Vous connaissez peut être le principe du vol parabolique : on grimpe très vite en avion et l’on redescend tout aussi vite. Entre ces deux phases de vols se crée une phase d’apesanteur. C’est cette phase qui est recherchée par de nombreuses personnes et qui sont prêtes à payer un peu d’argent pour ressentir les effets de l’apesanteur. Bien sûr, cela donne des idées à beaucoup de monde, et parfois avec des outils un peu dépassé, voir dangereux. Par exemple, un collectionneur belge d’avions anciens, veut se lancer dans le vol parabolique, avec un Arado, qui est un ancien bombardier de la seconde guerre mondiale. Tandis que les essais suivaient leur cours à Rheine, une usine destinée à produire l’Ar z34B, surnommé Blitz et doté d’un atterrisseur classique, fut mise en place à Alt Lönnewitz. Le premier prototype de cette version, l’Ar 234V-9, effectua son premier vol le 10 mars 1944 aux mains de Joachim Carl, un pilote très expérimenté qui avait pris la suite de Selle, mort dans l’accident de l’Ar 234V-7. L’Ar z34V-Io se caractérisait par un viseur périscopique et des râteliers montés sous les nacelles des moteurs, sur lesquels pouvaient être fixés des réservoirs auxiliaires de carburant ou des bombes. L’Ar 234V-11, quant à lui, prit 1’air le 5 mai 1944, suivi par le premier Ar z34B-o de présérie, le 8 juin de la même année, devant un parterre de quatre cents personnalités du Reich. En fait, Carl avait fait voler l’appareil quelque temps auparavant. Il avait été horrifié de constater que, sur cette machine construite à la hâte, rien ne correspondait à ce qu’il connaissait des prototypes. Tout se passa très mal et Carl dut regagner le terrain d’où il avait décollé avec les deux réacteurs éteints, sans même savoir si le train s’était vraiment abaissé. Les techniciens, au terme d’un travail acharné, parvinrent à remettre l’avion en état pour l’après-midi même. Aurado assembla une vingtaine d’Ar z34B-o, dont treize furent testés à Rechlin. Les chaînes de production fabriquèrent quelques Ar z34B-1 destinés à la reconnaissance, avant de passer à l’Ar z34B-2, version de série standard. Pour permettre à l’appareil de recevoir un train d’atterrissage tricycle, les ingénieurs allemands supprimèrent le réservoir central de fuselage et accrurent la capacité des réservoirs avant et arrière. Chaque jambe de l’atterrisseur principal comportait un pneu basse pression et s’escamotait vers l’avant et l’intérieur. Le parachute de freinage, placé dans un logement sous l’arrière du fuselage, fut rarement utilisé. L’Ar 234B~2. était en mesure d’accomplir des missions de reconnaissance et de bombardement, et la plupart des avions de ce type étaient dotés d’un armement orienté vers l’arrière. C’était là un choix curieux car, du fait de sa vitesse, l’Ar 234 ne pouvait être virtuellement intercepté et ces armes l’alourdissaient. L’armement comportait deux canons MG 151 de 2.0 mm approvisionnés à raison de 200 obus chacun, et la visée s’effectuait grâce au périscope RF2C monté au-dessus du poste de pilotage. Le point d’attache situé sous le fuselage pouvait recevoir une bombe PC-1400 de 1400 kg, et les pylônes placés sous les nacelles des moteurs pouvaient être équipés soit d’une bombe SC-500 de 500 kg, soit d’un réservoir largable de 300l. Comment peut-on une seconde imaginer faire des vols paraboliques dans ce type d’avion reste un mystère, et surtout comment aura-t-il les autorisations pour le faire ? En tout cas, si vous souhaitez faire un vol en apesanteur, suivez le lien et vous aurez à faire à des sociétés plus sérieuses.

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