Les montres à secret jouent à cache-cache

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jan 302017

Étrange coïncidence. En cette froide semaine de janvier où Paris – le temps d’une semaine de défilés haute couture et de présentations haute joaillerie – devient l’épicentre du raffinement, une relique des années trente fait son retour dans les salons feutrés de la place Vendôme : la montre à secret.

Derrière ce nom plein de mystères se cachait, à l’origine, une astucieuse solution pour déjouer les règles de bienséance. La gent féminine n’ayant pas le droit de « maîtriser le temps », les joailliers trouvèrent une élégante parade à cette discrimination. Munie d’un couvercle qui se soulève ou se retire pour dévoiler un cadran, la montre à secret permit aux élégantes de jeter un coup d’œil discret à leur garde-temps. Ravivant le charme rétro de cet heureux mariage entre horlogerie et joaillerie, le cru 2017 met à l’honneur une foisonnante variété de ces joyaux au double emploi.

Chanel, Bodino © DRChanel, Bodino © DR
La nature sublimée. À gauche, montre Primavera de Giampiero Bodino. À droite, montre Gabrielle Chanel en dentelle de diamants façon camélia.  © DR

Une lecture inattendue de l’heure

Source d’inspiration privilégiée des joailliers, la flore sublimée se mue en montre à mystère ultra-précieuse chez Giampiero Bodino. Camouflé sous une jolie fleur en diamants jaunes et blancs, bordée de feuillages en émeraudes et saphirs roses, le garde-temps allie la technicité d’une montre à secret à la délicatesse d’un joyau féminin. Chez Chanel, c’est un bijou-hommage à la fondatrice de la maison qui dissimule sous une dentelle de camélias asymétriques – fleur fétiche de Gabrielle Chanel – un petit cadran de nacre taillé en forme de poire.

Boucheron, lierre de paris © DRBoucheron, lierre de paris © DR
Inspirée par le lierre sauvage qui pousse naturellement sous les arcades du Palais-Royal, la maison Boucheron rend hommage à la nature qui s’épanouit en ville avec une étonnante montre à secret.  © DR

La maison Boucheron, également inspirée par la force délicate de la nature, transforme une branche de lierre pavée de diamants en manchette agrémentée d’un petit cadran qui se cache ou se révèle au gré des envies. Mais les montres à secret rencontrent aussi l’univers de la couture, comme chez Van Cleef & Arpels. Tout en souplesse, un ruban entourant gracieusement le poignet est surmonté d’un nœud scintillant qui s’ouvre pour laisser apparaître des heures joueuses. Tandis que l’une, en or blanc, s’habille de diamants ronds du cadran au bracelet, l’autre, en or rose, se pare d’un harmonieux dégradé de saphirs roses et de diamants.

Van Cleef and arpels, montre ruban © DRVan Cleef and arpels, montre ruban © DR
Montre Ruban Secret de Van Cleef & Arpels présenté lors du SIHH 2017.  © DR

Chez Dior Joaillerie, Victoire de Castellane, qui se plie pour la première fois à cet exercice de style, met à l’honneur sa pierre de prédilection, l’opale. Sur un bracelet serti pêle-mêle de diamants et de pierres dures, une opale incandescente trône fièrement. Sous cette pluie hypnotique de carats, un petit cadran et deux aiguilles s’offrent à la vue de ceux qui sauront mettre en orbite l’opale précieuse…

Rafael Nadal : son arme secrète signée Richard Mille

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jan 292017

C’est juste avant Roland-Garros, l’an passé, que l’horloger et le champion espagnol avaient dévoilé une nouvelle pièce d’extrême horlogerie symbolisant leur collaboration. Pour marquer le coup, Richard Millle a cette fois développé pour Rafael Nadal la RM 35-02, première pièce de la collection destinée au Majorquin à être dotée d’un calibre automatique. Son prix : 770 000 euros.

Australian Open 2017 © Recep Sakar Recep Sakar / ANADOLU AGENCY / Anadolu AgencyAustralian Open 2017 © Recep Sakar Recep Sakar / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency
Australian Open 2017 © Recep Sakar Recep Sakar / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency

Des nanotubes de carbone

Depuis leur première rencontre en 2008, Richard Mille et Rafael Nadal ont participé ensemble à l’une des aventures extrêmes de la haute horlogerie. Le tennisman, connu pour son jeu puissant, dynamique et sans retenue, met chaque année depuis six ans à rude épreuve les montres que lui fabrique l’horloger jurassien. Léger et résistant aux chocs, chacun des modèles représente une innovation technique : de la première RM 027 au boîtier en nanotubes de carbone en 2010 à la récente RM 27-02 avec platine monocoque en carbone NTPT, en passant par la RM 27-01 et son mouvement suspendu par câbles. Mais, cette fois, la nouvelle RM 35-02 propose une structure radicalement innovante prête à subir les chocs les plus violents. Dernier exploit : le boîtier de cette RM 35-02 doit, cette fois, protéger un mouvement horloger mécanique. Impossible ?

RM35-01 FRONT CMYK © YOUENN BOSCHER DRRM35-01 FRONT CMYK © YOUENN BOSCHER DR
RM35-01 FRONT CMYK © YOUENN BOSCHER DR

Extrême horlogerie

Non, car la résistance extrême est au rendez-vous, malgré la force extrême des frappes de Nadal : le nouveau calibre RMAL1 de cet exercice de style horloger présente une platine et des ponts en titane grade 5 sablé humide, aussi plane que rigide. Son balancier à inertie variable, cadencé à 28 800 alternances par heure, est alimenté par un système de double barillet afin d’améliorer la stabilité du couple. Inspirée de la RM 35-01, cette RM 35-02 est née de la demande de nombreux clients de Richard Mille désireux de disposer d’un système de remontage automatique placé au cœur d’un calibre Nadal. Quoi de plus évident donc pour la marque que d’utiliser son rotor à géométrie variable breveté, point commun des pièces automatiques chez Richard Mille, qui permet d’adapter le remontage à l’activité du propriétaire de la montre.

TENNIS-AUS-OPEN © SAEED KHAN SAEED KHAN / AFPTENNIS-AUS-OPEN © SAEED KHAN SAEED KHAN / AFP
Spain’s Rafael Nadal reacts after a point against Bulgaria’s Grigor Dimitrov during their men’s singles semi-final match on day 12 of the Australian Open tennis tournament in Melbourne on January 27, 2017. / AFP PHOTO / SAEED KHAN / IMAGE RESTRICTED TO EDITORIAL USE – STRICTLY NO COMMERCIAL USE © SAEED KHAN SAEED KHAN / AFP

Une résistance de 5 000 G

Inédit également dans la collection Nadal, le fond de la montre est protégé par un verre saphir traité antireflet permettant de contempler le calibre sous tous les angles. La RM 35-02 automatique Rafael Nadal affiche au choix un carbone NTPT ou un Quartz-TPT rouge vif veiné de blanc. Ses couches de silice, d’une épaisseur maximale de 45 microns, sont imprégnées d’une résine rouge spécialement conçue pour Richard Mille puis intercalées par un système de dépose automatisé qui varie la direction des fibres de 45 degrés à chaque couche. Chauffé à 120 °C dans un autoclave semblable à ceux utilisés pour les pièces aéronautiques, le matériau est alors prêt à être travaillé chez ProArt, manufacture dédiée à l’usinage des composants et des boîtiers Richard Mille. La fibre de quartz, de couleur blanche non teintée, offre un rapport résistance/poids très élevé, des propriétés non allergènes et une excellente résistance aux UV. Développé dans un souci de biocompatibilité, de stabilité et de résistance, tout en respectant les normes REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals), le Quartz-TPT rouge utilisé pour la RM 35-02 peut résister à des chocs allant jusqu’à 5 000 G.

Fabuleuses au foyer : être mère en 2017, ce n'est ni rose, ni noir, ni blanc

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jan 282017

« Cette semaine, j’ai fait une chose complètement dingue. J’ai démissionné de mon boulot pour devenir maman au foyer. » Un courrier émouvant de courage et de sincérité est arrivé ce matin dans ma boîte mail. J’ai eu envie d’y répondre ici, pour cette jeune maman de 29 ans et pour toutes les autres.

« Aujourd’hui, m’écris-tu, on crie sur tous les toits que la femme est l’égale de l’homme, qu’elle doit pouvoir faire carrière et s’épanouir à l’extérieur. Faire cinq ans d’études pour finir à la maison et passer pour une fainéante aux yeux de mon entourage ? Avec tous ces psys au chômage qui désespèrent de trouver un emploi, moi, je quitterais le mien volontairement ? Et puis, je l’adore, moi, ce boulot ! En plus, je ne travaille qu’à mi-temps avec des horaires plus que convenables. Si je n’arrive pas à combiner vie de famille et vie professionnelle dans ces conditions, je suis vraiment une incapable. Rester 24 heures sur 24 avec mes enfants, est-ce que j’y arriverai ? Si je ne travaille pas à l’extérieur, j’ai intérêt à être une maman au top du top : aucun faux pas ne sera admis ! Quelle reconnaissance pourrai-je espérer ? Et le regard des autres ? Et la stimulation intellectuelle ? Et la solitude ? Et la dévalorisation ? L’auto-dévalorisation ? Le trou dans mon CV ? Et l’équilibre de mon couple ? »

« Oui, tu as fait une chose complètement dingue »

« Malgré tout cela, dis-tu, je suis malade de savoir mon petit bout à la crèche alors que je pourrais être près de lui. Maman au foyer n’est peut-être pas un boulot rémunéré ni socialement valorisé, mais il est tout aussi important qu’un autre pour mes enfants d’abord, pour notre société ensuite. Bref, je suis tiraillée et je n’arrive pas à réunir toutes ces pensées de manière cohérente. Mais, finalement, je suis heureuse d’enfin oser faire ce que j’ai toujours eu envie de faire : m’occuper de mes enfants. »

Oui, tu as fait une chose complètement dingue. Par les temps qui courent, on ne quitte pas son boulot. Ta décision est risquée et les gens ne manqueront pas de te le rappeler. Mais souviens-toi qu’au fond, même sans le dire, ils respecteront ton courage. Il n’y a rien de plus inspirant qu’une femme qui fait un pied de nez aux bien-pensants pour oser s’aligner sur ses aspirations.

Nos grand-mères et nos mères ont gagné pour nous le droit d’être au four de la logistique familiale et au moulin de l’épanouissement professionnel. Oui, la femme est l’égale de l’homme. Alors, puisque l’immense majorité des hommes ne fait pas tout, pourquoi les femmes devraient-elles tout faire ? Pourquoi n’aurions-nous pas le droit, nous aussi, de choisir où investir notre temps et notre énergie ?

Pour ce qui est de ta peur de la fainéantise, je ne me fais pas trop de souci pour toi : tu n’auras besoin que de quelques semaines pour réaliser qu’une vie au foyer a de quoi être largement plus épuisante que tes anciennes heures au bureau !

« Tu es une femme intelligente »

Tu es une femme intelligente. Aucun risque de tomber dans le cliché de la mère au foyer plantée H 24 devant Les Feux de l’amour… Tu n’es pas obligée de rester seule avec toi-même. Ta stimulation intellectuelle n’appartient qu’à toi : lis des livres, pose des questions, écris tes impressions, entoure-toi de personnes éclairées, échange tes réflexions… Fais mentir les préjugés !

Je t’en supplie, ne tombe pas dans le piège du perfectionnisme. Ton choix de quitter ton emploi ne signifie en aucun cas que tu dois améliorer ta « performance » maternelle. Être mère, ce n’est pas un travail comme un autre. Ce sont des relations avec tes enfants. C’est de l’humain. Et, dans l’humain, le top du top n’existe pas. Vouloir combiner maternité et perfection, c’est risquer de devenir un dictateur dans son foyer. Alors, n’oublie jamais : tu n’as pas besoin d’être parfaite pour être fabuleuse.

Parfois, tu auras envie de pleurer devant le tas de linge sale qui ne baisse jamais. Tes oreilles bourdonneront, surtout le mercredi en fin de journée, et tu te surprendras à avoir envie de fuir les cris des enfants. Alors, fais-le. Offre-toi des pauses, loin de la logistique familiale. N’aie pas honte de communiquer clairement tes besoins de calme à ton conjoint. Puisque vous avez pris votre décision ensemble, je suis persuadée qu’il répondra présent lorsque tu auras besoin de disparaître de la circulation le temps de prendre soin de toi et de toi seule.

« Tu as osé t’écouter toi »

Et pour que vous puissiez vous retrouver à deux : si ce n’est pas déjà fait, trouve-toi d’urgence une baby-sitter sur laquelle tu peux compter dans le quartier ! Ce n’est pas parce que tu es désormais maman au foyer que tu n’as pas le droit de déléguer la garde de tes enfants de temps en temps. C’est même vital pour toi et pour ton couple.

N’oublie jamais que la vie est faite de saisons. Cette saison que tu as choisi de vivre au coeur de ton foyer sera loin d’être un trou dans ton CV, si toutefois tu décides de ne pas t’excuser, de ne pas subir, de ne pas te laisser submerger par la peur, d’assumer ton choix et de vivre cette nouvelle vie en y prenant le plus de plaisir possible.

Tu as le droit d’être tiraillée. Tes pensées ont le droit de manquer de cohérence. Être mère en 2017, ce n’est ni rose, ni noir, ni blanc. C’est aussi bariolé que la purée de carottes qui émaille ton pull de soie et aussi compliqué qu’une équation à trois inconnues. Mais, dans tout cela, tu as osé faire un choix personnel, un choix du coeur, tu as osé t’écouter toi.

« Je ne crois pas que mon histoire mérite plus qu’une autre d’être racontée. » Merci toutefois d’avoir partagé avec moi la tienne, qui reflète ton courage dans un virage de ta vie pas si simple à négocier. « Je suis sûre de moi et apeurée », m’écris-tu. Oui, on peut être les deux. « Je suis féministe et mère au foyer », me dis-tu. Oui, on peut être les deux.

En 2012, Hélène Bonhomme vit la naissance de ses jumeaux comme un tsunami. Se sentant un peu désarmée face à cette vie de maman dont elle avait pourtant rêvé, elle décide de partir à la recherche de contenus pertinents sur l’art d’être une maman qui aime sa vie au XXIe siècle. C’est ainsi que voient le jour le site Fabuleuses au foyer ainsi que le livre collaboratif illustré « Il y a une fabuleuse dans chaque foyer » (Première Partie, 2015). Son deuxième livre, « C’est décidé, je suis fabuleuse, petit guide de l’imperfection heureuse », vient de paraître.

Revivez le défilé et le grand bal masqué Dior au musée Rodin

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jan 272017

Lundi 23 janvier, à l’occasion du défilé printemps-été 2017, la maison Dior donnait un féerique bal masqué au cœur du musée Rodin. Parées de robes tournoyantes, de masques vénitiens et de bijoux d’apparat, les élégantes ont ravivé l’esprit même de la fête et de ces grands bals que prisait Christian Dior et qui sont l’inspiration même de cette première collection ô combien réussie !

Jardin secret et labyrinthe

Pour acclamer la maîtresse de cérémonie, Maria Grazia Chiuri, qui signait là « Esprit de changement », sa première collection couture pour la maison de l’avenue Montaigne, un millier de privilégiés s’étaient donné rendez-vous. Dans le cadre bucolique d’un labyrinthe végétal où flottait une subtile odeur d’herbes fraîches, entre licornes et luminaires, Kendall Jenner, Soko, Louise Bourgoin, Natalia Vodianova ou encore Eva Herzighova s’étaient joyeusement prêtées au jeu du déguisement. Mais, la star de la soirée fut incontestablement Bella Hadid. La reine des podiums – également égérie beauté de la maison – est apparue vêtue d’une délicate robe Dior en tulle bleu ciel. Toute en transparence, ne faisant aucun mystère de sa silhouette de rêve…


© Instagram / Dior

Dans les ateliers, avant le défilé les petites mains peaufinent les créations, tel le look Dédale, évocation des saisons qui passent. Florence Chehet, première de l’atelier, gère les derniers ajustements d’une robe en tulle du premier défilé haute couture de Maria Grazia Chiuri pour le défilé printemps-été de Dior.


© Instagram / Dior

Dans les coulisses juste avant le final, et côté invités pour un bal masqué mythique et labyrinthique au musée Rodin.


© Instagram / Hélène Poirier / Dior

Un décor incroyable, comme échappé d’un conte de fées, le temps d’une nuit parisienne en pleine Fashion Week.


© Dior

De gauche à droite : Louise Bourgoin portait une robe en coton rouge ainsi que des accessoires Dior. Olga Kurylenko est apparue en combipantalon matelassée en cuir écru et noir Dior et accessoires Dior.


© Dior

De gauche à droite : Diane Kruger à son arrivée au défilé. Eva Herzigova portait un manteau en coton noir sur un chemisier en satin noir, un pantalon en coton blanc ainsi que des accessoires Dior.


© Dior

De gauche à droite : Chiara Ferragni avait choisi une veste en laine noire sur un tee-shirt en coton blanc imprimé « we should all be feminists » et jupe en tulle noir sur lingerie en maille noire Dior ainsi que des accessoires Dior. Diane Kruger avait quant à elle opté pour une robe en crêpe de soie noire sur un jupon plissé Dior haute-couture ainsi que des accessoires Dior.

Jouez-la comme les Obama aux îles Vierges britanniques

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jan 262017

Michelle et Barack Obama à leur arrivée à l’aéroport de Tortola aux Ïles vierges britanniques, dans les Caraïbes. © BVITB

L’investiture de Donald Trump à peine digérée, le couple Obama s’est envolé lundi pour les îles Vierges britanniques, un archipel de rêve planté entre Saint-Martin et Puerto Rico dans les Caraïbes. Parmi les 60 îles s’égrainant au cœur d’une mer turquoise, le duo a jeté son dévolu sur la très exclusive Necker Island, dont le propriétaire n’est autre que Richard Bronson, fondateur du groupe Virgin. Ici, aucune chance de tomber sur un paparazzi ou un voisin un peu trop curieux : le lieu se privatise en totalité et peut accueillir jusqu’à 34 personnes grâce à ses seize chambres et villas d’inspiration balinaises. Le tout pour la coquette somme de 80 000 dollars (74 780 euros) la nuit… À ce tarif-là, le couple aura tout le loisir d’en apprécier les prestations, dignes d’un hôtel 5 étoiles. À commencer par la nature préservée (on y croise lémuriens, tortues géantes et flamants roses), les plages désertes et le service de restauration avec dîners sur le toit terrasse, les pieds dans le sable ou, must du must, au bar à sushis sur l’eau. Nul ne sait encore combien de temps ils y séjourneront, s’ils seront rejoints par leurs deux filles et s’ils resteront confinés sur leur île. Mais on peut leur suggérer cinq sites à explorer. Visite.


Les baths, ces blocs rocheux de l’île de Virgin Gorda. © Asher Hung

Les Baths, l’île des amoureux

C’est le nom des étonnants blocs de roches granitiques jalonnant l’île de Virgin Gorda qui, avec le temps et l’érosion, abrite désormais grottes et piscines d’eau de mer, très prisées des jeunes mariés ou des couples renouvelant leurs vœux.


Anegada, l’une des seules îles coralliennes de l’archipel quasiment à fleur d’eau. © BVITB

Farniente sur l’île d’Anegada. © BVITB

Anegada, l’île engloutie

L’une des seules îles coralliennes de l’archipel quasiment à fleur d’eau, d’où son surnom d’« île engloutie ». S’y succèdent lagunes et plages de sable – blanc et rose – abritant flamants roses et iguanes antillais, certains atteignant jusqu’à 1,5 mètre de longueur !


Norman Island, qui a inspiré Robert Louis Stevenson pour son roman L’île au Trésor. © BVITB

Norman Island, l’île au trésor

Avis aux inconditionnels de L’Île au trésor : Norman Island est celle qui a inspiré Robert Louis Stevenson pour l’écriture de son roman. Rien n’y a changé, excepté les cavités naturelles, anciens repères des pirates, devenues le terrain de jeu préféré des adeptes de snorkeling.

Parc marin national du Rhone

Haut spot de plongée, le site est l’occasion d’y admirer parmi coraux, murènes, langoustes, anges royaux, poissons soldats et barracudas, l’épave du Royal Mail Steamer Rhone dont on célébrera en octobre les 150 ans du naufrage.


Guana Island, ancienne plantation de canne à sucre et désormais réserve protégée. © BVITB

L’hôtel Guana sur l’île éponyme, véritable paradis pour la plongée, la rando et le farniente. © BVITB

Guana Island

Autre île privée à ne pas manquer : cette ancienne plantation de canne à sucre et désormais réserve protégée. Qui dit île privée dit hôtel haut de gamme. En l’occurrence ici, le Guana, véritable paradis pour la plongée, la rando et le farniente. À raison de 850 euros la nuit (www.guana.com).

Renseignements : www.bvitourism.com

Le vestiaire de l'homme, millésime automne-hiver 2017-2018

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jan 252017

À Paris, grandes maisons comme jeunes labels se recentrent sur les fondamentaux du dressing masculin, malgré de nombreux looks féminins venus s’immiscer avec le plus grand naturel dans les défilés, comme chez Berluti, Paul Smith, Sacai ou Kenzo.

Influence sportswear

L’hiver prochain sera sous influence sporstwear. Des baskets aux survêtements en passant par les parkas oversize et les doudounes géantes, les tenues sont inspirées tour à tour par les univers du ski, du skate, du vélo et du trekking. Le confort prime sur tout. Comment en témoignent le retour en force de la maille, l’usage immodéré de tissus techniques, le matelassage, les blousons d’aviateurs et l’utilisation du mouton retourné. Exit chemises et cravates, place aux cols roulés et aux maillots de sport ! Voilà ce qu’il faut retenir pour être à la pointe de la mode… l’hiver prochain !

Roi de carreau

Tartan écossais, effet plaid anglais, dit bûcheron… Les carreaux envahissent les collections comme chez Paul Smith, Loewe, Rochas, Ami et Lanvin.

AMI ALEXANDRE MATIUSSI AUTOMNE HIVER 2017-2018 PARIS FASHION WEEK © Grgoire Avenel Grgoire AvenelAMI ALEXANDRE MATIUSSI AUTOMNE HIVER 2017-2018 PARIS FASHION WEEK © Grgoire Avenel Grgoire Avenel
AMI © Grgoire Avenel Grgoire Avenel

Paul Smith

Loewe

Rochas
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LANVIN © xx xx

Allure 80’s

Il souffle comme un vent d’élégance particulière, très « Richard Gere dans le film American Gigolo habillé par Giorgio Armani ». Une allure inscrite dans la mémoire collective qui inspire Louis Vuitton et Cerruti, qui fête cette année ses 50 ans.


Cerruti © gia gia

Louis Vuitton

Histoire de peaux

Mouton retourné, cuir épais et peau lainée réchauffent la quasi-totalité des collections masculines pour l’hiver prochain. Coup de cœur pour Hermès, Officine Generale et Sacai.


Hermès © Edouard caupeil Edouard caupeil

Officine Generale © SHOJI FUJII SHOJI FUJII

Sacai

Il va y avoir du sport

Le survêtement, entrevu les saisons dernières, s’installe durablement dans la garde-robe masculine. Le pantalon de ski fait une entrée remarquée dans le vestiaire masculin, se confondant volontiers avec le pantalon de motard ou sur-pantalon, doté de zips et doublé dans un tissu molletonné. Et la doudoune se rallonge. Vu chez Balenciaga, Lanvin, Dries Van Noten et OAMC.


Balenciaga
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Lanvin © xx xx

Dries Van Noten

Vous avez un message

Slogans et logos décorent jusqu’à l’excès vêtements et accessoires. Parfois dans un esprit sportif, à la manière des logo parfois dans un élan poétique ou philosophe, très souvent en mode simpliste avec un seul mot, très graphique et coloré, ou encore via des photos imprimées ou des lettres en format géant, Valentino et Études en tête.


Valentino

Etudes

Garde-à-vous !

L’univers militaire, sa toile kaki et son imprimé camouflage restent encore bien ancrés dans la garde-robe masculine. À découvrir chez Balmain.


Balmain

Le manteau, vêtement roi

Ce sera le vêtement roi de l’hiver prochain. Droit, croisé, oversize, à martingale intégrée, il est revu et corrigé par presque tous les créateurs, de Acne Studios à Dries Van Noten en passant par Givenchy, Helbers et Maison Margiela.


Dries Van Noten

Acne Studios

Givenchy

Maiosn Margiela

Helbers

Le velours

De Paul Smith à Hermès, les créateurs taillent des costumes, des blazers, voire des blousons dans ce tissu doux et lisse.


© Edouard caupeil Edouard caupeil

Un zeste d’orange

Dans une palette sombre (chocolat, rouille, prune, vert sapin), les flashs de couleur seront indispensables pour dynamiser la garde-robe masculine, tels que le jaune d’or, le rouge cerise, le violet. Et surtout l’orange vitaminé comme chez Dior Homme.


Dior Homme

Pointures

En pleine vague sportswear, la basket est la chaussure reine des collections. On craque pour celles griffées Pierre Hardy et Valentino.


Pierre Hardy

Valentino

Le créateur en vue

Haider Ackermann, nouveau directeur artistique de Berluti, insuffle une allure à la fois poétique et rock, oscillant entre sensualité et virilité. De l’astrakan ou du croco de couleur vive éclairent les grands cols relevés de superbes manteaux. Du velours palatine et des satins luisants fouettent les coupes parfaitement classiques de vestes et de blousons. Des boots façon santiags finissent de camper le look d’un dandy indéniablement séduisant. Il invite également les femmes – qu’il habille brillamment depuis 2002 de sa griffe personnelle – à piocher dans ce nouveau dressing masculin qu’il signe pour le bottier.


Berluti

Berluti

Berluti

Le coup de cœur

Émotion à son comble lors du défilé Lanvin. Passage après passage, Lucas Ossendrijver, le directeur artistique de l’univers masculin de la griffe, s’est concentré sur la construction des vêtements, sur la réinterprétation d’habits de tous les jours afin de les tirer vers le haut, de leur donner un peu plus d’âme ou de fantaisie. Son hiver en sort plus sobre et plus fort en même temps. Admirable même, tant les détails comme une emmanchure écrasée de veston, applications asymétriques comme des rustines pour des trenchs contrecollés, boutonnage face à face laissant deviner la doublure orange criant d’une parka, donnent un je-ne-sais-quoi de déjà vécu à ses habits neufs, tout à fait portables par des vraies gens.

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Le buzz

La rumeur, qui bruissait depuis quelques semaines, fut confirmée le jour du défilé Louis Vuitton. Le label new-yorkais skate-streetswear Supreme allait collaborer avec le malletier. Cette griffe qui, partout où elle s’implante, quoi qu’elle touche en termes de collaboration, suscite la cohue devant ses boutiques (20, rue Barbette à Paris 3e) et des best-sellers sold out avant même leur mise en vitrine auprès de jeunes générations la considérant comme le summum du chic et du cool. Cette formidable collaboration porte sur 10 % des modèles automne-hiver 2017-2018 imaginés par Kim Jones, le directeur artistique de l’univers masculin de Louis Vuitton. Avant tout, des pièces de maroquinerie – du porte-cartes au sac 24 heures Keepall, en passant par des malles pour planches de skate board tout habillées du rouge et du logo Supreme en géant sur celui de Louis Vuitton en petit sous-titre. Également, du prêt-à-porter – chemises, liquettes de base-ball – en denim Jacquard mélangeant fleurs et kamons du Monogram de LV, avec la signature du label des quartiers de Downtown East Side à Manhattan.


Louis Vuitton

Louis Vuitton

À suivre

Jeffrey Rüdes, qui fonda le géant du denim J Brand en 2004 avant de céder sa marque, possède désormais sa griffe masculine. Pour l’hiver prochain, il mixe avec subtilité le style bohémien cher à Los Angeles et un esprit clair et épuré très années 1990. On craque pour le pull imprimé palmiers très Downtown L. A., les peaux retournées et le perfecto zippé en cuir sombre.


Jeffrey Rüdes

Jeffrey Rüdes

Jeffrey Rüdes

La performance

Le designer américain Thom Browne conclut chaque saison la Fashion Week homme de Paris avec un défilé performance. Pour l’hiver prochain, il décompose le processus de création d’une silhouette à partir du corps (les mannequins sont entièrement gainés de lainage maintenu par des petits dômes recouverts ton sur ton) puis des parties de vêtements composant la panoplie présentée à plat, retenues les unes aux autres comme par magie et, enfin, les mêmes modèles mais mis en volume cousus de petits boutons.

FW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCAFW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA
Thom Browne © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA
FW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCAFW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA
Thom Browne © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA
FW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCAFW17 THOM BROWNE PARIS MEN FASHION WEEK © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA
Thom Browne © DAN & CORINA LECCA DAN & CORINA LECCA

Poker : triche et théorie du complot

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jan 242017

Nathalie Prussia-Collin n’est pas n’importe quelle psychologue, elle a auditionné tous les candidats de l’émission de NRJ12La Maison du bluff et a dans sa clientèle bon nombre de joueurs de poker. Elle s’est penchée sur un sujet qui alimente de nombreux fantasmes : les sites de poker manipuleraient les cartes pour faire perdre certains joueurs. Une légende qui pourrait bien être ancrée dans notre tête.


La psychologue Nathalie Prussia-Collin.

Le Point.fr : Pourquoi certains joueurs ont-ils l’impression que les sites trichent ?

Nathalie Prussia-Collin : La plupart des joueurs de poker sont perdants. C’est difficile à admettre pour deux raisons : d’abord parce que le poker est un jeu d’ego et que si l’on perd, on en sort vexé, rabaissé. Mais surtout parce que c’est un jeu de sagacité, donc si on ne parvient pas à gagner, on doit en conclure qu’on n’a pas les capacités intellectuelles. Personne ne peut accepter de reconnaître qu’il n’est pas assez intelligent pour jouer à un jeu. Il s’invente alors des échappatoires : il n’a pas eu de chance, le croupier est complice ou porte la poisse, le site triche…

On peut rapprocher cela de la théorie du complot ?

Absolument. Le phénomène s’appuie sur les mêmes mécanismes et utilise des codes identiques. Il utilise le bouche-à-oreille, c’est-à-dire une somme d’informations non vérifiées et peu fiables, et se véhicule très vite grâce aux réseaux sociaux. Il y a le même phénomène de surenchère : à chaque argument est opposé un contre-argument.

Comment expliquer ce sentiment de persécution ?

Les personnes qui refusent de croire au hasard considèrent qu’à tout événement est relié une cause et que cette cause, si elle les implique, comme c’est le cas dans une partie de poker avec l’espoir de gagner, peut-être due à l’intention de nuire d’un tiers. Elles ont ainsi l’impression de reprendre le contrôle de ce qui leur a échappé, et cela devient leur seule motivation. Elles s’enferment alors dans la théorie du complot rigide et fermée qui prétend que si les événements se produisent, c’est que quelqu’un ou quelque chose en a décidé ainsi. Ce phénomène, qui tend parfois vers le délire paranoïaque, justifie tous les déboires des uns et des autres, mais aussi des événements de la vie quotidienne. Dans le cadre du jeu, la culpabilité consciente ou inconsciente d’avoir joué, et en l’occurrence perdu, fait que la personne se justifie et justifie le fait d’avoir perdu le contrôle de sa vie et d’avoir été victime de ses pulsions. Ces personnes, tout compte fait, se perdent dans des délires interprétatifs qui vont renforcer leur angoisse.

Le poker aggrave-t-il leur cas ou peut-il être une forme de thérapie ?

Jouer au poker dans le cadre de comportements pathologiques et excessifs aggrave la possibilité de perdre et donc de déclarer que c’est lié à des causes extérieures. Seuls des joueurs qui assument la possibilité de perdre, quelles qu’en soient les raisons sans que cela se traduise par des accusations diverses, dont la théorie du complot fait partie, peuvent être en mesure d’utiliser le poker comme un agréable moment qui leur permet, certes, d’éprouver des sensations, mais de ne pas mettre en péril leur vie par des pertes conséquentes pouvant générer des conséquences dramatiques financières et bien sûr affectives et personnelles. Perdre fait partie du jeu. Savoir s’arrêter quand il est temps fait partie des règles que tous les joueurs ne sont malheureusement pas en mesure de s’imposer.

La Cartier Panthère remonte le temps

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jan 232017

Comme une impression de remonter le temps : la grande surprise horlogère de Cartier pour ce millésime semble tout droit sortie des années 80 : la Panthère est de retour, et elle va tout dévorer sur son passage. « 2017 sera basée sur les fondamentaux de Cartier au sens large, explique-t-on chez Cartier. D’abord, une féminité indépendante, la joaillerie par nature et par passion. Ensuite, l’élégance masculine, incarnée par les montres de forme depuis 1904. Enfin, une créativité sans limite. » Et, reconnaît-on avec humour, « l’année va être longue ! On va célébrer les cent ans de la Tank. Il y a eu beaucoup d’anniversaires au SIHH cette année, nous allons donc fêter le nôtre à part, au mois de septembre prochain. » Mais, alors, si la Tank n’était pas la nouvelle star horlogère de Cartier, qui donc ?

Le retour de la panthère

Du côté de la féminité, ce sera donc la Panthère qui effectue son grand retour cette année. Et elle n’a pas pris une ride. Son design est en tous points identique au modèle des années 80 : boîtier carré, vis sur la lunette, chiffres romains et le petit logo Cartier dans le X. Si la panthère est l’animal emblématique de la maison depuis 1914, la montre est, quant à elle, née en 1983, avant de s’arrêter en 2004. « L’idée était de créer une montre, mais aussi un bijou. » Résultat : un succès immédiat, le symbole d’une époque festive, les années 80. « En 2017, nous faisons renaître cette montre avec une collection complète. Nous sommes convaincus que c’est exactement ce que les femmes attendent en termes de montres bijoux. » Proposée en deux tailles, en or et en acier, elle sera lancée en juin prochain, en petit et grand modèle, et s’offre à un prix sage, seulement 3 850 euros, en version acier, avec un mouvement à quartz.

WRC – Monte-Carlo : et de cinq pour Ogier !

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jan 212017

Qu’importe la monture, pourvu qu’il y ait Ogier au volant ! Cette réflexion, on la faisait naguère avec Loeb, le grand prédécesseur d’Ogier, neuf fois titré champion du monde des rallyes. Personne n’a fait mieux dans l’histoire du sport automobile. Personne ? Pas encore, devrait-on dire, car son condisciple et cadet dans la discipline, le Français Sébastien Ogier, pour son premier rallye avec l’écurie M-Sport/Ford, a remporté dimanche le 85e Monte-Carlo.

Il s’agissait de la 1re manche du Championnat du monde (WRC) 2017, répondant à une nouvelle réglementation faisant usage de voitures plus puissantes. Cette victoire, un peu chanceuse, a été obtenue avec deux minutes d’avance sur le Finlandais Jari-Matti Latvala (Toyota) et sur son coéquipier estonien chez M-Sport Ott Tänak, tout à fait étonnant de vitesse et d’abnégation.

La Principauté réussit donc toujours aussi bien au quadruple champion du monde en titre, qui avait signé sa première victoire à Monte-Carlo il y a déjà six ans. Alors simple espoir, il s’était imposé en 2009, dans une Peugeot 207 engagée par Michelin dans le Challenge intercontinental des rallyes (IRC).

À l’intersaison, contraint de se trouver un nouveau volant avec le retrait surprise de Volkswagen, le Français a surpris en décidant de rejoindre une structure privée utilisant des Ford, M-Sport, au détriment de Toyota, apparemment pas convaincu par la Yaris. Mais face aux gros moyens du constructeur japonais, de Citroën et de Hyundai, et malgré très peu d’essais au volant de la Ford Fiesta RS, son choix semble pour l’instant payant.

« Bien sûr, j’espérais parvenir à gagner dès la première course, mais le faire avec aussi peu de préparation, c’est quelque chose d’incroyable », a déclaré Ogier à l’arrivée de la dernière spéciale. Avec son copilote Julien Ingrassia, ils ont redonné d’entrée le goût de la victoire à l’écurie britannique dirigée par Malcolm Wilson, sevrée de succès depuis septembre 2012.

Au final, le Français s’est imposé à l’expérience, en gagnant seulement trois spéciales sur les quinze disputées en quatre jours, contre six au Belge Thierry Neuville dont la Hyundai s’est avérée la voiture la mieux préparée et la plus rapide du lot. « La saison va être difficile, on en est conscients, mais on va tout donner pour se battre », a affirmé Ogier.

Confirmer en Suède

On attendra donc une confirmation en Suède dans moins de trois semaines avant d’en faire le favori alors qu’il reste encore douze rallyes à courir. Sur le Monte-Carlo, la moindre petite erreur est en effet souvent fatale, un risque renforcé cette année par des conditions météo particulièrement piégeuses tout le long du parcours, comme l’a souligné l’ensemble des pilotes.

Neuville sur la Hyundai a joué de malchance sur un Monte Carlo piégeux © @World @World / S PRESSE / PANORAMIC / @WorldNeuville sur la Hyundai a joué de malchance sur un Monte Carlo piégeux © @World @World / S PRESSE / PANORAMIC / @World
Neuville sur la Hyundai a joué de malchance sur un Monte Carlo piégeux © @World @World / S PRESSE / PANORAMIC / @World

Alors que l’accident de Neuville samedi l’avait débarrassé de son plus dangereux rival, Ogier n’a pas vraiment connu de sueurs froides dimanche sur les 54 derniers kilomètres dans l’arrière-pays niçois. Il faut dire que, originaire de Gap, Ogier évoluait ici dans son jardin. Resté sérieux dans l’ES14 avec le troisième temps, il a géré dans l’ES15 sur les routes mythiques du col de Turini, qu’il a terminée quatrième.

Tänak, qui était son dauphin au classement au début de la journée avec 47 secondes de retard, a été rapidement victime d’un problème moteur qui lui a fait démarrer l’ES15 en retard. Ce retard lui a valu une pénalité de cinquante secondes et lui a fait perdre encore du temps sur la route. L’ES16 a ensuite été annulée car la sécurité des spectateurs, trop nombreux, n’était pas assurée.

Record de Loeb en vue

Dans l’ES17, qui tenait lieu de Power Stage en repassant par le col de Turini, alors que la neige s’était mise à tomber de plus en plus abondamment, pour la première fois depuis le départ, Ogier a également joué la prudence, avec une onzième place.


Sbastien Ogier (F), Julien Ingrassia (F)Volkswagen Polo R WRC (2016)WRC Rally Australia 2016Photo: Helena El Mokni © Helena El Mokni Helena El Mokni / Helena El Mokni / Volkswagen

Cette édition, endeuillée par le décès d’un spectateur impliqué dans l’accident du Néo-Zélandais Hayden Paddon (Hyundai), dans la première spéciale jeudi soir, a connu un très grand succès populaire. Attirés par la puissance accrue des voitures, de nombreux amateurs de rallye ont assisté au 39e succès d’Ogier en WRC, une catégorie où il avait débuté en 2008 chez Citroën aux côtés de Sébastien Loeb.

Ce nouveau triomphe doit évidemment avoir pour lui une saveur particulière après le psychodrame Volskwagen. Il s’agit en plus de son rallye préféré, le plus prestigieux du calendrier mondial. Et Ogier a désormais dans le viseur le record de sept victoires en Principauté de Loeb, la référence du championnat du monde des rallyes.

Classement final officieux du 85e rallye Monte-Carlo

1. Sébastien Ogier-Julien Ingrassia (FRA/Ford Fiesta RS) 4 h 00 :03.6

2. Jari-Matti Latvala-Miikka Anttila (FIN/Toyota Yaris) à 2 :15.0

3. Ott Tänak-Raigo Molder (EST/Ford Fiesta RS) à 2 :57.8

4. Dani Sordo-Marc Marti (ESP/Hyundai i20) à 3 :35.8

5. Craig Breen-Scott Martin (IRL-GBR/Citroën DS3) à 3 :47.8

6. Elfyn Evans-Daniel Barritt (GBR/Ford Fiesta RS) à 6 :45.0

7. Andreas Mikkelsen-Anders Jaeger Synnevag (NOR/Skoda Fabia R5) à 9 :32.7 (1er catégorie WRC2)

15. Thierry Neuville-Nicolas Gilsoul (BEL/Hyundai i20) à 30 :52.5

Power Stage (ES17) :

1. Thierry Neuville-Nicolas Gilsoul (BEL/Hyundai i20), 5 pts

2. Stéphane Lefebvre-Gabin Moreau (FRA/Citroën C3), 4 pts

3. Juho Hanninen-Kaj Lindström (FIN/Toyota Yaris), 3 pts

4. Elfyn Evans-Daniel Barritt (GBR/Ford Fiesta RS), 2 pts

5. Dani Sordo-Marc Marti (ESP/Hyundai i20), 1 pt

Abandons :

Hayden Paddon-John Kennard (NZL/Hyundai i20), accident (ES1)

Stéphane Lefebvre-Gabin Moreau (FRA/Citroën C3), problème d’embrayage (ES2)

Kris Meeke-Paul Nagle (GBR-IRL/Citroën C3), suspension cassée (ES4)

Juho Hanninen-Kaj Lindström (FIN/Toyota Yaris), aile avant gauche endommagée (ES5)

Meilleurs temps dans les épreuves spéciales : Ogier (ES7, ES8, ES11), Tänak (ES3), Neuville (ES2, ES4, ES5, ES6, ES9, ES17), Evans (ES10, ES12, ES13), Sordo (ES14), Lefebvre (ES15), ES1 et ES16 annulées.

NB : Hanninen et Lefebvre ont abandonné au général mais marquent des points avec la power stage.

Moncler, mon truc en plumes

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jan 202017

L’aventure Moncler commence en 1952, à quelques encablures de Grenoble, chez un fabricant de tentes et de sacs de couchage. Juste avant d’aller s’attaquer à l’Himalaya, un skieur et alpiniste chevronné, ami des propriétaires, flashe sur les gilets matelassés remplis de plumes d’oie que portent les ouvriers dans leur usine. Les doudounes Moncler sont ainsi lancées à titre expérimental et participent à de nombreuses expéditions dans les années 50. En 1968, la marque habille l’équipe de France lors des JO d’hiver.


MONCLER DOUDOUNE

Dans les années 80, ces blousons, capitonnés en Nylon laqué aux couleurs flashy à vocation sportive, deviennent un phénomène de mode et un vêtement de ville. Jusqu’au Japon et en Italie, où les victimes de la mode se l’approprient et s’émerveillent de leurs si jolis bourrelets. En effet, dans une doudoune Moncler, on ne ressemble pas à un bonhomme Michelin, tant les coupes sont ajustées et flattent la silhouette.

Peut-être aussi parce que la griffe recrute ponctuellement des stylistes zélés. La première à jouer le jeu, c’est Chantal Thomass, qui remplace les fermetures à glissière par des boutons et ajoute des bords en fourrure ou du satin. La marque imagine ensuite des collections couture avec des pièces agrémentées de broderies du célèbre Lesage.


MONCLER DOUDOUNE

Dans les années 90, la marque subit des hauts et des bas. Après plusieurs rachats, elle est finalement acquise en 2003 par Remo Ruffini. L’ex-directeur artistique italien de la griffe décide de sérieusement la remplumer. Il sollicite la collaboration de créateurs renommés comme Nicolas Ghesquière (qui a notamment enchanté les collections de Balenciaga et de Louis Vuitton). Pour sa première boutique mondiale située hors des stations de ski, Ruffini a d’ailleurs investi le Faubourg-Saint-Honoré, à Paris. Plus chic, tu meurs !

Puis ce visionnaire a une idée de génie : créer la Gamme Rouge et la Gamme Bleue, des lignes de doudounes haute couture.

Il fait appel à des pointures de la mode comme Alessandra Facchinetti, passée par Valentino et Tod’s, en passant par Giambattista Valli ou Thom Browne, autre chouchou de la planète mode. Ainsi naissent des collections précieuses, plissées, ornées de tulle ou de plumes.

Sans oublier des bijoux techniques et chic. À l’instar de cette doudoune extralight qui ne pèse que 160 grammes et se range dans une micropochette. La marque française, devenue italienne, a su passer avec brio des pistes de ski à la rue du Faubourg-Saint-Honoré et à la très huppée Madison Avenue de New York, où elle a notamment des vaisseaux-amiraux.