awards ou du festival de Montreux, l’horloger mélomane consacre cette fois une édition limitée à 3000 exemplaires aux Fab Four. Petit exploit : sur le cadran de cette montre mécanique à remontage automatique sont inscrits à la place des heures de la journée les titres des 13 albums des Beatles !


© DR

En sus de la date, affichée dans un guichet à 3 heures, à 4 heures, un index spécial rappelle la pochette de l’album Help, sorti en 1965. Au dos, le verrecsaphir fumé de cette édition collector dédiée aux fans est frappée du logo officiel des Beatles et de son numéro de série. « Nous ne pourrions pas être plus fiers qu’en associant le nom de notre marque à celui, exceptionnel, des Beatles, reconnaît Elie Bernheim, à la tête de Raymond Weil. Nous sommes proches de la musique, notre source d’inspiration depuis nos premiers jours.  Nous sommes ravis de rendre encore une fois hommage à des musiciens de légende, et de célébrer notre 40e anniversaire avec les Fab Four. »


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Beauté : la crème des accessoires

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mar 132016

Cellulite, rides, frisottis… Voilà des années que les préoccupations des femmes font la fortune des professionnels de la cosmétique. L’objectif du cru 2016 ? Mettre au point des appareils ergonomiques, économiques et nomades, à même de répliquer le savoir-faire d’un professionnel à domicile. Inventaire des innovations, à l’aube du printemps 2016.


la Cellu-cup permet d’effectuer le massage palper-rouler à domicile et d’ éliminer la cellulite.  © DR

Cellu-cup, la ventouse anti-cellulite

Les meilleures idées sont souvent les plus simples. Cette ventouse amincissante permet de répliquer les bienfaits du massage « palper-rouler », si efficace pour déloger les amas de graisses responsables de l’effet « peau d’orange ». Pour lutter contre les capitons coriaces, le pétrissage doit être vigoureux, or les mains néophytes fatiguent trop rapidement. On peut bien sûr se rendre chez un kinésithérapeute ou investir dans des séances de palper-rouler mécaniques en institut, mais tout cela demande du temps et de l’argent.

Le principe de la Cellu-cup est très simple : il suffit de chasser l’air de la ventouse en la pinçant, de s’enduire d’huile ou de savon sous la douche et de faire glisser le drôle d’engin en silicone, de bas en haut puis de haut en bas sur la zone à traiter. C’est un peu douloureux, quelques rougeurs et hématomes peuvent même apparaître, mais, appliquée tous les jours pendant 5 à 8 minutes, la ventouse est d’une redoutable efficacité. Adieu bourrelets, poignets d’amour et autres abdominaux en berne !

Cellu-cup – 18,90 euros en exclusivité chez Séphora (Il existe des alternatives plus économiques sur Amazon).

Talika © DRTalika © DR
Talika, outil de traitement anti-âge du contour de l’oeil à domicile. © DR

Time Control, Le lifting du regard à domicile

Depuis 1948, Talika crée des soins qui gomment les frontières entre cosmétique et thérapeutique. Tout commence au lendemain de la guerre, lorsque le docteur Danielle Roche met au point une crème, formulée à partir d’extraits de plantes, qui montre des propriétés étonnantes pour soigner les blessures des soldats. Appliquée sur le contour de l’œil, la crème stimule de façon significative la pousse des cils et des sourcils des patients. Plus de soixante ans après cette découverte, Talika continue d’œuvrer pour le soin des yeux et du regard. Inspirée de récentes découvertes de la Nasa qui ont révélé les bienfaits de la lumière sur la peau, les chercheurs de la marque ont développé une nouvelle méthode baptisée « light therapy ».

C’est ainsi que pour la première fois, Talika associe dans un même appareil breveté l’émission de deux longueurs d’onde. Une première lumière orange cible les fibroblastes pour réduire les rides de la patte d’oie, raffermir le contour de l’œil, et aider à lifter la paupière. Une deuxième lumière de couleur rouge apaise et réduit les irritations cutanées. La promesse est alléchante et le résultat plutôt satisfaisant : dès 28 jours, 92 % des sujets estiment que leur regard est rajeuni. Bien sûr, le résultat est moins radical qu’avec le bistouri du chirurgien (on peut du reste s’en réjouir), mais, utilisé avec rigueur, Time control est effectivement un complice du rajeunissement.

Time control, Talika, 99 euros

Brosse-lisseur Dafni © DRBrosse-lisseur Dafni © DR
Brosse-lisseur Dafni © DR

Le lissage le plus rapide du monde

Se bruscher les cheveux en moins de deux…, c’est le rêve de millions de femmes que vient d’exaucer un père de famille israélien. Las de voir ses filles perdre de précieuses minutes de sommeil pour venir à bout de leurs crinières rebelles, le papa poule – ingénieur de formation – décide de mettre au point une brosse révolutionnaire.

Composée d’une surface en céramique 3D, la brosse se maintient à une certaine température pour démêler, lisser et faire briller les cheveux, sans pour autant les abimer. Et, parce qu’une démonstration vaut tous les arguments marketing, ce dernier décide de filmer les prouesses de son invention. En quelques jours, la vidéo est consultée par plus de 87 millions de personnes sur Youtube… Après avoir envahi les salles de bains de millions de jeunes femmes à travers le monde, les brosses à brushing express arrivent enfin en France. Il faut tout de même débourser 199 euros pour goûter aux joies du lissage israélien.

Brosse Dafni, disponible en exclusivité chez Séphora à partir du 1er avril, 199 euros

Alain Passard-Paolo Sari : duo de choc légumier !

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mar 122016

Ces deux-là étaient évidemment faits pour se rencontrer. Alain Passard, qui ôta un beau jour de janvier 2001 la viande de sa carte pour mettre uniquement les légumes sur le devant de la casserole, et Paolo Sari, à la tête du premier restaurant étoilé certifié 100 % bio en France, avaient forcément des choses à se raconter. Le chef français de L’Arpège, 3 étoiles à Paris, et la toque italienne de L’Elsa, 1 étoile à Roquebrune-Cap-Martin, se sont donc retrouvés dans la maison du second au Monte-Carlo Beach pour un dîner biologique à quatre mains le mardi 8 mars 2016 à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Une partition en duo pour ces amoureux de la terre qui ont fait des cucurbitacées leur religion.

Dans l’assiette, ça a swingué toute la soirée avec en toile de fond une vue imprenable sur la Méditerranée. Paolo Sari a ouvert le bal avec son plat signature baptisé « Bio Sama ». La quintessence de tous les légumes et des herbes du jardin nappée d’huile d’olive extra-vierge et assaisonnée de fleur de sel de Camargue. Une version provençale du gargouillou de Michel Bras que le transalpin revisite à chaque service en fonction de la cueillette. Une trentaine de saveurs faisant l’apologie du cru – au sens propre, avec l’absence de cuisson, comme au figuré, avec le terroir de la région – qui explosent subtilement en bouche.

Ravioles potagères et cappelletti

Pour la suite des réjouissances, Alain Passard a sorti de son chapeau ses fameuses fines ravioles potagères nageant de bonheur dans un consommé ambré avant que Paolo Sari ne prenne le relais avec un velouté tiède et ses couleurs du jardin s’encanaillant de cappelletti à la ricotta. Puis, comme s’ils se renvoyaient la balle, les deux cuisiniers ont dégainé chacun à leur tour d’épatants morceaux de bravoure aux accents paysans. Le chou gaufré de Milan farci à l’ail frais s’acoquinait d’une chicorée pain de sucre. Les premières asperges vertes se la coulaient douce sur un œuf parfait coiffé de truffe noire, le tout escorté d’un croustillant de pomme de terre et sa fondue fumée. Le tartare en trompe-l’œil à base de betterave faisait les yeux à une crème acidulée. La jardinière de légumes en pinçait pour la merguez végétale à la harissa et sa semoule à l’huile d’argan.

Pour le tomber de rideau, Alain Passard a servi aux convives sa tarte aux agrumes et Paolo Sari son soufflé Elsa aux amandes de Sicile. Ultimes fulgurances de deux maestros des fourneaux qui écrivent grâce à dame nature le plus beau livre de cuisine au fil des saisons !

L’Elsa au Monte-Carlo Beach, avenue Princesse-Grace, Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), + 377.98.06.50.05,fr.monte-carlo-beach.comL’Arpège, 84, rue de Varenne, Paris, 7e. 01.47.05.09.06, www.alain-passard.com

Winamax Poker Tour : un étudiant de 20 ans empoche 103 500 €

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mar 112016

Venue de Nantes en voiture, de Bordeaux en train ou de banlieue en RER…, la France du poker avait fait le déplacement à Paris. Comme chaque année, le Cercle Clichy Montmartre accueillait la finale du Winamax Poker Tour. Ce tournoi clôture un circuit qui permet à des joueurs amateurs de se qualifier gratuitement à travers toute la France. La compétition principale s’est déroulée durant six jours, du 3 au 8 mars. Le plateau était constitué de joueurs amateurs qualifiés et de pros aguerris qui avaient déboursé 550 € de droit d’entrée.

Avec un total de 1 389 participants, c’est le plus gros tournoi payant jamais organisé en France. De nombreux amateurs ont eu l’occasion de jouer pour la première fois dans un cercle. Jour et nuit, les coups s’enchaînent aux tables, les éliminations aussi. Chaque journée qui passe entretient l’espoir pour les joueurs de décrocher le Graal. Mais, il n’y a qu’un seul vainqueur.

Jackpot


Cette année, le tournoi a rasemblé 1 389 participants.

Au terme d’un tête-à-tête face à Sylvain Nazarian, la victoire est revenue à Cyril Georges, un étudiant qualifié sur l’étape de Nancy. Il n’a donc rien déboursé et gagne 103 500 €, une belle histoire ! Le joueur a fait preuve d’une belle maîtrise. « Autant quand je joue sur Internet j’ai du mal à être concentré jusqu’au bout, en live j’arrive à rester dans ma bulle pendant neuf heures de suite », analyse-t-il. Cyril Georges a prévu d’organiser « de grosses soirées jusqu’à ce week-end » pour fêter cette extraordinaire performance.

Par ailleurs, plusieurs personnalités ont aussi disputé ce tournoi comme Benjamin Castaldi, Raymond Domenech, Michel Boujenah ou le comédien Fredéric Chau. Les joueurs du Team Pro étaient présents comme Sylvain Lossli, Davidi Kitai ou Alexandre Luneau, la terreur des tables de Cash Game hautes limites. À noter que les tournois annexes, organisés en parallèle de l’évènement principal comme le Totem avec Moundir, la Fièvre parrainé par Kool Shen et surtout le High Roller (318 entrées) ont été de belles réussites. Les équipes de Winamax et du Cercle Clichy Montmartre ont travaillé d’arrache-pied pour que l’organisation ne souffre d’aucune fausse note. Le succès de ce festival montre la vitalité du poker en France. Une communauté de passionnés continue d’aimer ce jeu et de le pratiquer à travers toute la France.

Résultat de la table finale :

Vainqueur : Cyril Georges 103 500 euros

2e : Sylvain Nazarian 81 500 euros, 3e : Marc de Brito 54 000 euros, 4e : Mohamed Cheick 39 000 euros, 5e : Salah Amran 32 000 euros, 6e : Ricardo Manquant 26 000 euros, 7e : Othmane Chaib 21 000 euros, 8e : Allan Tirel 17 500 euros, 9e : Damien Lhommeau 14 500 euros.

L’industrie de la mode est-elle devenue folle ?

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mar 102016

Un vent de changement souffle sur les podiums. Déjà, le très sérieux Council of Fashion Designers of America s’était interrogé sur la pertinence du calendrier et du format des actuelles Fashion Weeks. En cause : le nombre excessif de défilés (quatre, voire six par an quand les marques créent des collections féminines et masculines) et le délai trop long entre la présentation des collections et la commercialisation des pièces. Burberry va plus loin. La marque a annoncé qu’elle renonçait à l’agenda classique de la mode, qu’elle ne ferait plus que deux défilés par an (en février et en septembre), rassemblant ses collections homme et femme, et que celles-ci seraient disponibles à la vente lors du show ou le lendemain.

Bouleverser création, présentation et distribution

La griffe britannique bouleverse du même coup création, présentation et distribution. « Nous voulons construire une connexion plus profonde entre l’expérience créée avec nos défilés et le moment où les gens peuvent explorer physiquement les collections pour eux-mêmes. Nos défilés sont en train d’évoluer pour effacer ce fossé », déclare Christopher Bailey, directeur général et directeur de la création Burberry. Même démarche pour Tom Ford, qui a reporté de février à septembre la présentation de sa collection automne-hiver 2016, afin qu’elle puisse être disponible à la vente dans la foulée. « Dans un monde devenu de plus en plus instantané, la façon actuelle de présenter une collection quatre mois avant qu’elle ne soit disponible pour les clients est une idée datée et qui n’a plus de sens », a expliqué le créateur américain. Il est désormais rejoint par Tommy Hilfiger et Michael Kors. Récemment, Giorgio Armani s’est dit prêt à s’adapter à cette nouvelle donne du calendrier, mais n’est pas convaincu par le « see now buy now ». Plus tôt, la griffe Chloé déclarait qu’elle ne diffuserait les images de ses précollections qu’au moment de l’arrivée des produits en boutique. Une approche inverse de celle de Burberry, mais la logique est la même. Dans les deux cas, ces deux marques ne veulent plus générer une attente auprès du public et ne pas la satisfaire tout de suite.


© DR

Virage à 180 degrés

Comment expliquer ce virage à 180 degrés ? « Les réseaux sociaux sont sans doute responsables de ce chamboulement du calendrier. Le live permanent et les pics de viralité pendant les Fashion Weeks poussent les marques à capitaliser sur ce climat de communication. Le consommateur sera plongé dans une nouvelle expérience d’achat : le show immédiatement en magasin. Ce mouvement va sans doute bousculer le rythme général, mais j’ai le sentiment que tout le monde va se caler sur cette configuration tactique et commerciale », analyse l’experte en communication Delphine de Canecaude, fondatrice de The Red List et d’Étoile rouge. D’ailleurs, le 10 janvier, le créateur J. W. Anderson, également directeur artistique de Loewe, présentait son défilé homme automne-hiver 2016 à Londres et le retransmettait en direct et en exclusivité sur l’application de rencontres gays Grindr. « Nous cherchons toujours les moyens de repousser les limites concernant le genre et notre esthétique, a expliqué le designer britannique. Et bien sûr, la portée globale de Grindr est indéniable. C’est pourquoi nous pensons qu’il est parfaitement logique que ce site soit le premier support à retransmettre le défilé. »

Russie : quand Lénine roulait en Rolls-Royce…

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mar 092016

Le ciel est gris en ce dimanche après-midi à Moscou. Le léger redoux – la température oscille légèrement au-dessus de zéro – a encouragé de nombreuses familles à sortir. Au parc Sokolniki, c’est l’affluence : ils sont des centaines à déambuler joyeusement dans les allées enneigées. Au fond du parc, derrière une patinoire extérieure, le parc des expositions fait aussi le plein. Et pour cause : il accueille pour la 95e fois un salon de voitures anciennes – le « Special Service Garage » – qui ressemble à s’y méprendre à Rétromobile, le rendez-vous qui se tient chaque année en février à Paris.

Il faut s’armer de patience pour se faufiler entre les stands et entre les vieilles cylindrées, dont certains modèles de la fameuse collection Roger Baillon. Dans un second hall, le plus imposant, trônent la plupart des voitures de ceux qui ont dirigé la Russie depuis le siècle dernier. Tous les cinq ans, l’exposition fait en effet la part belle à la « collection présidentielle », une partie des voitures qui ont servi à transporter les grands pontes du régime.

De Rolls-Royce à Mercedes

Trois voitures de Lénine, dont une Rolls-Royce Phantom 1, sont particulièrement prisées des badauds nostalgiques du « bon vieux temps de l’URSS ». Un peu plus loin, la ZIL-115 de construction soviétique était l’un des véhicules de Joseph Staline et des puissants du régime. La particularité de cette imposante berline ? Des vitres blindées de 7,5 cm pour se protéger contre d’éventuelles attaques. On n’est jamais trop prudent… Au milieu du hall, l’ensemble du cortège présidentiel de Vladimir Poutine a été reconstitué. Entourée par les motards de la garde présidentielle, la Mercedes S600 de l’homme fort de la Russie est la star du jour. « Quand ils le voient sur la route, le cortège va beaucoup trop vite pour être apprécié », s’amuse Sorokin Ilya, le responsable du salon.


Le cortège présidentiel de Vladimir Poutine. © AG

Plus de 50 000 visiteurs en quatre jours

D’autant que la garde rapprochée du leader n’est pas habituée à plaisanter avec ceux qui tentent de photographier le cortège. « Il y a une histoire que les services de sécurité aiment bien répéter, ajoute Sorokin Ilya. Sous Brejnev, des policiers avaient pointé un radar sur son cortège. Ils se sont retrouvés avec une balle entre les deux yeux. Je ne sais pas s’il s’agit ou non d’une légende, mais ça explique pourquoi il y a peu de photos du cortège qui existe ! » Un peu plus loin trône une autre S600, une Pullman V140, utilisée par le prédécesseur de Poutine, Boris Eltsine. Ces modèles sont entourés par de grandes photos à la gloire de ces puissants qui ont un temps dirigé le pays. L’exposition est un succès : en quatre jours, plus de 50 000 personnes s’y sont rendues.

« Revoir ces modèles, ça donne une énergie positive »

Un engouement qui n’étonne pas le responsable du salon : « Cette exposition rappelle que la Russie a été une nation forte et puissante. Revoir ses modèles, revivre notre histoire, ça donne une énergie positive qui redore la fierté pour le pays. » Avec ses équipes, Sorokin Ilya s’est employé à retrouver tous ces modèles, certains ayant complètement disparu, avant de réapparaître au grand jour. Quid du cortège de Poutine ? « En Russie, tout est très simple et très difficile en même temps », s’amuse Sorokin Ilya. « Le responsable du cortège assiste à plusieurs de nos événements, dont un rallye classique. Ça a été facile de le convaincre. » Face au succès de l’exposition, les organisateurs réfléchissent déjà à la façon de surprendre à nouveau dans cinq ans. Si de nombreuses voitures appartenant aux collections des présidents n’ont toujours pas été exposées aux yeux du public, le clou du spectacle devrait rester le convoi de Vladimir Poutine : ses services de sécurité travaillent actuellement à un nouveau prototype pour transporter en toute sécurité, et à toute vitesse, l’homme fort de la Russie.

Saint-Honoré à la conquête des femmes

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mar 082016

Saint-Honoré aurait-il pu choisir meilleure date ? C’est pile lors de la Journée mondiale de la femme que l’horloger français a annoncé ses nouvelles collections ainsi qu’un renforcement majeur de ses modèles féminins. « Nous effectuons déjà 60 % de nos ventes auprès des femmes, mais nous allons aller encore plus loin, aux environs de 80 % », explique Thierry Frésard, dirigeant historique de la maison. « Pour cela, nous introduirons des modèles de jour, qui se portent facilement, lifestyle, en parallèle de collections de nuit, chics et glamour. »


© DR

Ces deux grands axes sortiront dès le salon mondial de l’horlogerie, à Bâle la semaine prochaine, pour des prix qui s’étaleront entre 295 et 1 000 euros. Un pas stratégique important pour Saint-Honoré « face à un marché masculin complètement saturé », mais pas nouveau. En effet, la marque se revendique déjà comme, dans cet ordre, « l’horlogerie Swiss made pour femme et pour homme ». Elle propose de longue date ses bracelets interchangeables, et sponsorise depuis trois ans le seul et unique rallye auto 100 % féminin, le Rallye des Gazelles. Lequel, comme un autre présage, part le 19 mars, presque le jour de l’ouverture de Baselworld, pendant que Saint-Honoré y dévoilera ses collections.


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Collections sexy chics

Parmi elles, la nouvelle Charisma, avec ses arceaux latéraux qui ne sont pas sans rappeler une certaine Liens de Chaumet. Très réussie, jeune et dynamique, la Charisma s’affiche en 35 mm avec un large choix de matériaux et de bracelets. On la trouvera aux côtés de la nouvelle Audacy, laquelle affiche un nouveau bracelet en maille milanaise. Cette collection, comme la plupart des autres, n’affiche pas de complication, hormis la date, un parti pris de simplicité et de sobriété pleinement assumé par la marque.


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On retrouve en revanche un travail assez subtil de cadrans ajourés, notamment sur la Ragtime spécialement éditée pour le Rallye des Gazelles, avec cette année une pièce d’un vert intense dont le cadran est ajouré d’une gravure de gazelle sertie de brillants. La très emblématique Tour Eiffel, dont la lunette comporte du véritable acier de la Dame de fer, s’offre elle aussi ce cadran ajouré resplendissant, grâce au même effet « Éclair » qui reproduit l’éclat d’un pavage de diamants.


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Iris Apfel, la New-Yorkaise nonagénaire star de la Fashion Week de Paris

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mar 072016

La New-Yorkaise Iris Apfel a fait sensation lors de la Fashion Week parisienne. À 94 ans, avec ses lunettes rondes XXL et ses bijoux multicolores, elle est la star d’une exposition au Bon Marché, d’une publicité pour Citroën, aux premiers rangs des défilés. « Un jour, on m’a dit : Tu n’es pas jolie et tu ne le seras jamais. Mais ce n’est pas grave. Tu as quelque chose de bien plus important : tu as du style », a coutume de raconter cette femme au regard pétillant.

Cette excentrique icône du style fait l’objet jusqu’au 16 avril d’une exposition au Bon Marché. Elle est également le visage d’une nouvelle campagne de publicité de Citroën, ainsi que d’une marque australienne de prêt-à-porter, Blue Illusion. Née en 1921 dans une famille juive du Queens à New York, Iris Apfel a étudié l’histoire de l’art. Décoratrice d’intérieur, elle a participé à des travaux de rénovation de la Maison-Blanche pour neuf présidents, de Truman à Clinton.

Adepte des silhouettes colorées

Habituée des premiers rangs des défilés, celle qui se surnomme la « geriatric starlet » est apparue lors de la Fashion Week parisienne et a visité l’exposition consacrée aux robes de la comtesse Greffulhe au Palais Galliera. « C’est une idole et une source infinie d’inspiration pour moi », a commenté Dries Van Noten sur Canal+. « J’aimerais que tout le monde puisse vivre comme elle avec de la grâce et du style. Elle porte des vêtements incroyables, et jamais deux fois la même chose. »

Cette fashionista a fait l’objet en 2014 d’un documentaire réalisé par Albert Maysles, Iris. En 2015, après 67 ans de vie commune, elle a perdu son mari, Carl, un industriel du textile, mort à 100 ans. Adepte des silhouettes colorées, Iris Apfel appelle les femmes à se départir de l’« uniforme des collants ou jeans noirs avec un pull, des bottines et une veste en cuir ».

« Il faut sans cesse essayer de nouvelles choses »

Il faut « oser être différent ! » a-t-elle affirmé à Paris. « Soyez vous-mêmes, assumez votre individualité. » « Si vous portez quelque chose, mais que cela ne fonctionne pas, n’ayez pas d’inquiétude, la police du style ne va pas vous arrêter », a-t-elle plaisanté. Depuis des décennies, Iris Apfel a amassé une collection de vêtements des plus grands designers du XXe siècle, qui remplissent deux étages de son appartement de Park Avenue.

Le Met à New York a, en 2005, consacré une rétrospective à sa garde-robe. Pour ses fameux bijoux, elle dit se fournir aussi bien chez Tiffany’s que dans les bazars de Harlem. La clé du bonheur, selon elle ? Ne jamais s’arrêter de travailler. « C’est ce que j’ai fait », a-t-elle expliqué lors d’une réception en son honneur à l’ambassade des États-Unis. « Il faut sans cesse essayer de nouvelles choses, ne pas se laisser effrayer par l’âge et les chiffres ! »

My Secret NY : concert sur l’eau

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mar 062016

Bargemusic © Anne Caillet My Secret NYBargemusic © Anne Caillet My Secret NY
Si vous avez le pied marin, on vous invite à découvrir un trésor caché sur les berges de l’East River. © Anne Caillet My Secret NY

À New York, il y a les sacro-saints temples de la musique : le Carnegie Hall, le Lincoln Center, ou encore le Beacon Theater. Mais il y a également pléthore de salles intimistes et lieux confidentiels où écouter de la musique. Si vous avez le pied marin, on vous invite à découvrir un trésor caché sur les berges de l’East River.

Bargemusic est une salle de concert flottante aménagée sur une barge historique. Construite en 1899, elle a servi pendant près d’un siècle au déchargement des cargaisons de café dans le port de New York. Amarrée au pied du Brooklyn bridge, cette barge de 30 mètres de long s’est reconvertie en auditorium en 1977, sous la houlette de la violoniste Olga Bloom. Le lieu s’est rapidement transformé en scène de choix pour la musique de chambre. Plus de 200 concerts sont donnés chaque année et des grands noms de la musique classique comme Alisa Weilerstein, Gil Shaham ou Jonathan Biss ont foulé le plancher de la péniche.

Le décor est un brin rustique : des chaises en bois alignées en rang dans la cale, des lattes de bois au mur et une estrade. C’est simple, mais ça a un charme fou. Pas d’espace aménagé pour les coulisses, vous pourrez donc facilement approcher les artistes qui flânent à côté de la scène pendant l’entracte et après le concert. On aime le côté informel et authentique. Presque autant que la vue à couper le souffle sur les gratte-ciel de Downtown et la skyline new-yorkaise.

À bord, le concert va commencer. Le velours du piano et la fougue de l’alto se mêlent au roulis du navire. Après les premières notes de la Sonate n° 2 de Brahms, vous vous demanderez si c’est la musique qui vous enivre ou la houle qui vous étourdit. Un conseil : fermez les yeux et laissez-vous bercer par le rythme des vagues et par le flot des notes de Johannes Brahms

1 Water Street, Brooklyn

35 dollars la place

Plus d’adresses sur le site de My Secret NY.