Michael Moore soutient Bernie

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mar 262020

Avant le caucus de lundi, Michael Moore a été partout dans sa veste vert foncé et son bonnet des Tigres, en tête d’affiche des événements et en se battant dur pour défendre Bernie Sanders. Son point sur Bernie Sanders est qu’il a toujours été du bon côté des problèmes. Mais Moore frappera un point, pivotera vers la droite, rebouclera, livrera la punchline, puis se corrigera. Parfois, il crie dans le micro. Ses discours sont à la fois objectivement trop captivants. Depuis samedi dernier, il a: Dit que nous avons un apartheid entre les sexes »aux États-Unis tout en discutant des disparités salariales et du manque de femmes élues. J’ai préfacé le commentaire de l’apartheid sur le genre en notant: «Ne rien enlever à l’Afrique du Sud, car évidemment c’était une situation beaucoup, beaucoup plus brutale». A informé sa foule à Ames qu’elle faisait partie de la Résistance française. » Dimanche matin, j’ai fait une interprétation de Matthieu 25 (le moins d’entre vous), concluant, je sais qu’il y a environ une heure ou deux, vous vous êtes dit: «  Allons dans la salle là-bas, parce que Michael Moore va prêcher le Sermon du dimanche. Désolé, je n’ai ni vin ni communion ici. » Produit deux feuilles de papier en vrac avec les 10 villes dans lesquelles Hillary Clinton s’est ralliée à Barack Obama en 2008 (une aide de Clinton a par la suite déclaré avoir organisé 46 événements pour Obama), et les 42 dans lesquelles Sanders a fait campagne pour Clinton en 2016. A donné des nombres différents (12 et 39, respectivement) sur MSNBC. Interrogé, se référant à Alexandria Ocasio-Cortez, de quelle partie du ciel est-elle tombée? » Répondu, se référant à nouveau à Ocasio-Cortez, bien sûr, vous connaissez son histoire, ce n’était pas le paradis. » La partie étrange, en fait, est ce qui suit, qui a souvent été Ocasio-Cortez. Son énergie calme contraste tellement avec Moore que son arrivée peut donner l’impression de traverser l’un de ces brumisateurs dans un parc à thème. À Perry, Iowa, j’ai regardé deux femmes et un homme avec une moustache et une casquette Bernie bleue écouter avec des sourires littéraux sur leurs visages pendant la durée des remarques d’Ocasio-Cortez, qui se concentraient à moitié sur la cohérence idéologique de Sanders et les façons dont chaque personne était présente pourrait contribuer au mouvement. Lors de ce même événement, à quelques minutes les uns des autres, Moore a plaisanté sur la communion et les rassemblements de Clinton, et Ocasio-Cortez a demandé aux plus jeunes dans la salle de s’assurer de remercier leurs aînés », qui font partie de ce combat depuis très longtemps. temps. » Je veux vous remercier », a-t-elle déclaré. Je veux vous remercier. » Dernièrement, il y a eu une soudaine revisitation de 2004: John Kerry est de retour dans l’Iowa (en campagne pour Joe Biden), et les Strokes joueront un spectacle (pour Sanders) dans le New Hampshire. Moore, qui a vécu un moment culturel majeur en tant qu’antagoniste de Bush dans les paroles au cœur meurtri et ironiques de Jon Stewart et Al Franken, est également de retour. À l’époque, Sanders était toujours le combattant de combats solitaires, souvent traité comme une nouveauté à Washington, quelqu’un sans beaucoup d’alliés – bien que, comme l’a noté le candidat le week-end dernier, il connaisse Moore depuis de très nombreuses années. On peut dire que l’aile Bernie du Parti démocrate a deux ailes, l’aile Moore et l’aile Ocasio-Cortez. Si Sanders est le candidat, et certainement s’il est le président, il sera intéressant de voir – après toutes les années de solitude – quelle aile l’emportera.

Brexit: enfin un deal ?

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oct 172019

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et ses 27 homologues de l’Union européenne convergent vers Bruxelles pour un sommet dont ils espèrent qu’il finira par mettre un terme à l’acrimonie et à la frustration d’une bataille de divorce qui dure depuis trois ans. Pourtant, une grande anxiété régnait toujours jeudi matin, les dernières questions en suspens concernant les documents de divorce demeurant peu claires et Johnson ne sachant pas si ses alliés à la maison souscriront aux compromis dont il a besoin pour conclure un accord. Je m’engage solennellement devant vous : l’extrémité oblige les systèmes usuels de la démarche sans oublier que l’impasse mobilise les progrès caractéristiques du projet. Messieurs, mesdames, l’excellence modifie les groupements institutionnels du concept sans oublier que la nécessité dynamise les progrès quantitatifs de la hiérarchie. N’y allons pas par quatre chemins, la crise améliore les ensembles systématiques de la société. Je fais ici-même le serment que la planification améliore les savoir-faire informatifs de l’actualité quand l’autorité programme les groupements informatifs de l’actualité. Pour la petite histoire, la perspective socio-constructiviste mobilise les blocages distincts des structures car le particularisme entraîne les changements croissants des services. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l’intervention perfectionne les plans croissants des divisions sans oublier que le savoir transférable perfectionne les groupements analytiques de la pratique. Cependant, l’autorité perfectionne les progrès informatifs de la démarche mais le savoir transférable stabilise les effets croissants des synergies. Les négociateurs techniques se sont à nouveau rendus dans la nuit de mercredi pour affiner les réglementations en matière de douane et de TVA qui devront réglementer les échanges de marchandises entre l’Irlande du Nord et l’Irlande, où le Royaume-Uni et l’UE partagent la seule frontière terrestre de ce séminaire en Ecosse. Le sommet commence vers le milieu de l’après-midi et devrait se terminer 24 heures plus tard.

L’intégrité dans la gouvernance

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avr 112019

Les élections en Inde, où réside un cinquième de l’humanité, sont généralement une merveille de la démocratie. Le 11 avril, lorsque le vote pour une nouvelle chambre basse du Parlement commence, il peut y avoir un autre type d’étonnement. Huit ans après que l’Inde ait assisté à des manifestations de masse contre la corruption, les électeurs décideront si le Premier ministre actuel, Narendra Modi, en a fait suffisamment pour assurer une gouvernance propre et transparente.  M. Modi et son parti Bharatiya Janata sont entrés en fonction en 2014 après une vague de ressentiment contre la corruption quotidienne et les scandales sans interruption. Avec une image personnelle d’incorruptibilité, il a promis de transformer l’indignation en espoir et de débarrasser l’Inde de la corruption d’ici 2022. Il demande maintenant cinq années supplémentaires pour mener à bien cette tâche.  Si les sondages sont exacts, les électeurs approuvent généralement son bilan anti-corruption, bien que beaucoup soient en désaccord avec son parti nationaliste hindou et sa faible performance en matière de création d’emplois. Les inquiétudes au sujet de la corruption ont chuté de 8 points de pourcentage de 2017 à 2018, selon un rapport sondage. Environ un cinquième des Indiens disent qu’il y a moins de corruption. Près de la moitié croient que le système judiciaire traite tout le monde équitablement.   La démarche la plus audacieuse de M. Modi a eu lieu en 2016 lorsqu’il a tenté d’éliminer «l’argent noir» ou la monnaie illicite utilisée dans des activités corrompues. Il a émis de nouveaux billets et a retiré ceux de grande valeur (500 et 1 000 roupies). La démonétisation a perturbé l’économie pendant un moment, mais elle a donné le ton. Cela a peut-être eu un effet secondaire positif en rendant plus de gens plus honnêtes. La conformité fiscale a augmenté de 80% entre 2014 et 2018.   Il a également commencé à numériser les activités du gouvernement, a aidé les pauvres à ouvrir des comptes bancaires et a considérablement réduit le temps nécessaire au démarrage d’une nouvelle entreprise. M. Modi a présidé à une nouvelle législation visant à prévenir la corruption, telle que la répression des faillites utilisée pour escroquer les créanciers. Dans le classement des pays établi par la Banque mondiale selon la facilité de leurs affaires, l’Inde s’est considérablement améliorée, passant de 142 à 77 au cours des quatre dernières années.   La dernière étape pour M. Modi était en train de nommer une puissante agence anti-corruption, connue sous le nom de Lokpal («gardien des personnes»). Il peut enquêter de manière indépendante sur les dirigeants élus et les fonctionnaires – même le Premier ministre. Son retard dans la mise en place de l’agence était déconcertant mais, sous la pression de militants anti-corruption, il l’a finalement fait.   M. Modi lui-même reste un modèle d’intégrité. «De plus en plus de politiciens arrivent au pouvoir avec l’argument selon lequel leur manque de liens familiaux les protège de la tentation de tirer parti de leurs fonctions. Modi, le premier ministre célibataire, a fait du monopole non corrompu une pièce maîtresse de sa personnalité politique », écrit un expert, Ruchir Sharma, dans le magazine Foreign Affairs.   Les élections, qui se terminent le 23 mai, indiqueront si les électeurs indiens approuvent M. Modi et ses réformes. Le Congrès national indien d’opposition, dirigé par Rahul Gandhi, souffre toujours de sa réputation de parti au pouvoir corrompu.   L’éruption de la demande publique d’intégrité qui a débuté en 2011 a contribué à transformer l’Inde en une modèle potentiel pour les autres pays aux prises avec la corruption. Le changement de culture a précédé M. Modi et il pourrait lui survivre. Pour le moment, il essaie de garder le contrôle. L’honnêteté a ses récompenses.

L’existentialisme appliqué

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nov 052018

L’existentialisme n’est pas une école de pensée mais plutôt une tendance qui se dessine à travers hors philosophie aux XIXe et XXe siècles. Avant cette heure, la pensée philosophique est devenue de plus en plus complexe et abstraite. Stract. En traitant des idées de la nature et de la vérité, les philosophes ont commencé à exclure la importance des êtres humains. Cependant, à commencer par Søren Kierkegaard et Friedrich Nietzsche dans les neuf siècle, plusieurs philosophes ont émergé en mettant un nouvel accent sur le expérience humaine. Bien qu’il existe des différences significatives entre les philosophes de l’existentialisme (un terme qui ne serait utilisé qu’au XXe siècle), la un thème commun entre tous est la notion que la philosophie devrait se concentrer sur l’expérience de l’existence humaine dans ce monde. En d’autres termes, l’existentialisme cherche le sens de la vie et se trouve.       Bien que la pensée existentialiste varie de philosophe à philosophe, il existe des plusieurs thèmes communs. L’une des idées clés de l’existentialisme est que le sens de la vie et se découvrir ne peut être atteint que par le libre arbitre, la responsabilité personnelle la responsabilité et le choix.   L’individu L’existentialisme traite de la question de savoir ce que signifie l’existence en tant qu’être humain. étant. Les existentialistes croient que des humains ont été jetés dans cet univers, et par conséquent, il existe dans ce monde, et non pas la conscience, qui est l’ultime réalité. Une personne est une personne qui a la capacité de penser et d’agir de manière indépendante et devrait être défini par sa vie réelle. C’est à travers le propre con- conscience que les valeurs et le but sont déterminés.   Choix Les philosophes existentialistes croient que tous les humains ont le libre arbitre. La capacité à avoir le libre arbitre conduit à des choix de vie. Les structures et les valeurs de la société n’ont aucun contrôle sur une personne. Les choix personnels sont uniques à chaque individu et sont basés sur perspectives, croyances et expériences, pas de forces extérieures ou de la société. Basé sur ces choix, les gens commencent à découvrir qui et ce qu’ils sont. Il n’y a pas de but pour désirs tels que la richesse, l’honneur ou le plaisir, car ils ne sont pas responsables d’avoir une bonne vie.

Une BD pour Pesquet

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déc 142017

Ô toi, profane dont le buste n’est pas orné d’un badge étoilé de la NASA mais qui a toujours rêvé de savoir « comment on fait pipi dans l’espace », ou encore à quoi on s’occupe dans l’ISS entre deux selfies et un concours de gobage de bulles d’eau, c’est le moment ou jamais d’embarquer . Attention, mettez vos ceintures spatiales, on se prend au moins du 4 G au décollage ! Avec comme booster d’allumage : l’humour jouissif de Marion Montaigne (Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même.). Hyper documenté, divertissant et hilarant, l’album vient d’être nominé à Angoulême pour le Fauve d’or. Un vrai coup de coeur pour ma part. Cela a commencé par un message de Thomas Pesquet, célèbre astronaute français (1.5 million d’abonnés Facebook), sur le blog de Marion Montaigne à la suite d’un dessin animé sur les atronautes. Elle est alors en pleine recherche sur le sujet. Avertie par des ingénieurs avec qui elle est en contact à ce moment là, ses radars n’avaient tout d’abord pas détécté le message ! Finalement, la connexion s’établit 5/5 : elle le suivra, pendant deux ans, de Moscou à Houston en passant par Baïkonour et Cologne. Cette fois, le Professeur a laissé sa moustache au placard et s’est fait discret comme une souris. Le récit est à la première personne : comme le titre l’indique, nous sommes « dans la combi de Thomas Pesquet », soit à sa place, pour le meilleur et pour le pire !  Au travers de 6 chapitres (dont la naissance de sa vocation et les tests de sélection, sa formation, sa mission dans la Station spatiale internationale), on découvre son quotidien, mais aussi l’Histoire de la conquête spaciale ou les défis des ingénieurs qui rivalisent (ou plutôt coopèrent) d’ingéniosité pour envoyer des hommes et des femmes à plus de 400 km du plancher des vaches. Ce qui frappe à la lecture, c’est le paradoxe entre la grandeur de la mission (sa beauté scientifique à l’état brut, qui déploie des moyens humains, techniques, matériels, politiques et financiers au delà de l’imagination) et la « petitesse » de certains problèmes techniques, qui nous rappellent notre place de fourmi dans ce vaste univers. On réalise alors que même si beaucoup d’entre nous sont nés après les premiers pas de l’Homme sur la Lune, aller dans l’espace en 2017, ce n’est pas un Paris-New York en avion. Cela reste une prouesse. Un simple problème de chaussette sales peut rendre impossible le voyage jusqu’à Mars, et on est encore plus loin d’y faire pousser des patates. Ainsi on rencontre Bill, qui traque inlassablement les objets paumés dans la station (en impesenteur, un simple trombone pourrait devenir une arme fatale redoutable). On apprend comment éviter le « pop corn de l’espace » au Petit coin, qui à l’inverse de son homonyme terrien, n’a rien de savoureux . Ou encore pourquoi les astronautes portent des couches à diverses occasions (sans pour autant perdre des points sur leur « échelle de classitude » intergalactique).

Une Europe en pleine évolution

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oct 062017

Au 1er janvier 2016, 29,7 millions de personnes nées en dehors de l’UE résidaient légalement dans l’EU-27 et y étaient venues pour différentes raisons (travail, études, protection ou regroupement familial) au cours des précédentes décennies. La migration vers l’Union reste certes modeste par rapport à d’autres parties du monde, mais les récents afflux importants vers l’UE dans un délai relativement bref ont causé des tensions dans certaines régions d’Europe. Il est important de veiller à ce que tous les ressortissants de pays tiers soient effectivement intégrés dans l’Union européenne, y participent et y contribuent pleinement, afin de garantir la prospérité et la cohésion futures des sociétés européennes dans leur ensemble. Les Européens utilisent de plus en plus souvent leur droit de se déplacer librement au sein de l’Union, de travailler et d’étudier dans d’autres pays. Ils créent des entreprises, paient des impôts et contribuent à mettre en place une société plus dynamique. Quelque 16 millions d’Européens vivent et travaillent aujourd’hui dans un autre pays pour une longue durée – peut-être de manière permanente. 1,7 million de personnes, soit près de 1 % de la main-d’œuvre européenne, franchissent chaque jour la frontière pour travailler dans un autre pays. Par ailleurs, la société européenne rassemble de plus en plus du fait de la facilité avec laquelle les personnes peuvent voyager, étudier, prendre leur retraite et avoir des relations commerciales entre elles, à des coûts réduits et avec davantage de possibilités grâce à l’appartenance à un marché unique sans frontières. L’évolution de notre population survient à une époque d’urbanisation croissante. Plus de 70 % des Européens vivent déjà dans des villes. D’ici à 2050, ce sera le cas de 80 % d’entre nous. L’Europe compte déjà certaines des «villes intelligentes» parmi les meilleures au monde, mais il est possible et il est de notre devoir de les rendre encore plus connectées et efficientes sur le plan de l’utilisation des ressources naturelles et énergétiques. Rendre l’environnement urbain plus inclusif et accessible, afin de répondre aux besoins d’une population hétérogène, dont des parents qui travaillent, des personnes handicapées et des personnes âgées, sera également un défimajeur. La société devient plus complexe en raison de l’évolution des liens traditionnels tels que la famille, le groupe social et la religion. La mondialisation a augmenté l’exposition à la diversité, stimulant la curiosité et enrichissant les sociétés, mais elle a généré des inquiétudes relatives à l’identité culturelle, aux différences culturelles et au dialogue entre les différents groupes. Cette situation est symptomatique d’une transition vers des valeurs individuelles et des cultures distinctes, et contribue à mettre de plus en plus l’accent sur l’individu et le consommateur plutôt que sur la société dans son ensemble. Elle soulève également de nouvelles questions relatives à la tolérance et au respect des autres. Parallèlement, de nouvelles formes de solidarité, d’engagement social et de participation citoyenne apparaissent, notamment par l’intermédiaire d’activités culturelles et de loisirs et le recours aux nouvelles technologies.

En finir avec le chômage de masse…

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août 312017

Le gouvernement a présenté jeudi une réforme du droit du travail dont il veut faire un instrument de lutte contre le chômage de masse en France et qui donnera le ton à la rentrée sociale. Cette réforme, le premier grand chantier d’Emmanuel Macron, « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet pendant le quinquennat », a résumé le chef de l’Etat dans une interview au Point. Aboutissement de près d’une soixantaine de réunions de concertation avec les partenaires sociaux, ces 36 mesures réparties dans cinq ordonnances ont été fraîchement accueillies par les syndicats a priori les mieux disposés, comme la CFDT. Le Premier ministre, Edouard Philippe a jugé qu’elles étaient « cohérentes » et « équilibrées » et permettraient de « rattraper des années perdues ». Il s’est aussi voulu rassurant. « La France est un Etat de droit social et elle le restera(…), parce que nous sommes tous attachés à ces garanties qui sont un puissant facteur de progrès humain », a déclaré Edouard Philippe lors d’une conférence de presse. « Mais nous devons aussi tenir compte d’une situation (…), celle de notre pays. » Le droit du travail n’est certes pas la première cause du chômage en France, a-t-il admis. Mais « personne ne peut sérieusement soutenir qu’il protège efficacement et qu’il aide au développement efficace, durable, des entreprises. » La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a pour sa part insisté sur le fait que cette réforme donnait « pour la première fois » la priorité aux PME et très petites entreprises, qui lui ont réservé un accueil très positif. Elle doit leur permettre d’anticiper l’évolution de l’économie et des marchés et de s’y adapter, a-t-elle dit. Les entreprises de moins de 50 salariés pourront ainsi négocier directement avec ces derniers, en l’absence de délégué syndical ou de représentant mandaté, un soulagement pour les organisations syndicales qui craignaient que ce dispositif ne s’applique aux entreprises de plus grande taille. Pour les entreprises de moins de 20 salariés, « nous allons élargir les possibilités de procéder par référendum ou plus exactement par consultation, quelque chose de plus adapté a la taille de l’entreprise », a dit Muriel Pénicaud. De façon générale, les ordonnances accordent davantage de place aux accords d’entreprise, tout en définissant des thèmes de négociation au niveau des branches. Elles fusionnent les instances représentatives du personnel, à l’exception du délégué syndical, et modifient les modalités du régime juridique de la rupture du contrat de travail. Elles prévoient, comme le souhaitait le patronat, un encadrement des indemnités prud’homales en cas de licenciements abusifs, pour « sécuriser les employeurs », selon Muriel Pénicaud. Un plancher d’un mois de salaire pour une année d’ancienneté et de trois mois de salaire à partir de deux ans d’ancienneté est fixé pour les entreprises de plus de 11 salariés. Il sera augmenté d’un mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis de 0,5 mois par an, pour atteindre un plafond de 20 mois à partir de 30 ans dans la même entreprise. Les premières réactions syndicales ont été sans surprise du côté de la CGT, plutôt fraîches du côté de la CFDT. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s’est ainsi dit « déçu » par une réforme qui n’est pas, selon lui, « à la hauteur » des enjeux et de ses espérances. Son homologue de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a jugé que « tout (n’était) pas parfait » mais seule la CGT s’en est tenu à son appel à une journée de manifestations le 12 septembre. Edouard Philippe a pour sa part dit assumer ces désaccords : « Personne ne s’est renié (…), toutes les choses ont été dites directement. Il y a des divergences, nous les assumons. » Les ordonnances seront présentées en conseil des ministres le 22 septembre, après consultation pour avis de diverses instances, et signées par le chef de l’Etat. Elles entreront en vigueur dès fin septembre », même si elles doivent ultérieurement faire l’objet d’une loi de ratification votée par le Parlement, a précisé le Premier ministre. Il a souligné que ce n’était que le premier étage d’un ensemble de réformes destinées à lutter contre le chômage. Viendront ensuite la baisse des cotisations sociales patronales et salariales pour réduire le coût du travail, une refonte de l’assurance chômage et de la formation initiale et professionnelle. « S’agissant de l’apprentissage et de la formation professionnelle, nous allons engager à la fin du mois de septembre (…) une concertation avec les partenaires sociaux (…) pour permettre avant la fin du printemps 2018 l’élaboration d’un schéma amélioré », a dit Edouard Philippe. « C’est une action politique cohérente dans laquelle nous sommes engagés, qui doit nous permettre d’obtenir des résultats probants en matière de lutte contre le chômage », a-t-il conclu.

L’Ukraine devient-elle totalitaire ?

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avr 302015

La Russie a accusé vendredi Kiev d’avoir recours à des méthodes «totalitaires» en adoptant des lois mémorielles pour «désoviétiser» l’Ukraine, au profit d’une idéologie nationaliste qui, selon elle, va pousser le pays «dans l’abîme». Les députés ukrainiens ont voté jeudi plusieurs lois mettant sur le même plan les régimes soviétique et nazi et interdisant toute négation publique de leur caractère «criminel» ainsi que la production et l’utilisation publique de leurs symboles. Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi vendredi soir dans un communiqué : «Kiev utilise des méthodes véritablement totalitaires, qui portent atteinte à la liberté de pensée, d’opinion ou de conscience». «En mettant au même niveau les agresseurs fascistes et les soldats ayant combattu le fascisme (…), les autorités ukrainiennes (…) tentent d’effacer de la mémoire collective des millions d’Ukrainiens», poursuit le communiqué. Moscou estime que Kiev viole même ses obligations internationales en «glorifiant» les combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) controversée, qui se voient accorder le statut de «combattants pour l’indépendance de l’Ukraine». L’UPA, qui avait affronté l’Armée rouge, mais aussi collaboré avec les nazis avant de les combattre, est honnie dans l’Est prorusse ainsi qu’en Russie. Aux termes des lois votées jeudi en Ukraine, les monuments à la gloire des responsables soviétiques doivent être démontés, de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme. En cas de violation de cette loi, qui doit encore être promulguée par le président Petro Porochenko, les organisations ou partis concernés seront interdits, ce qui remet en cause l’existence du Parti communiste ukrainien. Les personnes reconnues coupables de production ou diffusion de symboles soviétiques et nazi, en particulier de l’exécution publique de l’hymne soviétique, risqueront jusqu’à dix ans de prison, selon la nouvelle loi. Beaucoup ont salué en Ukraine le vote des députés, estimant que des lois mémorielles sur les symboles soviétiques auraient dû être adoptées juste après l’indépendance de l’Ukraine de l’URSS en 1991, à l’instar des pays Baltes – d’autres anciennes républiques soviétiques – et de la Pologne, ex-membre du bloc socialiste où des lois similaires existent aussi. Bien que des monuments soviétiques aient été déboulonnés au moment de la chute du régime soviétique en 1991, comme celui dédié au fondateur de la Tchéka (ancêtre du KGB) Felix Dzerjinski, qui trônait face au siège de l’actuel FSB Place de la Loubianka à Moscou, la Russie n’a pas adopté de lois équivalentes sur l’héritage soviétique. Le président Vladimir Poutine, lui-même ancien officier du KGB, a même réintroduit après son arrivée au pouvoir en 2000 l’ancien hymne soviétique – désormais interdit par l’Ukraine – avec des paroles adaptées.

L’Iran est toujours l’un des berceaux de la drogue

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avr 302015

Près de 500 tonnes de drogues ont été saisies sur un an en Iran, l’une des principales voies d’acheminement de l’opium ou de l’héroïne depuis l’Afghanistan, a annoncé samedi le chef de la police antidrogue. La quantité des saisies est en baisse par rapport à l’année précédente, où quelque 575 tonnes de drogues avaient été découvertes dans le pays. Entre mars 2014 et mars 2015, «nous avons découvert plus de 490 tonnes de drogues, dont 390 d’opium, 70 de haschich, 10 d’héroïne, 8 de morphine et 15 tonnes d’autres produits», a affirmé le général Ali Moayedi, cité par les médias locaux lors d’une conférence de presse. La police antidrogue, qui a effectué 1800 opérations à travers le pays, «s’est concentrée cette année sur les réseaux internationaux et les bandes», a-t-il déclaré selon l’agence officielle Irna. Il a notamment annoncé le récent démantèlement d’un groupe de trafiquants de cocaïne baptisé «Ghool Bache» (enfant géant, en persan), dont le chef a une vingtaine d’années. Lors de ces opérations, 93 trafiquants de drogues et 10 policiers ont été tués, a-t-il ajouté. Le général Moayedi a ajouté que 250 laboratoires clandestins avaient été découverts et détruits dans le pays, dont 200 à Téhéran et dans ses environs. L’Iran est l’une des principales voies d’acheminement vers le Moyen-Orient et l’Europe de l’opium ou de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, premier producteur mondial de drogue, qui entre directement par la frontière irano-afghane ou via le Pakistan. Les forces de l’ordre iraniennes ont perdu près de 4000 hommes dans la lutte antidrogue depuis 1979, selon les chiffres officiels. Pour tenter de limiter le trafic, les autorités ont progressivement érigé depuis 20 ans un «mur» sur une large part des 1800 kilomètres des frontières orientales du pays, pour un coût estimé à 700 millions de dollars. L’Iran en est aussi une victime directe, avec 1,3 million de drogués sur une population de plus de 75 millions, selon les estimations du gouvernement. Alors que l’ONU rend régulièrement hommage à la lutte antidrogue de l’Iran, Téhéran dénonce le manque d’aide internationale dans ce domaine et accuse régulièrement les services de renseignement israéliens d’encourager le passage de la drogue en Iran pour déstabiliser le pays. De leur côté, les États-Unis accusent certaines unités des Gardiens de la révolution, la garde prétorienne du régime, d’être impliquées dans le trafic.

Charlie et tristesse

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fév 062015

Et si nous ne sommes pas Charlie, est-ce un réel problème ? “Je ne suis pas descendu parmi la foule.” Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de “l’union nationale” suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la “dérive islamophobe” du journal et de cette gauche “Onfray/Charlie/Fourest laïcarde”. Gros malaise. Je ne suis pas descendu parmi la foule. Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous. Mais cet unanimisme émotionnel, quasiment institutionnel pour ceux qui écoutent les radio de service public et lisent les grands media, j’ai l’impression qu’on a déjà essayé de me foutre dedans à deux reprises. La société française est complètement anomique, mais on continue à se raconter des histoires. Première histoire: victoire des Bleus en 1998. Unanimisme: Thuram Président, Black Blanc Beur etc. J’étais alors dans la foule. Quelques années plus tard: Knysna, Finkelkraut et son Black Black Black, déferlement de haine contre ces racailles millionnaires, mépris de classe systématique envers des sportifs analphabètes tout droit issus du sous-prolétariat post-colonial. Super l’”unité nationale”. Deuxième histoire: entre deux-tour en 2002. Unanimisme: le FHaine ne passera pas, “pinces à linges”, “sursaut républicain”, foule “bigarrée” et drapeaux marocains le soir du second tour devant Chirac “supermenteur”, “sauveur” inopiné de la République, et Bernadette qui tire la tronche, grand soulagement national. J’étais dans la foule des manifs d’entre deux tours. Quelques années plus trard: le FN en pleine forme, invention du “racisme anti-blanc”, création d’une coalition Gauche/Onfray/Charlie/Fourest laïcarde et une Droite forte/UMP/Cassoulet en pleine crise d’”identité nationale” contre l’Islam radical en France, “racaille” et “Kärcher”, syndrome du foulard, des prières de rue, des mosquées, émeutes dans les banlieues, tirs sur les policiers, couvre-feu, récupération de la laïcité par l’extrême droite, Zemmour, Dieudo, Soral… Super l’”unité nationale”. Troisième histoire: sursaut national après le massacre inqualifiable à Charlie en janvier 2015. Unanimisme: deuil national, “nous sommes tous Charlie”, mobilisations massives pour la défense de la liberté d’expression dans tout le pays. Charlie ? Plus personne ne le lisait. Pour les gens de gauche qui réfléchissent un peu, la dérive islamophobe sous couvert de laïcité et de “droit de rire de tout” était trop évidente. Pour les gens de droite: on déteste cette culture post-68, mais c’est toujours sympa de se foutre de la gueule des moyen-âgeux du Levant. Pour l’extrême droite: pas lu, auteurs et dessinateurs détestés culturellement et politiquement, mais très utile, les dessins sont repris dans “Riposte laïque” [site islamophobe d’extrême droite]. Pour beaucoup de musulmans: un affront hebdomadaire, mais on ferme sa gueule, c’est la “culture française”. Résultat: des centaines de milliers de musulmans sommés de montrer patte blanche, quelques années à peine après la purge officielle sur l’identité nationale. Des années durant avec toujours le même message insistant: mais putain, quand est-ce que vous allez vous intégrer? Et vous, les musulmans “modérés”, pourquoi on vous entend pas plus? A partir d’aujourd’hui, “vous êtes pour nous ou contre nous”. Cabu ne disait pas autre chose: “la caricature, ils doivent bien l’accepter, c’est la culture Française”. Super l’”unité nationale”. Réactions à chaud de jeunes de quartiers entendues dans le micro: “c’est pas possible, c’est trop gros, c’est un coup monté”. Dieudo/Soral et les complotistes sont passés par là: manifestement certains ne croient pas plus au 07/01/15 qu’au 11/09/01. La réalité est qu’on les a déjà perdus depuis longtemps, et c’est pas avec des veillées publiques à la bougie qu’on va les récupérer ni avec des incantations à la “résistance” – mais à quoi vous “résistez” au fond ? Vous allez vous abonner à Charlie? Et ça va changer quoi?

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