L’Ukraine devient-elle totalitaire ?

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avr 302015

La Russie a accusé vendredi Kiev d’avoir recours à des méthodes «totalitaires» en adoptant des lois mémorielles pour «désoviétiser» l’Ukraine, au profit d’une idéologie nationaliste qui, selon elle, va pousser le pays «dans l’abîme». Les députés ukrainiens ont voté jeudi plusieurs lois mettant sur le même plan les régimes soviétique et nazi et interdisant toute négation publique de leur caractère «criminel» ainsi que la production et l’utilisation publique de leurs symboles. Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi vendredi soir dans un communiqué : «Kiev utilise des méthodes véritablement totalitaires, qui portent atteinte à la liberté de pensée, d’opinion ou de conscience». «En mettant au même niveau les agresseurs fascistes et les soldats ayant combattu le fascisme (…), les autorités ukrainiennes (…) tentent d’effacer de la mémoire collective des millions d’Ukrainiens», poursuit le communiqué. Moscou estime que Kiev viole même ses obligations internationales en «glorifiant» les combattants de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) controversée, qui se voient accorder le statut de «combattants pour l’indépendance de l’Ukraine». L’UPA, qui avait affronté l’Armée rouge, mais aussi collaboré avec les nazis avant de les combattre, est honnie dans l’Est prorusse ainsi qu’en Russie. Aux termes des lois votées jeudi en Ukraine, les monuments à la gloire des responsables soviétiques doivent être démontés, de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme. En cas de violation de cette loi, qui doit encore être promulguée par le président Petro Porochenko, les organisations ou partis concernés seront interdits, ce qui remet en cause l’existence du Parti communiste ukrainien. Les personnes reconnues coupables de production ou diffusion de symboles soviétiques et nazi, en particulier de l’exécution publique de l’hymne soviétique, risqueront jusqu’à dix ans de prison, selon la nouvelle loi. Beaucoup ont salué en Ukraine le vote des députés, estimant que des lois mémorielles sur les symboles soviétiques auraient dû être adoptées juste après l’indépendance de l’Ukraine de l’URSS en 1991, à l’instar des pays Baltes – d’autres anciennes républiques soviétiques – et de la Pologne, ex-membre du bloc socialiste où des lois similaires existent aussi. Bien que des monuments soviétiques aient été déboulonnés au moment de la chute du régime soviétique en 1991, comme celui dédié au fondateur de la Tchéka (ancêtre du KGB) Felix Dzerjinski, qui trônait face au siège de l’actuel FSB Place de la Loubianka à Moscou, la Russie n’a pas adopté de lois équivalentes sur l’héritage soviétique. Le président Vladimir Poutine, lui-même ancien officier du KGB, a même réintroduit après son arrivée au pouvoir en 2000 l’ancien hymne soviétique – désormais interdit par l’Ukraine – avec des paroles adaptées.

Russie et communication

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sept 222012

La communication sur les entreprises russes opérant à l’étranger sera soumise à l’accord du pouvoir exécutif. C’est une décision qui a été prise la semaine dernière, et qui vient renforcer encore deux aspects de la Russie d’aujourd’hui: l’exécutif devient de plus en plus présent, et l’exécutif se garde le droit ne conserver des informations stratégiques confidentielles. C’est notamment ce qui se passe dans le cas de l’affaire Gazprom puisque la Commission Européenne avait demandé à la société Russe de s’expliquer sur des manipulations supposées des prix du gaz. Notamment l’enquête nécessitait d’obtenir des informations sur le pricing fait par la compagnie russe. Mais maintenant l’exécutif Russe oppose son véto. C’est donc un bras de fer qui s’annonce entre la Russie et la Commission Européenne, sur cette enquête, mais aussi sur les toutes les futures enquêtes qui pourront intéresser la Russie et Poutine. Voilà ce que l’on peut en lire dans la presse: Mardi dernier, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret soumettant la communication d’informations sur les entreprises russes opérant à l’étranger à l’accord du pouvoir exécutif russe quand elles sont exigées par les services de pays étrangers, des organisations internationales ou des unions de pays étrangers. La Russie ne cache pas que cette décision présidentielle est directement liée à l’enquête de la Commission Européenne contre la compagnie russe Gazprom dont l’annonce avait été faite une semaine auparavant. La Commission Européenne soupçonne Gazprom d’entrave à la concurrence et de manipulation des prix en Pologne, en République Tchèque, en Slovaquie, en Bulgarie, en Hongrie, en Lituanie, en Lettonie et en Estonie. Gazprom, par l’intermédiaire de son porte-parole Sergueï Kouprianov, accuse la Commission Européenne de chercher à faire pression sur elle pour obtenir des réductions de tarifs et influer sur les négociations commerciales. Le décret de Vladimir Poutine place les entreprises russes sous la protection de l’État et va même plus loin puisqu’il rend désormais indispensable l’autorisation du gouvernement à toute modification d’accord passé par des entreprises stratégiques avec des partenaires étrangers et toute cession de parts détenues par ces entreprises dans des sociétés étrangères, de droits dans des activités commerciales à l’étranger ou de biens immobiliers à l’étranger. Lire la suite: http://bit.ly/R2HIq9

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