Une BD pour Pesquet

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déc 142017

Ô toi, profane dont le buste n’est pas orné d’un badge étoilé de la NASA mais qui a toujours rêvé de savoir « comment on fait pipi dans l’espace », ou encore à quoi on s’occupe dans l’ISS entre deux selfies et un concours de gobage de bulles d’eau, c’est le moment ou jamais d’embarquer . Attention, mettez vos ceintures spatiales, on se prend au moins du 4 G au décollage ! Avec comme booster d’allumage : l’humour jouissif de Marion Montaigne (Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même.). Hyper documenté, divertissant et hilarant, l’album vient d’être nominé à Angoulême pour le Fauve d’or. Un vrai coup de coeur pour ma part. Cela a commencé par un message de Thomas Pesquet, célèbre astronaute français (1.5 million d’abonnés Facebook), sur le blog de Marion Montaigne à la suite d’un dessin animé sur les atronautes. Elle est alors en pleine recherche sur le sujet. Avertie par des ingénieurs avec qui elle est en contact à ce moment là, ses radars n’avaient tout d’abord pas détécté le message ! Finalement, la connexion s’établit 5/5 : elle le suivra, pendant deux ans, de Moscou à Houston en passant par Baïkonour et Cologne. Cette fois, le Professeur a laissé sa moustache au placard et s’est fait discret comme une souris. Le récit est à la première personne : comme le titre l’indique, nous sommes « dans la combi de Thomas Pesquet », soit à sa place, pour le meilleur et pour le pire !  Au travers de 6 chapitres (dont la naissance de sa vocation et les tests de sélection, sa formation, sa mission dans la Station spatiale internationale), on découvre son quotidien, mais aussi l’Histoire de la conquête spaciale ou les défis des ingénieurs qui rivalisent (ou plutôt coopèrent) d’ingéniosité pour envoyer des hommes et des femmes à plus de 400 km du plancher des vaches. Ce qui frappe à la lecture, c’est le paradoxe entre la grandeur de la mission (sa beauté scientifique à l’état brut, qui déploie des moyens humains, techniques, matériels, politiques et financiers au delà de l’imagination) et la « petitesse » de certains problèmes techniques, qui nous rappellent notre place de fourmi dans ce vaste univers. On réalise alors que même si beaucoup d’entre nous sont nés après les premiers pas de l’Homme sur la Lune, aller dans l’espace en 2017, ce n’est pas un Paris-New York en avion. Cela reste une prouesse. Un simple problème de chaussette sales peut rendre impossible le voyage jusqu’à Mars, et on est encore plus loin d’y faire pousser des patates. Ainsi on rencontre Bill, qui traque inlassablement les objets paumés dans la station (en impesenteur, un simple trombone pourrait devenir une arme fatale redoutable). On apprend comment éviter le « pop corn de l’espace » au Petit coin, qui à l’inverse de son homonyme terrien, n’a rien de savoureux . Ou encore pourquoi les astronautes portent des couches à diverses occasions (sans pour autant perdre des points sur leur « échelle de classitude » intergalactique).

Une Europe en pleine évolution

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oct 062017

Au 1er janvier 2016, 29,7 millions de personnes nées en dehors de l’UE résidaient légalement dans l’EU-27 et y étaient venues pour différentes raisons (travail, études, protection ou regroupement familial) au cours des précédentes décennies. La migration vers l’Union reste certes modeste par rapport à d’autres parties du monde, mais les récents afflux importants vers l’UE dans un délai relativement bref ont causé des tensions dans certaines régions d’Europe. Il est important de veiller à ce que tous les ressortissants de pays tiers soient effectivement intégrés dans l’Union européenne, y participent et y contribuent pleinement, afin de garantir la prospérité et la cohésion futures des sociétés européennes dans leur ensemble. Les Européens utilisent de plus en plus souvent leur droit de se déplacer librement au sein de l’Union, de travailler et d’étudier dans d’autres pays. Ils créent des entreprises, paient des impôts et contribuent à mettre en place une société plus dynamique. Quelque 16 millions d’Européens vivent et travaillent aujourd’hui dans un autre pays pour une longue durée – peut-être de manière permanente. 1,7 million de personnes, soit près de 1 % de la main-d’œuvre européenne, franchissent chaque jour la frontière pour travailler dans un autre pays. Par ailleurs, la société européenne rassemble de plus en plus du fait de la facilité avec laquelle les personnes peuvent voyager, étudier, prendre leur retraite et avoir des relations commerciales entre elles, à des coûts réduits et avec davantage de possibilités grâce à l’appartenance à un marché unique sans frontières. L’évolution de notre population survient à une époque d’urbanisation croissante. Plus de 70 % des Européens vivent déjà dans des villes. D’ici à 2050, ce sera le cas de 80 % d’entre nous. L’Europe compte déjà certaines des «villes intelligentes» parmi les meilleures au monde, mais il est possible et il est de notre devoir de les rendre encore plus connectées et efficientes sur le plan de l’utilisation des ressources naturelles et énergétiques. Rendre l’environnement urbain plus inclusif et accessible, afin de répondre aux besoins d’une population hétérogène, dont des parents qui travaillent, des personnes handicapées et des personnes âgées, sera également un défimajeur. La société devient plus complexe en raison de l’évolution des liens traditionnels tels que la famille, le groupe social et la religion. La mondialisation a augmenté l’exposition à la diversité, stimulant la curiosité et enrichissant les sociétés, mais elle a généré des inquiétudes relatives à l’identité culturelle, aux différences culturelles et au dialogue entre les différents groupes. Cette situation est symptomatique d’une transition vers des valeurs individuelles et des cultures distinctes, et contribue à mettre de plus en plus l’accent sur l’individu et le consommateur plutôt que sur la société dans son ensemble. Elle soulève également de nouvelles questions relatives à la tolérance et au respect des autres. Parallèlement, de nouvelles formes de solidarité, d’engagement social et de participation citoyenne apparaissent, notamment par l’intermédiaire d’activités culturelles et de loisirs et le recours aux nouvelles technologies.

En finir avec le chômage de masse…

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août 312017

Le gouvernement a présenté jeudi une réforme du droit du travail dont il veut faire un instrument de lutte contre le chômage de masse en France et qui donnera le ton à la rentrée sociale. Cette réforme, le premier grand chantier d’Emmanuel Macron, « doit être assez ambitieuse et efficace pour continuer à faire baisser le chômage de masse et permettre de ne pas revenir sur ce sujet pendant le quinquennat », a résumé le chef de l’Etat dans une interview au Point. Aboutissement de près d’une soixantaine de réunions de concertation avec les partenaires sociaux, ces 36 mesures réparties dans cinq ordonnances ont été fraîchement accueillies par les syndicats a priori les mieux disposés, comme la CFDT. Le Premier ministre, Edouard Philippe a jugé qu’elles étaient « cohérentes » et « équilibrées » et permettraient de « rattraper des années perdues ». Il s’est aussi voulu rassurant. « La France est un Etat de droit social et elle le restera(…), parce que nous sommes tous attachés à ces garanties qui sont un puissant facteur de progrès humain », a déclaré Edouard Philippe lors d’une conférence de presse. « Mais nous devons aussi tenir compte d’une situation (…), celle de notre pays. » Le droit du travail n’est certes pas la première cause du chômage en France, a-t-il admis. Mais « personne ne peut sérieusement soutenir qu’il protège efficacement et qu’il aide au développement efficace, durable, des entreprises. » La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a pour sa part insisté sur le fait que cette réforme donnait « pour la première fois » la priorité aux PME et très petites entreprises, qui lui ont réservé un accueil très positif. Elle doit leur permettre d’anticiper l’évolution de l’économie et des marchés et de s’y adapter, a-t-elle dit. Les entreprises de moins de 50 salariés pourront ainsi négocier directement avec ces derniers, en l’absence de délégué syndical ou de représentant mandaté, un soulagement pour les organisations syndicales qui craignaient que ce dispositif ne s’applique aux entreprises de plus grande taille. Pour les entreprises de moins de 20 salariés, « nous allons élargir les possibilités de procéder par référendum ou plus exactement par consultation, quelque chose de plus adapté a la taille de l’entreprise », a dit Muriel Pénicaud. De façon générale, les ordonnances accordent davantage de place aux accords d’entreprise, tout en définissant des thèmes de négociation au niveau des branches. Elles fusionnent les instances représentatives du personnel, à l’exception du délégué syndical, et modifient les modalités du régime juridique de la rupture du contrat de travail. Elles prévoient, comme le souhaitait le patronat, un encadrement des indemnités prud’homales en cas de licenciements abusifs, pour « sécuriser les employeurs », selon Muriel Pénicaud. Un plancher d’un mois de salaire pour une année d’ancienneté et de trois mois de salaire à partir de deux ans d’ancienneté est fixé pour les entreprises de plus de 11 salariés. Il sera augmenté d’un mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis de 0,5 mois par an, pour atteindre un plafond de 20 mois à partir de 30 ans dans la même entreprise. Les premières réactions syndicales ont été sans surprise du côté de la CGT, plutôt fraîches du côté de la CFDT. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s’est ainsi dit « déçu » par une réforme qui n’est pas, selon lui, « à la hauteur » des enjeux et de ses espérances. Son homologue de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a jugé que « tout (n’était) pas parfait » mais seule la CGT s’en est tenu à son appel à une journée de manifestations le 12 septembre. Edouard Philippe a pour sa part dit assumer ces désaccords : « Personne ne s’est renié (…), toutes les choses ont été dites directement. Il y a des divergences, nous les assumons. » Les ordonnances seront présentées en conseil des ministres le 22 septembre, après consultation pour avis de diverses instances, et signées par le chef de l’Etat. Elles entreront en vigueur dès fin septembre », même si elles doivent ultérieurement faire l’objet d’une loi de ratification votée par le Parlement, a précisé le Premier ministre. Il a souligné que ce n’était que le premier étage d’un ensemble de réformes destinées à lutter contre le chômage. Viendront ensuite la baisse des cotisations sociales patronales et salariales pour réduire le coût du travail, une refonte de l’assurance chômage et de la formation initiale et professionnelle. « S’agissant de l’apprentissage et de la formation professionnelle, nous allons engager à la fin du mois de septembre (…) une concertation avec les partenaires sociaux (…) pour permettre avant la fin du printemps 2018 l’élaboration d’un schéma amélioré », a dit Edouard Philippe. « C’est une action politique cohérente dans laquelle nous sommes engagés, qui doit nous permettre d’obtenir des résultats probants en matière de lutte contre le chômage », a-t-il conclu.

L’Ukraine devient-elle totalitaire ?

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avr 302015

La Russie a accusé vendredi Kiev d’avoir recours à des méthodes «totalitaires» en adoptant des lois mémorielles pour «désoviétiser» l’Ukraine, au profit d’une idéologie nationaliste qui, selon elle, va pousser le pays «dans l’abîme». Les députés ukrainiens ont voté jeudi plusieurs lois mettant sur le même plan les régimes soviétique et nazi et interdisant toute négation publique de leur caractère «criminel» ainsi que la production et l’utilisation publique de leurs symboles. Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi vendredi soir dans un communiqué : «Kiev utilise des méthodes véritablement totalitaires, qui portent atteinte à la liberté de pensée, d’opinion ou de conscience». «En mettant au même niveau les agresseurs fascistes et les soldats ayant combattu le fascisme (…), les autorités ukrainiennes (…) tentent d’effacer de la mémoire collective des millions d’Ukrainiens», poursuit le communiqué. Moscou estime que Kiev viole même ses obligations internationales en «glorifiant» les combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) controversée, qui se voient accorder le statut de «combattants pour l’indépendance de l’Ukraine». L’UPA, qui avait affronté l’Armée rouge, mais aussi collaboré avec les nazis avant de les combattre, est honnie dans l’Est prorusse ainsi qu’en Russie. Aux termes des lois votées jeudi en Ukraine, les monuments à la gloire des responsables soviétiques doivent être démontés, de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme. En cas de violation de cette loi, qui doit encore être promulguée par le président Petro Porochenko, les organisations ou partis concernés seront interdits, ce qui remet en cause l’existence du Parti communiste ukrainien. Les personnes reconnues coupables de production ou diffusion de symboles soviétiques et nazi, en particulier de l’exécution publique de l’hymne soviétique, risqueront jusqu’à dix ans de prison, selon la nouvelle loi. Beaucoup ont salué en Ukraine le vote des députés, estimant que des lois mémorielles sur les symboles soviétiques auraient dû être adoptées juste après l’indépendance de l’Ukraine de l’URSS en 1991, à l’instar des pays Baltes – d’autres anciennes républiques soviétiques – et de la Pologne, ex-membre du bloc socialiste où des lois similaires existent aussi. Bien que des monuments soviétiques aient été déboulonnés au moment de la chute du régime soviétique en 1991, comme celui dédié au fondateur de la Tchéka (ancêtre du KGB) Felix Dzerjinski, qui trônait face au siège de l’actuel FSB Place de la Loubianka à Moscou, la Russie n’a pas adopté de lois équivalentes sur l’héritage soviétique. Le président Vladimir Poutine, lui-même ancien officier du KGB, a même réintroduit après son arrivée au pouvoir en 2000 l’ancien hymne soviétique – désormais interdit par l’Ukraine – avec des paroles adaptées.

L’Iran est toujours l’un des berceaux de la drogue

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avr 302015

Près de 500 tonnes de drogues ont été saisies sur un an en Iran, l’une des principales voies d’acheminement de l’opium ou de l’héroïne depuis l’Afghanistan, a annoncé samedi le chef de la police antidrogue. La quantité des saisies est en baisse par rapport à l’année précédente, où quelque 575 tonnes de drogues avaient été découvertes dans le pays. Entre mars 2014 et mars 2015, «nous avons découvert plus de 490 tonnes de drogues, dont 390 d’opium, 70 de haschich, 10 d’héroïne, 8 de morphine et 15 tonnes d’autres produits», a affirmé le général Ali Moayedi, cité par les médias locaux lors d’une conférence de presse. La police antidrogue, qui a effectué 1800 opérations à travers le pays, «s’est concentrée cette année sur les réseaux internationaux et les bandes», a-t-il déclaré selon l’agence officielle Irna. Il a notamment annoncé le récent démantèlement d’un groupe de trafiquants de cocaïne baptisé «Ghool Bache» (enfant géant, en persan), dont le chef a une vingtaine d’années. Lors de ces opérations, 93 trafiquants de drogues et 10 policiers ont été tués, a-t-il ajouté. Le général Moayedi a ajouté que 250 laboratoires clandestins avaient été découverts et détruits dans le pays, dont 200 à Téhéran et dans ses environs. L’Iran est l’une des principales voies d’acheminement vers le Moyen-Orient et l’Europe de l’opium ou de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, premier producteur mondial de drogue, qui entre directement par la frontière irano-afghane ou via le Pakistan. Les forces de l’ordre iraniennes ont perdu près de 4000 hommes dans la lutte antidrogue depuis 1979, selon les chiffres officiels. Pour tenter de limiter le trafic, les autorités ont progressivement érigé depuis 20 ans un «mur» sur une large part des 1800 kilomètres des frontières orientales du pays, pour un coût estimé à 700 millions de dollars. L’Iran en est aussi une victime directe, avec 1,3 million de drogués sur une population de plus de 75 millions, selon les estimations du gouvernement. Alors que l’ONU rend régulièrement hommage à la lutte antidrogue de l’Iran, Téhéran dénonce le manque d’aide internationale dans ce domaine et accuse régulièrement les services de renseignement israéliens d’encourager le passage de la drogue en Iran pour déstabiliser le pays. De leur côté, les États-Unis accusent certaines unités des Gardiens de la révolution, la garde prétorienne du régime, d’être impliquées dans le trafic.

Charlie et tristesse

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fév 062015

Et si nous ne sommes pas Charlie, est-ce un réel problème ? “Je ne suis pas descendu parmi la foule.” Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de “l’union nationale” suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la “dérive islamophobe” du journal et de cette gauche “Onfray/Charlie/Fourest laïcarde”. Gros malaise. Je ne suis pas descendu parmi la foule. Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous. Mais cet unanimisme émotionnel, quasiment institutionnel pour ceux qui écoutent les radio de service public et lisent les grands media, j’ai l’impression qu’on a déjà essayé de me foutre dedans à deux reprises. La société française est complètement anomique, mais on continue à se raconter des histoires. Première histoire: victoire des Bleus en 1998. Unanimisme: Thuram Président, Black Blanc Beur etc. J’étais alors dans la foule. Quelques années plus tard: Knysna, Finkelkraut et son Black Black Black, déferlement de haine contre ces racailles millionnaires, mépris de classe systématique envers des sportifs analphabètes tout droit issus du sous-prolétariat post-colonial. Super l’”unité nationale”. Deuxième histoire: entre deux-tour en 2002. Unanimisme: le FHaine ne passera pas, “pinces à linges”, “sursaut républicain”, foule “bigarrée” et drapeaux marocains le soir du second tour devant Chirac “supermenteur”, “sauveur” inopiné de la République, et Bernadette qui tire la tronche, grand soulagement national. J’étais dans la foule des manifs d’entre deux tours. Quelques années plus trard: le FN en pleine forme, invention du “racisme anti-blanc”, création d’une coalition Gauche/Onfray/Charlie/Fourest laïcarde et une Droite forte/UMP/Cassoulet en pleine crise d’”identité nationale” contre l’Islam radical en France, “racaille” et “Kärcher”, syndrome du foulard, des prières de rue, des mosquées, émeutes dans les banlieues, tirs sur les policiers, couvre-feu, récupération de la laïcité par l’extrême droite, Zemmour, Dieudo, Soral… Super l’”unité nationale”. Troisième histoire: sursaut national après le massacre inqualifiable à Charlie en janvier 2015. Unanimisme: deuil national, “nous sommes tous Charlie”, mobilisations massives pour la défense de la liberté d’expression dans tout le pays. Charlie ? Plus personne ne le lisait. Pour les gens de gauche qui réfléchissent un peu, la dérive islamophobe sous couvert de laïcité et de “droit de rire de tout” était trop évidente. Pour les gens de droite: on déteste cette culture post-68, mais c’est toujours sympa de se foutre de la gueule des moyen-âgeux du Levant. Pour l’extrême droite: pas lu, auteurs et dessinateurs détestés culturellement et politiquement, mais très utile, les dessins sont repris dans “Riposte laïque” [site islamophobe d’extrême droite]. Pour beaucoup de musulmans: un affront hebdomadaire, mais on ferme sa gueule, c’est la “culture française”. Résultat: des centaines de milliers de musulmans sommés de montrer patte blanche, quelques années à peine après la purge officielle sur l’identité nationale. Des années durant avec toujours le même message insistant: mais putain, quand est-ce que vous allez vous intégrer? Et vous, les musulmans “modérés”, pourquoi on vous entend pas plus? A partir d’aujourd’hui, “vous êtes pour nous ou contre nous”. Cabu ne disait pas autre chose: “la caricature, ils doivent bien l’accepter, c’est la culture Française”. Super l’”unité nationale”. Réactions à chaud de jeunes de quartiers entendues dans le micro: “c’est pas possible, c’est trop gros, c’est un coup monté”. Dieudo/Soral et les complotistes sont passés par là: manifestement certains ne croient pas plus au 07/01/15 qu’au 11/09/01. La réalité est qu’on les a déjà perdus depuis longtemps, et c’est pas avec des veillées publiques à la bougie qu’on va les récupérer ni avec des incantations à la “résistance” – mais à quoi vous “résistez” au fond ? Vous allez vous abonner à Charlie? Et ça va changer quoi?

Le salut dans le Jihadisme ?

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nov 032014

Je suis stupéfaite par le nombre de jeunes qui se plongent dans la religion, ou la soit disant religion pour essayer de se sortir du quotidien. Alors peut être qu’ils se disent qu’en partant pour la Syrie, ils auront l’opportunité de devenir quelqu’un et d’oublier un peu le sort qui leur est réservé en France et qui souvent celui de la pauvreté, du chômage et du déni de futur. On peut le comprendre, mais cela devrait inciter d’autant les pouvoirs publics à faire quelque chose. Car le résultat aujourd’hui est que nous avons une population jeune, embrigadée, qui est prête à tout pour se faire un nom. Par exemple, un attentat. C’est en tout cas ce qu’en rapporte la presse :
Invité sur cette même radio, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé la teneur de ce document, affirmant que « tous les jours, les services de la sécurité intérieure démantèlent des réseaux et déjouent des actes qui pourraient être dramatiques ». Lille. Il y a tout juste un an, un homme, Lyes Darani, était arrêté à Lille muni d’un mode d’emploi expliquant comment confectionner une bombe et d’une lettre en forme de caution religieuse pour commettre une action suicide, rapporte la radio.« Il venait de rentrer de Syrie, via le Liban, où il avait préparé une action contre des intérêts chiites. Il se renseignait sur des cibles en France en vue d’une action kamikaze », ajoute-t-elle. Nice. Le projet le plus abouti, selon la note de la DGSI, était celui d’un homme arrêté en février sur la Côte d’Azur, en possession de TATP (pour triacetone triperoxide – « triperoxyde de tricycloacétone »), un explosif rudimentaire qui peut être fabriqué à domicile, déjà utilisé par le passé dans des attentats, comme à Marrakech en 2011. Lors de la perquisition, les policiers en avaient découvert 900 grammes, répartis dans trois canettes de boissons énergisantes, dont l’une était entourée de vis et de clous fixés avec du scotch. Tout juste revenu de Syrie, le jeune homme envisageait une action aussi spectaculaire que celle menée par Tamerlan Tsarnaïev au marathon de Boston le 15 avril 2013, pendant le carnaval de Nice. Ile-de-France. Le Parisien rapporte lui aussi des informations sur un attentat déjoué. Après avoir séjourné en Syrie dans les rangs de l’Etat islamique, un jeune Français de Créteil a été arrêté alors qu’il projetait de frapper en Ile-de-France. Il s’informait sur des cibles en France en vue d’une action kamikaze. Selon le journal, l’homme « nie toutes les accusations en garde à vue, avant d’être mis en examen et écroué le 5 juillet ». source : Le Monde.

L’incentive verte est lancée

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sept 202013

L’incentive verte est lancée. Il s’agit pour le gouvernement et Hollande de recoller les morceaux avec les Verts, notamment après avoir viré Batho comme une malpropre. Du coup, ce sont les français qui vont payer pour ces pots cassés, comme d’habitude. Maintenant on parle de taxe carbone, et d’incentive pour faire en sorte que les français dépensent leur argent à rénover leurs logements. Hollande s’est exprimé en précisant notamment que « L’année dernière ici, j’avais tracé une ambition : faire de la France la nation de l’excellence environnementale », a déclaré le chef de l’Etat en ouverture de son discours. « La transition énergétique n’est pas un choix de circonstance. C’est une décision stratégique. Ce n’est pas un problème, c’est la solution », a-t-il insisté. Pour François Hollande, « l’urgence climatique appelle un sursaut ». Il a annoncé que la France accueillera en 2015 la conférence climat, dont l’objectif sera de « parvenir à un pacte mondial sur le climat en 2015 ». « Cet accord sur le climat devra être équitable et contraignant », a-t-il expliqué. Pour réussir, les chefs d’Etat et de gouvernement devront être personnellement impliqués. Et tous les acteurs (ONG, collectivités, acteurs économiques, citoyens) devront être mobilisés, a insisté le chef de l’Etat. Le seul problème, que Hollande a peut être oublié, est que les français n’ont plus d’argent à dépenser pour faire ses rénovations. C’est balo, comme dirait l’autre. Mais il fallait faire quelque chose car Hollande était pris en otage de sa collaboration verdatre. En effet, L’ultimatum n’en est plus tout à fait un mais il arrive à son terme. Samedi dernier, Pascal Durand a donné « six jours » à François Hollande. Six jours pour s’engager concrètement dans la transition écologique. Si le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts a depuis lors adouci ses propos – sous la pression de ses propres amis, peu pressés de quitter le gouvernement -, la deuxième conférence environnementale qui s’ouvre ce vendredi matin n’en est pas moins un rendez-vous important pour François Hollande. On peut donc se demander sérieusement quelle est l’incentive de toutes ces procédures sauf à permettre de renforcer une coalition un peu foireuse dans laquelle le président est lui-même pris en otage. Si le monde de l’incentive vous intéresse, allez sur Agence Incentive.

Florange: bon ou mauvais plan ?

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déc 042012

Montebourg insulte le grand manitou, Ayrault rassure le grand manitou – faut dire que Mittal emploi quand même 20,000 personnes en France, et Hollande reste au milieu entre deux bouchées de flamby. Mais au miracle, un accord est enfin trouvé puisque un compromis a été trouvé avec une absence de plan social et des investissements d’au moins 180 millions d’euros sur le site de Florange. Génial donc… Sauf que… Arcelor Mittal s’est bien engagé à investir 180 millions d’euros à Florange, mais « aucun échéancier n’a été formalisé dans l’accord », précise-t-on à Matignon. Le sidérurgiste peut aussi bien dépenser 30 millions par an ou ne rien investir durant quatre ans. Mais « il n’y a aucune condition suspensive », assure Matignon. Sous entendu : pas comme en 2008, lorsque Lakshmi Mittal avait promis à Nicolas Sarkozy d’investir 330 millions d’euros à Florange, après la fermeture de Gandrange, à la condition que le marché de l’acier le permette, ce qu’il n’a jamais fait. De même, la nature des investissements ne serait pas précisée. « Nous avons reçu des engagements oraux », précise un proche des négociations. Vendredi, l’Elysée assurait que 53 millions d’euros seraient réservés au train à chaud, dont les moteurs doivent être renforcés pour permettre de laminer des aciers plus fins, dont l’Usibor, très apprécié des constructeurs automobiles. Mittal est très fort, comme Dark Vador et tout homme politique qui se respecte, et il sait très bien que la parole n’engage que celui qui l’écoute. Arroseur arrosé donc. Et en attendant, on nous fait croire que le gouvernement est sérieux… Allez Dark Vador, utilise un peu ton pouvoir… A lire également dans Le Monde (http://www.lemonde.fr)

Discussion parlementaires sur Facebook

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sept 222012

Pour ceux qui pensent que Facebook ne sert à rien, voici un bel exemple qui nous vient d’Islande. Un large débat parlementaire a été organisé par et pour la population islandaise directement sur Facebook. Apparemment près de 30,000 personnes ont participé, soit 1% de la population, mais cela suffit quand même à anticiper une utilisation différente de Facebook. On savait que l’on pouvait l’utiliser dans les entreprises, avec des pages spéciales, cachées ou privatisées des autres utilisateurs, mais le débat politique peut être très intéressant, notamment lorsqu’il est canalisé. Et l’Islande nous montre également qu’ils sont comme toujours, avant gardistes en la matière. Facebook permet des débats animés et virtuellement illimités : la preuve en Islande, où le comité chargé de la réforme de la Constitution a mené la consultation des citoyens sur ce réseau social. Après le crash financier massif lié au dossier Icesave et à la corruption, la population a exigé une nouvelle Constitution. Et elle l’a obtenue, grâce au Parlement qui a chargé une commission de proposer un nouveau texte en… quatre mois. « Environ 1 % de la population islandaise a participé aux débats sur notre page Facebook, notamment grâce à une incroyable couverture médiatique », explique Finnur Magnusson, spécialiste du numérique et ancien membre de la commission de réforme de la Constitution, dissoute après la fin de sa mission. « On nous a reproché d’utiliser ce réseau social américain, mais nous n’avions pas de budget pour développer notre propre outil en quelques semaines », poursuit-il devant un parterre de spécialistes, réunis toute la semaine à Helsinki pour l’Open Knowledge Festival (festival des connaissances libres). Sélectionnés dans des panels équilibrés, « des centaines de citoyens ont été payés une journée de salaire parlementaire pour s’asseoir et discuter de leurs idées pour l’avenir de la Constitution », ajoute le chef d’entreprise, désormais revenu à son travail habituel. Des mots-clés sont ressortis de ces réunions, ainsi que des sujets d’affrontement, la séparation de l’Église et de l’État par exemple. Une « grande carte des idées » a guidé les rédacteurs du texte, des juristes auxquels le Parlement a transmis les résultats des consultations pour qu’ils les transforment en un texte constitutionnel. Tous les travaux ont été publiés en ligne et les projets préliminaires sont restés au format numérique. « Cela nous a permis d’avancer très vite », explique encore Finnur Magnusson. Le processus de changement de la Constitution reste très lourd en Islande, où deux parlements élus selon l’ancienne Constitution (de deux législatures consécutives) doivent voter le texte : le comité espère « appliquer la nouvelle Constitution d’ici huit ans environ », lorsque les députés pourront être élus selon les nouvelles règles. Un séminaire en Islande sera organisé ensuite pour valider toute l’opération.

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