De Mohammed Ali à Hilary Swank, dernier round pour la Mecque de la boxe

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nov 302016

New York, 77 Front Street, juste en dessous du pont de Brooklyn. Une adresse connue de tous les amateurs de boxe. Quelques blocs à parcourir au bord du fleuve, et nous voici rendus chez Gleason’s Gym, la plus mythique des salles de boxe new-yorkaise. Créée dans les années 30, elle a déjà déménagé deux fois, et va encore une fois être détruite début décembre pour renaître quelques centaines de mètres plus loin. Ses 14 000 m2 dédiés à la boxe accueillent 1 300 boxeurs, dont 300 femmes et quelques champions du monde… Sur le mur trône une citation de Virgile : « Quiconque a le courage, et un esprit fort en sa poitrine, qu’il se lève, lace ses gants et redresse ses mains. » Avec la destruction de Gleason’s Gym, ses rings, ses machines, ses murs de parpaings peints en rouge qui ne paient pas de mine, c’est un peu de la mémoire des plus grands boxeurs de l’histoire qui disparaît. Ici, 26 films ont été tournés ; Hilary Swank est venue s’y entraîner pour Million Dollar Baby. Et bien avant elle, il y a quelques décennies, un certain Cassius Clay, devenu Mohammed Ali, avait fait de même, juste avant d’entrer dans la légende…

La légende Mohammed Ali

Bruce Silverglade, le maître des lieux, s’en souvient parfaitement. « Ali, sa personnalité était telle qu’il dominait tout. Tout le monde l’aimait. Il s’est entraîné ici en 1964, quand il est revenu sur New York. Il a dû être là 18 mois environ. Sincèrement, il n’y avait personne comme lui, il avait cette bonté qui attirait les gens. C’était un personnage de son temps, et le temps a prouvé qu’il avait raison : il y a eu la lutte pour les droits sociaux, la guerre du Vietnam, puis il est devenu musulman. Le seul boxeur auquel on puisse le comparer, c’est peut-être Joe Louis, dans les années 40, le même genre de héros social. » C’est d’ailleurs une soirée en hommage au boxeur de légende, et en présence de sa veuve et de bon nombre de champions (George Chuvalo, Earnie Shavers, Evander Holyfield, Roberto Durán…), qui aura animé pour la dernière fois les rings de Gleason’s Gym, avant sa destruction.

Lire notre article New York rend hommage à la légende Mohammed Ali

De Hilary Swank à Justin Trudeau

« En tout, 67 nationalités différentes s’entraînent là, souligne le boss de la boxe. C’est notre réputation qui fait ce melting pot. » Peut-on parler d’une Mecque de la boxe made in Brooklyn ? « Sans doute, mais c’est d’abord ma maison. C’est sans doute pour ça que je n’apprécie pas tout cela autant que je le devrais », concède-t-il modestement. En effet, pour lui, « la boxe est une niche, ce n’est pas pour tout le monde. Sur plusieurs dizaines de millions d’habitants aux alentours, nous n’avons que quelques milliers de pratiquants. Mais si vous voulez vous entraîner, tout le monde est bienvenu. J’ai 88 entraîneurs qui vous attendent ! » Il faut dire que la boxe est devenue, dans certains milieux, le sport à la mode. « On a eu beaucoup d’acteurs, de politiques à venir dans la salle, confirme-t-il. L’autre jour, Justin Trudeau est venu boxer lors de son passage à New York. » Une image qui a fait le tour du monde…

« On doit travailler avec la peur »

Aujourd’hui, un demi-siècle après Ali, « les businessmen viennent boxer, mais ne veulent pas se blesser. Pourtant, contrairement à ce que l’on voit au cinéma, il n’ y a pas de blessés. En 41 ans, je n’ai pas vu un seul accident ! C’est un environnement sûr, un bon sport qui aide beaucoup de monde. Et c’est aussi bon pour la santé, la pression sanguine, le coeur… » À condition d’accepter de se battre, bien sûr. « La boxe, c’est d’abord 50 % de mental et 40 % de conditionnement. Il faut se concentrer, ne pas entendre les moqueries des autres. On doit travailler avec la peur, être capable de la surmonter. Il faut être en parfaite condition physique et mentale, dans les mêmes conditions de forme au premier comme au dernier round. Ici, on vous apprend ce qu’il faut faire sur le ring, mais aussi en dehors. Si vous devez courir 3 kilomètres et que vous n’en faites que deux et demi, alors vous ouvrez la porte à la défaite. La boxe, c’est vous contre une autre personne, comme l’attraction entre un homme et une femme ! »

De plus en plus de femmes

Quel avenir celui qui a passé un demi-siècle autour des rings voit-il pour la boxe ? « Le MMA n’affecte la boxe que si la boxe ne donne pas aux gens ce qu’ils veulent : un beau combat, résume-t-il en souriant. Le dernier match Pacquiao vs Mayweather a battu tous les records d’audience et rapporté 240 millions de dollars en une heure. Il n’y a que la boxe qui peut faire cela. Alors je ne pense pas qu’elle puisse disparaître. On ressent un véritable intérêt aujourd’hui. Bien sûr, dans le temps, le champion du monde poids lourds, c’était le roi. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. La faute à l’argent. La télévision s’en est mêlée, les fédérations sont nées. De 8 divisions, on est passé à 17, pour proposer toujours plus de champions…. Mais je crois que tout fonctionne par cycle. Nombreux sont les gens mécontents de voir comment ça se passe. Et il y a de plus en plus de femmes à pratiquer la boxe. D’ailleurs, elles s’entraînent plus et mieux que bien des hommes ! » La femme est, aussi, l’avenir de la boxe.

Des hôtels pas comme les autres

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nov 282016

Dans un contexte touristique morose, la 13e édition des prix Villégiature récompensant les plus beaux hôtels dans le monde a apporté un brin de légèreté sous les cieux parisiens. Depuis les nouveaux salons du Bristol, les jurés – 21 journalistes et correspondants étrangers spécialisés dans le voyage et l’hôtellerie – ont ainsi couronné vingt établissements dans des domaines aussi divers et déterminants que le service, l’innovation, l’atmosphère, l’architecture d’intérieur, le petit-déjeuner, le spa, le restaurant, le bar ou encore la communication interactive. Sur les vingt trophées décernés, la moitié est allée à des hôtels français, pour la plupart installés en province. Un bel hommage aux équipes et aux directeurs d’hôtels qui, malgré la conjoncture, s’emploient à cultiver et à renouveler l’excellence à la française. La preuve par six.

www.prix-villegiature.com



© DR

Hôtel Belles Rives

Grand prix du meilleur hôtel de charme en Europe

Où ? Juan-les-Pins, Antibes (Alpes-Maritimes).

La signature : Art déco, sans cesse réinventée depuis son ouverture en 1929.

L’esprit : 100 % années folles. Et pour cause : avant d’être un hôtel, la villa Saint-Louis fut le lieu de villégiature favori de F. Scott Fitzgerald.

www.bellesrives.com



© DR

Hôtel Royal

Grand prix du meilleur resort en Europe

Où ? Sur les hauteurs d’Évian et donc en surplomb du lac Léman (Haute-Savoie).

La signature : François Champsaur, bien connu pour son travail à l’hôtel Vernet, l’hôtel du Ministère et l’hôtel Maison FL, à Paris.

L’esprit : très villégiature. La rénovation de l’établissement, achevée l’an dernier, confère à l’ensemble un souffle nouveau entre design et références Belle Époque, période à laquelle l’hôtel vit le jour.

www.evianresort.com



© David ANDRE David ANDRE

Hameau des Baux

Meilleur espoir et créativité d’hôtel en Europe

Où ? Paradou, au pied des Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

La signature : E&E Esprit XXe, spécialiste dans le mobilier de collection années 1950 à 1990, qui a fait du Hameau son showroom. Ici, toutes les pièces exposées « sont à vivre et à vendre ».

L’esprit : hétéroclite et totalement décomplexé. L’établissement s’amuse à bousculer les codes hôteliers tout en combinant services, expériences insolites, résidence d’artistes, corner littéraire et arts de la scène.

www.hameaudesbaux.com



© DR

Château Saint-Martin

Meilleure terrasse extérieure d’hôtel en Europe

Où ? Sur les hauteurs de Vence (Alpes-Maritimes).

La signature : Maja Oetker, épouse de Rudolf August Oetker, fondateur de la collection d’hôtels éponyme dans laquelle on compte notamment Le Bristol à Paris et l’Eden Roc à Antibes.

L’esprit : châtelain, version 2.0. Savamment restaurée, cette ancienne commanderie des Templiers (XIIe) plantée au coeur des oliviers et des cyprès est un véritable balcon sur la Riviera.

www.chateau-st-martin.com



Domaine Fontenille by Serge Chapuis © Serge chapuis Serge chapuis / Serge Chapuis

Domaine de Fontenille

Meilleure atmosphère d’hôtel en Europe

Où ? Lauris, à 5 kilomètres de Lourmarin (Vaucluse).

La signature : Frédéric Biousse et Guillaume Foucher, les propriétaires, qui ont imaginé toute l’architecture intérieure.

L’esprit : champêtre-chic, ou comment une ancienne bastide construite entre le XVIe et le XVIIIe siècle se réinvente dans l’art, le design et le raffinement.

www.domainedefontenille.com



© ChristopheDUGIED ChristopheDUGIED

Intercontinental Marseille

Meilleure terrasse de centre-ville d’hôtel en Europe

Où ?Marseille, en surplomb du port (Bouches-du-Rhône).

La signature : Jean-Philippe Nuel, à qui l’on doit déjà de nombreux établissements en France tels l’hôtel Molitor à Paris et Les Cures Marines de Trouville.

L’esprit : historique forcément – l’établissement occupe l’ancien Hôtel-Dieu, figure de l’architecture hospitalière du XVIIIe siècle – avec un twist contemporain, justement dosé.

www.ihg.com

Fêtez Noël dans un palace

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nov 272016

1. Coiffer la couronne

Où ? Dans la cour jardin du Plaza Athénée (8e).

Quand ? Chaque mardi en décembre, de 14 h 30 à 16 heures.

Quoi ? En compagnie des fleuristes de l’hôtel, les participants apprennent à réaliser une véritable couronne de l’Avent et, summum de l’élégance, à décorer leur table de fête. Clou de l’atelier : une collation 5 étoiles et la possibilité d’emporter sa création.

Comment ? 120 €/pers. 12 pers. maximum par atelier. Sur réservation: 01 53 67 66 07, www.dorchestercollection.com.

Plaza Athenee Paris © Niall Clutton Niall CluttonPlaza Athenee Paris © Niall Clutton Niall Clutton
Plaza Athenee Paris © Niall Clutton Niall Clutton

2. Faire son marché

Où ? Sur la terrasse Kléber du Peninsula (16e).

Quand ? Du 6 au 24 décembre, de 16 heures à 21 heures du mercredi au samedi et de 15 heures à 20 heures le dimanche.

Quoi ? Chalets, décoration de saison, vins chauds, ours en peluche Steiff, parfums d’intérieur Esteban, jeux Le Nain Bleu ou encore dégustation de fruits de mer… Le marché de Noël version palace monte en gamme, mais n’enlève rien au plaisir des yeux…

Comment? 01 58 12 28 88, www.peninsula.com/paris.


© DR DR

3. Avoir le pied montagnard

Où ? Sur la terrasse d’hiver du Park Hyatt Paris Vendôme (2e).

Quand ? Le midi et le soir, du 1er décembre au 1er mars.

Quoi ? Au cœur d’un chalet typique du Jura suisse reconstitué à l’identique et joliment décoré, le chef invite à savourer une authentique raclette, fromage de Saint Nicklaus, pommes de terre grenaille et charcuterie des Alpes à l’appui. Bref, comme si vous y étiez…

Comment ? 175 €/pers., le menu raclette. Sur réservation : 01 58 71 10 60, www.parisvendome.park.hyatt.com.


Chalet Fleurier – Chopard au Park Hyatt – Paris Vendome le 7 dcembre 2015. © Olivier Borde Olivier Borde / Olivier Borde

4. Partir au trot

Où ? Au départ du Bristol (8e).

Quand ? Du 15 décembre au 1er janvier, de 16 heures à 18 heures.

Quoi ? Noël oblige, cédons aux charmes de la fameuse calèche ! Qui plus est celle du Bristol qui conduira ses passagers à la découverte de la capitale avec, clou de la balade, vin chaud et peaux de bête pour se réchauffer.

Comment ? 90 € la balade de 30 minutes et 180 € l’heure. 2 adultes et 2/3 enfants maximum par balade. Sur réservation : 01 53 43 43 18, www.lebristolparis.com/fr.


© Romeo Balancourt Romeo Balancourt / Romo Balancourt

5. Succomber à l’appel du goûter

Où ? Au restaurant Dali de l’hôtel Le Meurice (Ier).

Quand ? Du 7 décembre au 1er janvier, tous les après-midi de 15 h 30 à 18 heures.

Quoi ? À périodes festives, gourmandises régressives… La preuve avec le Tea Time de Noël proposé par l’hôtel. Au menu : assortiments de finger sandwichs et large sélection de douceurs en tête desquelles Mont Blanc, tartelette chocolat, kouglof, financiers, guimauves acidulées et marrons glacés…

Comment ? 58 €/pers avec une boisson chaude et à partir de 76 €/pers avec une coupe de champagne. 38 € pour les enfants jusqu’à 12 ans. Sur réservation : 01 44 58 10 44, www.dorchestercollection.com.


© pmonetta pmonetta

6. Prendre le frais

Où ? Dans la cour de marbre du Four Seasons Hôtel George-V (8e).

Quand ? Jusqu’en mars.

Quoi ? Tout droit sorti de l’imaginaire de Jeff Leatham, directeur artistique de l’hôtel, l’Ice Lounge promet une expérience réfrigérée. Soit 36 mètres carrés tout en miroir et glace sculptée dans lequel on savoure à moins de 15 degrés et en tenue de montagne (que l’on enfile juste avant d’entrer), chocolat chaud, cocktail ou coupe de champagne.

Comment ? 01 49 52 70 00, www.fourseasons.com/paris.


© Guillermo ANIEL-QUIROGA Guillermo ANIEL-QUIROGA

La Belgique, l'autre pays du poker !

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nov 262016

La température monte en Belgique… En cette fin novembre, avouez que cette affirmation fait office de provocation. Vous l’aurez deviné, il ne s’agit pas du climat, mais de l’ambiance qui règne autour des tables de l’un des établissements les plus dynamiques de Belgique, et de la fièvre qui s’apprête à s’en emparer. En effet, jusqu’au 4 décembre se déroule au Grand Casino de Namur le Belgian Poker Challenge, un festival de tournois qui a toutes les raisons de séduire les passionnés de poker.

En premier lieu, les frais d’inscriptions sont plutôt accessibles et ancrent ce festival dans la catégorie des parties « grand public ». Ils bénéficient en outre, comme à l’accoutumée, de satellites qualificatifs sur place. Toutefois, malgré ces tarifs d’entrée de gamme, les structures se sont considérablement améliorées depuis 2014, date à laquelle le BPC a véritablement décollé.

1,2 million d’euros en jeu

Plusieurs milliers de joueurs sont attendus, dont plus de 700 sur le seul tournoi principal. Un quart d’entre eux sont Français. Un pourcentage qui grimpe à 30 % sur les tournois les moins chers. Cette affluence permet de garantir une redistribution de 1 200 000 euros.

Interrogé sur les raisons de ce succès, Bernard de Breyne, manager du casino, explique que « cela est dû à la chaleur belge. Il y a ici une ambiance, une atmosphère qui font que les joueurs se sentent bien. Je connais personnellement  de nombreux joueurs, j’en suis un moi-même, donc cette proximité est un atout ».

Le casino est également très actif avec le milieu associatif français, n’hésitant pas à offrir des tournois aux clubs amateurs ou à organiser des événements en partenariat avec la Ligue française de poker. Reconnaissants, ils leur font une bonne publicité et rattachent Namur à la France, le temps d’une partie.

Un finaliste WSOP pour directeur de tournoi

Il y a quelques semaines seulement, un Belge atteignait la 6e place (sur 6 737) des Championnats du monde de poker (WSOP) pour un gain de 1,5 million de dollars. Son nom : Kenny Hallaert. Sa profession : directeur de tournoi au BPC, entre autres. Selon Bernard de Breyne, c’est plus qu’un joli coup de pub : « Les joueurs savent qu’il est l’un des leurs, qu’il connaît le jeu, qu’il comprend la problématique d’un tournoi. Il est beaucoup plus respecté qu’un directeur de tournoi qui ne joue pas. Et puis quel plaisir pour les joueurs d’être sous la férule d’un joueur aussi renommé. »

N’oublions pas que le poker, comme la bière, doit être consommé avec modération.

Fidel Castro et le mystère des deux Rolex

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nov 252016

Révolutionnaire et dictateur. Fidel Castro, le père de la Révolution cubaine, vient de mourir, à l’âge de 90 ans. L’un des plus célèbres révolutionnaires de l’histoire, le dernier, aura incarné jusqu’au bout l’éternel décalage existant entre égalité communiste et phase transitoire de dictature du prolétariat. Ou, dit autrement, entre ce que l’on prône et ce que l’on fait…  

Quel aura été le point commun entre Fidel Castro et Che Guevara ? Les Rolex que ces bourgeois révolutionnaires portaient fidèlement au poignet, une pour l’un, jusqu’à sa mort, deux pour l’autre, une Daydate et une Submariner. Entre autres, car Fidel Castro possédait bien des Rolex, en fait… Et toutes patinées prématurément par la fumée des cigares ! Mais à quoi bon porter deux Rolex en même temps au même poignet ?

À ce sujet, il n’existe aucune réalité historique gravée dans le marbre. La première raison serait qu’en prenant le pouvoir, les révolutionnaires se seraient allègrement servis sur place au sein de la succursale locale de la marque à la couronne. Des prises de guerre et les souvenirs d’une victoire historique… L’autre hypothèse qui circule relève tout simplement de la provocation : arborer au poignet deux montres de luxe suisses tout en prêchant la révolution. Comme dans cette célèbre photo de discussion aux côtés de Nikita Khrouchtchev, Rolex au bras et long cigare en main.

Mais la dernière hypothèse est, historiquement et politiquement, la plus distrayante : cela lui aurait permis de montrer que, malgré son alignement sur Moscou, il était constamment à l’heure de La Havane et à celle de Moscou. Ce qui correspond sans doute à son intention puisqu’on le verra, quelques années plus tard, sur d’autres photos, porter au poignet d’autres montres signées Rolex, une GMT Master 6542 et une GMT Master 1675, qui lui auront ainsi permis, en ne portant plus qu’une seule montre, d’être simultanément à l’heure de Cuba et de Moscou.

Seat : quand une voiture est livrée… par hélicoptère !

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nov 242016

La marque espagnole Seat, qui fait partie du groupe Volkswagen, aime innover. Elle a décidé, il y a quelques semaines, de proposer la vente de 15 Mii by Mango via Amazon. Fini la visite chez le concessionnaire, la petite citadine peut être achetée en quelques clics sur la plateforme de la fameuse enseigne de vente en ligne. Seat se base sur une idée simple : 94 % des Français désireux d’acheter une voiture débutent toujours par une recherche sur Internet.

Une livraison un peu spéciale

L’opération, qui a eu lieu de mi-septembre à fin octobre, a permis à Seat de séduire de nouveaux clients et de les fidéliser. En effet, acheter une voiture sur Amazon n’enlève en rien le suivi client de la démarche. Ainsi, après avoir réservé un des quinze modèles proposés sur le site et versé un acompte, le client est recontacté par un conseiller qui finalise sa demande. Seat se charge ensuite de la distribution, assurée en moins de 72 heures en camion.

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Lors de la fameuse livraison de la Mii by Mango © DR

La première cliente de la citadine via Amazon, Anna, a eu quant à elle la chance de « recevoir » sa voiture de façon plutôt inattendue. En effet, sa Mii by Manga a été livrée par hélicoptère ! C’est la première fois qu’une telle démarche est entreprise en France. Les images sont impressionnantes : la cliente se souviendra longtemps de cette livraison un peu spéciale.

Spiritueux : le lexique des incontournables

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nov 232016

Alcool

Ce terme est employé par commodité, mais on ne boit pas plus un verre d’alcool quand on déguste un cognac qu’on ne se fait une tartine de lipides lorsqu’on étale sur du pain craquant un morceau de beurre d’Isigny. L’alcool est l’éthanol, ou alcool éthylique, et il est l’un des composants des boissons dites alcoolisées. Il est obtenu par la fermentation des sucres sous l’effet des levures. Il est donc préférable de parler de spiritueux, d’eau-de-vie ou de liqueur.

Spiritueux

Ce terme désigne l’ensemble des boissons alcoolisées issues de la distillation, également appelées boissons spiritueuses. Elles peuvent être « simples », comme le cognac, l’armagnac, le whisky, la vodka, le gin ou le rhum, et on parle alors d’eaux-de-vie. Elles peuvent être aussi « composées », c’est-à-dire additionnées de sucre et de substances aromatiques comme des plantes ou des fruits, et il s’agit alors de liqueurs.

Eau-de-vie

Ce terme est souvent employé pour désigner ce qu’on nomme les digestifs. En réalité, toutes les boissons obtenues par distillation de vin, de marc, de jus de fruits fermentés, de moût de céréales, etc. sont des eaux-de-vie. Le whisky ou la vodka font donc partie de la famille au même titre qu’un grand cognac de dégustation.

Fine

Une fine est une eau-de-vie de vin. Le cognac et l’armagnac sont donc des fines qui ont obtenu une appellation d’origine contrôlée. Partout ailleurs en France, on trouve d’excellentes fines, comme celles de Bourgogne ou de Champagne. Le terme « brandy », qui vient d’un mot norvégien ancien signifiant « vin brûlé », est l’équivalent de « fine » en anglais.

Marc

Un marc, ou eau-de-vie de marc, est issu de la distillation du marc de raisin, ce qui reste après le pressurage (peaux, pépins, rafles). Il existe des marcs

de très grande qualité, mais, en général, ils sont plus rustiques que les fines, avec un goût de raisin à l’eau-de-vie plus prononcé.

Liqueur

Élaborées à base d’alcool surfin d’origine agricole parfaitement neutre, ou parfois d’eaux-de-vie plus typées (cognac, calvados, etc.), les liqueurs sont des spiritueux aromatisés et sucrés. Elles peuvent être à base de plantes, comme la Chartreuse, qui revendique un assemblage de 130 variétés différentes, de fruits dont elles restituent le goût primaire, mais aussi de cacao, de café ou encore d’épices ou de fruits secs. Il est à noter qu’une liqueur contient un minimum de 100 grammes de sucre par litre. Au-delà de 250 grammes, on parle de crème, comme la célèbre crème de cassis.

Triple-sec

Un triple-sec est une liqueur d’écorces d’oranges douces et amères qui se caractérise par le goût très net du fruit et plus ou moins d’amertume.

Les plus connues sont le cointreau et le grand marnier. Le curaçao, qui tient son nom d’une île des Petites Antilles, est un triple-sec élaboré à base de bigarades (petites oranges amères), souvent coloré en bleu et consommé en cocktail.

Kaléidoscope malaisien

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nov 212016

Dans la jungle du Taman Negara

Vivre l’expérience d’une des dernières forêts originelles de la planète est encore possible. Pour l’atteindre, il faut gagner, par la route, l’épine dorsale de l’île où s’égrènent 37 parcs nationaux. Refuges des populations aborigènes qui en sont les seigneurs, ils échappent encore – pour combien de temps ? – à la déforestation et aux plantations de palmiers à huile. C’est le cas du Taman Negara, une réserve de 4 300 kilomètres carrés, coupée de la vie urbaine par une rivière. En fin de journée, la descendre en pirogue est un vrai délassement. Surtout après avoir survolé la canopée sur 600 mètres de passerelles fixées sur des arbres géants, tel le koompassia, qui culmine à 90 mètres. Vertigineux ! Mais quelle sensation que de surprendre le vol d’un couple de calaos ou d’apercevoir des gibbons blancs jouant dans les branches. Marcher la nuit dans la jungle est encore plus fantastique, voire fantasmagorique, pour mieux écouter les bruits et s’enivrer des parfums d’une forêt vieille de 130 millions d’années.


Un pavillon du Tanjong Jara Resort, au luxe inspiré des palais malais du XVIIe siècle, bordé par les plages sauvages de la mer de Chine.  © DR

Poumon urbain

Des luxueuses tours Petronas (452 mètres) aux quartiers populaires peranakan (anciens migrants sino-malais) ou de Little India, Kuala Lumpur est le symbole de la puissance économique du pays. Capitale par excellence, elle est aussi riche d’une mixité de cultures qui la rend très attachante. Malgré son développement exponentiel, « KL », comme la nomment les Malaisiens, qui fut bâtie sur un estuaire boueux où on découvrit de l’or, conserve en son cœur un trésor : 10 hectares de forêt primaire, celle-là même qui il y a cinq siècles recouvrait le pays. Le soir, sa masse sombre contraste avec les twin towers Petronas illuminées. Au sein du jardin botanique, une stupéfiante serre aux papillons abrite des spécimens géants, parmi lesquels le Rajah Brooke, aux ailes noir et vert fluo, emblème de la Malaisie.


Les tours jumelles Petronas, à Kuala Lumpur. Ce double gratte-ciel fut, à son inauguration en 1998, le plus haut du monde. © hemis.fr / DOZIER Marc / hemis.fr

Baba de Malacca

Cité au charme irrésistible, Malacca est unique. D’abord par son histoire. Celle d’un port de rade qui a donné son nom au détroit le plus fréquenté au monde (avec la Manche) et qui fit la fortune des Portugais, Hollandais, Chinois et Britanniques, qui s’y sont succédé, jusqu’à ce qu’il soit détrôné par Penang au nord et par Singapour au sud. Ville mythique, Malacca garde les traces d’un métissage culturel, celui des Baba-Nyonya, ces familles sino-malaises dont les traditions sont toujours vivantes. C’est un régal de parcourir le centre – classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008 – avec Serge Jardin. Cet historien français, tombé amoureux de la ville, en connaît chaque villa, dont celles de la rue des Millionnaires, l’ancienne Heeren Street des Hollandais. Il y a aussi des galeries d’art et des échoppes où l’on trouve des mules rebrodées de perles assorties aux kebayas, ces tuniques seyantes que portent les femmes. Côté animation, on peut s’étourdir avec les temples bouddhistes très fréquentés et les rickshaws, ces cyclo-pousse qui rivalisent de couleurs flashy et de décors des plus kitsch.



Y aller

Asia. Le spécialiste du voyage en Asie propose un circuit de 11 j./8 n. à partir de 2 443 euros/pers. (base 2), vols, transferts en voiture privée avec chauffeur, nuits dans les hôtels YTL, petits déjeuners et visite du Taman Negara inclus. Tél. : 01 44 41 50 10, www.asia.fr

Office du tourisme : www.malaysia.travel

Dormir

Majestic Kuala Lumpur. Hôtel mythique inauguré en 1932, il est aussi blanc que l’ancienne gare toute proche. Son Café colonial, son billard, ses soirées pour 1 000 personnes données dans sa salle de bal et son spa so British attirent toujours le Tout-« KL ». Rénové et agrandi, il a conservé son style colonial britannique. À partir de 135 euros la nuit, www.ytlhotels.com

Majestic Malacca. Lui aussi hors du temps, le Majestic Malacca, autre fleuron du groupe YTL, est aménagé dans l’ancienne villa de riches commerçants chinois. À partir de 84 euros la nuit, www.majesticmalacca.com

Tanjong Jara. Un 5-étoiles le long d’une superbe plage de la mer de Chine, dans le nord-est du pays. Sur 7 hectares de verdure sont disséminés des pavillons de bois inspirés des palais des sultans malais du XVIIe siècle. Au programme : découverte de la nature avec Capitaine Mokh, un ancien militaire incollable sur la flore, et visite du marché de Dungun avec la chef Ann. À partir de 270 euros la nuit, www.tanjongjararesort.com

Se restaurer

Marini’s on 57. Bar et restaurant italien avec terrasse au 57e étage d’un building donnant sur les tours Petronas, emblème de Kuala Lumpur. À partir de 27 euros le plat, www.marinis57.com

Old China Café. Un must kuala-lumpurien de la cuisine baba-nyonya. À partir de 2 euros le plat, www.oldchina.com.my

Geographer Café. En plein cœur historique de Malacca, une étape fraîcheur à l’ambiance rétro. À partir de 4 euros le plat, www.geographer.com.my

Alcools français, le terroir à la mode !

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nov 192016

Mais quelle est donc cette eau-de-vie nationale qui caracole en deuxième place à l’exportation derrière le très emblématique cognac ? Réponse : la vodka ! Avec 11 % de parts de marché et près de 500 millions d’euros sur 3,7 milliards, elle est devenue aujourd’hui un alcool avec lequel il faut compter. Élaborée à partir de pommes de terre, de betteraves et d’à peu près tout ce qui pouvait se distiller au temps, pas toujours béni, de l’Union soviétique ; insipide et sans saveur, frappée au congélateur et avalée cul sec en tapant du talon, telle est l’image que beaucoup ont encore aujourd’hui de cet alcool aux accents slaves. Mais ça, c’était avant. Avant que les Français n’entreprennent de créer ce qui est devenu en quelques années un authentique produit du terroir. Issue de blé tendre d’hiver cultivé en Picardie, la vodka Grey Goose a ouvert le ban à la fin des années 1990 et s’est taillé la part du lion sur le marché américain.

Rumporter, une revue consacrée au rhum

Depuis, les marques fleurissent. La vodka Pyla, par exemple, également à base de blé français, filtrée avec le sable de la célèbre dune du Pilat qui lui a inspiré son nom, ou encore la vodka Cîroc, fabriquée à partir de raisin du Sud-Ouest. Que des produits de dégustation, marketing soigné et goût en prime. « C’est ça, la France », chantait Rika Zaraï dans les années 1970. Alexandre Vingtier pourrait reprendre ce succès tombé aux oubliettes. Il n’est pas certain qu’il en connaisse l’air, encore moins les paroles, mais ce qu’il sait parfaitement, c’est que « la France est le seul pays du monde à être capable de faire, avec un vrai niveau qualitatif, tous les spiritueux qui existent sur la planète… Ce n’est pas du chauvinisme, juste une réalité fondée sur un savoir-faire très ancien ». Alexandre Vingtier est consultant international dans l’univers des spiritueux et créateur de la revue Rumporter, consacrée à l’univers du rhum : « La France, c’est très peu d’alcools industriels, on élabore historiquement des produits de goût, on a refusé les alcools neutres. C’est d’ailleurs cette tradition que prolongent aujourd’hui les barmans dans les bars à cocktails, très axés sur la production française. »

La mixologie à la mode

La mode de la « mixologie » a réveillé la belle endormie, jusqu’aux plus anciennes liqueurs qui semblaient condamnées à subir le sort de la chanson de Rika Zaraï, entraînées dans sa chute par le rituel du digestif devenu désuet. Mais c’était compter sans l’activisme des barmans. D’abord les Anglo-Saxons, puis, sur leurs traces, les barmans parisiens comme Stephen Martin (bar à cocktails À la française) ou encore Sullivan Doh (bar à cocktails Le Syndicat), entre autres, devenus en quelques années de véritables ambassadeurs de la cause. Un regain d’intérêt qui a convaincu la Fédération française des spiritueux d’inventer le « spiritourisme » et de mettre en place le Printemps des liqueurs, un tour de France en 30 distilleries, y compris l’outre-mer et en particulier la Martinique, où on produit le seul rhum d’appellation d’origine contrôlée au monde. « C’est une force, poursuit Alexandre Vingtier, le rhum est très à la mode, c’est vraiment le spiritueux du moment, il véhicule une image exotique, avec le rhum on voyage… Et c’est le plus polyvalent de tous les spiritueux, on peut le déguster et il fait par ailleurs vraiment partie de l’univers des cocktails ! »

Fort de cette dynamique nouvelle, les distillateurs bouillonnent d’idées. Les whiskys hexagonaux, qui peinaient jusque-là à trouver leur style, semblent saisis d’un regain de créativité, Bretagne et Alsace en tête, et le gin emboîte le pas à la vodka pour compléter la gamme des alcools blancs, pas neutres du tout. Pour preuve, G’Vine, la dernière création de Jean-Sébastien Robicquet, un gin à base de raisin et de fleurs de vigne, ou encore celui de Guillaume Drouin, producteur de calvados : « J’ai découvert l’univers des bars à cocktails quand la demande pour le calvados s’est développée, et là j’ai abordé un peu par hasard le monde du gin… J’ai été séduit et j’ai eu envie de créer un gin de terroir à partir des pommes de mon verger. J’ai mis du temps à trouver les aromates qui complètent l’équilibre du genièvre et de la pomme à cidre, je voulais élaborer un gin que je serais fier de signer. » Cela ne l’empêche nullement de produire un calvados de tout premier ordre. La France des eaux-de-vie fait sienne la mondialisation… Une mondialisation bien distillée !

Jean-Sébastien Robicquet, Président de la Maison Villevert : « J’ai voulu un véritable ancrage régional »

« Je suis bordelais, j’ai fait des études d’oenologie et de droit. C’est à Cognac que j’ai découvert l’univers des spiritueux. En 2000, j’ai créé ma société, Eurowinegate, un portail Internet destiné à proposer vins et spiritueux français aux Américains. Mais, en 2001, tout a été remis en question avec l’explosion de la bulle Internet. J’ai alors décidé de lier culture du vin et univers des spiritueux, je pensais que vin et raisin pouvaient ennoblir des produits comme la vodka. J’ai donc entrepris d’élaborer une vodka à base de raisin, et j’ai été contacté par le groupe Diageo, qui voulait justement lancer une vodka novatrice. Cîroc est née de ce partenariat. J’ai poursuivi avec le gin et en 2006 j’ai lancé G’Vine, toujours à base de raisin, parfumé à la fleur de vigne. On fait infuser un mélange de fleurs fraîches de différents cépages et chacune apporte sa particularité. Ma dernière création est un vermouth, La Quintinye, ce qu’on appelle un apéritif à base de vin. La base est un pineau des Charentes, j’ai voulu un véritable ancrage régional. Ce que je recherche en permanence, c’est l’élégance et la finesse. Les cocktails, c’est très bien, mais si le produit n’est pas bon nature, c’est un problème. »

En Alsace, un spa au bord de l'Ill

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nov 182016

Dans le petit village d’Illhausen, sur les bords de l’Ill, ils se voisinent sans se jalouser. Mieux, ils sont complémentaires. L’un ne va pas sans l’autre et pour cause, ils appartiennent à la même famille et forment un tout dont la réputation a dépassé depuis longtemps les frontières. D’un côté, l’Auberge de l’Ill, fief du chef triplement étoilé Marc Haeberlin, héritier d’une longue tradition familiale. De l’autre, juste séparé du restaurant gastronomique par un jardin, se dresse l’hôtel des Berges, que tient Marco Baumann et son épouse Danielle, la sœur de Marc, vous suivez ? Leur point commun ? Un sens de l’accueil et de l’hospitalité tel que l’on se sent illico adopté par cette famille chaleureuse et énergique. Car le moins que l’on puisse dire, c’est que chez les Haeberlin-Baumann, on ne s’endort pas sur ses lauriers.


Un spa au coeur d’un village typique  © DR

Spa et hammam

Dans cette famille très soudée, parents, enfants, beaux-frères, gendres et belles-filles participent tous à l’évolution de l’entreprise familiale, symbole de la haute gastronomie alsacienne, mais qui a pour objectif numéro 1 de chouchouter ses hôtes. Dernière nouveauté en date, un spa, un vrai, qui pourrait ressembler à une lubie sauf qu’il est tout sauf un caprice. Premier du genre dans la région, il n’est pas près d’être égalé ! Avec son hammam, ses bains chaud et froid et ses soins bio (alsaciens), le moindre détail a été pensé pour en faire une expérience unique, relaxante été comme hiver. Pour créer à coup sûr l’événement, l’hôtel des Berges a confié cet ambitieux projet au tandem des designer et architecte parisiens Patrick Jouin et Sanjit Manku lesquels se sont inspirés des séchoirs à tabac brun qui font partie du paysage alsacien. L’alliance du chêne et du béton est étonnante.


Un gros galet chauffant pour se relaxer avant ou après les soins  © DR

Intérieur high-tech

À l’intérieur, l’agencement, les matières et les dernières technologies ont été mis à profit pour rendre ce spa luxueux incomparable à des kilomètres à la ronde ! Quatre cabines de soin, un hammam, deux bassins froid et chaud et des alcôves de repos garantissent une parenthèse douce. Et au plus fort de l’hiver, un bassin de nage extérieur, tout inox, chauffé à 30 °C permet de nager sans se geler. À l’étage, cinq chambres ultra-contemporaines aux tons neutres complètent cette annexe de l’hôtel des Berges où se relaxer comme dans un cocon, permettant de s’offrir un massage à deux pas de sa chambre.


Air et espace : sept mètres sous plafond, qui dit mieux ?  © DR

Signé Ducasse

C’est grâce à Alain Ducasse que s’est faite la connexion entre Patrick Jouin et la famille Haeberlin. C’est une histoire de chefs, d’amitié et confiance longue durée. C’est en découvrant le restaurant d’Alain Ducasse au Plazza Athénée qui confie depuis longtemps ses projets à Patrick Jouin que la famille Haeberlin lui a proposé son projet de l’hôtel Les Haras à Strasbourg. Ravie de leur bonne entente et du résultat, dans la foulée, elle lui a confié l’extension de l’hôtel des Berges et le spa des Saules. Leurcomplicité ne va pas s’arrêter là, puisqu’en février, l’Auberge de l’Ill fermera exceptionnellement pour un mois ; le temps de réaménager l’accueil et la salle du restaurant. Parmi les nouveautés destinées à marquer les cinquante ans de cette institution trois étoiles, un grand panneau de marqueterie alsacienne de la plus belle facture et des claustras en verre de Murano devraient faire leur effet. Et par la suite ? Marc Haeberlin ne serait pas contre revoir les plans de ses cuisines… L’aventure n’est donc pas près de s’arrêter.

Hôtel des Berges, 4, rue de Collonges-au-Mont-d’Or, 68970 Illhaeusern, www.hoteldesberges.com.