Un nouvel an easy chic

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déc 302016

L’ACCESSOIRE Du son ultramode


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Un nouveau sac à main ? Non. C’est une enceinte portable Bluetooth sans fil imaginée par Vifa. Baptisée Helsinki, elle est gainée d’une couverture textile imperméable spécialement conçue pour le fabricant et signée Kvadrat, leader européen de la conception de textiles. Elle laisse passer le son à la perfection via ses fils de laine et est proposée accompagnée d’une sangle en cuir de Tärnsjö Garveri, fabricant suédois de cuirs végétaux d’exception. Disponible dans quatre coloris, 399 euros.

LE PRODUIT Bonne cause


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Natalia Vodianova, égérie de Gu…

Une nuit au Beaumont Hotel de Londres

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déc 282016

Un parking reconverti en hôtel de luxe des années 20, une centrale électrique transformée en charmant jardin suspendu, un hôte haut en couleur inventé de toutes pièces… Ouvert il y a deux ans, le Beaumont est passé maître dans l’illusion de vous plonger dans un monde qui semble avoir toujours existé… alors qu’il vient d’être créé.

Dès l’arrivée aux Brown Hart Gardens, à deux pas de la tumultueuse Oxford Street, on est comme plongé dans une dimension parallèle. Impossible d’imaginer que sous ces bancs et pots de fleurs se cache une station électrique. De belles bâtisses en briques rouges surveillent le calme de cette place cachée, avec son coffee shop bio, sa belle cathédrale ukrainienne, son studio de danse et, bien sûr, le Beaumont, reconnaissable à sa façade sculptée par Antony Gormley, lauréat du Turner Prize, connu pour ses colosses de béton cubiques exposés à travers le monde. Ici, un géant de dix mètres de haut est assis les mains croisées sur les genoux (il faut reculer de quelques pas sur la place pour en apprécier toute la carrure).

Storytelling

C’est le premier hôtel de Jeremy King et de Chris Corbin, associés depuis trente ans dans la restauration (ils possèdent The Wolseley, The Delaunay, la brasserie Zédel…). Fascinés par les années 20 et les hôtels art déco new-yorkais, ils ont voulu créer une identité au bâtiment : un parking qui date de 1926. Pour cela, il leur fallait un personnage, un fantôme chic et glamour pour hanter les lieux. Ils inventèrent donc l’histoire d’un propriétaire imaginaire : Jimmy Beaumont, manager au Carlyle à New York qui échappa à la prohibition en s’installant à Londres, dans les années 30, pour ouvrir ce lieu de refuge aux riches Américains en mal de cocktails savamment shakés.

Il y a d’ailleurs deux bars dans l’hôtel : un caché, réservé aux clients de l’hôtel, parfait pour un tête-à-tête capitonné et discret ; l’autre, au cœur de l’établissement, constamment animé. La réception est volontairement petite et à l’écart, pour parfaire l’esprit « club de membres ». Le service y est particulièrement attentionné : il est même possible que vous soyez reconnu avant de vous être annoncé ! Tout a été pensé pour donner le sentiment que le lieu existe depuis des décennies (sans qu’il soit poussiéreux) : au pied de l’ascenseur, les étages sont indiqués avec une aiguille, la clé de votre chambre a la forme d’une véritable clé (même si elle est magnétique).

Photos d’époque

La chambre, justement, est décorée de meubles de bois précieux et de photos d’époque. Sublime salle de bains marbrée, lit divinement confortable, jeu de cartes, livres et délicieux chocolats près de l’oreiller. Le bureau se transforme en coiffeuse pour se refaire une beauté. On se sent très vite chez soi (enfin, on aimerait que ce soit chez soi).

Le soir, après un passage au spa et sa piscine glacée, on vous conseille de dîner au restaurant de l’hôtel, The Colony, un des lieux les plus branchés de la ville. Avec un peu de chance, vous avalerez votre steak-frites en compagnie des Beckham (ils y ont leurs habitudes, on peut témoigner). Assis sur les banquettes en cuir, on a l’impression que, entre ces murs recouverts de photos, des générations d’acteurs ont dîné de macaronis au fromage ou de cocktails de crevettes. La salle est complète. L’illusion est parfaite.

Joyeuses fêtes : comment couper et présenter le foie gras

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déc 242016

Le foie gras reste le mets de fête par excellence ! À Noël ou pour le jour de l’An, on le retrouve sur beaucoup de tables. L’un des casse-têtes consiste à le couper sans le casser et à le présenter afin qu’il reste appétissant. On doit tout de suite le distinguer d’une mousse de foie de canard ou d’un traditionnel pâté !

Pour adopter le geste sûr, ne pas briser le précieux mets, nous avons demandé ses trucs et astuces à Éric Males, conseiller gastronomique dans la boutique Valette, à Paris.

Première chose à savoir, tous les foies ne se valent pas. Il est important de bien comprendre ce qui se cache derrière les étiquettes.

Foie gras entier : maximum deux morceaux issus de deux foies différents.

Foie gras : assemblage de morceaux de foies différents.

Bloc de foie gras : plusieurs foies émulsionnés, garantissant un goût homogène.

Bloc de foie gras avec morceaux : crème de foies gras avec morceaux ajoutés après le mixage.

Mousse de foie gras : émulsion de foie gras et d’un corps gras.

Parfait de foie gras : contenant au moins 75 % de foie gras.

Pâté de foie gras : contenant au moins 50 % de foie gras.

La France demeure le premier producteur mondial de foie gras avec près de 20 000 tonnes par an, soit plus des deux tiers de la production mondiale. L’Aquitaine (9 000 tonnes), la région Midi-Pyrénées (3 840 tonnes), et les Pays de la Loire (3 500 tonnes) résistent encore et toujours aux pays de l’Est, qui proposent depuis quelques années des produits moins chers, mais bas de gamme. Pour connaître l’art de servir le foie gras : suivez le guide…

Spécial fêtes : le top 3 des restaurants parisiens qui soufflent le show

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déc 232016

Le Dîner secret du Plaza Athénée

Une nymphe apparaissant soudainement sous un rideau de tulle blanc avant d’être littéralement portée en lévitation : c’est le premier tableau de l’époustouflante performance de Stefan Leyshon au Plaza Athénée. Le prestigieux palace de l’avenue Montaigne a confié au magicien français la mise en scène du Dîner secret inauguré à l’automne. Un moment riche en émotions qui se déroule le premier samedi de chaque mois dans le salon Haute Couture de l’hôtel. Entre illusionnisme et mentalisme, Stefan Leyshon ressuscite Jean-Eugène Robert-Houdin et Georges Méliès pour enchaîner les tours de passe-passe. Il reproduit les miracles encore inexpliqués de ces deux maîtres en les adaptant dans des versions contemporaines. Une expérience unique jouée à proximité de l’artiste et à 360 degrés, qui mêle la 3D aux cinq sens au cours de dix numéros. Afin de conserver le suspense entier, on se contentera de vous livrer les intitulés énigmatiques de ces véritables prouesses : le boulet de canon ; le coffre et l’anneau ; la carafe inépuisable ; la seconde vue ; tabac lourd et léger… Durant la soirée, le public déguste les mets concoctés par Mathieu Emeraud autour d’astucieux accords mets et vins. Le wonderboy d’Alain Ducasse, chargé au Plaza de la Cour Jardin aux beaux jours, montre aussi qu’il a plus d’un tour dans ses casseroles en régalant les gourmets gourmands avec d’épatants morceaux de bravoure. Les délicates noix de saint-jacques d’Erquy poêlées flottent au milieu de poireaux crayon, de pousses de soja et d’une vinaigrette truffée. Le subtil pavé de bar cuit au plat et coiffé d’une sauce au safran s’acoquine d’artichauts poivrade, de citrons et d’olives taggiasche. Angelo Musa, chef pâtissier du Plaza Athénée, signe pour sa part un déroutant dessert faisant la part belle aux contrastes de textures et de températures. Un exquis chaud-froid de vanille et fruits exotiques en guise de bouquet final.

27, avenue Montaigne, Paris 8e. Tél. : 01 30 39 20 77. Prix : 295 euros, comprenant un cocktail, le dîner et le spectacle.

L’après-cabaret du Manko


Le week-end, le lieu voit défiler contorsionnistes, trapézistes, danseurs… © DR

On ne présente plus le Manko, où Gaston Acurio, chef à la constellation de tables sur la planète, met depuis le printemps 2015 les spécialités péruviennes sur le devant de l’assiette : les ceviches, tranches de poisson cru barbotant dans la leche de tigre, un jus épicé ; les anticuchos, cœurs de bœuf marinés ; la sacha, tomate poussant sur un arbre… Ce que l’on connaît moins, en revanche, c’est le cabaret du restaurant. Les vendredis et samedis soir, poursuivez votre dîner en poussant sur le coup des 23 heures la porte de ce lieu fantasmagorique. Au programme ? Contorsionnistes, trapézistes, danseurs délurés… Entre deux prestations, le lieu se transforme durant trente minutes en boîte de nuit.

15, avenue Montaigne, Paris 8e. Tél. : 01 82 28 00 15. Menus : 65 euros. Carte : de 42 à 80 euros. Pour le cabaret uniquement : entrée à 50 euros.

L’avant-théâtre de La Scène Thélème


Avant le dîner, le restaurant se prépare et dresse une petite scène où se produisent acteurs ou lecteurs. © Micky Clément

Avant les papilles, vous en prenez plein les pupilles ! La Scène Thélème, ouverte le 20 septembre dans l’ancien restaurant de Guy Savoy – revu en long, en large et en travers –, accueille plusieurs soirs par semaine du théâtre dans une petite salle attenante qui se métamorphose à 19 heures précises pendant cinquante minutes. Lectures, pièces et créations se succèdent dans cet endroit intimiste créé par Jean-Marie Gurné où vous prenez place à quelques centimètres des comédiens. Après la représentation, dirigez-vous vers la table gastronomique confiée à Pierre Rigothier. L’ex-chef étoilé du Baudelaire à l’hôtel Le Burgundy y joue une mélodieuse partition sous la baguette du maestro du service Frédéric Pedrono : ravioles de foie gras de canard de Vendée, artichauts, aubergines, jus acidulé de volaille ; langoustines de casier d’Écosse, mousseline de chou-fleur, grenade ; poularde de Culoiseau à la châtaigne, salsifis, coing, pimprenelle ; crème légère de vanille tahitensis, poivre de Sarawak, meringue française, poire Williams…

18, rue Troyon, Paris 17e. Tél. : 01 77 37 60 99. Théâtre seul : 26 euros. Formule théâtre et menu-spectacle : 85 euros. Menus : de 115 à 145 euros (dîner). Carte : de 67 à 158 euros.


Lectures, pièces et créations se succèdent dans cet endroit intimiste créé par Jean-Marie Gurné où vous prenez place à quelques centimètres des comédiens. © Micky Clément

Noël : comment ouvrir une huître sans se blesser

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déc 222016

Impossible d’imaginer un réveillon sans huîtres. Impossible de l’imaginer aussi sans s’estropier les mains en tentant de les ouvrir. Pourtant, il existe une technique imparable. Attention, avertit Ricardo Petronilho, écailler au restaurant Huîtrerie, dans le 15e arrondissement de Paris : le procédé varie selon que vous êtes gaucher ou droitier.

Choisissez d’abord un couteau à lame courte, le pouce posé près de la pointe de la lame pour éviter de vous blesser, puis tenez l’huître dans un torchon, dans le creux de la main. Repérez la charnière, qui est à l’opposé de la partie arrondie de l’huître. Glissez le couteau aux deux tiers de l’huître, à partir de la charnière. Faites pivoter la lame vers le haut pour couper le nerf, puis descendez jusqu’à la charnière pour ôter la partie supérieure de l’huître. Videz la première eau avec les morceaux de coquille.

Enfin, n’oubliez pas : une huître doit être ouverte au maximum une heure avant consommation. L’idéal étant d’attendre quelques minutes, le temps qu’elle produise une seconde eau, bien meilleure que la première.

Consultez notre dossier : Le Journal de Noël

5 idées ensoleillées pour une escapade à Rio

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déc 202016

Paradis. Le Corcovado en toute confidentialité ? C’est encore possible ! La preuve avec ce petit-déjeuner gourmand proposé au pied du Christ rédempteur, avant que la foule ne s’empare des lieux. Pour cela, il faudra se lever au point du jour, rejoindre le Parc national de Tijuca et grimper au sommet du pic granitique (710 mètres). Ne restera plus alors qu’à déguster en admirant le soleil se lever sur la baie. À partir de 6 650 euros/pers., dans le cadre d’un voyage sur mesure de 6 nuits.

Voyages confidentiels : 09.70.17.00.04, www.voyagesconfidentiels.fr

Panoramique. Direction Copacabana pour un réveillon dans un appartement-terrasse d’architecte en bord de plage. Idéal pour surplomber le feu d’artifice lancé depuis l’océan.

À partir de 200 euros/pers. la nuit, base 4 nuits, soirée du 31 incluse, www.whereinrio.com


reveillon rio

Design. Toujours à Copacabana, le très chic et très urbain Emiliano Hotel promet une immersion vintage-contemporaine face à la plage. Avec, top du top, toit-terrasse et piscine à débordement.

À partir de 579 euros la nuit, www.emiliano.com/br

Féerie. Posé sur le lac Rodrigo de Freitas, le sapin flottant de plus de 80 mètres de hauteur et ses millions d’ampoules sont une des sensations de la saison.

E4MJCN © Nathaniel Noir / Alamy Stock Photo Nathaniel Noir / Alamy Stock Photo / www.alamy.com / Alamy Stock PhotoE4MJCN © Nathaniel Noir / Alamy Stock Photo Nathaniel Noir / Alamy Stock Photo / www.alamy.com / Alamy Stock Photo
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Oxygène. Adeptes de nature, inutile d’aller plus loin : Rio abrite la plus grande forêt urbaine au monde. Situé dans le Parc national de Tijuca, cet étonnant poumon vert est l’occasion d’approcher la faune locale : oiseaux, paresseux, singes hurleurs…

À partir de 95 euros/pers. la balade. TUI sur mesure : 0.825.000.825, www.tui.fr

164874795 © dabldy dabldy / iStockphoto / Getty Images/iStockphoto164874795 © dabldy dabldy / iStockphoto / Getty Images/iStockphoto
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Philippe Bilger veut redonner ses lettres d'or à l'éloquence

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déc 192016

Magistrat honoraire et chroniqueur sur Le Point.fr, Philippe Bilger a fondé au soir d’une vie professionnelle bien remplie l’Institut de la parole, qui vise à préparer ceux qui le souhaitent à la prise de parole en public. Étudiants qui passent des oraux, élus locaux qui souhaitent parler à leurs administrés, chefs d’entreprise qui doivent s’adresser à leurs salariés, hommes ou femmes amenés à parler fréquemment dans les médias…, toutes et tous peuvent gâcher une échéance importante par une prise de parole mal maîtrisée. Conscient que ces lacunes peuvent causer de gros dommages professionnels, Bilger offre des réponses personnalisées et cohérentes.

Le Point.fr : Quelle est l’ambition de l’Institut de la parole ?

Philippe Bilger : L’ambition de l’Institut de la parole que j’ai créé au début de l’année 2012 a été de permettre à tous, professionnels de la parole publique ou anonymes, jeunes ou moins jeunes, chefs d’entreprise, politiques, journalistes, avocats, magistrats et artistes, un usage plus maîtrisé de la parole, un propos libre, spontané et de meilleure qualité.

Qui peut l’intégrer ?

Mon institut – et c’est l’une de ses originalités – est ouvert à tous. Il se propose non pas d’enseigner l’éloquence, cerise souvent sur un gâteau trop peu dense, mais la parole ; non pas des recettes mais un exercice du verbe applicable à toutes les situations, y compris professionnelles.

Pourquoi cette formation à la parole est-elle singulière ?

La formation de mon institut est singulière. Elle relie la qualité de la parole à l’affirmation de la personnalité. Elle n’impose pas des préceptes techniques spécialisés mais incite seulement à libérer et à ordonner les élans de l’être. Elle apprend à structurer en amont mentalement une parole que l’on développera librement selon le temps imparti. Elle a pour finalité de préparer à l’audace d’une parole s’élaborant en même temps que la pensée, dans toutes les circonstances. Coulée d’existence, qualité du vocabulaire, logique de l’argumentation, vigueur de la conviction et refus d’un verbe vide de sens.

Concrètement, comment se déroule cette formation ?

Durant trois heures pour les sociétés, deux heures pour les étudiants et les particuliers, une heure pour des formations flash, les tarifs évalués au plus juste, je procède de la manière suivante – adaptée à la durée. Lecture d’une fable pour appréhender le rapport à la lecture, dialogue sur les séquences fortes de la personnalité pour en identifier les forces et les faiblesses, enfin exercices avec des sujets et des délais déterminés par le stagiaire, le processus étant coupé par des conseils et des remarques. Certains découvrent qu’ils ne sont pas étrangers à une parole digne de ce nom, d’autres la découvrent et cette découverte les comble.

On n’a jamais autant accordé de l’importance à la parole et au bavardage, quel besoin éprouvez-vous de renchérir ?

La parole, sa qualité, son élégance, représente le signe éclatant de la valeur ou non de l’humanité, d’un pays, des êtres qui le composent. Modestement j’inscris mon combat, et ma formation, dans cette volonté d’aider au perfectionnement d’autrui et d’inciter à mieux dire, à mieux s’exprimer. Il n’est personne alors qui ne soit pas conscient que parler bien, c’est exister.

5 adresses beauté pour faire ses emplettes de Noël

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déc 182016

Buly, beauté révolutionnaire

Fin XVIIe, Jean-Vincent Buly, installé rue Saint–Honoré, fit fortune avec ses célèbres « vinaigres de toilette ». Ses talents de distillateur, de parfumeur et de cosméticien inspirèrent même à Balzac le personnage de César Birotteau. Tombée en désuétude, l’officine de beauté renaît il y a trois ans sous la houlette de Victoire de Taillac et Ramdane Touhami (à qui l’on doit déjà la résurrection des Cires Trudon). Désormais installé rive gauche, le « comptoir universel de beauté » propose un ensemble de soins naturels dans des emballages particulièrement soignés. Baptisés pommade pogonotomienne, lait virginal, huile antique, opiat dentaire, eau florale, brume parfumée ou savon superfin, les élixirs de l’apothicaire semblent tout droit sortis d’un livre d’histoire. Ils sont pourtant à la pointe. Vous en doutez ? Testez donc les surprenants parfums à l’eau, ou les tout premiers vernis fabriqués à partir de coquillages broyés.

Officine universelle Buly, 6, rue Bonaparte, 75006 Paris.

Tél. : 01 43 29 02 50 www.buly1803.com

Santa Maria Novella, catherine de Médicis, Bon marché, beauté, parfums © DRSanta Maria Novella, catherine de Médicis, Bon marché, beauté, parfums © DR
S’offrir l’eau de Cologne de Catherine de Médicis estampillé Santa Maria Novella ? C’est désormais possible en France.  © DR

Santa Maria Novella, parfumerie historique

Paris a Buly, Florence a L’Officina Profumo Farmaceutica di Santa Maria Novella… Une véritable institution. Les Italiens s’y pressent depuis le XVIIIe siècle, époque à laquelle les pères dominicains cultivaient des herbes médicinales afin de préparer des médicaments et distillaient herbes et fleurs, pour composer des essences parfumées. Aujourd’hui, la luxueuse officine utilise toujours les processus artisanaux de fabrication mis au point par les moines. Glissés dans des écrins ultra-précieux, les colognes, toniques et savons de la maison florentine sont désormais en vente au Bon Marché.

Le Bon Marché, 24, rue de Sèvres, 75007 Paris.

Tél. : 01 44 39 80 00

www.smnovella.it

Beauté, parfums, jovoy © DRBeauté, parfums, jovoy © DR
Parfums rares et fragrances nobles, pour la peau ou pour l’intérieur, Jovoy séléctionne les meilleurs.  © DR

Jovoy, temple de la fragrance rare

Nichée sous les colonnes de la rue de Castiglione, dans le premier arrondissement de Paris, cette boutique entièrement dédiée aux parfums et à leurs contenants est la référence française de la parfumerie fine. Imaginez 175 mètres carrés consacrés aux artisans engagés sur l’utilisation de matières nobles, naturelles et parfois exclusives. En passionné des senteurs, le fondateur de l’échoppe déniche et distribue les nouvelles pépites qu’il traque tout au long de l’année. Ne soyez pas intimidé par le terme « rare », comme le souligne le maître des lieux « il est une idée fausse de croire que les parfums rares sont tous plus onéreux que les parfums du marché. Notre grande fierté est justement de proposer des parfums rares, à des prix comparables aux parfums les plus diffusés ».

Jovoy Paris, 4, rue de Castiglione 75001 Paris

Tél. : 01 40 20 06 19

www.jovoyparis.com

Comptoir de l'Homme, beauté, parfums © DRComptoir de l'Homme, beauté, parfums © DR
100 % masculin, le beauty-store compte de plus en plus d’aficionados.  © DR

Le comptoir de l’homme, la beauté au masculin

Pour discipliner une barbe rebelle, trouver un allié anticerne, un gommage puissant ou tout simplement un nectar viril, le bien nommé Comptoir de l’homme est l’eldorado du mâle moderne. Sur la Toile ou sur les étagères de la rue de Tournon, références de toujours et nouvelles valeurs sûres cohabitent pour affûter la routine beauté de ses messieurs. Au sous-sol, protégé de l’agitation parisienne, un institut propose une gamme de soins 100 % masculine. Patience, cela dit, pour obtenir un rendez-vous, le « comptoir » compte de plus en plus d’adeptes.

Comptoir de l’homme, 7, rue de Tournon, 75006 Paris

Téléphone : 01 46 34 04 18

www.comptoirdelhomme.com

Oh My cream, beauté, concept store © DROh My cream, beauté, concept store © DR
A Paris, en province et sur la toile, Oh My Cream fait connaitre les produits jusque-là réservés aux initiés. © DR

Oh My Cream : la crème de la crème

En 2012, à tout juste 25 ans, Justine Lévy, passionnée par les produits de beauté, lance le premier concept store dédié à la beauté. Quatre ans et cinq boutiques plus tard, Oh My Cream est incontestablement le beauty-store le plus pointu du moment. Des produits cultes aux nouveautés confidentielles, du bio à la cosméceutique, des marques françaises aux pépites venant de l’étranger, plus de 35 marques triées sur le volet sont prêtes à révolutionner la routine beauté des françaises.

Oh My Cream, 4, rue des Abbesses, 75018 Paris.

Tél. : 09 86 24 36 51.

www.ohmycream.com

Mode, beauté, accessoires… Un hiver luxueux !

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déc 152016

La collection : du grand art

Comment entretenir un mythe tel que le sac Lady Dior ? En demandant à sept artistes de donner leur vision de ce modèle. De Marc Quinn à Matthew Porter en passant par Chris Martin, Jason Martin ou Ian Davenport, le Lady Dior se pare d’ondulations cuivrées ou chromées (par Jason Martin), de dessins oniriques. Il est proposé taillé dans un veau métallisé et embossé de rayures multicolores (par Ian Davenport), façonné dans une marqueterie de veau ou incrusté de vison bicolore formant le célèbre motif cannage de la griffe version déstructurée. En édition limitée.

La tendance : In the navy

Les coupes, couleurs et détails des uniformes des marins sont une source d’inspiration pour les créateurs de mode masculine.

Manteau et pantalon en laine, chemise en popeline imprimée « Impossible True Love », gilet en shetland, chaussettes en coton, chapeau en coton, ceinture en cuir, derbys à larges boucles en cuir Spazzolato, Prada. Pull Ancre en laine, 139 €, Saint James. Baskets Ace en cuir métallisé, 495 €, Gucci. Bracelet Anchor On Rope en corde et ancre en plaqué or, 80 €, Miansai.

La silhouette : Signée Céline

Pour la collection automne-hiver, Phoebe Philo, directrice artistique de la griffe, combine avec subtilité plusieurs tendances. D’abord, le trench, qu’elle imagine entièrement en cuir nappa. Puis le genre masculin-féminin, avec des pièces amples et des détails piqués au vestiaire masculin. Enfin, le monochrome joué en total look bleu.

Le lieu : Toute première fois

La griffe Maison Père, fondée par Camille Omerin, ouvre sa première boutique. Le duo d’architectes Toro & Liautard a fait de la couleur rouge le fil conducteur pour cet espace, ponctué de laiton et de bois laqué blanc. Les murs s’habillent de panneaux impression bois et marbre et de pièces uniques et peintes à la main par des plasticiennes. Une ambiance à l’image de la « garde-robe affective » de Maison Père, empreinte de modernité, d’héritage et de tradition. 1, rue du Marché-Saint-Honoré, Paris 1er.

La collaboration : Design à la mode

Lors du dernier Salon du meuble à Milan, Paul Smith relooka dans des teintes vitaminées le « Psychedelic Cactus », sculpture phare de l’éditeur Gufram imaginée par Drocco & Mello en 1972. Le succès fut immédiat pour ces 169 pièces éditées en série limitée. Pour leur seconde collaboration, le designer anglais appose une multitude de mini-cactus sur des cravates en soie, des écharpes, des pochettes, des chaussettes, des chemises et des polos. Humour et style garantis !

L’objet : Rando chic

Goyard dévoile son premier modèle de sac à dos. L’Alpin – c’est son nom – est à coup sûr le nouvel accessoire de l’homme moderne et urbain. Il propose trois portés différents (dos, épaules ou main) grâce à sa bandoulière réglable et son ingénieuse clé « gendarme » (une exclusivité Goyard), et recèle à l’intérieur une multitude d’aménagements astucieux. La grande poche frontale accessible tant de l’extérieur que de l’intérieur, son anneau permettant un accès rapide et une sécurisation du trousseau de clés, et son double système de fermeture interne et externe sont modulables et adaptables au contenu. Taille unique, disponible en deux coloris : noir et noir et gold.

J50, une Ferrari bridée à dix exemplaires

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déc 142016

Les séries limitées sont décidément à la mode chez Ferrari et celle-ci devrait battre des records dans le genre. S’avisant que la marque est présente depuis 50 ans au Japon, Ferrari a décidé de célébrer l’événement en fabriquant dix exemplaires d’une voiture très spéciale qui a été présentée à Tokyo au Centre national d’art.

J pour Japon et 50 pour le cinquantenaire, la Ferrari J50 est un strict roadster à deux places, à moteur V8 central arrière. À cela, une bonne raison, la base technique de cette voiture est empruntée à la 488 spider dont le moteur a été sacré meilleur moteur de l’année. Sur la J50, le 3,9 l développe pas moins de 690 ch dans une version spécialement affûtée, soit 20 de plus que sur le spider de série qui réalise déjà une performance en matière de rendement avec ses 172 ch/l.

Ferrari J50 © FerrariFerrari J50 © Ferrari
Heureux Japonais pour qui la Ferrari J50 a été dessinée © Ferrari

Mais c’est surtout le style qui change ici, se voulant à la fois futuriste et évocateur des Targa à toit rigide amovible. Confiée au département des projets spéciaux de Ferrari et conçue par l’équipe du centre de styling Ferrari à Maranello, la J50 présente une physionomie tout à fait nouvelle même si, à certains égards, elle évoque en réduction une LaFerrari. La silhouette au profil surbaissé, le pare-brise réduit, la ligne de ceinture noire contrastant, à mi-flancs, avec la peinture rouge exclusive, le capot avant surbaissé entre les ailes proéminentes, tout est différent d’une 488.

Façon Michel Vaillant

Les spiders et targas selon Jean Graton, père de Michel Vaillant Les spiders et targas selon Jean Graton, père de Michel Vaillant
Les spiders et targas selon Jean Graton, père de Michel Vaillant

Le pare-brise enveloppant, façon visière de casque, avec les vitres de portes formant une continuité élégante est une autre originalité renvoyant aux barquettes de course des années 1960, celles aussi que dessinait volontiers Jean Graton dans les aventures de Michel Vaillant. Quoiqu’un peu compliqué, l’arrière n’est pas négligé avec son capot en polycarbonate transparent à double bombage pour jouer le prolongement visuel des appuis-tête.  Le moteur se laisse admirer sous cette vitrine de choix. On voit que la J50 a bénéficié d’une étude aérodynamique soignée dans la veine de Maranello, avec notamment les prises d’air frais et l’évacuation à l’arrière de l’air surchauffé.

Posée sur des roues forgées de 20 pouces, la J50 est prête à entamer la carrière, à découvert sous le soleil nippon. Si la pluie devait s’inviter, il faudra anticiper et prévoir de s’arrêter pour monter le toit. Celui-ci est composé de deux demi-toits rangés derrière les sièges. Réalisés en fibre de carbone, ils sont faciles à manipuler et donc à fixer dans leur logement, un peu à la façon des Corvette. De quoi mettre à l’abri le joli habitacle en cuir fin rouge et noir et Alcantara, et les heureux – et rares – propriétaires de cette J50 au prix encore indéterminé.