Fabuleuses au foyer – Femme d’expat ou femme expat ?

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avr 302016

“Il y a toujours celles qui se plaignent de leurs employées de maison tout en se faisant manucurer au bord de la piscine. Mais en ce moment, parmi les femmes d’expat, il y a plein d’idées, beaucoup d’initiatives et pas mal de débrouille : du télétravail, des boutiques en ligne, des formations…”, explique Mathilde, expatriée en Thaïlande avec son époux. “Trouver un emploi à Bangkok relevait de l’impossible. J’ai préféré lancer mon blog.” Ainsi a vu le jour My tailor is an expat, certainement l’un des plus drôles de la blogosphère féminine expatriée, où, au détour de mille clichés détournés, on fait la connaissance de cette grande incomprise expatriée.

Chéri(e), on s’expatrie ?

Dans son ouvrage Chérie, on s’expatrie ! Guide de survie à l’usage des couples aventuriers, qui vient de paraître chez Eyrolles, Alix Carnot expose différentes pistes pour conjuguer amour, carrières et expatriation : “La première configuration est celle, traditionnelle, où l’expatrié est un homme et où son épouse ne travaille pas, assumant les tâches administratives et familiales. À la surprise des nouveaux venus, ce modèle demeure largement majoritaire chez les expatriés. Il y a ensuite le modèle “Tu es muté, j’adapte ma carrière” : dans ces couples, l’un des deux devient le leader professionnel. L’autre le suit, sans renoncer à sa propre carrière, mais en cherchant à l’adapter. Certains couples expatriés tentent de mener deux carrières ambitieuses de front. Ce troisième modèle relève plutôt du mythe, car il est quasiment impossible à mettre en oeuvre dans la pratique.”

Conjoint accompagnateur, le grand défi

“Il y a une certaine hypocrisie, poursuit Alix Carnot, à parler du conjoint accompagnateur au masculin : 91 % des conjoints accompagnateurs sont des femmes, qui, dans 60 % des cas, ne travaillent pas et qui, pour les autres, travaillent pour la plupart à temps partiel. D’un jour à l’autre, ces femmes doivent concilier leur identité de working girl avec une nouvelle posture qui se rapporte plutôt à celle de leur grand-mère ! Certaines sont ravies de lâcher leur job, ce qu’elles n’auraient pas pu faire en restant en France. Mais pour la majorité, le fait de devoir rester chez soi constitue un challenge personnel important. Il faut se réinventer, faire des deuils de certaines choses. C’est un tournant assez difficile à négocier.”

Femme expatriée, femme au foyer ?

Dans l’immense majorité des cas d’expatriation, on a changé de vie pour des raisons professionnelles : le travail est central dans les motivations comme dans les sujets de conversation. “Mais trouver un travail à l’étranger, c’est extrêmement compliqué pour de nombreuses raisons”, renchérit Mathilde. Alors, quid des femmes expatriées qui ont sacrifié leur carrière pour suivre leur conjoint au bout du monde ? “J’ai vécu dans quatre pays avec mon mari. Lors des dîners où l’on se retrouvait entre expatriés, j’ai vu de nombreuses femmes blêmir lorsque la question leur était posée : Tu fais quoi dans la vie ? Être mise en position de devoir réinventer son identité, c’est vertigineux. Mais ce n’est pas impossible ! On peut dire que l’on a réussi lorsque l’on parvient à être le soi actuel, sans nier ce qu’on était avant. L’expatriation m’a lancé ce défi fou de réinvestir la sphère maternelle sans nier mes aspirations professionnelles. De cette expérience exigeante, je peux dire aujourd’hui que je retire une énergie incroyable, une immense liberté, l’impression d’être une personne beaucoup plus complète, d’être profondément moi.”

Expatriation et interdépendance

“Beaucoup de ces femmes rejettent leur statut de femme d’expatrié”, explique Mathilde. À femme d’expatrié, on préférera donc “femme expatriée” car elle n’est pas supposée être une victime ni subir sa vie ! “En anglais, l’expression “conjoint accompagnateur” se dit “trailing spouse”, renchérit Alix Carnot : cette métaphore de la valise est épouvantable et insupportable. Je lui préfère largement la notion d’expat partner. J’aime cette idée d’être partenaires, de faire équipe en tant que couple et que famille. En expatriation, l’un des conjoints a certes accepté de se mettre en danger, notamment au niveau de ses revenus, son patrimoine et sa retraite. Mais pour moi, les couples expatriés lèvent un tabou de notre époque : l’interdépendance. On ne peut pas conjuguer amour, carrières et expatriation sans interdépendance. Car si l’un des conjoints s’est mis en position de dépendance économique, l’autre s’est également mis en position de dépendance sur d’autres plans : réseau social, équilibre familial, vie de couple, rêves d’aventure… En fait, l’expatriation pousse à réinventer le couple d’amour qui dure. Tandis qu’en France, le couple où les deux conjoints travaillent est en cours de réinvention, la carrière internationale se réinvente encore plus. Il n’y a pas de modèle figé : chaque couple doit redéfinir son aventure.

En 2012, Hélène Bonhomme vit la naissance de ses jumeaux comme un tsunami. Se sentant un peu désarmée face à cette vie de maman dont elle avait pourtant rêvé, elle décide de partir à la recherche de contenus pertinents sur l’art d’être une maman qui aime sa vie au XXIe siècle. C’est ainsi que voient le jour le site Fabuleuses au foyer ainsi que le livre collaboratif illustré Il y a une Fabuleuse dans chaque foyer (Première partie, 2015).

Room Mate Grace à New york : pourquoi vous n’irez plus dormir ailleurs

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avr 282016

New York regorge d’hôtels. 606 000 000 résultats  obtenus en cinq dixième de seconde en entrant ces deux mots clés dans le moteur de recherche Google. Conclusion, avant même d’y être : vous êtes foutus, perdus, c’est la jungle.

Et pourtant, nous avons trouvé la boussole qui permet de s’y retrouver. Soit l’hôtel qui, même après 7 heures de vols et presque autant de décalage horaire vous remet droit dans le bon sens, en état de marche. Comment ? Grâce au wifi, partout en ville.

Voilà comment cela se passe. Vous franchissez le seuil du lobby, en plein Times Square, avec vos valises à la main et sous les yeux. Style vieil or sur tons sombres, vous voilà dans un univers feutré qui rappelle une malle au trésor ou le décors d’une toile de maître hollandais… C’est tout à fait cosy, et le personnel y est fort chaleureux. Alors on vous glisse gentiment votre « key card » dans la main, numéro de chambre, étage, horaires du petit déjeuner, de la piscine (elle est rose et bleu, c’est étonnant), wifi gratuit avec vos nom et chambre pour identifiants. Routine. Puis, la question tombe : « ça vous dirait d’avoir un accès internet partout en ville ? » Votre esprit rincé par le voyage rassemble ce qu’il lui reste d’ironie pour répondre que oui, bien sûr, et rouler en Cadillac aussi, tout en vous demandant quelle drogue on prend au Room Mate Grace pour être dans cet état de délire avancé… Et bien non, vous faites erreur, la chose est possible. Elle est même totalement gratuite. Sans copie de passeport ni caution, on vous tend une petite trousse d’écolier dans laquelle tient un boîtier à connecter à votre smartphone en un clic.

Et voilà, vous avez le wifi, partout, tout le temps. Alors avec cette  trousse devenue votre meilleure amie, vous pouvez penétrer dans votre chambre à la déco splendide (motifs géométriques ou floraux stylisés et velours frappés) et au lit king size d’une onctuosité sans pareille (les Américains refusent de nous donner le secret de ces lits qui rendent fous…); afin de  déposer vos guides de voyages, plan de métro, plan de ville et carnet de notes. En somme tout l’attirail qui vous permettait, avant, de viser l’adresse qui se trouve au croisement de l’avenue qui donne sur le bon bloc de l’endroit que peut-être avec un peu de chance et beaucoup d’acharnement vous auriez peut-être pu atteindre… A présent, smartphone en main pour arpenter la ville, vous utilisez vos outils de géolocalisation à vous, comme à la maison. Finie aussi la course aux Starbucks Coffee et MacDonald’s (les seuls point d’accès wifi urbains gratuits), vous êtes technologiquement libres, comme en France, sans vous ruiner en « data ». Plus malin encore, si on y pense, le Room Mate Grace permet de profiter encore plus du Room Mate. Tout simplement parce que vous n’aurez pas mis une heure à le retrouver…

Hôtel Room Mate Grace New York, à Times Square, avec piscine, chambre double à partir de 114 euros.www.grace.room-matehotels.com/fr

Tara Jarmon, le style néo-couture à la conquête de la planète

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avr 272016

Quand on aime, on a toujours 20 ans. Ou 30, c’est selon, pour Tara Jarmon. « Après trente ans de succès, les fondateurs, Tara et David Jarmon, ont senti qu’il y avait matière à donner une dimension supérieure à leur maison de prêt-à-porter », explique justement Francis Varesano, depuis tout juste un an directeur général de Tara Jarmon.

Des boutiques à l’étranger

En France, en trois décennies de croissance, l’implantation de la marque est arrivée à maturité. « Nous avons un maillage assez dense pour notre niveau de gamme », estime l’ancien consultant en retail. « La maison réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros par an, et possède déjà 55 boutiques, dont 35 en France. Nous pouvons encore ouvrir quelques magasins, mais l’idée n’est surtout pas de suivre une stratégie à la Sandro, Maje ou Kooples. Nous voulons garder une certaine exclusivité de l’enseigne. »

Francis Varesano et Tara Jarmon. © DRFrancis Varesano et Tara Jarmon. © DR
Francis Varesano et Tara Jarmon. © DR

Chez Tara Jarmon, les yeux sont donc rivés vers l’étranger. La griffe compte déjà une quinzaine de points de vente à l’étranger, principalement en Europe. Mais le parc international de boutiques n’est pas encore à la hauteur de son standing. « Une fois que j’ai conçu la collection, les accessoires, gérer le retail, je n’ai ni le temps, ni l’énergie pour le reste », reconnaît en toute franchise David Jarmon. D’où la décision, délicate mais sage, de s’offrir les services d’un spécialiste de l’accompagnement stratégique. Sa feuille de route est claire : doubler le chiffre d’affaires en cinq ans, ni plus ni moins !

Une maison de couture en plein Paris

Pour séduire hors des frontières de l’Hexagone, Francis Varesano entend se reposer sur la puissance « néo-couture » du style Tara Jarmon. Forte de son ancienneté et de sa cohérence, la patte un brin rétro, toujours élégante et parfois irrévérencieuse de la maison est clairement identifiable. L’alchimie entre sophistication française et excentricité anglo-saxonne doit maintenant s’épanouir sur de nouveaux segments. « Nous développons les lignes d’accessoires et de souliers. Créer un best-seller offre une visibilité sans pareil pour s’implanter à l’étranger », explique le nouveau directeur général.

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Collection Tara Jarmon printemps-été 2016. © DR

Outre le style, Tara Jarmon veut mettre en avant son savoir-faire. « Nous sommes une petite maison de couture. 50 personnes oeuvrent quotidiennement dans l’immeuble de la rue Dieu ». Comme chez un grand couturier, on y trouve un bureau de style, un atelier, des modélistes, un show-room… Toute la conception est réalisée en interne. C’est également le cas pour la maroquinerie : « pas question de picorer dans les offres d’usine. Tout est fait à l’ancienne », enchérit-il. Côté production, l’état d’esprit est le même : 30 % de la fabrication est parisienne, le reste se fait en Italie ou en Europe de l’Est. Mais attention, le souci de la qualité ne doit pas empiéter sur l’équilibre prix-proposition : « Nous vendons du luxe abordable, dont le coeur de gamme est compris entre 200 et 400 euros. »

Comme beaucoup des acteurs du marché, David Jarmon et Francis Varesano sont convaincus que le retail est appelé à évoluer en profondeur. Face à la progression des ventes en ligne, les magasins en dur ne sont plus aussi nécessaires. Pourtant, on assiste à une prolifération de magasins d’enseigne. Chaque marque veut sa boutique, parce qu’elle permet de définir une image propre et assoit une certaine notoriété auprès des distributeurs étrangers. Dans le même temps, la standardisation de la relation client s’est intensifiée alors même que le niveau de préparation des consommatrices avant leurs achats s’est considérablement accru.

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Les ateliers Tara Jarmon rue Dieu à Paris. © DR

Vendre du luxe abordable

En attendant, le mot d’ordre en boutique est simple : « On ne se prend pas au sérieux, l’ambiance doit être conviviale. Nous ne sommes pas chez Chanel, nous ne voulons pas de la chape de plomb du luxe parisien qui fait que la cliente se sent en infériorité par rapport à la vendeuse. » Fort de ces constats, Tara Jarmon veut ouvrir la voie à une nouvelle façon de consommer. L’expérience client, c’est-à-dire l’ensemble des émotions et des sentiments ressentis par celui-ci avant, pendant et après, est au coeur de l’approche de la griffe : « Nous faisons beaucoup de training en interne sur les comportements à adopter. Nous voulons créer des événements en boutique, donner un autre ton. La relation client ne peut plus être mercantile au premier degré. Évidemment il faut faire du chiffre ; mais sur le long terme, une cliente qui sourit est une cliente qui revient. » Si la posture est claire, quid de la technique ? « Nous comptons beaucoup sur le digital. Non pas comme un moyen d’optimiser l’indice de vente ou le taux de transformation, mais pour créer un lien et un dialogue », conclut, enthousiaste, le nouveau directeur général.

Non, la France n’est pas qu’un « beau pays »

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avr 262016

« Que sait-on d’une ville quand on ne voit que son profil le plus avantageux ? » s’interroge Vincent Noyoux . La France n’est pas que chic, élégante et raffinée. C’est aussi une mosaïque de lieux secondaires, ingrats, décevants, mais essentiels. « Ils permettent de respirer entre un château classé et une ville d’art et d’histoire. Ils rappellent que la France a une histoire, que telle vallée sinistrée ne l’a pas toujours été. » Dans son Tour de France des villes incomprises, Vincent Noyoux présente douze destinations où l’on n’irait pour rien au monde passer un week-end : sous-préfectures déprimantes, stations thermales, ports industriels, villes de garnison… La sélection des villes maudites s’est faite selon un certain nombre de critères. « J’ai écarté les villes tristes que parviennent à sauver la présence d’un monument, la fabrication d’une spécialité locale ou la naissance d’un grand homme. Rien de remarquable ne devait flatter l’œil ou susciter la curiosité. Rien ne devait racheter la médiocrité du lieu. » Exit Le Havre, classé à l’Unesco.

Aller vers ce qui est méprisé

Les grincheux y verront l’entreprise d’un snobinard, blasé des voyages de rêve. Cette idée de périple lui est venue en réaction à son « noble » métier de journaliste tourisme. « Je suis payé pour découvrir les plus beaux endroits de la planète, dit-il. Mais, un jour, j’ai eu envie d’aller vers ce qui est habituellement méprisé, avec l’intuition que ce désamour n’est pas tout à fait mérité, sans chercher à réhabiliter un lieu. » Il visite Vesoul comme s’il visitait Venise. « J’ai vu l’abattoir de cochons, car c’est ce que l’office du tourisme proposait ce jour-là. » Dans la vallée de la Fensch, en Lorraine, il prend une route au hasard en suivant le panneau « Pelouse calcaire ». « Ce que je découvris me coupa littéralement le souffle. Une mer de hautes herbes ondulait à l’infini devant moi. La lumière rasante de fin de journée dorait la steppe de graminées, que le vent couchait en longues caresses. Le spectacle était éblouissant. J’en étais ému aux larmes. […] C’est donc ça, les pelouses calcaires : 56 hectares de Mongolie et d’Afrique entre Algrange et Nilvange. Je serais bien resté camper ici la nuit. J’aurais vu des lions et des antilopes et des guerriers Maasaï, mais qui m’aurait cru ? »

Des lieux non touristiques

Les villes moyennes, à l’histoire tranquille, à l’ambition démesurée, sont trompeuses. On croit qu’il ne s’y passe rien, on y vit pourtant des « expériences curieuses, absurdes, hors champ ». Mais comment franchir le pas, oser explorer le côté obscur de cette France que l’on juge un peu vite grise, médiocre et vide ? « Il faut s’y rendre avec une âme de brocanteur, prêt à faire le tri, à voir beaucoup de médiocrité avant de dénicher la perle qui compensera tout le reste, recommande Vincent Noyoux. Il faut être prêt à se salir les yeux, à prendre son temps à s’énerver, à déprimer, à se questionner aussi.  Un lieu non touristique exige un travail intérieur et beaucoup de curiosité. » Vous ne serez pas déçu, prévient l’auteur qui avoue ne s’y être jamais ennuyé une seule fois. De son périple, il a tiré une leçon essentielle : « Un lieu n’est insipide que parce qu’on l’a décidé. »

Le Tour de France des villes incomprises par Vincent Noyoux, éditions du Trésor, 18 euros.

Quel collectionneur de montres êtes-vous ?

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avr 252016

Une montre en dit beaucoup plus qu’on ne pourrait le penser sur celui qui la porte. Il existe une infinité de styles et d’approches différents, aussi bien dans l’horlogerie que chez les amateurs de garde-temps. Le Point Montres a dressé les profils des cinq types de collectionneurs les plus fréquents.

Le classique

Le premier profil de collectionneur : celui qui affectionne les pièces dites « classiques ». Il rejette les cadrans trop chargés, les complications multiples et les diamètres trop imposants. En revanche, il possède un goût prononcé pour les choses simples, les designs subtils et efficaces ainsi que les mécaniques qui ont fait leurs preuves. Le collectionneur classique se distingue par ses garde-temps raffinés qui, plus que des montres donnant l’heure, incarnent un véritable esprit. On trouve dans sa collection des pièces telles que la Reverso de Jaeger-LeCoultre, l’Explorer de Rolex (référence 1016), la Patrimony de Vacheron Constantin ou encore la Calatrava de Patek Philippe dans sa version la plus pure à trois aiguilles.


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L’historien

À chaque garde-temps son histoire. L’« historien », c’est ce passionné d’horlogerie pour qui la valeur d’une montre réside dans l’histoire qu’elle porte en elle. Il étudie scrupuleusement les patrimoines des marques qu’il affectionne et connaît les anecdotes liées aux différents modèles. Ce collectionneur, qui maîtrise parfaitement les accomplissements mécaniques et techniques qui ont bâti l’horlogerie d’hier et d’aujourd’hui, est motivé par la chasse de pièces qui s’accompagnent d’une histoire faisant d’elles, d’une certaine manière, des montres historiques. Sa collection est comparable à un musée et sa démarche, à celle d’un conservateur. Parmi ses « must have », on peut compter la Zenith El Primero, premier chronographe automatique au monde, une montre de poche Breguet, une Omega Speedmaster fabriquée pour la Nasa ou une Panerai Radiomir des années 30 conçue pour l’armée italienne avec la collaboration de Rolex.


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L’investisseur

Vu les sommes qu’ils dépensent en matière de montres, certains collectionneurs aiment savoir qu’en plus de leur procurer du plaisir au quotidien, leurs acquisitions maintiennent leur valeur au fil des ans, voire en prennent. L’« investisseur » cherche donc un double confort : au poignet et financier. Ils s’orientent ainsi vers des pièces produites en très peu d’exemplaires, des collections iconiques très recherchées, des détails qui rendent à part un modèle. Typiquement, il regarde d’un oeil très attentif les chronographes à quantième perpétuel de Patek Philippe, les 1921 de Vacheron Constantin, les Rolex Daytona des années 60, les tourbillons pour le mérite d’A. Lange & Söhne.


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Le pilote

De nombreux collectionneurs ont grandi avec la passion, l’excitation des courses automobiles, et très vite, leurs goûts en matière de garde-temps se sont orientés vers des chronographes racés portés le plus souvent par leurs pilotes favoris. Ça tombe bien, l’âge d’or des designs horlogers et chronographes correspond à celui des courses automobiles. Emblématiques, esthétiques, parfois atypiques et encore très fonctionnels, les chronos des années 60-70 possèdent cette association de charmes qui peuvent rendre n’importe quel collectionneur totalement accro. Parmi les montres les plus prisées, on peut citer les Heuer Carrera, Monaco, Autavia et Calculator, la Tudor Monte Carlo ou encore les Breitling Chronomatic et Datora.


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Le lanceur de mode

Ce collectionneur a tout vu, tout connu. Il a habillé son poignet de chronographes, de montres extra-plates, de pièces surdimensionnées, de modèles rectangulaires, de garde-temps à complications. Mais, désormais, son approche consiste uniquement à satisfaire ses désirs et à raviver ses pulsions horlogères. Ce « lanceur de mode » détecte et s’offre des montres de marques peu connues qui présentent des designs et des complications que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Il déniche également au sein des grandes manufactures des éditions très rares qui n’ont pas fonctionné à leur époque. Ce collectionneur relance des modes et permet à des indépendants de se faire un nom. On le voit ainsi équiper son poignet d’une Universal Genève Space-Compax, d’une Heuer Abercrombie & Fitch ou, dans un style radicalement différent, d’une Urwerk, d’une Louis Moinet ou encore d’une Arnold & Son.


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Audi TT RS : un rival pour la Porsche 911

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avr 242016

Il annonce la couleur. Avec ses larges entrées d’air, son bouclier avant façon ramasse-miettes, son aileron arrière et sa double sortie d’échappement, ce nouveau TT RS semble tout droit sorti d’un circuit. Un style démonstratif justifié par une mécanique effectivement digne d’une voiture de course, en l’occurrence un tout nouveau 5 cylindres en ligne turbo essence, architecture reconnaissable à sa sonorité de sirène rendue célèbre par les Audi Quattro championnes du monde des rallyes dans les années 80.

Nouveau 5 cylindres


AUDI TT RS 2016 © AUDI

Ce nouveau bloc en aluminium dont les fûts de cylindres ne sont pas chemisés mais traités en surface par projection plasma d’une mince pellicule de fer est à lui seul de 18 kg plus léger que celui en fonte qu’il remplace, 26 kg pour le moteur complet qui reçoit notamment un vilebrequin creux (usinage axial permettant de retirer un kilo d’acier). Un allègement d’autant plus impressionnant que la complexité du moteur fait par ailleurs un bond avec l’adoption d’une double injection (directe et indirecte) pour passer les futures normes antipollution sans filtre à particules.

480 Nm, 400 ch


AUDI TT RS 2016 © AUDI

La distribution ajoute au double calage variable du précédent 5 cylindres un système valvelift proposant deux levées distinctes des soupapes d’échappement, la faible permettant de réduire le temps de réponse du turbocompresseur à bas régime. De dimensions augmentées, celui-ci produit jusqu’à 1,35 bars de pression de suralimentation, pour un couple pouvant atteindre 480 Nm. De quoi développer jusqu’à 400 chevaux tout rond, soit une puissance se situant à mi-chemin entre celle 911 Carrera (370 ch) et d’une Carrera S (420 ch).

0 à 100 km/h en 3,7 s


AUDI TT RS 2016 © AUDI

Transmise aux 4 roues par l’intermédiaire d’une boîte double embrayage (multidisque à bain d’huile) 7 rapports, cette cavalerie permet au TT de passer de 0 à 100 km/h en seulement 3,7 s (3,9 pour la version roadster), soit 2 dixièmes de moins qu’une 911 Carrera S à boîte PDK. En devenant RS, le TT accède à un niveau de performances qui était il y a quelques années encore réservé à d’authentiques supercars.

Plus agile


AUDI TT RS 2016 © AUDI

Spécifiquement développés pour cette version RS, l’embrayage de modulation du couple vers l’essieu arrière et le système de contrôle de stabilité (totalement déconnectable) déterminent un comportement plus agile que celui du modèle précédent. Le TT RS roule sur des jantes en alliage de 19 pouces pouvant être remplacées, en option, par des unités forgées de 20 pouces. Largement ajourées, celles-ci laissent apparaître des étriers 8 pistons pinçant des disques ventilés de 370 mm de diamètre à l’avant, constitués de fonte, ou, en option, de céramique renforcée de fibres de carbone. Le TT RS sera commercialisé en Europe à l’automne 2016, mais son tarif n’a pas encore été annoncé.


AUDI TT RS 2016 © AUDI

Le coeur de Paris au rythme des E-motions électriques

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avr 232016

Une première très suivie, dans le feulement silencieux des bolides électriques… Ils étaient plus de 15 000 ce samedi à être venus admirer ce que bon nombre voient comme la Formule 1 du futur. Dans une ambiance festive, la capitale sous haute surveillance policière et privée a démontré sa capacité à organiser un Grand Prix d’envergure mondiale en plein centre-ville.

D’ailleurs, les 15 000 places disponibles se sont écoulées à une vitesse fulgurante. Un signal de bon augure qui remet Paris au centre d’un échiquier sportif dont elle avait pratiquement disparu, à l’exception du sprint final du Tour de France sur les Champs-Élysées. En effet, en matière automobile, la dernière course auto d’envergure s’était tenue dans le bois de Boulogne… en 1951 ! C’est dire si les appétits étaient aiguisés, surtout pour une course de monoplaces électriques capables d’attirer de nouveaux et plus jeunes publics. Il y avait là les chronométreurs officiels, les sponsors et les simples amis de la marque. Le premier GP de Formula E, achevé ce samedi à Paris, rassemblait nombre d’acteurs horlogers sous des bannières et des budgets fort différents.


© Adam Warner DR

Une course d’avenir ?

« À l’avenir, Paris peut devenir une course incontournable à afficher à son palmarès, comme actuellement Monaco en F1 », indiquait Alain Prost, en visite amicale chez Richard Mille. L’horloger, lui, est présent aux côtés de la « FE », Formula E, depuis les débuts du championnat, soit deux ans. « J’aime me confronter au réel et ouvrir des portes sur l’avenir », confie Mille aux côtés de Jean-Paul Driot, patron de l’écurie Dams, qu’il sponsorise. « La F1, c’est un public mûr. La FE, c’est plus jeune, plus dynamique. Ça me correspond bien. Une étude de la Fondation de la haute horlogerie vient d’ailleurs de paraître, indiquant que la marque qui fait le plus rêver les 18-30 ans, c’est la mienne. C’est ce même public que l’on retrouve dans les gradins de la FE, il y a une vraie cohérence. »


© Andrew Ferraro DR

Un selfie en FE


© DR

Plus discrète mais non moins efficace, HYT était présente au poignet de Jean-Éric Vergne, pilote FE pour l’écurie Virgin. Le pilote français s’est même affiché la veille dans la capitale au volant de son bolide, hors circuit, sous le regard médusé des automobilistes parisiens. Le pilote en a profité pour poster un selfie insolite, histoire de faire admirer la Skull Bad Boy qu’il portait au poignet… place Vendôme, symbole mondial du luxe ! Un joli pied de nez signé HYT, toujours aussi ingénieux pour apparaître au premier plan. La marque a d’ailleurs fait coup double, avec un Vergne terminant sur le podium, en deuxième position, à moins d’une seconde du leader.

Et demain ?

Le Brésilien Lucas di Grassi a finalement remporté ce premier e-Prix de Paris au volant de sa Formule E ABT Schaeffler. Nicolas Prost, fils du quadruple champion du monde de Formule 1 Alain Prost, a terminé à la quatrième place. Et maintenant ? Après ces succès parisiens (d’audience, de sponsors, et de notoriété pour la mobilité électrique), de nombreuses autres écuries se sont déjà positionnées pour les années suivantes : Jaguar, probablement BMW, dont les partenaires horlogers sont Ice Watch et Ball Watch. De quoi ouvrir une nouvelle bataille d’E-motions parisiennes…

Avec l’Autavia Cup, TAG Heuer invente la montre participative

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avr 222016

Aimer un nom, un style, c’est une chose. Mais donner son avis pour choisir le prochain modèle d’une marque, c’en est une autre. Une opération participative en ligne a permis aux collectionneurs et amateurs de la marque originelle Heuer, et au grand public, de choisir la prochaine réédition vintage de TAG Heuer. Après un mois de vote et de suspense, puis une validation par un jury interne à la manufacture suisse, le résultat est tombé : le chronographe Autavia référence 2446 Mark 3 Rindt sera relancé l’année prochaine par TAG Heuer.


© DR

Millésime 1966

La première Autavia Mark 3 fut produite en 1966. Elle était munie d’une lunette avec échelle 12 h, légèrement plus étroite que le modèle initial, et d’un cadran noir doté de trois compteurs argentés, avec des index en acier dotés de points de luminescence. Un style vintage qui fait fureur aujourd’hui auprès d’une clientèle nostalgique de quadras et de quinquas… Les aiguilles des heures et minutes étaient de forme allumette, typique de l’époque. Cette version fut baptisée Rindt pour avoir été portée par le pilote de Formule 1 Jochen Rindt, tristement décédé à Monza en Italie en 1970, année de son sacre de champion du monde (à titre posthume). Le choix de ce chronographe vintage fait écho à la réédition cette année par TAG Heuer de son chronographe Monza, dessiné en 1976 par Jack Heuer, afin de célébrer le premier titre de champion du monde de Niki Lauda chez Ferrari.

Pour en savoir plus sur cette réédition, ses ressemblances et ses différences avec le modèle originel, il faudra donc attendre l’année prochaine. Les aficionados de la marque et de chronographes vintage attendent avec impatience une pièce purement seventies en matière de taille et design plutôt qu’un modèle trop contemporain.


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Tour Auto Optic 2000 : coup d’œil sur les plus belles cylindrées !

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avr 212016

Depuis sa création en 1992, le Tour Auto Optic 2000 est devenu une institution. Chaque année, au retour des beaux jours, des dizaines de passionnés sillonnent la France au volant de bolides qui ont fait les joies des pistes d’antan. Ferrari, Alfa Romeo, Ford : cette étrange transhumance est un voyage à travers le temps et les époques. « Dès les premiers kilomètres, on est replongés dans les années 1960-1970. J’entends les Rolling Stones, les Beatles et Chuck Berry, explique Gérard Holtz, qui y participe cette année avec son fils au volant d’une Alfa Romeo Giulia Veloce de 1966. Le Tour Auto Optic 2000, c’est avant tout une histoire de passionnés.

Patrick Baignières, un des rares à avoir participé à l’ensemble des 19 éditions modernes, ne se lasse pas de traverser la France au volant de son Alfa Romeo coupé 2000. « J’aime les formes arrondies des vieilles voitures et l’absence d’électronique à bord. C’est ce qui fait que la conduite est plus difficile qu’avec les voitures actuelles. Cela décuple le plaisir ! » Partis mardi dernier du Grand Palais à Paris, les concurrents arriveront samedi prochain, de nuit, sur la Croisette de Cannes, terme de cette 25e édition. Pour en profiter, Le Point.fr vous fait découvrir quelques-unes des plus belles voitures engagées dans ce Tour Auto Optic 2000.

« Dieselgate » Volkswagen : 5 000 dollars en guise de réparation

Culture Commentaires fermés sur « Dieselgate » Volkswagen : 5 000 dollars en guise de réparation
avr 202016

Volkswagen va verser 5 000 dollars à chaque acheteur américain d’un de ses véhicules au moteur diesel truqué. C’est le montant de la « réparation » définie dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines destiné à éviter un procès, affirme le quotidien Die Welt à paraître jeudi. Le juge californien Charles Breyer, à San Francisco (Ouest), a donné jusqu’à jeudi au constructeur allemand, au département américain de la Justice et aux autorités de protection de l’environnement pour parvenir à un accord, sous peine de renvoyer l’affaire devant un tribunal cet été.

Selon Die Welt, l’accord conclu sous le sceau du secret ne règle pas toutes les questions, mais prévoit une indemnisation de 5 000 dollars (4 400 euros) pour chaque propriétaire des 600 000 véhicules concernés, le coût du rappel et des modifications sur les voitures restant à la charge de Volkswagen. « Il s’agit plus d’une sorte de protocole d’accord, qui pose les grandes lignes pour les prochains mois et sera retravaillé », a expliqué au quotidien conservateur l’un des participants aux négociations.

Moindre mal

Sans doute, mais par rapport au rachat pur et simple des véhicules incriminés ou aux 30 000 dollars d’indemnisation évoqués au début de l’affaire, la décision, si elle se confirmait, serait un moindre mal. Et permettrait à Volkswagen de s’en tirer au moins financièrement à bon compte alors même que les dégâts occasionnés sur l’image sont encore difficilement quantifiables. Comment expliquer par exemple que les clients allemands se ruent sur des voitures neuves soldées alors même que le scandale bat son plein.

Nous y voyons une explication : les normes américaines et et européennes étant très différentes, la présence du logiciel tricheur était inutile en Europe puisque les voitures du groupe Volkswagen étaient déjà conformes sans lui. De péché mortel au-delà de l’Atlantique, on passe à la faute vénielle en deçà et l’espoir peut du même coup renaître du côté de Wolfsburg.

C’est aller un peu vite en besogne puisque, en l’état, les voitures du groupe Volkswagen sont conformes aux normes exigées en Europe. Avec ou sans logiciel tricheur. Il sera donc difficile d’étayer une argumentation visant à réparer la faute en Europe puisque la règle n’a pas été transgressée.

Drame

La perspective d’éviter un procès aux États-Unis a été anticipée et saluée dès mercredi par les investisseurs, le titre Volkswagen finissant la séance par un gain de 6,61 % à la Bourse de Francfort, nettement en tête des valeurs vedettes. Au fond du trou hier, en plein rebond aujourd’hui, telle sera aux yeux des financiers la morale de l’histoire.

Volkswagen a truqué le moteur diesel de 11 millions de voitures dans le monde, pour les faire paraître moins polluantes qu’elles ne sont en réalité. Il l’a fait pour les seuls besoins particuliers des États-Unis, aux noms plus réalistes, mais l’a étendu par commodité industrielle à l’ensemble de ses véhicules. Néanmoins, il se débat depuis avec les conséquences dramatiques de cette affaire. Le groupe devrait publier à la fin du mois une gigantesque perte nette pour l’exercice 2015 et pourrait priver ses actionnaires de dividende, pour la première fois depuis le début des années 80.

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