Avenue Kléber, entre le Trocadéro et l’Arc de Triomphe, se dresse un bel immeuble haussmannien orné de balustrades fleuries. De l’extérieur, la bâtisse construite fin XIXe par Paul Laurin et Gustave Eiffel n’a rien d’un établissement hôtelier. C’est justement cette discrétion et cet esprit de demeure bourgeoise à la française qui charmèrent lord Baltimore, premier client de l’hôtel, qui prit son nom quelques années plus tard.

Comme nombre de ses compatriotes, l’aristocrate britannique quittait volontiers le fog londonien pour goûter aux charmes de la « french way of life », dans cet écrin intime et bien fréquenté. Plus tard, ce sont Jean Gabin, Marlène Dietrich, Jean Marais et bien d’autres qui perpétuèrent la légende méconnue de ce repaire pour initiés. Riche de ce glorieux passé, le Baltimore, passé sous pavillon Sofitel, se réinvente après un vaste programme de rénovation.

Baltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DRBaltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DR
Dans le lobby, meubles anciens et matériaux nouveaux s’harmonisent au près du feu de cheminée.  © DR
Baltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DRBaltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DR
Dans les chambres, moulures, colonnes et dégradés de gris évoquent subtilement  le chic parisien.  © DR

« Home away from home »

Dès l’entrée, le lobby plante le décor. Savant mélange de charme et de confort, de mobilier ancien et de matériaux contemporains, l’hôtel n’a pas renié son identité bourgeoise. Les commodes Louis XV sont là, tout comme les tableaux d’époque et les fauteuils couverts de cuir ou de velours. Mais les boiseries dialoguent désormais avec comptoirs en marbre, bibliothèques à néons et autres luminaires contemporains. Dans les étages, les 103 chambres font progressivement peau neuve. Sans fioritures, de faux-unis de gris parent de leur chic parisien murs, moquettes ou têtes de lit. Le mobilier, fonctionnel et discret, fait la part belle aux moulures et aux colonnes ornées de marbrures en trompe-l’œil qui font le charme des habitations de cette artère résidentielle. Et c’est précisément cette illusion réconfortante d’être « chez soi » qui séduit une clientèle d’affaire traitée en habitué.

Baltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DRBaltimore Paris Champs-Elyses - MGallery By Sofitel - 2789 © DR
Carte Blanche, le nouveau restaurant de l’hôtel Baltimore s’adapte aux envies des clients ou les surprend avec un menu laissé à la discrétion du Chef.  © DR
Baltimore Paris, Sofitel © DRBaltimore Paris, Sofitel © DR
Mise en bouche. Avant les agapes, la vinothèque propose une belle séléction de vins et d’assiètes à partager.  © DR

L’expérience que lord Baltimore qualifierait de « home away from home » se poursuit au restaurant, tout juste rénové et baptisé Carte blanche. Aux fourneaux, Jean-Philippe Pérol, toqué breton – longtemps étoilé à la Table du Baltimore –, concocte des agapes aux accents bistronomiques en phase avec les desiderata des clients. L’idée ? Composer son assiette avec le chef au gré des saisons ou bien lui laisser carte blanche.

Hôtel Baltimore Sofitel

Chambre à partir de 292 euros.

88 Bis, avenue Kléber

75116 Paris

Sorry, the comment form is closed at this time.

© 2019 Sexy Girl Suffusion theme by Sayontan Sinha