Un peu de christianisme

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jan 242018

Le christianisme s’est répandu à travers l’Empire par la propagande des Apôtres, et plus spécialement de Saint Paul, vers l’an 40. Son succès a été extrêmement rapide, surtout parmi la population, et peu à peu il a gagné les classes supérieures. En tant que philosophie générale, le christianisme primitif n’apportait absolument pas plus que les dogmes hébraïques: l’unité de Dieu, une divinité providentielle, c’est-à-dire qui interférait directement dans les affaires humaines; l’immortalité de l’âme avec des récompenses et des pénalités au-delà de la tombe (une théorie récente parmi les Juifs, pourtant une antérieure au christianisme). En tant que système moral, le christianisme a apporté quelque chose de si nouveau et de si beau qu’il n’est pas très probable que l’humanité le dépassera jamais, qui peut être imparfaitement et incomplètement résumé ainsi: l’amour de Dieu; Il ne doit pas seulement être craint comme il était par les païens et les anciens Juifs; Il doit être aimé passionnément comme un fils aime son père, et tout doit être fait pour cet amour et en considération de cet amour; tous les hommes sont frères comme fils de Dieu, et ils devraient s’aimer les uns les autres comme des frères; aime ton prochain comme toi-même, aime celui qui ne t’aime pas; aimez vos ennemis; ne soyez pas avide des biens de ce monde, ni ambitieux, ni fier; car Dieu aime les humbles, les humbles, les souffrants et les misérables, et il exaltera les humbles et abattra les puissants de leurs sièges.  Rien de semblable n’avait été dit dans toute l’antiquité, et il faut une ingéniosité extraordinaire (d’ailleurs fort intéressante) pour trouver dans la sagesse antique quelques traces de cette doctrine.  Enfin, en politique, pour ainsi dire, le christianisme a apporté cette nouveauté: il y a deux empires, l’empire de Dieu et l’empire de l’homme; vous ne devez pas tout à l’empire terrestre; vous êtes tenu de lui donner fidèlement seulement ce qui est nécessaire pour qu’il soit fort et pour préserver la société; en dehors de cela, et cela fait, vous êtes le sujet de Dieu et n’avez qu’à répondre à Dieu pour vos pensées, vos croyances, votre conscience; et sur cette portion de vous-même, l’Etat n’a ni droit ni autorité, à moins d’être usurpé et tyrannique. Et c’est là la charte de la liberté individuelle comme la charte des droits de l’homme.  En appel aux sentiments, le christianisme apportait l’histoire d’un jeune dieu, infiniment bon et doux, qui n’avait jamais maudit, qui avait été infiniment aimé, qui avait été persécuté et trahi, qui avait pardonné à ses bourreaux, et qui mourait dans de grandes souffrances. et qui devait être imité (d’où venait la soif du martyre). Cette histoire en elle-même n’est pas plus affectueuse que celle de Socrate, mais elle est celle d’un jeune martyr et non d’un ancien, et c’est là une différence marquée pour l’imagination et les émotions de la multitude.

Une Europe en pleine évolution

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oct 062017

Au 1er janvier 2016, 29,7 millions de personnes nées en dehors de l’UE résidaient légalement dans l’EU-27 et y étaient venues pour différentes raisons (travail, études, protection ou regroupement familial) au cours des précédentes décennies. La migration vers l’Union reste certes modeste par rapport à d’autres parties du monde, mais les récents afflux importants vers l’UE dans un délai relativement bref ont causé des tensions dans certaines régions d’Europe. Il est important de veiller à ce que tous les ressortissants de pays tiers soient effectivement intégrés dans l’Union européenne, y participent et y contribuent pleinement, afin de garantir la prospérité et la cohésion futures des sociétés européennes dans leur ensemble. Les Européens utilisent de plus en plus souvent leur droit de se déplacer librement au sein de l’Union, de travailler et d’étudier dans d’autres pays. Ils créent des entreprises, paient des impôts et contribuent à mettre en place une société plus dynamique. Quelque 16 millions d’Européens vivent et travaillent aujourd’hui dans un autre pays pour une longue durée – peut-être de manière permanente. 1,7 million de personnes, soit près de 1 % de la main-d’œuvre européenne, franchissent chaque jour la frontière pour travailler dans un autre pays. Par ailleurs, la société européenne rassemble de plus en plus du fait de la facilité avec laquelle les personnes peuvent voyager, étudier, prendre leur retraite et avoir des relations commerciales entre elles, à des coûts réduits et avec davantage de possibilités grâce à l’appartenance à un marché unique sans frontières. L’évolution de notre population survient à une époque d’urbanisation croissante. Plus de 70 % des Européens vivent déjà dans des villes. D’ici à 2050, ce sera le cas de 80 % d’entre nous. L’Europe compte déjà certaines des «villes intelligentes» parmi les meilleures au monde, mais il est possible et il est de notre devoir de les rendre encore plus connectées et efficientes sur le plan de l’utilisation des ressources naturelles et énergétiques. Rendre l’environnement urbain plus inclusif et accessible, afin de répondre aux besoins d’une population hétérogène, dont des parents qui travaillent, des personnes handicapées et des personnes âgées, sera également un défimajeur. La société devient plus complexe en raison de l’évolution des liens traditionnels tels que la famille, le groupe social et la religion. La mondialisation a augmenté l’exposition à la diversité, stimulant la curiosité et enrichissant les sociétés, mais elle a généré des inquiétudes relatives à l’identité culturelle, aux différences culturelles et au dialogue entre les différents groupes. Cette situation est symptomatique d’une transition vers des valeurs individuelles et des cultures distinctes, et contribue à mettre de plus en plus l’accent sur l’individu et le consommateur plutôt que sur la société dans son ensemble. Elle soulève également de nouvelles questions relatives à la tolérance et au respect des autres. Parallèlement, de nouvelles formes de solidarité, d’engagement social et de participation citoyenne apparaissent, notamment par l’intermédiaire d’activités culturelles et de loisirs et le recours aux nouvelles technologies.

A quoi sert la fête

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avr 192012

Depuis toujours, l’humanité est consciente de la régularité des cycles qui rythment la vie. Les fêtes, par leur retour ponctuel, représentent une manière de marquer ces cycles. D’une manière générale, les fêtes sont liées au cycle de la naissance, de la mort, du renouveau, au niveau de la nature ou de la communauté. Les rituels amènent à une division du temps aboutissant à un calendrier. En effet, une caractéristique essentielle des fêtes est le fait qu’elles ont lieu à des moments précis de l’année. Tout comme le calendrier, elles servent à rythmer le temps. Cette fonction , universelle, se traduit par le fait que toutes les sociétés semblent avoir institué des fêtes en lien avec la course des planètes, principalement aux moment des solstices et des équinoxes. Le calendrier grégorien, qui est le calendrier que nous utilisons, comporte des fêtes fixes, liées à la course du soleil, et des fêtes mobiles, liées à celle de la lune la lune. C’est en particulier le cas de Pâques. Outre les cérémonies cycliques, liées aux saisons et à la course des planètes, il y a des cérémonies calendaires, qui ont lieu un jour fixe par an et ont pour fonction la commémoration d’événements importants dans l’histoire de la communauté. Enfin, il y a des cérémonies agraires, en lien avec les travaux ruraux. La fête relève à la fois de la spontanéité et de l’institution. En tant que phénomène social, elle possède des règles et une logique propre qu’on peut retrouver dans nombre de sociétés au cours de l’histoire, de l’Antiquité à l’ère industrielle. Les traces les plus anciennes que nous possédons sur les fêtes proviennent de Mésopotamie, berceau de plusieurs civilisations. Cependant, il est nul doute que les fêtes ait existé depuis l’aube de l’humanité. En effet, la fête remplit des fonctions essentielles pour la communauté. Une première fonction est celle de favoriser la cohésion et l’homogénéité du corps social. La fête renforce symboliquement le sentiment d’appartenance à un groupe. Elle a aussi une fonction de conservation, en transmettant de génération en génération un ordre qui peut remonter aux origines. En effet, elle renouvelle périodiquement les croyances et les mythes fondateurs du groupe, permettant ainsi de relier le présent au passé et d’inscrire les membres de la communauté dans une histoire qui les dépassent en tant qu’individus. Il arrive aussi que l’on choisisse au cours d’une fête un bouc émissaire, que l’on charge de tous les maux de la communauté. Par cette coutume, la communauté se trouve purifiée. Une autre fonction est celle de consécration : par le culte des dieux et les cérémonies, elles doivent permettre le progrès moral des individus.

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